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28 septembre 2016 3 28 /09 /septembre /2016 17:20

J'en parlais il y a peu dans mon post sur le restaurant Place Mage, et bien ça y est, Le Rocher de La Vierge a ouvert hier, à 2 pas du marché Cristal et donc à une cabriole de La Pente Douce.
Mika, le nouveau proprio régaleur était auparavant chef au bistrot de l'Esquille rue du Taur, et sans y être allé, je sais qu'il aimait, outre les plats de zinc genre bavette frites, proposer de petits "retours de marché" fleurtants souvent avec l'abat bien sympatoche!
Bref, c'est cool, tout à fait le genre de resto pouvant devenir la cantine de prédilection de pas mal de monde!
Déjà, un menu à 15 balles sur un E/P/D pour du 100% frais de l'instant, vous en redemandez déjà pas vrai? Et je n'ai encore parlé de rien bande de coquins, voyez la suite...
Ce midi, il était donc possible de se faire par exemple une langue de veau panée aux amandes sauce tartare, suivie d'un merlu et couteaux pour finir sur un crumble de pruneaux. Pour le classique viandard et ça j'adore l'option, il était aussi possible de se claquer en plat une bonne bavette de Simmental, frites! top.

Tout Nouveau tout Bon! Le Rocher de la Vierge, Toulouse. Amen.

Pour ma part, avant une petite poêlée de jolis couteaux bien charnus, pancetta. Je me suis tapé une petite bolinette de Pieds Paquets parfaite en tout point pour me mettre en appétit.
Je me demande d’ailleurs si cela ne devrait pas être une obligation de se préparer la bouche avec de la tripaille, m'étais déjà fait la remarque à la Pente Douce en dégustant leur tonitruante cassolette de tripes.
Ca vient vraiment ouvrir l'appétit et préparer la cavité buccale (ok ça fait un peu dentiste...) aux agapes à venir. C'est suave, nappant, cela vient enlever tout goût potentiellement présent pour en laisser un de toute façon bien plus agréable qui viendra préparer parfaitement la suite.
Un gorgeon de Fino en rama fut un accord pas loin d'être parfait par sa texture en bouche et sa vivacité.

Tout Nouveau tout Bon! Le Rocher de la Vierge, Toulouse. Amen.

Langue de veau panée aux amandes, sauce tartare. Je pense que tout est dans l'intitulé. Soit vous aimez la langue et vous bavez, soit vous n'avez rien compris...
J'exagère un peu, 'scusez moi m'sieurs dames, mais ça fait selon moi parti des abats "faciles", sans l'odeur de pisse des rognons (enfin, c'est ceux qui n'aiment pas ça qui en parlent, moi j'adore...) et sans la texture placide et spongieuse de la cervelle (j'adore aussi, surtout en beignets par J Navarre ou meunière à la Table d'Auzeville!). Tout ça pour dire que c'est le plat parfait pour s'encanailler autour d'un bon carafon de rouge!
Une bonne brebis bien confite, houmous et petits légumes croquants et c'est moi qui commençait à confire, très bon, encore une jolie gourmandise!

Tout Nouveau tout Bon! Le Rocher de la Vierge, Toulouse. Amen.

Ce qui est bien c'est que le Rocher de la Vierge est conforme à l'idée que je m'en faisais, un lieu "copain" si je puis dire. Un grand zinc, des bières pressions, un mobilier vintage dépareillé, pas du voltex froid à 1000 boules le repose cul mais du vrai, du chaleureux. Pas de "devanture", juste un rideau de féraille remontée et le bruit rassurant de la salle.
En fond, le chef d'orchestre opère au piano, surement heureux de voir le bonheur s'agiter devant lui.
Niveau bibine, c'est pour le moment court mais pétillant et brillamment servi par le truculent Borja. Venu tout droit de sa Catalogne et du Bar Brutal à Barcelone, il a pris l'option pas de carte figée mais plutôt évolutive, changeante, afin d'être au plus près des plats servis sur le Rocher! ça me va.
Allez j'ai un seul petit reproche, tout avait changé depuis hier et je me serais bien tapé l'osseline de bœuf, oreille de cochon en salade très Thaï! Comme ça, vite fait, en dessert, ce n'est qu'une salade après tout! M.... alors!
Bon, j'en ai fini, courrez y! Vous me direz...

Ouvert du mardi au vendredi midi, samedi ou lundi à déterminer... et jeudi et vendredi soir.


Le Rocher de La Vierge . 40 rue Merly . Toulouse. 05 34 30 80 38

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12 septembre 2016 1 12 /09 /septembre /2016 14:41

La petite nouveauté de la rentrée est là, en lieu et place de l'ancien Fazoul. Ce sont pas emmerdés pour le nom, pas besoin de chercher des heures sur google map pour situer le bouge!
C'était l'une des ouvertures attendues de la collection automne hiver 2016, reste Mika (ex bistrot de l'Esquille) sur son Rocher et Toshi (ex sommelier de la Pente Douce) accompagné de son compère Japo-parigot!
Mais ces derniers viendrons plus tard, alors restons plutôt sur ce premier déjeuner place Mage où Philippe Ducos et son staff n'ont pas défailli! A 22 balles l'entrée/plat/dessert, on n'a vraiment pas la sensation de se faire amputer d'un membre, on est même plutôt souriant, content d'y être!

Tout nouveau Tout bon! Restaurant Place Mage, Toulouse

Brandade de merlu glacée aux herbes de toute fraîcheur comme annoncée, manquait peut être un poil d'assaisonnement pour vraiment performer, un brin de pickles en plus, un zeste d'acidité et boum! ça claquait. Je chipote car c'était très bon, mais quand même...
Même petit problème d'assaisonnement sur le plat. Boeuf parfaitement cuit, généreux, joli jus et légumes croquants, mais manquait aussi ce petit tour de moulin, alors vous me direz, j'ai des mains, c'est vrai...mais quand même.
Dessert parfait, délicieuse glace à la poire, mousse praliné et craquants aériens... mais quand même... non je déconne, top!
Un déjeuner qui ne déçoit pas, quelques petits trucs à régler selon moi pour véritablement atteindre le "top" et quand cela se situe au niveau de l'assaisonnement ce n'est pas très compliqué donc cela devrait rouler tout seul!

Tout nouveau Tout bon! Restaurant Place Mage, Toulouse

Voilà une cuisine semi gastro qui fait la part belle aux légumes (l'autre entrée était un croque légumes et l'autre plat un millefeuille de courgettes, tout légumes), à la fraîcheur, avec de justes cuissons, de jolis jus, il devrait y avoir moyen de bien s'y régaler, et pas qu'une fois!
Rajoutez à cela un cadre agréable, l'accueil charmant et le service décontracté, un bel avenir devrait se dessiner Place Mage je pense...
Côté vin, c'est le début, mais il faudrait que la cuisine puisse s'accompagner davantage de breuvages, menfin, we'll see comme dirait... on verra quoi! Allez on se revoit bientôt, vais essayer, je dis bien essayer d'être plus régulier!

Restaurant Place Mage . 2 rue Tolosane . Toulouse . 05 62 26 39 64

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6 juillet 2016 3 06 /07 /juillet /2016 17:30

Une petite association classique et il faut reconnaître qu'avec la chaleur de ces derniers jours, cela me rafraîchit presque d'y penser.
J'ai fait un petit sirop aux fleurs de sureau pour cuire mes tronçons de rhubarbe et petite fantaisie qui fait toujours plaisir, j'ai préparé quelques "chouchous" de pignons de pain. Allez on y va!
Il faudra 1l d'eau, 100g de sucre et une petite "jetée" pour les pignons, 1 botte de rhubarbe, quelques fraises, des fleurs de sureau glanées dans la campagne et une légère poignée de pignons (un peu plus si vous avez la frénésie du grignotage...).
J'ai commencé par éplucher légèrement la rhubarbe afin d'éviter le fils dans les dents puis l'ai coupé en petits tronçons.
L'eau est partie bouillir avec son sucre et un petit bouquet de sureau, puis j'y ai fait cuire la rhubarbe à frémissement très peu de temps (3-4mn), contrôler d’ailleurs avec la pointe d'un couteau la consistance, dés qu'elle est tendre, en enlever une partie qui sera posée au fond de l'assiette.

Rhubarbe, fraise et fleur de sureau, un peu de fraîcheur quoi!

Vous pouvez laisser le reste refroidir dans le sirop, ce dernier n'en sera que meilleur.
Pour les pignons, c'est tout bête, il faut faire chauffer une poêle à sec, les jeter dedans et les saupoudrer légérement de sucre, secouer, secouer, au bout de quelques minutes, vous aurez des "chouchous" de pignons
Ne reste plus qu'à tailler les fraises de manière esthétique et dressage!
Dans une assiette creuse, déposer au fond 3-4 tronçons de rhubarbe, verser dessus le sirop, préalablement passé au chinois, bien frais. Déposer quelques morceaux de fraises, des pignons caramelisés et de jolies petites fleurs de sureau, c'est prêt!
Et bon appétit!!!

25 juin 2016 6 25 /06 /juin /2016 20:37

Je ne vais pas vous refaire encore le coup de l'arrivée parisienne. Ô routine habituelle si chère à mon cœur. Allez, si, je vous la repasse courte une dernière fois: Pain de Landemaine, Charolais de Quatrehomme, bise à Mario verre d'Ouzo, et coup de blanc chez Flo (Vinum Picatum). En 100m la boucle est bouclée, bonheur partagé. C'est généralement après la seconde quille de blanc que le dernier retardataire arrive et que l'on chamboule les poncifs!
Cette fois-ci, c'est à la Rallonge que la soirée se passera, l'annexe "tapas/soif" de la Table d'Eugène, l'étoilé du côté Marcadet.
Déjà bien en jambe, l'accueil tout sourire rajoute encore une dose de "j'ai les crocs j'espère que je vais trouver là de quoi caler l'arrondi!".
Table haute/tabourets, un p'tit bojo blanc de France Gonzalvès direct, juste histoire de bien se poser, d'organiser la table, à 5-6 en mode tapas, faut pas rigoler sur la mise en place…

Bim! Bam! Boum! La Rallonge, Paris 18.

A ce stade je pourrais passer directement au "verre de rhum au bar à 2h du mat" me contentant juste d'un court résumé du genre: Orgie de tapas, bonheur, sourire, jacte, parfait, lampée, glouglou, miam miam, glouglou miam miam…
Bah oui, ce serait bien, vous pourriez vous dire "tiens ça à l'air pas mal cette Rallonge, on POURRAIT y aller".Ca pourrait suffire, c'est sûr, mais moi, j'ai plutôt envie d'un "P….. ça file la dalle son truc là, habille toi on y va!".
SI vous avez un brin la boîte à bequetance en rade, attendez un peu de lire la suite avant de boire un verre d'eau, la salive pourrait bien vite vous venir aux commissures…

Bim! Bam! Boum! La Rallonge, Paris 18.

Bon, comme il y en avait un qui commençait à se faire désirer, ni vu ni connu on a tapé les croquetas mais passons, elles ont tenu une demi seconde dans leur contenant.
Risotto de coquillettes, cépe/truffe. Récemment, ma sœur m'a envoyé une photo de soirée à la Rallonge, il y avait 4 cocottes sur la table… Vous avez compris? La pâte a de la tenue, liée de la plus gourmande des façons, elle vient napper tout le trajet vers l'estomac, un bon gros jus de viande vient arroser le tout, ce goût… à pleurer!
On a compris dés le premier "tapas" qu'à un exemplaire de chaque, l'un de nous finirait vite avec une fourchette dans l’œil, et c'est à ce moment là que tout est parti en vrille. Le hasard on n'aime pas ça, on a coché tous les numéros!
Gambas, lait concombre, légumes à l'orientale, basilic, génial. Parfaites asperges juste voilées de Lard di Colonnata, trempant les petons dans un petit jus au Xéres. Oeuf "comme son nom l'indique" parfait, petits pois, oignons des Cévennes, chorizo, olive, bavarois merveilleux de suavité, à la petite cuillère, jouissif.
Gironde raviole de canard, shiitaké, pak choi baignant dans un consommé Lapsang Souchong magnifique, goûtu, délicat, parfait!

Bim! Bam! Boum! La Rallonge, Paris 18.

Tartare de daurade, ponzu, cébette, gingembre et radis Daïkon de toute fraîcheur, arrivé à point pour bien recadrer le débat, relâcher un peu la pression sur les couverts, détendre la mâchoire avant l'orgasme de la bouchée fatale: croquette de patate douce, onglet de Black Angus et sauce barbecue… relayée vite par le cochon Duroc, jus truffé, relayé vite par la croquette de patate douce, onglet de Black Angus et sauce barbecue, relayée vite par le cochon Duroc, jus truffé… Petite pause nems d'agneau. Relayée vite par les croquettes…. ok, vous connaissez la suite…. Nuit d'Ivresse coulant à flot, il était temps de faire une pause.

Les coquillettes pour la faim!

Les coquillettes pour la faim!

A ce stade, nous avions tous failli nous battre avec nos voisins pour un croc volé, une goulée resquillée, mais étions tous là, souriants béatement, une main sur le ventre (faut bien tenir le verre de l'autre), repus et heureux.
Nous comptions vraiment en rester là, mais je ne sais quel abruti de la table s'est finalement laissé tenter par le riz au lait, caramel beurre salé et fruits secs… "Alors vous mettrez aussi une citron meringué, et un autre riz au lait tant qu'on y est, il est trop bon"… bref c'était reparti pour une ultime tournée de bonheur, rhum digestif au bar, bye bye, Hip!
Je pense qu'il n'y a plus qu'à y aller maintenant non? La Rallonge, elle se la pète pas intello du plateau, elle va droit à l'essentiel, et fait plaisir au palais. Y'a pas à chercher l'interaction entre un "joli" vinaigre venant de "là", les fraises de "Mr Patel" et le chocolat Blanc de Christ Rinaldo... Il n'y a qu'à ouvrir la boîte à bonheur et se régaler. Gourmanddddddd... comme dirait l'autre!
Tapas entre 5 et 14€, de l'or en barre cette Rallonge je vous le dit!

La Rallonge . 16 Rue Eugène Sue, 75018 Paris . 01 42 59 43 24
larallonge.fr

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23 mai 2016 1 23 /05 /mai /2016 11:06

Il y a l'étudiant, économique et calorique, parfait pour se rassasier après les cours ou avant la soirée du jeudi soir. Il y a aussi "celui d'après", d’après concert, d’après match, il vient combler, coupable, l'estomac en souffrance non rassasié à temps. Et il y a le "night kebab", celui des noctambules, celui qui par son gras refile un coup de peps aux plus alcoolisés. On s'en met partout, on pioche les frites avec un bout de bidoche ruisselante et on replonge le tout dans la sauce blanche avant de s'en délecter, le plaisir suprême quoi...
Celui dont je veux parler ici est bien loin de celui de" l'Istanbul" ou du "grec halal". Il affole les yeux avant d'attaquer les papilles. On a les couverts dégainés mais on a envie de l'attaquer à mains nues. Un peu de jus s'échappe des boulettes dont la recette secrète à pour base le boeuf de la boucherie Marty à Victor-Hugo. Il y a une poudre noire sur le dessus, peut être de l'olive, une câpre s'échappe entraînant avec elle une trainée de mayonnaise au saté, je le regarde avec amour.

Mon Empire pour un Kebab! La Pente Douce, Toulouse.
Mon Empire pour un Kebab! La Pente Douce, Toulouse.

J'aperçois quelques lamelles d'oignon tranchées la larme à l’œil... Des points rouges, on ressent le citron confit, le piment, de la harissa il n'y a pas de doutes, mais alors il faut oublier celle du couscous dominical dont on connait le piquant mais dont on cherche encore le goût!
Il m'est arrivé d'y trouver des petits champignons de Paris, de délicats pois chiches, de croustillantes chips de légumes d'hiver, des herbes folles. Jamais vraiment le même mais toujours aussi jouissif le kebab à Hamid!
Le premier dégusté m'a presque filé la larme le salopiaud. J'étais assis face aux cuisines, il s'est posé devant moi, j'ai croqué et j'ai souris en me promettant de revenir le lendemain, puis le surlendemain, rechercher le bonheur dans un Kebab!
J'oubliais, c'est à la Pente Douce que cela se passe!

La Pente Douce . Rue de la concorde . Toulouse

Un petit dernier pour la faim... oups fin!

Un petit dernier pour la faim... oups fin!

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18 mai 2016 3 18 /05 /mai /2016 18:55

Ma sœur était à la maison il y a peu de temps et comme d'hab, après une soirée arrosée au Bacaro, le marché Victor Hugo fut de rigueur le lendemain matin.
"Tu vas bien me faire un petit plat..?". La coquine! Elle me sort ça, un sourire en coin, alors que nous grignotions tranquille une pizza roquefort chez Sylvain pour faire passer les relans de la veille.
Autant l'appétit et l'envie de cuisiner viennent ils en mangeant... autant là, après les épreuves de la veille, je le sentais moyen, plutôt envie d'un brillat savarin de chez 2 Chavannes avec un brin de salade de museau de chez Garcia vautré dans le canaps, un petit verre de Beaujolais en main!
Quenini la gueuze en avait décidé autrement, et me v'la pas avec 2 poulpes dans les bras!
Quelques asperges vertes, une belle brassée d'ail des ours glanée dans les bras d'un copain en passant, des fèves et quelques pimenton del padron.
Dieu sait que j'adore le poulpe, mais quand ce sont les autres qui le préparent. Oui, je sais... il faut le tabasser puis le masser voir le congeler, l'amadouer, le draguer puis laisser l'eau frémissante lui caresser les tentacules...
Je l'ai pris, je l'ai vidé vite fait et je l'ai collé dans un bouillon frémissant sans grand chose dedans, pas le courage de réfléchir et de trop agir...
M'en suis pas trop mal sorti, il avait du répondant mais se laissait mâcher, passable.

Un petit poulpe printanier en mode "retour de marché".

J'ai fait tomber une belle poignée d'ail des ours dans une grosse noix de beurre, je l'ai mouillé avec une petite louche de bouillon de volaille un peu concentré puis j'ai mixé le tout avec du lait, longtemps, longtemps, le bruit du mixeur plongeant étant soporifique donc plaisant à ce moment là. Puis j'ai passé le tout au chinois.
L'épreuve quand t'es dans les vapes, c'est l'épluchage des fèves, t'as intérêt à mettre un bon vieux morceau de punk rock à donf, sinon tu laisses tomber c'est sûr.
L'autre épreuve, c'est le taillage des asperges vertes en fines lamelles à la mandoline, mais le problème est différent, si tu t'endors t'as plus de doigts, concentration maximale.
Voilà, c'est à peu prés tout pour cette improvisation de lendemain de Bacaro. Ah non, pardon, une fois épluchées, j'ai fait revenir les fèves 2 minutes dans une noix de beurre salé avec romarin, thym et gousse d'ail.
Pour le dressage, je dispose une partie des tentacules d'un poulpe juste poêlée vite fait au Xipister (une sauce basque) sur un peu de fèves. Ensuite, je verse un peu de lait d'ail des ours émulsionné au moment. Je mélange à la main les lanières d'asperge avec un peu d'huile d'olive, sel et poivre, puis je les dispose gracieusement en saupoudrant légèrement de piment fumé, un petit peu de fleur d'ail des ours et de ciboulette au dessus et basta, la sister fut contente, moi aussi et ce n'était pas si long!
Oups! J'ai oublié les pimenton del padron, en fait je les ai juste fait un peu noircir à l'huile d'olive sur feu vif, sel, poivre et j'en ai mis 2 par assiette. Il est bien sûr possible d'en servir une plâtrée en parallèle, c'est tellement bon!

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13 avril 2016 3 13 /04 /avril /2016 18:19

Le Week end dernier s'annonçait paisible, reposant comme rarement, rien de prévu.
Enfin, ça c'était le vendredi soir.
Dés 10h du mat le lendemain était calé un apéro dînatoire pour le soir même, "Rod tu pourras nous faire ta salade de concombre Thaï Steup?", "mais bien sûr...".
Et me v'la parti au marché avec les kids, mission survivor s'il en est, je me retrouve vite seul devant mes asperges blanches, l'un fonce en face racketter un gros morceau de mangue tandis que l'autre part chourer le maximum de fraises dans tous les stands alentours... un bon début.
Après maintes pérégrinations légumières, me v'la sur la route du retour chargé comme un baudet, essayant de tenir les monstres par la seule force de ma voix.

Une bonne brioche farcie aux morilles! Bim!

Et puis je croise un copain chef, on cause morilles, il n'en n'a pas encore mais me fera signe si jamais... Et puis je vois une grosse brioche à tête chez mon boulanger pour la première fois de ma vie, c'est un signe, je la fantasme dégorgeant de morilles à la crème et bave.
Je repars, la tête dans les morilles, "who les mioches, arrêtez de courir!".
Fallait-il voir dans cette matinée quelques signes du destin? Toujours est-il qu'à peine les clés de chez moi sorties de ma poche, mon téléphone retentissait. MMS du copain croisé toute à l'heure, un gros cageot de fraises surmonté de barquettes de morilles toutes fraîches... "je t'en garde 2?" tu m'étonnes!
Et me v'là en train d'appeler le boulanger pour qu'il me garde sa grosse brioche et notre hôte du soir pour ne pas qu'elle prévoit trop... "j'ai une petite surprise".
Un petit saut vite fait à la Cave Spirituelle pour choper un Arbois de Puffeney et les faire bisquer avec mes morilles et ça y est, le butin était dans la musette!

Une bonne brioche farcie aux morilles! Bim!

Voilà une façon de faire des heureux, arriver chez les copains avec les asperges, les morilles, crème, échalote, jus de veau et la belle brioche à tête!
La recette du bonheur est toute simple, il suffit de faire revenir une petite échalote émincée dans du beurre et d'y faire tomber les morilles, ensuite, y faire réduire un petit verre d'Arbois ( à majorité Savagnin ou de vin jaune si vous avez de la thune), y mettre un peu de jus de veau, les asperges en morceaux (blanchies auparavant), réduire un peu et finir à la crème, sel, poivre.
Ne reste plus qu'à remplir la brioche préalablement vidée de sa mie, et de recouvrir de fines lamelles de Comté, au four! le temps que le fromage fonde et ça suffira, on remet le bonnet et le plus heureux sera celui qui tranchera la première part, à table!

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15 mars 2016 2 15 /03 /mars /2016 13:41

Je ne sais plus qui a eu la brillante idée de ce début de soirée, voir carrément de cette fin d'après midi... Peut-être le gars Raoul et cette petite fulgurance d'esprit au détour d'un coup de fil: " hey, tu te fais l'Avant comptoir de la mer à l'apéro et t'enchaîne sur un bon rognon à la petite Périgourdine!".
J'étais parti sur un apéro Au Quai, chez le copain Alain suivi d'un dîner chez Saturne, mais la suggestion de Raoul n'a souffert d'aucune réserve, peloton au garde à vous, nous ne parlions plus de demi-portions mais de rognon, terrine ou jarret de goret!
Oula, je suis en train de virer de bord à coup de pâté, le bistrotier cantalou viendra en son temps, tenons nous en pour le moment à l'Amiral béarnais et parlons d'embruns!
Y'avait un petit côté Cancalien ce soir là vers Odéon, le cul posé sur la bite anti stationnement, ou d'amarrage, tout dépend de votre faculté d'imagination... Une légère bruine, le clope au bec, le menton rentré dans le col et cette douce effluve de crustacés prêts à être gobés!

Ça tangue pas mal à l'Avant Comptoir de la Mer! Paris 6.

Tu sais qu'une fois franchi le homard de l'entrée bâchée il ne faudra plus minauder mais suis pas une pleureuse et m'enfoncer dans l'antre marine en mode repérage zone de combat glock à la main m'attire plus que ne m'apeure.
Ok, Alexandre Bain, Valette, Comor, il y aura de quoi étancher ma soif, grosse motte de beurre, beau pain sur la gauche, y'aura de quoi éponger. Poêlée de telline, pousse pieds, huître saucisse, genou flexion, il est temps de déposer le manteau et de poser les poings sur le zinc!
Piètre soldat que je suis, s'il y avait eu une embuscade, me serais fait abattre, trop de concentration à me dire en un quart de seconde "tiens l'ardoise, pas beaucoup de propositions...", les snipers au plafond m'en auraient collé une en plein front! Et ils étaient nombreux les salopiauds, gambas "carabineros", anchois de Palamos, cocotxas confites, rosette de thon, chipirons, bim boum bam!

Ça tangue pas mal à l'Avant Comptoir de la Mer! Paris 6.

j'ai pris le milieu, sur le flanc gauche il y avait Lindon, toujours pensé que c'était un bon, à ma droite un "adishat" et puis s'en va, dieu sait que l'on ne trompe pas un béarnais!
Les copains ne sont pas encore là, devaient avoir moins soif que moi les bougres, un Beaujolais blanc de Descombes me fera patienter plus calmement, la bouteille aura le temps de fraîchir pour eux.
Évidemment, je suis vite tomber dans le piège du pain beurre, tu me mets un trou, je saute dedans à pieds joints! Vous me mettrez quand même un saumon, algue nori, ça fera meilleur effet sur mes prochaines analyses.
Et puis les copains sont arrivés, les coups d'épaules ont commencé, le pirate au bar s'est déridé et les clients chiants ont dégagés (c'était l'heure de la mêlée mais ça faisait beaucoup de "é")!
Et ça s'égosille, ça débouche sec, j'ai arrosé mon voisin à coup d'arrachage de pousse pied, c'était pas très distingué alors j'ai partagé.

Ça tangue pas mal à l'Avant Comptoir de la Mer! Paris 6.

Et c'est là qu'une anecdote rend bien compte d'un endroit, le pauvre bougre n'avait rien demandé, seul au bar, costume croisé, il se prend une giclée, deux... trois? C'est vrai qu'entre les tellines en main droite et le pousse pied en main gauche, difficile d'être précautionneux. Et bien je peux vous dire qu'en train d'aspirer le mollusque recouvert d'aïoli, il ne pensait plus du tout à sa douche d'eau de mer! J'en reste désolé mais le bonheur étant beau à voir, j'aurais pu recommencer...
Tapas de premier ordre, décomplexés du string ou plus distingués, c'est selon. On en a envoyé une flopée sans regret, et on a bu des coups sans remord.
C'est après l'Antidote (de JC Comor vers Bandol) qu'on a décidé qu'il fallait peut être penser à aller dîner, il était 9h passé.
Pour info, tapas entre 5 et 20€, de la simple poêlée de coquillage au joli dressage semi-gastro. Encore merci Yves Camdeborde pour ces belles adresses!
PS, le verbe tanguer vient du mot Tang dont vous trouverez une "illustration" dans la vidéo ci-dessous.

L'Avant Comptoir de la Mer . 3 carrefour de l'Odéon . Paris 6

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8 mars 2016 2 08 /03 /mars /2016 21:37

Mes séjours Parisiens commencent tous à peu près de la même façon. Emmerdant le gars, ça pue la routine! Le pire étant que le fait de l'écrire me fait réaliser que s'en est vraiment une…
Généralement je commence par un petit tour chez Landemaine (boulangerie) pour prendre un bout de fougasse ou un pain lardon moutarde c'est selon. A cela il faut rajouter la belle baguette tiède dont je ne sais pas toujours quoi faire mais que j'achète systématiquement tant l'odeur du pain chaud me rend fou.
Ensuite je passe dire bonjour au traiteur grec, histoire de savoir comment se sont passées les dernières vacances de Mario à Chypre autour d'un godet d'Ouzo.
Puis je traverse la rue du Poteau histoire de choper mon Charolais et de temps à autre une part de tome aux fleurs chez Marie Quatrehomme.
Et là, sauf quand j'ai envie d'une tranche de pâté croûte ou de quelques tranches d'andouille de Vire en sus, je file chez Vinum Picatum prendre l'apéro!
Ça tourne souvent au blanc, faut dire qu'avec un Charolais, certains frôlent l'accord parfait!
Mais la semaine dernière, ma petite habitude a pris un tournant inhabituel qui risque fort de devenir une nouvelle habitude…

Plaisir et gourmandise chez Noun, Paris 18.

Le week-end précédent, en goguette au Bàcàro (vous savez le nouveau resto/bar à vin toulousain dont j'ai fait les éloges il y a peu), Balthazar, le cuistot des lieux me souffle au détour du passe que Manu, l'ex-Verre Volé, Nez Rouge et Solides comme Cochon (Toulouse), vient de faire l'ouverture d'un nouveau resto à Paris en tant que chef.
Je zieute évidemment gougueule en rentrant ébréché à la maison, Noun qu'elle s'appellerait la guinguette…
A 4h du mat, j'ai du taper Moun, c'est comme ça que les kid appellent leur grand mère, mais suis tomber sur un blog de couture… A part le fion d'un poulaga, je ne sais pas trop si le Manu il s'y connaît en tricot.
Je me suis servi un petit verre, je n'étais plus à ça près, ce sera le dernier! Et j'ai trouvé, Noun! rue du ruisseau, Paris 18.
En plein dans le mille, à 200m de chez mon frère, à 100m du Poteau, aïe!
Cadre entre actuel (bois i tutti quanti) et baroque déjà plein de parisiens venus en découdre à coups de boulettes, 3 jours d'ouverture… ça promet!
Accueil plein de sourires et de bons mots faisant encore monter l'enthousiasme d'un cran, manteaux accrochés, puzelat débouché, envoyez la carte m'sieurs dames!
Pas de menus mais des suggestions d'assiettes en petites ou grandes portions. Commencez par envoyer 2 portions de terrine de lapin à l'origan de sicile et pistaches, pickles d'oignons, histoire de remettre les estomacs en route et on verra pour la suite!
Un régal terrien sans chichi, aucun, la terrine est là dans toute sa splendeur, généreuse, les couteaux se rencontrent, se mêlent, se défient pour le plus gros bout, les coudes s'en mêlent, les rires, on a envie de parler fort, de trinquer! C'est beau.
Le Ceviche de mulet noir aux agrumes, baie de Timut et mourons des oiseaux arrive sans bruit et se pose là tels un gros Colonel venu filer le coup de peps nettoyeur nécessaire afin d'envisager sereinement le full au porc par les boulettes!
Boulettes d'agneau aux taggiasca et tomates séchées d'une générosité folle sur leur purée de topinambours et noisettes, vous auriez vu le sourire encombré du frangin en pleine dégustation… Vision réconfortante d'un être heureux.
j'ai omis de parler des tempuras, notamment de chou-fleur, à tomber trempés dans leur sauce barbecue gingembre, estragon, pardon.

Plaisir et gourmandise chez Noun, Paris 18.

Artichauts épineux, brocciu aux épinards et câpres, amandes grillées et dattes parfaits en tout points! Assaisonnement, épices, onctuosité, croquant, de quoi émoustiller les plus réticentes des papilles! Les miennes ne l'étant pas, vous imaginez le truc…
On finira les agapes sur un, voir plusieurs (peut être un poil trop pour le coup) gros sticks de pied et jarret de Capelin (cochon) grillé, risotto de crabe vert et fenouil confit. Forcément d'une gourmandise folle mais un poil plus de romantisme n'aurait pas fait de tord à l'assiette. Faut dire que le goret s'est posé là après un enchainement de la carte, il n'en ai pas resté une miette mais il a quand même fallu écluser quelques verres de Poulsard pour l'aider à faire son chemin.
Dans l'euphorie j'ai senti passer une ou deux cuillères de sablé au citron de Sicile dont la traditionnelle meringue Italienne avait été intelligemment remplacée par une chantilly de lait de coco aérienne, un délice.
Voilà une nouvelle adresse qu'elle est belle, pas loin de la très bonne mais plus "parisienne" Esquisse, entre la célèbre pizza d'El Brigante et le Burger du Ruisseau, on est bien et la boucle de mes arrivées parisiennes semble bouclée pour de bon!
Carte des vins encore courte, à tendance naturelle que ce soit pour les jus ou les prix.
Assiettes dans les 8-10€ pour les "petites" portions, 17-26€ pour les grandes, en sachant que l'on peut manger à l'aise à 2 la grosse portion de cochon.
Sur ce, à bientôt Noun!

Noun. 41 rue du ruisseau . Paris 18 . 09 83 50 67 50

3 février 2016 3 03 /02 /février /2016 19:51

Le comptoir du vin est mort, vive le Bàcaro! Bien loin de moi l'idée de vous laisser imaginer que le comptoir du vin était hors course puisque j'y avais fait à ses débuts un très bon déjeuner, mais les choses changent, évoluent, en bien... ou pas et c'est comme ça.
Toujours est il qu'un Manu en chassant un autre, nous voilà maintenant avec un docteur en mathématique passionné de vin, bondissant tels un Balboa derrière son comptoir tout de bois et de picole vêtu assorti d'un ex-Solides en cuisine, Balthazar.
Le lifting est assez réussi, joli vitrine par le meilleur (le seul?) peintre en lettre Toulousain, Mister Olivier Gaudry, et ambiance intérieure vraiment des plus sympa le soir, entre le bois, l'éclairage et la petite musique en fond, l'effet est là!
C'est bien beau de parler de froufrous, de fanfreluches et de tout le tintouin qui vient encadrer les éléments les plus importants: J'ai nommé glouglou et miam-miam! Tiens j'avais jamais remarqué, mais ça fait très Amadou et Mariam, "un dimanche au Bàcaro, c'est le jour......ti tatata

Tout nouveau tout Bon, le Bàcaro! Toulouse.

Niveau boustifaille, ça attaque fort, pour l'instant on est sur une carte courte le soir, mais des propositions pour le midi devraient arriver prochainement.
Tout en étant agréables, les bulots auraient mérité d'être servis presque entiers histoire d'augmenter la mâche avec les poireaux et l'oeuf de caille. Niveau assaisonnement, un poil plus de peps aurait fait passer le cap du bon au très très bon.
Les gnocchis étaient un peu perdus dans leur bisque de crabe vert, et la mimolette juste râpée dessus? pfiouuuu, envolée, réduite en miette par le fromavore crabe vert! Dommage, l'idée était bonne mais la bisque juste en fond, la mimolette en copeaux et un petit "accessoire" croustillant dessus auraient été une alliance plus intelligente selon moi. Gnocchis au top.

Tout nouveau tout Bon, le Bàcaro! Toulouse.

Voilà, ça, c'était l'améliorable et nous ne sommes qu'à l'ouverture, maintenant on passe au sérieux! Maquereau, betterave et citron caviar au top! Un régal qui n'est pas sans rappeler l'escabèche, le citron caviar fait paf, la betterave appelle la terre, et bim! un joli plat.
La brouillade et truffe de Jarnac, petit croque de saumon sauvage fumé a fait l'unanimité. Je crois que c'est le seul plat à avoir été dégusté par toute la table (excepté moi, j'ai piqué chez ma voisine), un autre bon point!
Foie gras, bouillon de légume et herbes aromatiques qui a eu l'air de ravir mon voisin, et huître spéciale de Galice en sushi, chantilly wasabi qui a fait mon affaire. J'en aurais bien tapé 3 assiettes, pas trop de riz, de la fraîcheur, de la mâche, le côté relevé mais point trop du wasabi, j'ai clairement adoré! la bouchée du moment!
On reste dans le qualitatif avec une belle assiette de fromage de chez Xavier et/ou des pâtisseries de chez Perlette (by Nicolas Buche, ex Sarran et Sandyan).

Tout nouveau tout Bon, le Bàcaro! Toulouse.

Carte des vins, car il faut bien en parler (c'est quand même un bar/resto à vin), grande! Magnifique pour les amateurs de vin d'Artisan à tendance nature, à l'instar de ce chardonnay jurassien magnifique du domaine Labet, pas courant mais ô combien délicieux! De ces Champignon Magique et Jauni Rotten de l'ovni Auvergnat Pierre Beauger; Un brin d'Anglore, de l'alpin, du bourguignon, sud-ouest, loire, bordelais, Italien, espagnol etc etc... il y en a pour tous les goûts et pour toutes les bourses! Une carte magnifique et royalement fournie! Bravo Bàcaro!
The spot to be du moment et d'après aussi j'imagine! Tout va encore évoluer, le bébé est encore dans le couffin. Comme je le disais plus haut, un menu déj sera proposé courant Février, la carte du soir est renouvelée régulièrement puisqu'aujourd'hui sur facebook sont apparus de nouveaux plats alléchants... De derrière mon écran je salive presque à l'idée d'engloutir "délicatement" les ris d'agneau, soba et jus tourbé ou les escargot, ras el hanout rouge et olives vertes...
Bon j'arrête parce que je passe devant tout à l'heure en rentrant et je ne voudrais pas succomber à la tentation encore une fois!
Niveau Tarifs, on est entre 3-4€ et 10€ par assiette, au plus juste, comme sur les vins!
So long Bàcaro!


Bàcaro . 20 rue du Pont Guilhemery . Toulouse . 05 61 46 97 29

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