750 grammes
Tous nos blogs cuisine Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
15 octobre 2020 4 15 /10 /octobre /2020 09:11

Mise à jour, suite à l'annonce du confinement tous les restaurants listés ci dessous sont fermés mais propose de l'emporter voir de la livraison!

Ça y est, le couvre-feu est décrété, cela ne peut m’empêcher de penser à de sombres moments mais c’est ainsi. On aura tout vu cette année et je me demande ce qu’il se passera le jours où déambuleront des zombies dans les rues… Bref, quoi que l’on dise en ce moment on peut se faire lyncher mais en s’en tenant aux chiffres et rien qu’aux chiffres je peux quand même dire que cela me paraît bien disproportionné.

Toujours est-il qu’à 21h tous à la maison ! Netflix va être content mais comment vont faire nos petits restaurants où l’on aime tant traîner nos guêtres pour quelques moments de plaisir qu’il faudra presque voler désormais… Nous autres consommateurs, allons-nous nous mettre à l’heure américaine ? Encore faut il que les plannings soient adaptables, certains y plongeront peut-être mais la majorité ? Je ne pense pas. Donc tout le monde va devoir trouver des solutions diverses et variées pour éviter d’enlever encore des pierres à l’édifice déjà bien meurtri par le confinement. Petits déjeuners ? Brunch ? vente à emporter (avant 21h bien sûr) ? les livreurs auront ils droit d’œuvrer ? dîner à partir de 18h ? apéros dinatoires ? fermeture pure et simple pour le début de soirée ?

Confinement, les restaurants toulousains s'adaptent!

Restaurateurs, sur cette page je vous propose de répertorier vos propositions et éventuels changements pour les 4 ou 6 semaines à venir, elle sera mise à jour en fonction des propositions de chacun.

-DES ROSES ET DES ORTIES (Yannick Delpech) à Colomiers . Plats à emporter tels qu'un joli pâté en croûte (9€), oeuf en gelée (7€) pithivier de canard (19€), ris de veau (20€) ou encore une truite du tarn (16€). vins prix caviste. Appeler au 05 61 15 55 55 de 9h à 19h pour commander!

-CARTOUCHES (Nicolas Brousse et Caro Salamone) rue Riquet, Toulouse. La gibecière à emporter! 22€ avec cette semaine en E/p/d, velouté de potiron foie gras et noisettes, echine de porc confite et déclinaison de chou et figues rôties, speculos, fromage blanc! 2-4 nov. Appeler au 05 61 25 07 07

-MIAM (Chez Bastien) Avenue de la gloire, Toulouse. Fermé.

-AU POIS GOURMAND (Ugo Plazzota) rue Emile Heybrard, Toulouse. ?

-LE ROCHER DE LA VIERGE (Mika Lecumbery) place Damloup, Toulouse. Fermé.

-JOUR DE MARCHE (Théo Mandement) place Damloup, Toulouse. Fermé.

-BACARO (Manuel Garnacho) rue du pont Guilhemery, Toulouse. Restaurant fermé, cave ouverte.

-BARBAQUE (Amélie et Fabien) rue Perchepinte, Toulouse. Kits à emporter sur commande au 05 32 60 81 63. Kits côte de boeuf (1.2kg à 60€ par ex) avec la côte bien sûr, un pâté de campagne et un gratin de patates! Sinon y'a le kit T Bone à 50€ avec mêmes accompagnements!

-LA PENTE DOUCE (Hamid Miss) rue de la concorde, Toulouse. Menu à emporter avec le couscous en plat!!!

-HEDONE (Balthazar Gonzales) impasse St Félix, Toulouse. Fermé.

-LA BINOCLE (Fabien et Chika) rue Alexandre Fourtanier, Toulouse. Fermé.

-SOLIDES (Simon Carlier) rue des Polinaires, Toulouse.  Plat à emporter, type cassoulet ou blanquette de veau le soir, à retirer à l'Epicerie des Champions (rue Pharaon à 100m du restaurant). En ce moment, y a aussi la côte de cochon, l'encornet et courgettes à l'encre de seiche, la soupe thai etc!!!

-LES PASSIONNES (David Torelli & co) allée de Brienne, Toulouse.  Vente de vin et promotion COVID! 50€ acheté 55€ crédité etc... jusqu'au 31/12. Appeler au 05 61 13 99 06. Livraison possible également!

-VIVANTS (David Torelli & co) rue gabriel Péri, Toulouse. A venir... en mode street food! Le 5 novembre, Gua bao à emporter! et aussi surement en livraison.

-LES TETES D'AIL (Simon Fétis) rue de la Fonderie, Toulouse. 

-HITO (Hitoshi Araki) rue de la Fonderie, Toulouse. Fermé.

-L'APARTE (Jérémy Morin), rue de l'Europe, Montrabé. Vente à emporter disponible du mardi au samedi midi et soir à retirer sur place de 10h30 à 12h30 le midi puis de 17h30 à 19h30 le soir.  Pour réserver vos repas c'est ICI

-L'ALOUETTE (Nicolas Servant) place Victor Hugo, Toulouse. 

-LES PLANEURS (Toshi & Katsu) bld des Minimes, Toulouse. Repas à emporter avec un menu le midi à 20€ et plats le soir, cette semaine, de la joue de boeuf, légumes locaux et purée à 20€ ou papillote de daurade royale à 60€ (4-6 personnes). Commander sur le site des Planeurs 

-PLACE MAGE (Philippe Ducos) rue Tolosane, Toulouse. Menu à emporter à 20€ en commandant au 05 62 26 39 64.

-LE BALTHAZAR (Philippe Abirached) rue des Couteliers, Toulouse. à suivre

-MEXCAL, rue Saint Charles (Arnaud Bernard), Toulouse.  Plats à emporter à récupérer sur place du mercredi au dimanche! tacos et cie! Commandes au 09 73 69 29 52.

-AUX PIEDS SOUS LA TABLE, rue Arnaud Bernard, Toulouse.  Pack "dernier geste" le 29 octobre, à fignoler chez soi comme ça tout est chaud, tout est bon. Tous les renseignements sont sur leur page facebook! cool à faire et du coup tout est bien chaud!

-LE BALUCHON (Jean-Louis Queille) rue des Salenques, Toulouse. Fermé.

-ABONDANCE (Bertrand Marty) avenue de Bayonne, L'UNION. Plats à emporter et de la bidoche de chez Marty Bien sûr! commande au 05 82 08 10 53.

-Les restaurants étoilés MICHEL SARRAN et PY'R seront désormais fermé pendant le couvre feu, le SEPT se cantonnera à de la vente à emporter à commander sur son site.

-MAISON SARMENT place des Carmes, Toulouse. Ouvert du mardi au samedi de 18h30 à 21h, possibilité de prendre à emporter bien sûr!

-LES P'TITS FAYOTS (Aziz Mokhtari) rue de l'Esquille, Toulouse. 

-LE GENTY MAGRE (Romain Brard) rue Genty Magre, Toulouse. 

-LES COMPLICES, place dupuy, Toulouse. Menu à emporter du lundi au vendredi midi (E/P/D à 15€) et du mercredi au vendredi soir! Commandes au 05 31 48 69 91. 

-NOMADES, rue riguepels, Toulouse. Plats à emporter genre Pulled pork burger, Tacos aux crevettes sauvages ou encore tataki de boeuf. Ouverts du mardi au samedi midi et du jeudi au samedi soir.

Partager cet article

Repost0
1 octobre 2020 4 01 /10 /octobre /2020 17:33

La gastronomie ne vit pas sa meilleure année. Les scandales d’agressions sexuelles ayant conduit (selon le communiqué de sa femme) au suicide du chef de Dersou et du Cheval d’Or Taku Sekine, ont mis le mondo gastro parisien en ébullition. Guy Martin ? les autres… Vaste sujet, je ne prendrai pas le risque de m’y attaquer.

Le covid, qui est entre toutes les lèvres, fermera ? fermera pas ? Chaque restaurateur le vit au jour le jour avec comme meilleure amie bien collante la dose de stress qui va avec. Balthazar Gonzales vient de refermer son Hedone par précaution avant qu’on le lui ordonne après qu’un cas de covid ait été décelé au sein de son équipe. C’est le lot de tous et continuer à aller de l’avant dans ses conditions, avec en permanence l’épée de Damoclès qu’une fermeture prochaine représente, pas facile. On le lit, on ne le fait peut-être pas mais il est plus important que jamais de soutenir tout le commerce (restaurants mais pas que) en ce moment.

On va parler de choses plus gaies, le covid est déjà partout, pas besoin d’en remettre une couche ici.

Nicolas Brousse et sa compagne Caroline Salamone ont ouvert Cartouches dans le quartier Saint Aubin (en passe de devenir Le quartier du bon manger). Exit Marius, l’avant Marius, la boulangerie, le couple s’est recentré sur lui-même et cela donne une adresse où il fait bon vivre. Décoration de goût, carte des vins à boire jusqu’à plus soif, sourire de la patronne, patron débonnaire, on s’y sent bien !Et on y mange bien surtout.

Si Nicolas Brousse a toujours été assez discret sur le sujet contrairement à beaucoup qui annonce le label qualité de chaque produit presque jusqu’à la semence, il est pourtant un fervent défenseur de son terroir Audois. La plupart des fruits et légumes servis viennent du potager familial, les fromages de producteurs ou de l’un de nos meilleurs fromagers et la viande, quand on sait que l’un de ses brillants copains n’est autre qu’Hervé Sancho (MOF boucher à Bagnères de Bigorre), on ne se fait pas trop de soucis sur sa provenance. Bref j’y ai mangé pèle mêle un duveteux filet de saumon façon okonomiyaki, une vaillante blanquette de veau presqu’aussi bonne que celle de ma mère, une terrine de pot au feu relevée de pickles de girolles ou encore une crème de betterave agréablement boostée de haddock. A l’image du chef, généreux et gourmand. J’y reviendrai.

Wassup Toulouse ??! Petit tour des nouveautés du moment, à table !

Florent Boisseau lui, tient les fourneaux de Cécile, place des Carmes, associé aux anciens de la Popote. Ancien de l’Amphitryon (Des Roses et des Orties aujourd’hui), d’Ô Saveurs et de l’Equilibre à Balma, il envoie des assiettes plutôt en joie et bien efficaces, le succès de l’adresse ne viendra pas me contredire. Terrine canaille en guise de mise en appétit, toujours plaisante la terrine surtout quand elle tient bien la route. Entrée un peu trop dans le sucré/salé/gras pour moi, j’aurais aimé plus de contrastes sur la soupe froide de pomme de terre, magret, pickles, le sucre l’emportait trop mais c’est une affaire de palais, j’imagine que ça plait. J’aurais pu rencontrer le même inconvénient sur le veau au barbecue, fenouil orange et jus de viande à l’olive mais force est de constater que l’équilibre l’emportait, très bon, comme le dessert. 22 balles le midi, c’est pas volé, service avenant en prime on est bien.

Petit bémol sur l’ouverture du Panache rue des Filatiers. On retrouve aux fourneaux Alexis Gonzales que je suis depuis ses débuts à la Pente Douce, passé également chez Franck Renimel et dernièrement chez Balthazar Gonzales (Hedone), la cuisine envoyée ce soir là était assez brouillonne, fébrile. Il a toutes les cartes en main pour nous faire plaisir alors on va mettre ça sur le compte de la pression de l’ouverture, de sa première place de chef et ça devrait le faire quand il sera bien installé dans son statut ! Sinon quelques quilles bien buvables (Julian de la cave Des Bouchons, hot spot du bien boire du côté de Lardenne s’en occupe) et un accueil sympa ! La suite au prochain épisode.

Wassup Toulouse ??! Petit tour des nouveautés du moment, à table !

Balthazar Gonzales, notre étoilé 2020, a lui profité du confinement pour refaire son Hedone. Exit la table unique et le bar (snif), dorénavant chacun à sa table ! L’assiette quant à elle est toujours aussi précise, les produits toujours au top du top, bref encore un très bon diner !

La Promenade à Verfeil dont je vous ai bien sûr déjà fait les éloges ici a déménagé dans un lieu enfin digne de sa cuisine, je vous en dirai plus bientôt, j’y vais déjeuner prochainement.

En lieu et place d’Ange et Démon, l’énigmatique « gastro » du quartier Saint Etienne, on trouve maintenant Barbaque. Sur un déjeuner nous fut servi un petit pâté croûte « tomate farcie »... Pourquoi pas? C’était même correct en fait. Suivirent un bel onglet et de majestueuses frites accompagnés de béarnaise et d’une sauce aux échalotes, final profiteroles. Tout ça arrosé d’un petit rouge des frères Soulier et ce constat : Le bonheur ne tient pas à grand-chose, juste à une simplicité bien roulée !

Sinon Solides à rouvert sur ses horaires habituelles (du mardi soir au samedi).

Le Bistrot Garonne accueille maintenant à l’apéro et vu le spot, ça devrait être pris d’assaut dés que le soleil reviendra, jolie carte de tapas.

Manuel a offert une terrasse à son Bacaro, bien vu pour une des plus belles cartes des vin de Toulouse !

Hors restauration et sans pignon sur rue, plusieurs projets très intéressants ont vu le jour dans la Boulangerie, le fromage (laiterie Toulousaine) ou encore la pâtisserie (Magdala), j’en passe bien sûr mais je vais essayer d’en faire le tour pour un petit recap ! d’Ici là, faites bien attention à vous hein !!!! A+

Partager cet article

Repost0
6 juillet 2020 1 06 /07 /juillet /2020 18:34

C’est l’été, il fait beau et on est lundi, bref un horizon de réservations s’offre à vous. Le Covid se ballade toujours par là mais on sent comme un air d’insouciance vacancière alors même qu’au turbin rien de change. Un aller-retour dans le cantal pour cueillir le champipi, et toujours entendre la même rengaine : « y’a plus de saison mon bon ! » , « oui mais alors la lune a tourné à gauche dans un quart de valse entêtant alors qu’à droite ça aurait swingué… » , « le mycelium c’est les catacombes … » . Ouais ça me parle vaguement… Me font bien rire tous les scientifiques du champis, je dois renvoyer l’image du bon vieux niais des bois , Robin sonne mieux mais pas sûr qu’il connaissait les « 50 variétés cueillies ! oui 50 ! » par machintruc bidule qui ont dû glorifier son arrière train de quelques bonnes grosses coulantes bien senties. Je n’y connais rien mais j’arpente les bois depuis 40 ans et j’en ai 41. Je m’en sors comme je peux et me limite aux très bons que l’on connait tous plus ou moins (et comme tout, y’a une raison…). Je reconnais que c’est un peu le désordre cette année. Récolter le même jour girolles, cèpes, pieds de mouton, trompettes, chanterelles, cèpes et oronges… On va dire que la nature n’ayant pas été très généreuse ces deux dernières années en matière de spores, comble en 2020 le pauvre cueilleur pendant 2 mois endormi.

On s’en bat l’œil des mycoses c’est ça ? C’est de l’Auberge de la Forge que je dois causer alors allons y.

C’est en forgeant… qu’on devient l’adresse post confinement ! L’Auberge de la Forge, Lavalette (31).

C’est à Lavalette que ça se passe, en passant devant mon dernier article vous continuez tout droit comme si vous alliez à Verfeil voir Nicolas Thomas mais au beau milieu de la campagne vous tournez à droite et vous arrêtez sur le parvis de l’église, c’est en face, vous verrez c’est marqué. Petite esquive avant d’embrayer; oublions le vin, il y a bien 2-3 bouteilles à boire heureusement mais ce n’est guère glorieux pour le moment, cela devrait évoluer assez vite et je l’espère rendre hommage comme il se doit à l’assiette, et là par contre y’a du taf ! Ça faisait longtemps qu’un dîner ne m’avait pas autant enthousiasmé,  c’est dire.

Petit apéro dans la cour intérieure, blanc du Cantal, j’ai beau être chauvin, pas dingue le breuvage. Par contre charmante croquette de maïs pour mettre en branle le palais. Et Bim ! Une mise en bouche d’une fraîcheur dingue où l’anchois vient mettre un uppercut à la douce courgette juste acidulée, c’est froid, doux, acide duveteux et claquant ! Tout ce que j’aime. Tourteau de  casier, lentilles vertes du lauragais et sésame torréfié, condiments iodés. Le crustacé décapode est arrivé là dans son dressage tout gastro pour remettre les papilles en place, toujours dans la fraîcheur et la justesse des goûts avant la Daurade royale et sa déclinaison de pois chiches : panisse crousti coulante, ragoût au piment ou houmous parfait, une petite émulsion excitante pour les papilles là-dessus et on était prêt pour la suite… l’étions nous vraiment ?

C’est en forgeant… qu’on devient l’adresse post confinement ! L’Auberge de la Forge, Lavalette (31).

Quand trois chieurs te disent alors que tu ouvres à peine, « possible de remplacer le pigeon par autre chose ? » enfin c’est Y D qui a commencé, j’ai embrayé puis F B a suivi, limite machiste anti columba le truc. Qu’à cela ne tienne ce sera volaille de P Duplantier improvisée. Je passe sur les carottes du p’tit Paul au vadouvan, granola de céréales, au demeurant délicieuses compagnes (oui oui le poulet est polygame) du volatile magnifiquement improvisé. C’était limite la stupeur chez certain.

Alors le Théo (le chef de 30 ans), on lui dit pas de pigeon, il sort un poulaga, il te le prépare et il te sort un suprême farci au beurre d’herbe, la chair est top, la peau est croustillante mais pas croustillante comme ton poulet dominical non, un chips ! Remarquable cuisson sans user du sous vide de m….., sans parler de l’autre petit morceau, celui là, c’était juste une « gourmandise ».

C’est en forgeant… qu’on devient l’adresse post confinement ! L’Auberge de la Forge, Lavalette (31).

Desserts ? J’ai pleuré deux fois. Le sorbet rhubarbe saké a fait couler la première larme, le cookie noix s’est occupé du reste. Glorieux. Je n’ai pas de raisons d’oublier le premier dessert à base de fenouil et d’agrumes, il était remarquable lui aussi. Mais je dois dire que ma passion pour la rhubarbe  fut comblée par l’hommage que la Forge lui a rendu. Du domaine de la Source, elle était pochée dans son jus, en petite compotée, en « chips » et donc en sublime sorbet au saké, un petit riz au lait venant poser définitivement le dessert, parfait ! Cookie à pleurer, rien à dire de plus, et dire qu’il y en a qui te balancent 3-4 mignardises dont tu te fiches éperdument alors qu’un gros bonhomme posé sur son lit de cerneaux peut te faire couler la larmichette… 

Comme vous l'aurez compris, c’est l’ouverture que j’attendais, j’ai commencé par le bémol du vin car c’était le seul (même le pain maison est top) ensuite tout est raccord, du sourçage produit à la finalité de l’assiette. J’ai déjeuné la semaine dernière en face de monsieur « Pigeon du mont royal » qui m’a tout de suite parlé du jeune chef passionné qui était venu le voir pour ses volatiles… Il parlait bien sûr de Théo sinon mon anecdote n’avait pas grand sens sinon prévoir mon prochain article puisque c’était à la Villa Pinewood de Thomas et Anne Cabrol (ex N5 wine bar) qu’avait lieu ce déj. Je n’ai pas parlé de Claire Cames la compagne de Théo Fernandez (passé chez Yannick Delpech puis chez Jérôme Banctel), mais il me semble bien que c’est elle qui a provoqué l’émotion sucrée puisqu’en plus de gérer la salle elle est pâtissière de métier alors merci ! Merci à vous deux !

 

L'Auberge de la Forge . 8 rue Jean Parisot . Lavalette (31) . 05 61 84 76 00 .

                                                                            laubergedelaforge.com

Partager cet article

Repost0
23 juin 2020 2 23 /06 /juin /2020 15:24

Me revoilà ! Mi figue mi raisin, en convalescence post covid, non que le virus soit passé par moi, c’est plutôt une toulousite aigüe qui m’accable et me renvoie à mes rêveries auvergnates. J’aurais pû faire comme beaucoup et vous poster ici quelques recettes bien senties, je ne me suis pas laissé aller niveau casserole mais l’instantanéité d’instagram a encore gagné au détriment du texte. Je me suis mis à la charcut, à la boulange, au potager, au verger, à bucheronner, plus grand-chose ne m’arrête à part le bricolage… Nos lieux de bonheur rouvrent les uns après les autres et de petits nouveaux pointent leurs museaux pour mon plus grand bonheur, faisant l’espace d’un instant gourmand oublier les étendues verdoyantes des pays de Salers. Depuis mon dernier post, il y a bien sûr eu l’ouverture du DRDO de Yannick Delpech, chouette lieu pour s’encanailler autour de jolis plats de terroir parfaitement réalisés, j’y ai englouti nombre d’assiettes bien senties ! Catxo ? je passe mon chemin, un pâté croûte « apéritif » donc petit, sans mâche, une poule au pot revisitée… j’adore le sous vide tout le monde le sait ! On ne s’étendra pas sur le champagne coulant sur un ami sans un mot d’excuse (il a quand même fini par arriver le coquin).

Tout nouveau Tout bon ! Restaurant Avitar, Montrabé (31).

Mais revenons à ce qui nous intéresse aujourd’hui, vous prenez la route de Montrabé, vous passez devant l’Aparté de Jeremy Morin, puis vous doublez l’Instant et vous tomberez sur une belle demeure aux volets verts. Vous êtes devant Avitar, le second bébé (y’en a un vrai qui crie et tout et tout) de Gaëtan et Marion, tous deux anciens de chez Yannick Delpech justement , époque Amphitryon. On passe sur l’accueil charmant et la déco dans l’air du temps, ambiance nature, les fleurs au plafond on aime ou pas, pour ma part je garde les yeux à hauteur de la table et ça me va. Concentrons nous sur l’assiette de porc noir Tarnais posé sur la table au jardin et à ce qui suivra.

Tout nouveau Tout bon ! Restaurant Avitar, Montrabé (31).

Un vent de fraîcheur avec le concombre en base raïta, bleu de bufflonne, sablé au poivre et menthe poivrée (9€) ou la tomate snackée, eau de tomate, canard et épices (11€), nickel, assaisonnement parfait, il y a de la mâche et quand même une certaine suavité, on attend la suite. Alors je vais faire une remarque sur mon plat que je ne m’attendais pas à faire, le cabillaud (24€ si je ne m’abuse) était parfaitement cuit sans être passé dans une poche en plastique, dodu comme j’aime, certe pas autant que celui que mes parent ramène de Saint-Idelsbad, une charmante bourgade balnéaire Belge de la commune de Coxyde mais déjà plus que correct. Le risotto d’épeautre gratiné, jus de crustacé et écume de café ? D’une gourmandise folle, très bel accord marin, terrestre, petit déjeuner tropical. Ma remarque ? trop copieux… Belle démarche aussi dans le choix possible d’une terrible côte de bœuf si pas d’envie semi-gastro, mais alors rajoutez la barquette de frites ! Non je déconne (à moitié) la poëlée de légumes de saison remplissait bien son rôle. Desserts propres et sans histoires, l’alcool avait coulé un brin, Rols en Aveyron, un peu de Gaillac et pis d’autres coins de France, c’est que mine de rien y a quand même quelques boutanches hautement buvables alors je me souviens juste que les desserts étaient propres et sans histoires, vous verrez bien en y allant de toutes façons ! Allez on se retrouve bientôt un peu plus loin sur la route, du côté de Lavalette. En attendant faites déjà une pause à Montrabé !

Avitar . 69 rte de Lavaur, 31850 Montrabé . 05 61 48 43 21

Partager cet article

Repost0
3 septembre 2019 2 03 /09 /septembre /2019 18:34

Mars… C’est vrai que ça commence à faire loin, mais si ce n’est l’ouverture d’Hito, rue de la Fonderie en pleine canicule aoûtienne, pas eu grand-chose de passionnant à me mettre sous la dent… Ce n’est pas faute d’avoir essayé je le promets, les 2 awards des dîners à marquer aux annales de la bonne chère 2019 reviennent aux Planeurs et à Hedone, pas nouveau nouveau… J’Allais oublier le très bon déjeuner chez Bastien, Miam, avenue de la gloire, il faudra aussi que j’y revienne, foutez-moi donc un bon coup de pied au cul, instagram rend flemmard. Allez, je le mérite dés maintenant car la vraie raison de cet article rapide, c’est que mon super smartphone a goûté l’eau de l’Aspre, magnifique rivière de la vallée de Fontange qui après avoir traversé le bois noir, finira par se jeter dans la Maronne (Cantal)

Tout nouveau Tout bon : Restaurant Contre-Pied, Toulouse.

 Anais et Thibaut méritants bien plus qu’un simple post instagram, je me contenterai d’un simple mais vif : Vive le Cantal ! (je n’en reviens pas d’avoir réussi à le placer aussi facilement…). Contre-Pied a tout bon, je vous passe la biographie du couple je ne la connais pas sur le bout des doigts. Il y a du Verre Volé, du Papillon, peut-être de l’Oustau de Baumanière pour la chef Anais mais suis plus très sûr. Il me semble juste l’avoir entendu lors de notre première rencontre un soir légérement aviné au Bacaro. Côté vin c’est Thibaut qui gère et plutôt bien. Rien à redire sur le Clos des Grillons rouge bu ce midi en accompagnement de ce remarquable déjeuner. J’y vais fort mais diable que ça fait du bien d’avoir cette fraîcheur instantanée dans l’assiette et pas du prémâché. Je l’attendais presque cette adresse, celle qui t’envoie l’assiette évidente, naturelle, fraîche et pleine de peps.

Tout nouveau Tout bon : Restaurant Contre-Pied, Toulouse.

Poireaux grillés, condiment sardine sauce vierge nickel, certains poireaux résistent, d’autres sont presque fumés, le condiment et la sauce font leur job, impec ! Le tataki de thon est frais en diable, le jus des tomates cuites à merveille se mêle au bouillon de jambon, encore une fois parfait. Tarte aux quetsches, glace au miel idéale de gourmandise classique et que dire du baba, crème à la Reine des Prés… et bien pas grand-chose sinon que les autres n’ont qu’à bien se tenir ! Allez je vais la faire courte, c’est LA bonne adresse de la rentrée, courrez y avant que tout le monde s’en empare !

Au fait, le déj c’est 22 balles E/P/D et le dîner à la carte !

Restaurant Contre-Pied. 6 rue des Prêtres (Carmes), 31000 TOULOUSE. 05 32 02 43 39

                                                             www.contrepiedtoulouse.fr

Partager cet article

Repost0
29 mars 2019 5 29 /03 /mars /2019 15:12

Ca faisait un petit moment tiens, avouez que je vous ai manqué hein???
Pas tant que ça je sais, bon allez on va prendre comme excuse que les nouveautés intéressantes n’étant pas légion je me suis fait rare par ici, ça colle?
Lorsque j’ai appris la future naissance du nouveau lieu de David Torelli (Les Passionnés), j’ai d’abord ruminé dans ma barbe le nom du futur poupon… Avouez que quand votre super amie vous a annoncé que son fils allait s’appeler Bryan vous n’en avez rien dit mais vous n’en pensiez pas moins???
Bon moi je l’ai dit, mais c’est que j’avais de grands souvenirs de Vivant époque Pierre Jancou rue des petites Ecuries à Paris et notamment d’une soirée avec David Benichou où à force de pintes de Sorga j’avais vu la lune de près…
Bref, je me suis habitué à cette similitude et n’en fait plus grand cas.

 

Tout nouveau Tout bon: Vivants, Toulouse.

Revenons à notre Vivants toulousain, après tout c’est quand même celui qui nous intéresse aujourd’hui!
Donc nous avons David Torelli à la base de ce nouveau lieu, associé à ses 2 acolytes des Passionnés Florent Linard et Micka Sauvage, et enfin Thomas Riquier aux manettes des cuisines après 3 ans passés aux Sales Gosses.
22 balles E/P/D le midi, la quille de Maupertuis 28 sur table, y a pas foutage de gueule, on est même plutôt pas mal du tout!

 

Tout nouveau Tout bon: Vivants, Toulouse.

Purée de pois cassés, oeuf parfait, composée d’oignons-lard. Ca sent l’efficacité à plein nez et on est dedans, duveteuse purée de pois, oeuf parfait jouant le liant, quelques gros morceaux de lard, une tuile pour le croquant, RAS, ça fonctionne aussi bien que l’intitulé.
Volaille à juste cuisson, bon gros jus de veau bien collant au thym, celerisoto, croquette d’ail. Du même acabit que l’entrée, on noue la serviette au cou, un gorgeons de rouge et c’est parti!
Pomme pochée à l’hibiscus, vanille Bourbon et graines torréfiées. Dessert de cuisinier comme je les aime, frais, fruité, aussi bon que le Kalamansi crumble coriandre et meringue de ma voisine!
Ca fleure bon le bistrot évolué, déco soignée, dans l’air du temps qui pourrait donner envie de s’y éterniser un brin, et ça tombe bien, la carte des vins appelle à l’exploration…
On n’est pas dans la révolution non plus hein, le même menu midi et soir, j’suis pas trop pour mais passé ça, on a là une plutôt jolie adresse où aller taper le bout de gras en ville!

Vivants. 40 rue Gabriel Peri. Toulouse . 05 67 33 11 02

                                                   www.vivants-toulouse.com

 

Partager cet article

Repost0
22 octobre 2018 1 22 /10 /octobre /2018 19:27

Autant le croissant, c’est pas compliqué d’en goûter une tripotée avec un petit café au soleil tranquille pépère. Autant la baguette (testing par là), on apprécie son croustillant, ses alvéoles, on goûte à nue mais rien ne vaut le petit plus à tartiner dessus. Jambon? siflard? Beurre, fromage, la liste est longue…
En bon franchouillard on s’est dit que le pâté ne serait pas une trop mauvaise idée, ce petit test allait surtout nous permettre de savoir qui le fait réellement.
Et là, c’est une autre histoire. surtout pour le chargé de mission extérieur, c’est à dire moi!
Quelques petits moments de solitude, à faire la queue dans une boucherie charcuterie en espérant trouver la perle rare, le truc inconnu qui défonce tout et s’entendre répéter « oui c’est un charcutier qui le fait mais ce n’est pas nous… » , ok c’est vrai qu’il peut être très bon mais aujourd’hui hors jeu.
Perso j’aime beaucoup celui de la Badiane rue de la concorde, ils l’ont bien chiné mais ce n’est pas eux qui le font, or il fallait bien un cadre, des limites à ce testing.
Tout comme la baguette, on a essayé de passer au crible le plus possible de bouchers-charcutiers, évidemment que les 3 halles ont été écumées, et beaucoup de « boutiques » y compris assez paumées, je sais c’est moi qui me les suis collé…
Et voilà la liste finale:

 

Le meilleur pâté (de boucherie-charcuterie) de Toulouse.

             1- Chez Francis, Av Camille Pujol. Campagne, 15,90€kg
             2 et 3 (gourmand l’acheteur)- Boucherie Loubatières, fbg Bonnefoy. Campagne, 15,80€kg et Basque, 15,20€kg
             4- Garcia, Halles Victor Hugo. Viande légumes, 19€kg
             5- Cochon régaleur, Halles Victor Hugo. Campagne, 12€kg
             6- Boucherie Saint Aubin, rue de la Colombette. Campagne, 14,90€kg
             7- Desroches frères, rue Bayard. Campagne, 13,50€kg
             8- Coch&Roll, Carmes. Campagne 12€kg
             9- Boucherie Lascours, rue de Metz. Campagne, 14,90€kg
           10- Boucherie Marty, rue des Filatiers. Campagne, 19,90€kg
           11- Deux Chavannes, Carmes. Campagne, 12€kg

 

Le meilleur pâté (de boucherie-charcuterie) de Toulouse.

Évidemment, il y a un intérêt majeur à faire un petit testing au Tire bouchon, c’est que l’ouvre bouteille n’est jamais très loin! Et Bim! un gorgeons de rouge fera bien couler tout ça jusqu’à l’estomac.
Les baguettes c’était du sérieux, là, on commence à entrer en mode ripaille, va falloir goûter et re goûter pour être sûr…
Y’en a un qui n’a pas fait long feu, le premier morceau n’a pas fait un plis, le second n’a pas tenu tellement plus longtemps sur son auge, « hum celui là il est dans les 3 c’est sûr » (dit tout en mâchant le verre à la main). Un ou 2 autres ont élevé le débat cochonnesque et un troisième s’est largement détaché également. On tenait presque le trio de tête sans avoir à trop tergiverser. Parfait!
Bon, va falloir trancher, unanimité pour le premier, pas de discussion possible, pas un bâfreur ne l’a laissé sur la touche!
Second pas compliqué non plus, presque à l’unanimité également. Et 2 ex æquo en troisième position, 2 pâtés aussi différents que les goulus aminches!
Allez, voilà le classement:

                                                    1er: Boucherie Saint Aubin
                                             Second: Deux Chavannes
                                3eme ex aequo: Chez Francis et Garcia

 

Très joli pâté pour la boucherie Saint Aubin, parfaitement lié, gras, goûtu et gourmand en bouche, top! Deux Chavannes du même acabit et à 12€, pas de quoi se priver. Les troisièmes sont très différents, le légume de Garcia a ses aficionados et ses détracteurs comme le pâté plus frais et viandard de Francis, égalité!
Pour info, juste derrière, c’était Desroches Frères mais lui a manqué une voix!
Je vous avoue que j’achète rarement du pâté en terrine, il y en a de tellement bons en boîtes (Alain Grèze pour ne citer que lui), qu’on s’en tape souvent à l’improviste comme ça, chauffé par un apéro arrosé.
Mais on reste là dans la grande tradition charcutière française assimilable à tellement d’images franchouillardes. Nappe à carreaux, pain, pâté cornichons et sieste!
Bisous empâtés…

 

Partager cet article

Repost0
29 septembre 2018 6 29 /09 /septembre /2018 18:00

On ne la présente plus, je pense que même du fin fond du Texas, un Cow Boy représenterait le français avec un béret et une baguette! Certe elle est un symbole national, présente à presque tous les étals de boulangerie, mais il n'en demeure pas moins que trouver une bonne baguette relève parfois de l'impossible... 
Voyez mon petit village du cantal, 3 boulangeries et pas une baguette convenable. Cela me fait mal de l'admettre mais la meilleure se trouve être la bio sous vide à réchauffer de Super U. Une honte.
Nous nous doutions bien qu'il n'y aurait pas de grande surprise à Toulouse, généralement ce qui est bon est reconnu mais on a tenté le coup et ce fut un brin tristoune...
En la matière il faut reconnaître que la disparité avec la capitale est énorme, je pense sincèrement qu'en prenant les 3 boulangeries les plus proches du frangin Rue Caulaincourt (Paris 18), dont Rodolphe Landemaine qui commence quand même à en avoir une tripotée, on tenait les 3 gagnants...
Bref, je pense que personne ou presque n'a été oublié, test, sondage et tout et tout. Certaines ont été testées sans réelle idée de ce que ça allait donner et d'autres oubliées car nous savions qu'elles ne seraient de toute façon pas dans le top 3.
Puis de balade à l'Union en virée à la Croix Falgarde, il a été décidé de resserrer le testing à Toulouse uniquement. Certains commençaient à vouloir m'envoyer à Grenade... j 'veux bien mais bon, ça fait quand même un bout pour aller chercher le pain du p'tit dej.
 

La meilleure baguette de Toulouse.

Bref nous voilà rendu à une liste définitive, il y en aura 16. La baguette sera la Tradition ou équivalente, histoire de ne pas avoir à comparer une parisienne et une multi céréale...
Elles ont toutes été achetées ce matin, entre 7h30 et 9h30 et dégustées en suivant. 
Les testeurs sont les suivants: Olivier G, peintre en lettre et expert en farine, levain et tutti quanti; Philippe L, patron du Tire bouchon et fine gueule; Franck B, fine gueule; Manuel G, patron du Bacaro, également fin palais dur en affaires; Nicolas B, chef de Monsieur (ex Monsieur Marius); Nicolas C, journaliste affamé et assoiffé; Franck B from Vinnouveau.fr. Nous a rejoint sur le tard histoire de tuer le temps avant d'aller attaquer sa deuxième Fejoada consécutive Christian A, journaliste écrivain en goguette dans le coin... 

Et maintenant la liste des boulangeries visitées ce matin:

Le Meur, marché Victor Hugo. Froment/blé tendre: 1€10.
Beauhaire, marché Victor Hugo. Tradition: 1€20.
Boulangerie Saint Aubin, rue Riquet. Tradition: 1€.
Frères Chapelier, rue Bayard. Campagne: 1€20.
Maxime Dantras, fbg Bonnefoy. Tradition: 1€05.
Au Pain de mon grand-père, place de l'Ormeau. Tradition: 1€.
Credo, av Saint Exupéry. Demoiselle: 1€20.
L'Or du Pain, av Honoré Serres. Tradition: 1€20.
Le Panivore, Av Etienne Billières. Tradition: 1€10.
Cyprien, rue de la République. Tradition: 1€10.
De Oliveira, av Etienne Billières. Festive: 1€20.
Maison Serres, rue des fontaines. Tradition: 1€10.
Saint-Criq, Place de la Patte d'Oie. Tradition: 1€35.
Petit pétrin, place Dupuy. Tradition: 0.95€.
L'Essentiel, Carmes. Tradition: 1€10.
La Halle aux pains, place Dupuy. Baguette Occitane: 1€10.

La dégustation s'est faite à l'aveugle, chaque baguette ayant son petit post-it numéroté. 
Nous nous sommes attardés sur le look des p'tites, tantôt joufflue et rebondies tantôt flasques et sans allant. Puis sur le touché ; à les caresser, les presser, les faire croustiller, les dodues donnant évidemment plus de bonheur que les flasques s’essoufflants rapidement. Remarque y'en avait une à ce point tonique qu'à 10h45 elle aurait pu servir de matraque à un CRS en péril, OUT!
Puis vint le tranchage et les belles alvéoles, le moelleux, la liberté.
Et enfin la dégustation, seule réelle décisionnaire. A ce petit jeu, certaines sont vite tombées et quelques unes se sont très vite détachées...
 

La meilleure baguette de Toulouse.

Première dégustation à poil puis seconde partie accompagnée de pâté (Et oui je vous le dis aujourd'hui, suivra bientôt un comparatif des pâtés "maison"), bref on a tranché et les lauréats sont... Vous entendez le son des tambours?

             

                                              N°1: LA HALLE AUX PAINS
                                              N°2: BOULANGERIE SAINT-AUBIN
                          EX AEQUO N°2: FRERES CHAPELIER
                                             N°3: CYPRIEN


Le premier quasi à l'unanimité, 5 voix chacun pour les seconds et 3 voix pour le troisième.
Les derniers arrivés avenue Saint Exupéry (Credo a ouvert il y a peu) nous ont claqué une si belle baguette jaune que le gourmand chargé de la zone a craqué mais hors concours, trop différente des autres(mais très bonne il faut le reconnaître).
Sinon pas trop de surprises sur la Halle aux Pains et Saint-Aubin, belle rentrée pour les frères Chapelier puisqu'ils ne sont pas installés depuis bien longtemps et travaillent en Bio. Cyprien classe sa baguette troisième après leur croissant qui lui je pense aurait rafflé pour sûr la première place! 
Le bilan n'est quand même pas terrible, je ne citerai personne mais beaucoup n'ont eu aucun vote, manque de goût, certaines avaient durci, d'autres faibli... 
Bref une baguette qui frétille mollement par ici bas!!!
A bientôt pour le pâté!!!

PS: Non, nous n'avons pas été jusqu'à tracer les farines, le levain naturel, la levure etc etc sinon il n'y aurait plus eu grand monde...
 

Partager cet article

Repost0
24 septembre 2018 1 24 /09 /septembre /2018 18:34

Je n'ai rien foutu depuis quelques temps si ce n’est tirer sur la Cartoucherie, fallait bien que ça cesse.
Evidemment que je ne suis pas resté tel un moine ascète chez moi, j’ai pratiquement tout essayé mais tous les chemins finissants par me ramener aux essentiels et particulièrement au Tire-Bouchon, j’ai fait le flemmard.
2 ouvertures se distinguent nettement des autres et reposent toutes les 2 sur leur chef. Hedone de Balthazar Gonzalez (ex Bacaro) avenue Jean Rieux à Toulouse et Cuisine sans dépendances de Yannick Delpech, qu’on ne présente plus, à Gaillac.
Une grande table et 12 convives dans les 2 cas mais c’est à peu prés tout pour les ressemblances.

Très bon dîner chez Hedone, j’avais peur de la table mais elle est immense et bien pensée, permettant ainsi aux convives de vivre leur vie sans forcément taquiner leurs voisins. 65€ le menu dégustation (une dizaine de plats) envoyé en même temps pour tout le monde, il y a du produit et de l’uppercut à l’instar de ce lieu jaune, haricots verts et salicornes, lait ribo: remarquable en tout point. Cervelle de canut, oeufs de truite et fenouil croustillant au top, idem pour le concombre et bouillon d’herbe à tomber. Carte des vins épanouie, tirant sur le naturel pour mon plus grand bonheur, bref belle ouverture! Possibilité également de réserver l’un des 4 tabourets en cuisine pour le dîner « spectacle ».

 

HEDONE by Balthazar Gonzalez

HEDONE by Balthazar Gonzalez

A Gaillac, on reste sur une grande table mais on est chez Yannick Delpech Himself. Cela se veut « semi-clandestin », réservation via SMS ou internet uniquement, et adresse livrée au dernier moment. La cuisine y est plus « terroir » et pour ceux qui regrettaient de ne pas croiser plus souvent Y Delpech dans ces adresses Toulousaines, là, pas de doute, il est bien présent et fait la popote tout seul dans sa propre cuisine pour nous. 65€ ici aussi, pour un menu unique servie sur la grande table face au cuistot!
Top anchois, raisins, cacahouètes mouillés minute par un ajo blanco, suivi d’un carpaccio de gambero Rosso, poutargue.
Grosse claque papillesque avec la tartine d’abats, poitrine de thon et beurre d’oursin, ça fait bim, bam boum dans la bouche et ça fini sur un « diable que c’est bon! ». Le riz à l’espagnol vient calmer la cavité buccale avant l’attaquer le vol-au-vent d’autan, grand classique toujours aussi agréable à déguster. La biqueterie Parmesane (en hommage à une célèbre plage de Leucate) vient célébrer le partage avant d’attaquer le Savarin d’une fin d’été (l’un des meilleurs baba jamais dégusté d’ailleurs). Bref pas de triche, on est bien chez lui, dans un cadre cosy très agréable et dans une ambiance de dîner de copains!

 

Cuisine sans dépendance by Yannick Delpech

Cuisine sans dépendance by Yannick Delpech

Dans le genre oeufs mayo à 3 balles et consorts. Deux ouvertures sont à noter à Toulouse. Le Bar du Languedoc repris par Bastien Veyssière (Maître Renard) et Nino, rue Peyrolières, ouvert par Pierre Lambinon, le chef étoilé du Py’r. Intérieur typiquement brasserie pour le premier, plus froid pour le second. Dans les 2 cas, on ne plaisante pas avec le portefeuille: Hareng pomme à l’huile (6€) Jambon beurre (4€) ou très bel onglet et ravissantes frites maison (c’est assez rare pour le signaler) à 14€ au languedoc (desserts à 4€). Camembert rôti (8€), croque monsieur (5€) ou gravlax tzatziki (7€) pour le petit Nino. Chez chacun l’oeuf mayo à 3 balles, 4 moitiés chez Nino contre 3 chez Renard! Bref voilà les 2 plans anti-crise de la rentrée…

 

le Bar du Languedoc

le Bar du Languedoc

Dans les restaurants ouverts au court de l’année dont je n’ai pas parlé, un sort du lot et c’est l’Hippi’curien à Lardenne. Très joli déjeuner avec ce qu’il faut de gourmandises, des jus, des sauces, du nappant du croquant, bref un petit bonheur. Très bon Chablis de Thomas Pico servi sur le généreux pavé de thonine, asperges sauvages et beurre blanc au rhum et souvenir ému du Kouign amann servi avec le café… (très bons desserts également) 23€ E/P/D le midi, 37€ le soir. Je salue également leurs suggestions tels l’entrecôte de veau, girolles et pommes dauphine ou le Homard Thermidor, grand classique gastronomique, à la carte ce jour là! A faire!

Je ne m’étendrai pas sur Antipodes qui m’a quand même servi une glace vanille carte d’or dans mon dessert, « on cherche un fournisseur » qu’on me répond… Mais tu sais, tu prenais ne serait ce qu’une Belle Aude, ça faisait le job…
Pas convaincu non plus par une Table à 2, il y a du boulot, rien à dire, ce n’est pas mauvais, mais c’est une cuisine qui ne m’a pas touché ce midi là, trop d’émulsions, de trucs chiants et point de gourmandise réelle. Certain me disent que je me trompe, faudra que j’y retourne.

 

l'Hippi'curien

l'Hippi'curien

Sinon, Didier a vendu la Belle Equipe, lieu épique de quelques noctambules toulousains, à l’équipe du Nez Rouge qui y ouvrira bientôt un second établissement visiblement plus tapas.
On a retrouvé samedi dernier Didier en patron du bar des Vedettes (ça ne s’invente pas) au marché Saint Cyprien en compagnie de l’ami Authier. Un ou 2 petits verres de Bohême, accompagnables de galantes huîtres ou rutilants pâtés, et on était plutôt pas mal!

 

Le Restaurant sans nom de Yohann Travostino

Le Restaurant sans nom de Yohann Travostino

En Vrac, Monsieur Marius et son avant s’appellent désormais Monsieur, la table & le Bistrot… En ce moment très joli ris de veau, jambon de pays et girolles en suggestion!
Mika Lecumbery a bougé son Rocher (de la Vierge) à la force des bras place Damloup, il est désormais voisin de Théo Mandement et de son Jour de marché.
Clarisse ne cuisine plus au Magnum mais va désormais s’allier à Simon Carlier (Solides) et Mika du Rocher pour tenir les cuisines du Théâtre Garonne dés le 25 septembre…
George Camuzet, ex Air de famille (place Victor Hugo) va bientôt ouvrir sa nouvelle adresse non loin de la place de la Bourse et Julien Gavioli ex pâtissier émérite de jeremy Morin époque Metropolitan a ouvert sa boulangerie pâtisserie à Seysse, elle se nomme Pompon!
La dernière adresse de Yohann Travostino s’est posée en voisine de son premier resto, le Solilesse et a fini par se nommer Le Restaurant Sans Nom… on y mange plutôt très bien!
Et enfin, M.Cyclofood ainsi que Pachinee, le très bon Thaï de la rue Denfert Rochereau, sont désormais ouverts le soir!

ouf! Si j’ai oublié quelque chose je ferai une petite mise à jour, promis je reviens bientôt!

Ahhh j’ai ouïe dire qu’on cherchait la recette ultime de la saucisse à Hot dog du côté de la boucherie Marty pour l’ouverture imminente d’un bouclard face au lycée Ozenne tenu entre autre, par JL Queille, ex Solides… à suivre!

Partager cet article

Repost0
23 septembre 2018 7 23 /09 /septembre /2018 09:26

Bon déjà, le titre fleurait bon l’arnaque dés le départ… FR Gaudry n’a pas réagi, certainement plus intelligent que les cartouchiers toulousains.
Mais franchement, même si le mot « déguster » n’appartient à personne, prendre le titre de l’émission de France Inter et le mettre à la deuxième personne du pluriel, faut au moins bac +18…
« Chahut gastronomique » aurait suffi, très à propos en plus.
Prenez une horde de chefs toulousains, un brasseur, des faiseurs de liquide rouge rosé ou blanc ressemblant de loin à du vin, un charcutier, un fromager, faites payer 60 balles à 850 personnes (chiffres que l’on m’a donné, plus ou moins) et bienvenu au chahut Toulousains!
On est vraiment des nazes, on a une belle ville, de bons chefs, plein d’artisans de qualité, des tas de vrais vignerons pas très loin, des food trucks en pagaille, un lieu top et on se tape cette soirée.
Heureusement il y a la caution caritative, ah ça, j’aurais du demander aux 2 gars arrivant à la fin de la queue d’Hamid Miss (La Pente Douce) pour qu’on leur annonce que les dernières portions venaient d’être dégainées (ce dernier avait pourtant préparé le double de rations demandées par l’organisation) ce qu’ils en pensaient… 120 balles à deux, j’espère qu’ils auront au moins eu le financier de Cyprien…
Peut être bien qu’ils auront plutôt noyé leur haine dans le verre offert, pour rappel le gin to au Ritz c’est 30€…
Je déglingue c’est vrai mais je suis juste triste en fait. Du gâchis voilà ce que c’est!
Quand j’entends qu’un couple est arrivé au Tire-Bouchon à 22h pour se restaurer après une heure de queue pour un pauvre tapas à la Cartoucherie raqué 60 euros c’est quand même navrant.
Je ne sais pas qui a organisé ça, pour tout dire je ne pensais pas y aller car l’histoire était écrite…
Et si je m’énerve aujourd’hui c’est plutôt pour l’image de notre scène gastro ravagée par une bande de nazes n’y entendant vraisemblablement pas grand chose.
Le lieu est immense, fallait voir les espaces libres alors que pas loin d’un millier de personnes déambulait. Où étaient les artisans, les foodtrucks, les brasseurs, les vignerons, les tournebroches, les pizzaiolos etc etc??? il était où le chahut, elle était où la teuf???
Et les chefs? les premiers en ligne de mire…

 

« Vous allez déguster » aux Halles de la Cartoucherie, Toulouse. Plombé?

Premier challenge, réussir un plat avec les plombs qui sautent, la friteuse qui ne peut pas dépasser les 130°C, la plaque qui ne repart pas.
Deuxième challenge, satisfaire les papilles des clients…
Quand tu t’appelles Simon Carlier, chef du Solides, que tu promets un tacos à l’agneau mais qu’au bout d’1/4 d’heure tu dois changer de poste car rien ne marche, que là-bas, la plancha peine, que tu ne peux pas finir la cuisson des tacos etc… Et bien tu finis par envoyer histoire de calmer les queutards… Malheureusement, qu’il n’y ai pas le résultat escompté malgré tous les efforts du monde et la qualité des préparations, celui qu’a raqué et qui attendait son tacos la bave aux lèvres depuis une demi heure, il ne s’en fout pas et hésitera à passer la porte de Solides, à tort. Je donne cet exemple au hasard mais ça aurait pu être un autre.
Last Challenge et pas des moindres, gérer ceux qui attendaient depuis un bail à qui on annonce: « recommencez la queue chez le voisin, ici on n’a plus rien… ». Messieurs les organisateurs, elles étaient où vos corones? Quand vous commandez 150 ou 200 portions aux restaurants… il faut bien se douter que tout le monde n’aura pas son écuelle, c’est bien vous qui avez vendu les billets, vous connaissiez donc le montant encaissé…
Toujours à se plier en 4, le dernier en action était Hamid Miss avec sa magnifique assiette de sardines, cuisinant le double de ce qui avait été demandé, permettant au moins à certain d’avoir un plat. Bravo mec!
Il fallait que ce soit une fête, il fallait que Matt Mendez soit au milieu, que les gens dansent le verre à la main, heureux de s’être régalé (la plupart étaient quand même là pour ça), festoient et rigolent ensemble!
Il fallait juste faire appel à des gens qui savent le faire, c’était pas si énorme que ça…
J’entends déjà les « pour une fois qu’il se passe quelque chose » etc etc… Très bien, mais on n’est pas non plus dans un petit village du Cantal qui pète le budget du comité des fêtes pour faire un bœuf à la broche…
On est à Toulouse et il y a du monde derrière. Regardez ce qu’il se passe ailleurs, le lieu est chouette, mais pensez à ceux qui ont éclaté leur tirelire afin de pouvoir goûter un petit bout de quelques restaurants en vue de la ville rose… 60€ ce n’est pas rien et je ne vais pas faire la liste des restaurants où ils auraient pu diner pour ce prix là… Ce serait trop long.

 

 

 

Partager cet article

Repost0

Qui ???

  • : Rod n Roll
  • : 150g de recettes, 225g de restaurants, 75g de pensées culinaires, que dis-je,d'envolées lyriques: C'est la gastronomade'n'roll. Shake it & Check this blog Contact: rlafarge@hotmail.fr
  • Contact

Recherche

Pages