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12 août 2017 6 12 /08 /août /2017 10:00

Non, je ne suis pas le dernier des nazes, « woua le gars il a un an de retard », j’y suis allé au tout début, aux balbutiements. Certes le bon boire tenait déjà la barre mais le bon manger… il était léger. Passons, mon but n’est pas d’aller tacler des bons gars qui commencent, surtout dans la banlieue opposée à celle du Bàcaro (petite blagounette), alors que tout est fait avec la plus belle honnêteté.
Bref m’y revoilà avant hier avec des sérieux de l’apéro, du genre à qui on ne l’a fait pas quoi.
L’accueil lui, n’a pas changé et c’est tant mieux, les vins se sont étoffés, du très très sérieux.
Et la cuisine, même sur une carte estivale tranquille, nous a éclaté (cf mon article sur le supplément d’âme).
Rien de tarabiscoté, rien de trop cuisiné, juste l’essentiel, un produit, un assaisonnement et roule ma poule.
Sers moi un poulet cuit sous vide avec une mayo au siphon je te déglingue le truc (si au final ils l’ont d’abord cuit sous vide je sors, je vous le promets…) alors qu’un bon volatile fermier qu’il faut attaquer à la dent et pas à la cuillère, « nous ne sommes pas des bébés que diable! » posé sur une belle sauce tartare nappante qui t’en met plein les papilles, on frôle le bonheur!
Tartare de canette aux cerises, même combat, on y est, un poil de sucre, un poil d’acidité, la suavité de la viande crue, juste assaisonnement, parfait.
Tomates, burratina, si t’as le produit c’est facile et top, cqfd?…

 

Errances estivales…. Les Passionnés, Toulouse.

Tsatsiki pain de seigle, à mille lieu du mien et alors même que je revendique être au top de ce classique hellénique (please call me Rododopoulos), je dois reconnaître que je m’en suis régalé, très loin des standards, ça doit être ça…
Il faut aussi souligner quelque chose de fondamental (les soiffards, j’arrive sur les vins en suivant…), l’accueil. Certaines personnes portent sur le visage ce qu’ils sont, vous n’avez pas envie de les approcher et vous avez bien raison. D’autres, rien? bon c’est pas de chance ce sera à l’envie… ou pas.
Heureusement, d’autres comme David, le chef Passionnés, c’est tout le contraire, vous avez envie d’aller taper le bout de gras avec lui, de créer une tranche de vie, parce que le sourire est naturel, communicatif, il fait que la soirée a de grandes chances de se dérouler sous les meilleurs auspices. Ce fut le cas.
Bon, il faut avouer qu’il sert aussi des canons qui font sourire, Joli Mikulski, parfaitement Bain, Selosse VO, on en parle? (ce dernier fut le fruit d’un pari, il perce un peu la bourse sinon… là aussi c’est vrai, mais un pari est un pari), etc etc… HiPs!
Clap de Fin sur un magnifique Coteaux champenois d’Egly Ouriet. I’ll be back Governor!

Pour ce qui est de l’éclate, grosse gourmandise aussi au Solilesse Hier Soir. Petits « coustellous » d’agneau, provolone grillé, maïs, pop corn, pickles, un joyeux bordel démentiel en bouche, Boum!

 

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7 août 2017 1 07 /08 /août /2017 20:53

Ces écrits datent un peu, mais je les aime bien alors j'ai décidé de les publier aujourd'hui, j'espère qu'ils vous plairont au moins un peu ;)

C'est un article (plus très) récent (maintenant) de Franck Pinay-Rabaroust sur Atabula qui m'a donné envie de m'exprimer sur ce vaste sujet. On y lit notamment que les plats qui évoquent le plus l'enfance chez les personnes interrogées sont la saucisse purée pour 29%, le gratin de jambon coquillettes (24% qui ont gardé en tête le recyclage des pâtes de la veille en gratin…), le steak haché haricots verts (11%) et les oeufs cocotte (8%).
Il n'est pas dit si ces "chefs d'oeuvre" sont juste une évocation ou de réels souvenirs culinaires enchanteurs chez les sondés…
Il n'en demeure pas moins que l'élément important n'est pas là mais dans ce terme: "supplément d'âme". C'est ce que je m'emplois le plus à partager, à faire comprendre, le bonheur ne réside pas dans le dressage millimétré d'une fiche technique mais dans la bouchée qui va bientôt se déposer dans votre bouche, ouvrez les lèvres, vous sentez? elle arrive…
Et celle-là, elle peut aussi bien se trouver dans un restal culminant au World best restaurant, que chez Georgette, le PMU au coin de la rue.
Si vous saviez le nombres de Ficelles Picardes, binouses qu'on a pu se taper avec les copains au Lutetia (justement PMU), quartier Saint Leu, proche fac de droit, Amiens 80. A laper jusqu'à la dernière goutte la crème gratinée sur les bords, à racler le fond avec un quignon de pain jusqu'à y laisser des traces de mie! A se dire, "'tain si on s'en tapait une autre tournée!". C'était notre petit bonheur, les autres allaient au U, à la cafette, se taper un kebab, un Quick.
Mais nous, le cul posé sur les grosses banquettes en skaï du Lutetia, nous étions heureux de savoir qu'entre Droit administratif et TD de pénal (comprendre entre session skate et répét) nous allions nous prendre un bon orgasme buccal requinquant!
Et quand on sort d'un déjeuner, le diner n'est jamais très loin, heureusement.
A la même époque, le jeudi, c'était le soir des Zinzins, mais aussi des sybarites…
La fac ne nous voyait pas trop ce jour là, vous vous en doutez. Le matin c'était les courses aux halles faites grâce à la CB du pater qui me la confiait pour faire le plein de frometons chez P Olivier, je faisais quelques écarts…
Le vin était assuré par le Flo, son père étant grand amateur et collectionneur de Bourgogne… il n'a jamais opposé de résistance au fait de ne pas savoir qu'il nous permettait d'arroser plus que correctement nos agapes du jeudi…
Merci encore, je garde de mémorables souvenirs de vieilles quilles de Chassagne-Montrachet, Gevrey Chambertin ou Chambolle Musigny!
Mes souvenirs à moi ne sont pas à base de coquillettes, enfin je ne crois pas, maman?
Nous en parlons souvent avec mes frères et soeurs, aujourd'hui les femmes ne cuisinent presque plus, flemme, tv facebook, métro boulot dodo allez savoir, tout est bon pour y couper, et la parité merde???
Et oui, la parité, il n'y a pas de raison, mais qu'aurons comme souvenirs nos enfants (enfin pas les miens) "hum tu te souviens de la poêlée campagnarde fleurie Michon que nous préparait papa? et le colin Igloo de maman…"
Maman? elle travaillait et avait 4 enfants. Nos souvenirs à nous, c'est sa blanquette de veau, Fix (mon frère) a parait il presque réussi à trouver aussi bon… Ses hors d'oeuvre toujours parfaitement assaisonnés, salade de concombre, mâche betterave oeuf échalotes, ses gratins de chou-fleur, ses endives au jambon, ses poireaux vinaigrette, ses lentilles etc etc…

L'enfance, les émotions culinaires et le fameux "supplément d'âme"!

Et pis chez nous il y a toujours eu parité. Le week end c'était le domaine du pater, mais lui c'était de la haute, c'était le foie gras, les produits, le dressage, les terrines, les jus, les sauces. Encore aujourd'hui, pour une béarnaise, j'appelle maman, un beurre blanc papa. Maintenant il leur arrive aussi de m'appeler… Un aboutissement.
Et la cuisine de ma grand-mère… La reine des ficelles picardes, de la truffade en galette, de tous les desserts du monde, de tous les plats du monde, une grande! Et c'était pour tout le monde pareil! Je me rappelle des bastons de cousins dans le Cantal pour chourrer les places des autres au déjeuner Ris de Veau… C'est que nous étions une tripotée, difficile de sustenter une quinzaine de bouches baveuses en même temps!
Ce sont les enfants qui expriment le mieux les choses, pas les "grands" qui s'en foutent. Ce n'est pas beaux une tripotée de chiards se battant pour avoir le droit à son écuelle de ris de veau? Moi je trouve que si. Surtout s'il est permis d'avoir un petit ballon de rouge…
"Il se perd un peu" pensez vous… un peu mais pas tant que ça. Car ce fameux supplément d'âme, je l'ai maintes et maintes fois connu, ce "P….. que c'est bon" à la première bouchée, le bonheur de la table, des mets, d'aimer!
Une saucisse purée tiens, l'un des plats cités. Ce peut être des chipolatas sous vide, ou pire des trucs Herta, accompagnées d'une bonne mousseline, ou alors, une bonne grosse saucisse de Toulouse, d'Auvergne ou d'ailleurs, dont on aura déglacé la poêle à l'eau pour avoir un bon petit jus qui viendra remplir le puit creusé dans la jolie purée faite de vraies patates, beurrée, crèmée, bonne quoi.
Ce supplément d'âme il est nulle part et partout à la fois. Dans ses délicieux raviolis vapeurs/frits maisons dégustés pour une poignée d'euros dans une petite cantine chinoise du 17ème, comme dans cette alliance de champignons de Paris, merlu, épinards et grosse sauce beurrée chez Arcane( Paris 18).
Mais il ne vient pas de nulle part, je revois encore le visage de Jean-Michel Carrette (les Terrasses à Tournus) me faire goûter un truc les yeux brillants, le sourire au lèvre pour conclure sur un "alors c'est pas bon ça, c'est pas un truc de fou…".
Les mêmes yeux brillants d'Hamid Miss (la Pente Douce, Toulouse) samedi dernier qui, passant délicatement sa main sur la face humide d'une grosse crapaudine tranchée me dit: "c'est pas beau ça…" avant d'en découper une belle tranche pour mon fils juste assaisonnée de fleur de sel et d'une belle huile d'olive.
Aimer, c'est ça le supplément d'âme, ce n'est pas savoir mais aimer. Combien de repas dans des gastros ou des bistrots ne valent même pas la peine d'être vécus?
Ce fameux supplément d'âme, il faut être capable de le faire ressortir, mais il faut aussi être capable de le ressentir sinon à quoi bon…

N'hésitez pas à donner votre interprétation de ce "supplément d'âme", votre vécu, car c'est là l'essence même... vivre.
 

 

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4 avril 2017 2 04 /04 /avril /2017 10:21

Il ne faut pas tellement plus qu'un marché pour inscrire sur la porte du frigo le plat du jour!
Dimanche dernier, marché de l'Union, l'artisan laitier avait bien du mal à distribuer sa plaquette de yahourts et autres spécialités lactées bio au milieu des soutiens à Le Pen, Mélenchon, Hamon et consorts! "Ce n'est pas politique m'sieurs dames..." , m'a bien fait rire le bougre!
On y est, le marché commence à avoir un peu de gueule, on sort des choux, patates, l'hiver se tire enfin, ça verdit! Quelques asperges, des morilles de l'Aude, un gars bien comme il faut (permaculture et cie) me file des fleurs de brocoli et des tiges de roquettes sauvages en fleur. J'ai de l'ail des ours à la maison.
Quelques oeufs bios pondus le 1er avril qui ne sentent pas le poiscaille et qui se rétracteront d'eux même dans l'eau frémissante vinaigrée, je suis pas mal!
J'allais presque oublier ces magnifiques bottes d'oignons grelots nouveaux! Oups.
Mine de rien, j'ai lâché tous les ingrédients en introduction, après ce n'est plus que du dorlotage, de l'amour, flattons tout cela au feu et à table!

 

Miam! Et fichtrement printanier... Asperges, morilles et Cie.

Asperges violettes blanchies à l'eau frémissante 4-5 min puis revenues tranquille à l'huile d'olive avec gousse d'ail, romarin, thym et laurier.
J'hésitais à alimenter les morilles des classiques Arbois, jus de viande, crème mais n'en ai rien fait, trop mignonnes, juste tombées au beurre. Un poil d'échalotte ciselée, sel, poivre seront bien suffisants.
Oeuf mollet à la loyale, eau frémissante bien vinaigrée, si le coco est ultra frais ça se fait tout seul. 3 minutes c'est ça non? je le fais à l'oeil et au doigt...
Une petite tombée minute d'ail des ours et de fleurs de brocolis à l'huile d'olive et basta, ne reste plus qu'à essayer de dresser de façon harmonieuse tout ça et bonne appétit!
Si quelqu'un le tente, mangez d'abord les morilles en les mélangeant au coco pour un profiter pleinement, sinon comme tout délicat champignon, sa saveur sera altérée par la puissance printanière verdoyante!
Bon Ap!

 

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28 mars 2017 2 28 /03 /mars /2017 09:35

Il y avait l'archi connu, celui de Montmartre, et le mien, Winston, mon premier chat. 
Un vrai matou, un déglingo de la gachette, coureur, bagarreur, moqueur, pas un tafiolo de canapé le gars. Plutôt fugueur, aventurier, à revenir 3 jours après la fuite l'oreille à demi arrachée d'avoir forcé le respect du quartier, RIP mec! Hommage.
Le chat noir de la ville rose est plutôt peinard lui. A une encablure de la place Saint Aubin, il déroule une cuisine de bistrot simple et correcte.
A vrai dire on m 'en avait vanté les mérites, les vins et tout le tintouin.
Niveau vin ils ont dû écluser pas mal, carte courte et très moyennement intéressante, c'était mieux au début m'a t'on dit.
Quant à la boustifaille c'était correct mais peut faire mieux. La salade Caesar est un plat reconnu, mais là, définitivement trop aillé, sur un lit de pousses d'épinard... Hum!

 

Les doux ronrons du Chat Noir, Toulouse.

Ces "détails" oubliés, la salade était fraîche, sympatoche et bien garnie, face au gros matou de la baie vitrée ensoleillée, c'était pas mal!
Bouillon de cochon très bon en lui même mais les morceaux de cochons aurait mérité d'être prélevés ailleurs sur Copain, du jarret ou de la joue auraient été mieux appropriés selon moi, comme le sésame, avec parcimonie, c'était gagné.
Dessert d'agrumes tout en légéreté toujours parfait pour conclure un déjeuner!
Ambiance chouette, accueil charmant, je me réserve le droit de penser que je suis tombé sur une semaine moyenne tant certains aminches m'en ont fait la gloire!
Si vous y allez aujourd'hui, je viens de voir le menu, palourdes ail et coriandre suivi d'un risotto de langue d'oiseau aux asperges, Ossau Iraty... ça sonne plutôt doux à mes oreilles ça!

Le Chat Noir. 8 rue Maury . 31 TOULOUSE . 05 31 54 13 29

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5 décembre 2016 1 05 /12 /décembre /2016 21:15

Ancien graffeur, Olivier qui a eu la gentillesse de me faire ma nouvelle bannière et avant tout graphiste et peintre en lettre!

Voici quelques une de ses réalisations, et si cela vous inspire n'hésitez pas à faire appel à lui pour vos devantures et Cie, ça aura de la gueule!

Changement de Bannière! Et on dit merci qui??? Merci Olivier Gaudry!
La dernière en date

La dernière en date

Changement de Bannière! Et on dit merci qui??? Merci Olivier Gaudry!
Changement de Bannière! Et on dit merci qui??? Merci Olivier Gaudry!

Contact: Olivier Gaudry/ A la Lettre: 06 62 65 26 63                                          

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28 novembre 2016 1 28 /11 /novembre /2016 19:22

Franchement, voilà un plat efficace, pas franchement compliqué, qui ne pourrira pas trop le timing de votre soirée, bref, pas loin d’être parfait! Merci pour les lauriers!
Je me suis basé sur le souvenir des vendeurs ambulants de riz aux pois chiche d’Istanbul, sur le plaisir de trouver dans de nombreux plats du yaourt, des herbes, des épices, sur les souvenir de viande grillée au bord du Bosphore et franchement, je m’y suis presque retrouvé! A vous de jouer!
Niveau ingrédients, il faudra gérer pour une tablée de 4 minimum, la base étant une épaule d’agneau confite. Vous n’êtes que 2? seul? Alors préparez vous à en manger pendant un bon bout de la semaine, à vous de voir...
Donc, prenons déjà une épaule d’agneau, ensuite, il vous faudra du riz fin style thaï (oui je sais merci, ce n’est pas turc) cuit puis refroidi (au rice cooker c’est bien), une gousse d’ail finement détaillée, un oignon coupé en morceaux, un oignon rouge, des amandes effilées, du yaourt, quelques brins de persil et de menthe, un oignon rouge, du sumac, du quatre épices, sel et poivre.
Pour l’épaule je ne m’emmerde pas trop, je la masse bien avec du 4 épices et du sumac puis je l’arrose d’un peu d’huile d’olive et je la mets avec un bon verre d’eau dans le fond du plat au four pour 3h à 150C. Je la retourne au bout d’une heure et la remets en place une heure après.

L’Epaule d’agneau qui tue en mode souvenir d’Istanbul!

Lorsqu’elle est bien confite, je l’effiloche à la fourchette, jette les os et remue bien la chair avec le jus de cuisson pour qu’elle soit bien juteuse.
Le reste est très rapide. Je fais chauffer à fond de l’huile dans un wok avec l’ail émincée. Dés que ça crépite,je balance les oignons et 1 min après, le riz. Je le laisse un peu croustiller, je remue, ça ne dure pas plus de 5min, sel, poivre et basta!
Pendant tout le temps de la cuisson de l’agneau, je n’aurais eu qu’à faire griller un peu les amandes à sec dans une poêle, à émincer les feuilles de menthe et à trancher l’oignon rouge très finement à la mandoline.
Pour dresser harmonieusement ce petit morceau de bonheur, je dépose du riz dans un emporte pièce, puis je monte dessus des morceaux d’agneau. Ensuite je jette quelques amandes, je fais couler du yaourt juste remué avec huile d’olive, sel et poivre, de la viande jusqu’à l’assiette. Je fais tomber des brins de menthe, dépose quelques feuilles de persil sur le dessus, quelques lamelles d’oignons rouge puis je saupoudre un peu de sumac sur le yaourt et les oignons, c’est bon!
Bon appétit!!!
 

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22 novembre 2016 2 22 /11 /novembre /2016 10:47

C'est vrai que ça fait un moment qu'un gastro ne s'est pas baladé sur Rod'n'Roll et pour cause, je m'y emmerde assez régulièrement. Le classique type du genre est envahi de services pompeux, de cartes des vins d'un autre temps et d'assiettes clean, bien dressées mais chiantes à souhait.
Je n'en fais pas une généralité, car heureusement c'est loin d'être le cas partout, mais quand je tombe dessus et qu'à la fin je dois balancer 2 billets verts, ça me fait mal là où vous savez...
Bref, me v'là dans mon 18éme habituel, trajet routinier que je ne vous referai pas une énième fois, ah tiens en passant, Mario la prochaine fois on y va mollo, 5 ouzo c'est trop! 
Dîner de Beaujolais à la Rallonge avec les copains, top comme d'hab et au détour d'une conversation, on me cause d'un nouveau resto tenu par un jeune couple non loin de là, l'Arcane, rue Lamark.
Difficile d'organiser un repas la tête et le ventre vide quand on sort d'une soirée Beaujolais et d'une veille nourrie au poulpe de Manu (Noun) et à l'andouillette sur le zinc à 2 plombes du mat de Thierry Breton!

 

Gastro quintessence. L'Arcane. Paris 18.

Et puis ça s'est fait, comme d'habitude, la faim revient assez vite, cela m'étonnera toujours mais c'est ainsi!
Me voici donc attablé à l'Arcane un samedi midi, frais et ensoleillé, tout comme moi quoi!
Menu surprise, pas le truc qui me gêne trop, j'aime tout et cela m'évite de choisir toujours la même chose mais sachant que Laurent Magnin, le jeune chef a fait ses armes notamment chez Philippe Rochat, Philippe Mille et surtout feu Benoit Violier (pour ce qui m'interessait aujourd'hui), j'aurais bien aimé une petite suggestion sauvage, volante, qui pour sûr aurait perdu des plumes sous mes crocs!
Queneni! ça viendra j'espère...
Accueil décomplexé et vraiment charmant, le sourire et la joie ne quitterons pas de tout le déjeuner Sophie Keller (compagne du chef) et cela rajoutera encore à la jolie béatitude du moment.
Tout y est! Dressage au millimètre à l'image de cette jolie petite mouillette accompagnant l'oeuf coque au topinambour qu'on aurait pu apercevoir en levant la tête tellement le nuage goûtu s'évaporait sous la langue. Ou sur le foie gras et poire condimentée magnifique.
Taille d'une académie que l'on ne voit pas à tous les coins de rue mais plutôt dans quelques rares grandes maisons. Duxelle de Paris mini mini (j'ai encore du taf) et découpe ultra précise du champi sur une alliance classique et parfaite d'un merlu, épinard, champignons de Paris, accompagnée d'une sauce beurrée à se damner.

 

Gastro quintessence. L'Arcane. Paris 18.

Jus, sur un onglet de veau nickel, de petites ravioles de navet fourrées au chou rouge et une mousse d'un joli violet (du même chou vous l'aurez compris) sur assiette sombre, millefeuille de pommes de terre délicieusement confit. Pour le rab de patate ce sera version divine purée dans ramequin sur le côté.
Dessert et mignardises du même acabit, on sent que la pâtissière ne vient pas de chez Paul! (Elise Guiroy s'est notament baladée au Bristol et au Georges V) Terrible millefeuille Tatin, crème double et une guimauve en mignardise à pleurer!
Voilà, l'enthousiasme fut partagé par toute la tablée, une belle maison, décomplexée mais d'une maîtrise sans faille, à suivre! Si y'a du volatille, j'y retournerai en janvier, c'est dit!
Et pis j'aime bien les chefs à toque!

L'Arcane . 39 rue Lamark . Paris 18 . 01 46 06 86 00

                                                          www.restaurantlarcane.com

 

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5 octobre 2016 3 05 /10 /octobre /2016 18:11

Les plus assidus lecteurs ne manqueront pas de faire la comparaison avec mon carpaccio de veau monté sur une grosse frite coulante de cantal et ils n'auront pas tort. La base est à peu près la même, à ceci près que la mâche est différente et la façon de cuire la tome fraîche de Cantal vraiment sympa.
Seul au pays, pas de raisons de se laisser abattre. J'avais bien sûr fait ma petite pause œnologique à Caussade afin de me prendre quelques quilles de Puffeney et Tissot chez Laurent Zimmerman. Mais aussi pour claquer la bise à l'ami William et enfin visiter son joli Ô Gourmandise. Evidemment, il ne m'a pas laisser repartir les mains vides et a fait le bonheur de tous les convives invités chez ma tante le soir même! top.
Bref, me voilà chez Yann (hôtel du commerce, Pleaux 15) en train de taper le bout de gras, café croissant. Ou peut être était ce chez Nadine et Jean Marc autour de midi et d'une Salers? Je ne m'en souviens plus bien.
Toujours est-il qu'à un moment, je me suis demandé pourquoi me contenter d'un morceau de barbak au cantou alors qu'un brin de cuisine lorsque l'on est tout seul ce n'est quand même pas le Pérou!
Parce que découper en tartare un morceau de veau en solo, c'est quand même plus rapide que pour six, et je ne vous parle pas de la réussite des tuiles crousti moelleuses de cantal...
Allez je vous embête avec mes histoires, il vous faudra donc, bande d'égoîstes (pour 2,4,6, multipliez les doses):

Cantal Sourire, tu fais un tartare de veau, noisettes et crousti moelleux de tome fraîche!

Une escalope de veau, 3-4 noisettes, un morceau de tome fraîche de Cantal de 15 cm de long pour un de large et un d'épaisseur (à peu près hein, vous doutez bien que j'avais pas un double décimètre dans le calbar...), sel poivre, huile d'olive, un brin de citron, de l'estragon et parce que j'ai voulu être fidèle à ma réputation de fleuriste, quelques fleurs sauvages (faites gaffe de ne pas cueillir n'importe quoi).
Le déroulé est tout simple, couper le veau en tous petits dés. Dans un bol, l'assaisonner avec huile d'olive, sel poivre et citron au goût, rajouter l'estragon finement ciselé.
Ouvrir et broyer légèrement les noisettes puis poser la "languette" de tome sur une poêle chaude en surveillant bien. Elle va fondre, ne pas la laisser trop s'étendre et la sortir dès que le dessus est complètement fondu, normalement le fond sera croustillant, assaisonner de sel et de poivre.
Pour le dressage j'ai choisi de faire une vague de ma tome et d'y déposer une belle quenelle de veau, tels un surfer dans son tube quoi... Puis j'ai parsemé quelques brisures de noisette, des feuilles d'estragon, des fleurs de mauve du champ d'en dessous et des fleurs de sauge.
Après, rien n'empèche de zester légérement le veau, de parsemer un peu de piment fûmé sur la tome coulante etc etc (je dis cela car je ne me rappelle plus exactement ce que j'ai bien pu faire d'autre...).
Et voilà, reste plus qu'à manger et je vous assure que la fraîcheur du veau liée au coulant "gras" de la tome, au croustillant, c'est vraiment pas mal du tout!
Bon appétit les loulous!!!


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28 septembre 2016 3 28 /09 /septembre /2016 17:20

J'en parlais il y a peu dans mon post sur le restaurant Place Mage, et bien ça y est, Le Rocher de La Vierge a ouvert hier, à 2 pas du marché Cristal et donc à une cabriole de La Pente Douce.
Mika, le nouveau proprio régaleur était auparavant chef au bistrot de l'Esquille rue du Taur, et sans y être allé, je sais qu'il aimait, outre les plats de zinc genre bavette frites, proposer de petits "retours de marché" fleurtants souvent avec l'abat bien sympatoche!
Bref, c'est cool, tout à fait le genre de resto pouvant devenir la cantine de prédilection de pas mal de monde!
Déjà, un menu à 15 balles sur un E/P/D pour du 100% frais de l'instant, vous en redemandez déjà pas vrai? Et je n'ai encore parlé de rien bande de coquins, voyez la suite...
Ce midi, il était donc possible de se faire par exemple une langue de veau panée aux amandes sauce tartare, suivie d'un merlu et couteaux pour finir sur un crumble de pruneaux. Pour le classique viandard et ça j'adore l'option, il était aussi possible de se claquer en plat une bonne bavette de Simmental, frites! top.

Tout Nouveau tout Bon! Le Rocher de la Vierge, Toulouse. Amen.

Pour ma part, avant une petite poêlée de jolis couteaux bien charnus, pancetta. Je me suis tapé une petite bolinette de Pieds Paquets parfaite en tout point pour me mettre en appétit.
Je me demande d’ailleurs si cela ne devrait pas être une obligation de se préparer la bouche avec de la tripaille, m'étais déjà fait la remarque à la Pente Douce en dégustant leur tonitruante cassolette de tripes.
Ca vient vraiment ouvrir l'appétit et préparer la cavité buccale (ok ça fait un peu dentiste...) aux agapes à venir. C'est suave, nappant, cela vient enlever tout goût potentiellement présent pour en laisser un de toute façon bien plus agréable qui viendra préparer parfaitement la suite.
Un gorgeon de Fino en rama fut un accord pas loin d'être parfait par sa texture en bouche et sa vivacité.

Tout Nouveau tout Bon! Le Rocher de la Vierge, Toulouse. Amen.

Langue de veau panée aux amandes, sauce tartare. Je pense que tout est dans l'intitulé. Soit vous aimez la langue et vous bavez, soit vous n'avez rien compris...
J'exagère un peu, 'scusez moi m'sieurs dames, mais ça fait selon moi parti des abats "faciles", sans l'odeur de pisse des rognons (enfin, c'est ceux qui n'aiment pas ça qui en parlent, moi j'adore...) et sans la texture placide et spongieuse de la cervelle (j'adore aussi, surtout en beignets par J Navarre ou meunière à la Table d'Auzeville!). Tout ça pour dire que c'est le plat parfait pour s'encanailler autour d'un bon carafon de rouge!
Une bonne brebis bien confite, houmous et petits légumes croquants et c'est moi qui commençait à confire, très bon, encore une jolie gourmandise!

Tout Nouveau tout Bon! Le Rocher de la Vierge, Toulouse. Amen.

Ce qui est bien c'est que le Rocher de la Vierge est conforme à l'idée que je m'en faisais, un lieu "copain" si je puis dire. Un grand zinc, des bières pressions, un mobilier vintage dépareillé, pas du voltex froid à 1000 boules le repose cul mais du vrai, du chaleureux. Pas de "devanture", juste un rideau de féraille remontée et le bruit rassurant de la salle.
En fond, le chef d'orchestre opère au piano, surement heureux de voir le bonheur s'agiter devant lui.
Niveau bibine, c'est pour le moment court mais pétillant et brillamment servi par le truculent Borja. Venu tout droit de sa Catalogne et du Bar Brutal à Barcelone, il a pris l'option pas de carte figée mais plutôt évolutive, changeante, afin d'être au plus près des plats servis sur le Rocher! ça me va.
Allez j'ai un seul petit reproche, tout avait changé depuis hier et je me serais bien tapé l'osseline de bœuf, oreille de cochon en salade très Thaï! Comme ça, vite fait, en dessert, ce n'est qu'une salade après tout! M.... alors!
Bon, j'en ai fini, courrez y! Vous me direz...

Ouvert du mardi au vendredi midi, samedi ou lundi à déterminer... et jeudi et vendredi soir.


Le Rocher de La Vierge . 40 rue Merly . Toulouse. 05 34 30 80 38

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12 septembre 2016 1 12 /09 /septembre /2016 14:41

La petite nouveauté de la rentrée est là, en lieu et place de l'ancien Fazoul. Ce sont pas emmerdés pour le nom, pas besoin de chercher des heures sur google map pour situer le bouge!
C'était l'une des ouvertures attendues de la collection automne hiver 2016, reste Mika (ex bistrot de l'Esquille) sur son Rocher et Toshi (ex sommelier de la Pente Douce) accompagné de son compère Japo-parigot!
Mais ces derniers viendrons plus tard, alors restons plutôt sur ce premier déjeuner place Mage où Philippe Ducos et son staff n'ont pas défailli! A 22 balles l'entrée/plat/dessert, on n'a vraiment pas la sensation de se faire amputer d'un membre, on est même plutôt souriant, content d'y être!

Tout nouveau Tout bon! Restaurant Place Mage, Toulouse

Brandade de merlu glacée aux herbes de toute fraîcheur comme annoncée, manquait peut être un poil d'assaisonnement pour vraiment performer, un brin de pickles en plus, un zeste d'acidité et boum! ça claquait. Je chipote car c'était très bon, mais quand même...
Même petit problème d'assaisonnement sur le plat. Boeuf parfaitement cuit, généreux, joli jus et légumes croquants, mais manquait aussi ce petit tour de moulin, alors vous me direz, j'ai des mains, c'est vrai...mais quand même.
Dessert parfait, délicieuse glace à la poire, mousse praliné et craquants aériens... mais quand même... non je déconne, top!
Un déjeuner qui ne déçoit pas, quelques petits trucs à régler selon moi pour véritablement atteindre le "top" et quand cela se situe au niveau de l'assaisonnement ce n'est pas très compliqué donc cela devrait rouler tout seul!

Tout nouveau Tout bon! Restaurant Place Mage, Toulouse

Voilà une cuisine semi gastro qui fait la part belle aux légumes (l'autre entrée était un croque légumes et l'autre plat un millefeuille de courgettes, tout légumes), à la fraîcheur, avec de justes cuissons, de jolis jus, il devrait y avoir moyen de bien s'y régaler, et pas qu'une fois!
Rajoutez à cela un cadre agréable, l'accueil charmant et le service décontracté, un bel avenir devrait se dessiner Place Mage je pense...
Côté vin, c'est le début, mais il faudrait que la cuisine puisse s'accompagner davantage de breuvages, menfin, we'll see comme dirait... on verra quoi! Allez on se revoit bientôt, vais essayer, je dis bien essayer d'être plus régulier!

Restaurant Place Mage . 2 rue Tolosane . Toulouse . 05 62 26 39 64

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