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14 mai 2014 3 14 /05 /mai /2014 17:06

On revient un peu en arrière, même carrément au début.
Chapelle Sixtine en ligne de mire, 3h dans le musée du Vatican pour enfin accéder au Graal que seuls quelques saints hommes peuvent admirer sans ce noyer dans un melting pot humain digne de l'arche de Noé (les lieux n'en demeurent pas moins saisissants de beauté).
Éclaté sur un banc dans les jardins, je check les lieux en espérant trouver une feinte pour accéder à Saint Pierre toute proche sans passer par la case départ… Oh qu'à cet instant j'aurais aimé être ce gros pigeon, là… non pour chourer le morceau de Doritos tomber du paquet d'un petit américain en goguette papale mais bien pour aller saluer Jésus d'un coup d'ailes.
Cette petite pause verdoyante m'aura au moins permise de me remettre des odeurs encaissées par mes sensibles narines lors du périple dans le Saint Siège.
18h30… p'tit coup de fil de Benedetto, rdv dans une heure au Bar Del Fico, juste le temps d'aller changer de pompes et de passer devant Saint Pierre d'une enjambée, à défaut d'ailes.
Un spritz, quelques lucques, un sourire pour la serveuse coupé net par un coup de fil des copains Palois, "c'est à petaouchnok ton resto"… Et oui on ne se refait pas, après Amsterdam où le chauffeur de taxi avait cru à une blague lorsque nous cherchions le restaurant As, rebelote ce soir à Rome (c'était quand même moins improbable que chez les Néerlandais) mais pour nous seulement, car le taxi, lui a trouvé en 2 temps 3 mouvements…
Entrée avec sonnette à l'angle d'un immeuble, "Buonasera", oups! tout le monde est en costard, moi en Vans/chemise "bucheron"… ah! Mais j'aperçois le Pierrot au fond, et me rends compte qu'on a le même feeling niveau carreaux, je me sens mieux.

Rome. Une belle mise en jambe avec ce premier dîner: Acquolina Hostaria.

Petites portions pour mesdames, menu dégust pour nous, les hommes, c'est pas ça mais c'est qu'il commence à se faire faim quand même. La panières venu se poser devant nous remplie de petits pains chauds maisons l'a bien senti d'ailleurs… elle n'a pas fait un pli.
Quoi! il y avait des petites écuelles d'huile d'olive? ah bon, pas vu…
Superbe mise en appétit avec une déclinaison autour du poisson cru, mentions spéciales pour le maquereau juste mariné/brûlé et la superbe huître/sorbet oignons pickles et croûtons, sa fraîcheur m'a éclaté les dents mais c'était remarquable!
Oui, j'y pense et j'ai oublié de le mentionner, mais Giulio Terrinoni (le chef vous l'aurez deviné) ne sert que des produits de la mer.
Globalement le repas fut très agréable, avec quelques trucs bizarres, un plat signature sans réel intérêt, ce petit carré de "gratin de morue" aurait sûrement préféré la gourmandise d'une portion généreuse mais qui n'aurait du coup plus collé dans le cadre d'un gastro.

Rome. Une belle mise en jambe avec ce premier dîner: Acquolina Hostaria.

Des carbos de la mer sensass pour qui aime la mer et son sel, œufs de poissons/parmesan et poutargue.
Riquiqui mais costaud risotto, m'en serait bien mangé un bol entier. Gros raviolis et petits calamars remarquables dans leur bouillon, pas mangé d'aussi bons depuis Rino.
Rouget et asperges contents de barboter dans une joli crème au fromage, superbe bonite en croûte avec son jus corsé et ses petits champis, un régal de gourmandise.
Bref j'en passe mais on est tombé d'accord avec mon Pierrot, on écarte 2-3 plats et on double les autres tellement certains étaient tops!
Sommelier au firmament, tellement que tu peux fermer les yeux et te laisser guider… j'hésitais entre un Valentini à 80€ et un Pepe à 30€ (pour un petit rouge de fin) et il m'a sorti un petit rosé top du même Pepe à 24€…
D'ailleurs, carte des vins remarquable et à prix d'ami!
Bref une adresse qui envoie quelques plats vraiment très bien sentis, une équipe sympatique comme tout et un vrai sens de l'animation; Un gars avec mocassins "pompon" qui passe sa soirée devant les 3 téléphones portables qui lui cachent sa magnifique femme enceinte; Un animateur de Gulli ou un joueur de foot? (on a jamais su) se faisant photographier avec des jeunes filles toutes rouges, bref une soirée comme on les aimes par ici!!! Buonasera!!!
Plats en portions ou demi et menu à 90 et 120€

Acquolina Hostaria . Via Antonio Serra, 60. Roma . +39 06 333 7192

www.acquolinahostaria.it

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6 mai 2014 2 06 /05 /mai /2014 17:52

A un moment il faut faire un choix, je m'étais dit un ou deux gastros, pas plus…
Acquolina était déjà réservé, alors j'ai laissé le copain Benedetto faire le choix entre Metamorfosi et Pipero al Rex.
Le romain ne s'est pas emmerdé, il a choisi le nom qui lui plaisait le plus et qui permettait l'esbroufe de langage, Metaaaaamorfosi!
Bon, il se trouve que le jeune chef talentueux de Pipero est l'ancien second de notre chef de la soirée: Roy Salomon Caceres, colombien d'origine, maintenant étoilé Romain.
Réservation tardive signifie apéro lungo, et vas y que je te remets un spritz! l
La terrasse pluvieuse du cafe de la pace est nôtre, buvons à la santé des braves qui bâtirent la Rome dans laquelle nous festoyons ce soir!
Trajet rocambolesque dans une ville où la pluie tient bien le pavé, je pense qu'à certaines intersections, j'aurais pu me baigner, c'est dire…
Enfin, après quelques jurons je l'avoue, la petite devanture voilée par un rideau "humide" nous faisait face, paraît qu'une petite bouteille de blanc ferait sécher plus vite les plumages détrempés?
En tout cas le cadre est chouette, moderne comme il faut, cosy, le personnel avenant et le menu à s'en lécher les babines!

Rome. Metamorfosi! Une évidence…

Et là, le truc qui fait que le dîner sera forcément bon est déposé au centre de la table. Une petite boule de pain aux céréales brûlant à rompre entre amis et une crème glacée à l'huile d'olive ( version inoubliable de l'habituelle couple gressin/huile d'olive présent dans à peu prés tous les restaurants) à tartiner… aie aie aie caramba!
Après une mise en bouche du diable sous forme de crème légère de pomme de terre, moules, petit jus d'herbes, les entrées se posent délicatement devant nous.
Carpaccio de Gamberi (grosse crevettes rouges), avocat et crème d'huître remarquable en tous points, c'est frais, iodé et ça laissera le bon goût du reviens-y… Comme le ceviche bien accompagné d'un condiment à base de tomate verte (pas mûre) incroyable ou la mozza et épinard cachés sous leur voile blanc et poudre d'olive.
L'oeuf à 65°C se planque lui dans une crème aérienne au pecorino et le guanciale, soufflé, apporte un croustillant dingue, bref, un oeuf carbo fou de gourmandise…

Rome. Metamorfosi! Une évidence…

L'inévitable plat de pâtes arrive, des Taglioni, café blu montain et truffe. Délicieuses, les pâtes fraîches au café se marient à merveille avec la truffe et le vieux parmesan, ça balance joliment en bouche, un réel plaisir.
Pluma de porc parfaite et simplement accompagnée de condiments prune et piment, plus simple, le plat n'en demeure pas moins très bon de par la justesse de l'équilibre entre un produit remarquable et 2 jolis condiments.
Dessert qui ne pouvait me faire plus plaisir, enfin, la vérité c'est que j'ai chourré celui de ma femme car l'accord pomme, rhubarbe et cardamone m'avait fait saliver dés son énoncé et il est rare qu'un dessert me fasse cet effet là…
Allez un dernier verre du Montepulciano d'Abruzzo d'Emidio Pepe et il sera presque 2h, soit l'heure d'aller taquiner le bitume Romain en chantant l'Ave Maria de Beyonce, moi qui croyait n'écouter que du punk???
Cette ville rend fou.
Ciao bello e bella… i  Metaaaaaaamorfosi!!!
Menu à 70, 80 ou 100€. Vins de bonnes factures point trop onéreux.

Metamorfosi . Via Giovanni Antonelli, 30 . Roma . 06 8076839

                                                metamorfosiroma.it

 

Allez, pour le fun je vous rajoute l'Ave Maria de m'dame Beyonce!!!

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30 avril 2014 3 30 /04 /avril /2014 18:35

Pour tout épicurien qui se respecte, et j'avoue que j'ai du respect pour moi-même ah ah! Roscioli est LA halte romaine obligatoire, le top.
De la charcut' de fou, une cave à vin, des fromages italiens mais pas que à se damner, un Forno où se taper une belle part de pizza, un resto et Romeo.
Romeo, c'est l'annexe "Papale", un magnifique resto moderne à 2 pas de Saint-Pierre créé par Alessandro et Pierluigi Roscioli, associés à Fabio Spada et Cristina Bowerman (Glass Hostaria, 1* Michelin).
Bref pas des rigolos du frigo, exit Buitoni et Panzani, ici il y a du produit et on le voit dés l'entrée pleine de pastas de blé dur exposées dans toute la splendeur due à leur rang.
2-3 marches et ça y est, la machine à fantasmes est en marche, un "forno" plein de pizzas blanches ou garnies fleurs de courgettes/anchois nous fait frétiller. On sautille ensuite devant le bac rempli de magnifiques Burratas di Pisignano (Pouilles) i Bufala di paestum (Campanie), le passage de la grosse meule de parmigiano se fera lui en moonwalk, car là, on attaque les culatello, San Daniel, Guanciale, Mortadella et autres morceaux de bonheur!
Evidemment, ce passage "dansant" ne se fait pas sans heurts pour le porte-monnaie mais à force de dire que la carbo ce n'est pas crème fraîche/lardons, il fallait bien ramener un petit kilo de guanciale, pecorino et cie (à bien calculer d'ailleurs, pour ne pas dépasser les 20kg autorisés en soute…).

Rome. La Carbonara de Romeo, Chef & Baker by Roscioli.

Bon, passons aux choses vraiment sérieuses car la carbornara à Rome, c'est pas de la gnognote, et celle des Roscioli est souvent considérée comme la meilleure, en duel avec celle de Pipero al Rex (1* Michelin).
Alors je ne suis pas allé déguster celle de l'ex second du chef de Metamorfosi (article à venir) mais par contre je peux vous dire que la carbo de Romeo, et bien c'est une véritable tuerie!
"Spaghetoni Cavalieri alla carbonara" 15€ de bonheur. De belles grosses spaghettis dont il ne sert à rien de préciser la parfaite cuisson, magnifiques guanciale ( joues de cochon séchées) et duo di pecorinos de petits producteurs. Oeufs (dont il vaut mieux ne pas connaître le prix) des poules de Paolo Parisi (fournisseur également dal Pescatore, le célèbre 3 macs de la famille Santini) et joli poivre noir, bref, presque impossible à refaire chez soi à l'identique.

Rome. La Carbonara de Romeo, Chef & Baker by Roscioli.

Vous imaginez bien qu'elles sont délicieuses ces pastas, bien loin de celles que nos copines nous préparaient à dîner lorsqu'elles nous invitaient, mon frère et moi. Celles là-même que tout le monde connaît, oui oui, vous aussi… Pâtes pourries collantes et trop cuites, crème liquide, lardons Herta, un jaune d'oeuf pour 4 et gruyère râpé soyons fou, i viva Italia…
Les "Ravioli ricotta, parmegiano, carciofi e bottarga" étaient eux aussi à tomber, pour une fois la poutargue ne dominait pas trop et s'accordait à merveille avec les lamelles d'artichaut frites, un vrai régal.
Nous avions fait le choix de nous partager des assiettes à bases de Bufala et Burrata avec tomates semi-confites et pata negra 36 mois, culte du "produit magnifique se suffisant à lui même", ça me plaît.
Le tiramisù présenté en coque de chocolat n'a pas trop fait pâlir celui de ma femme, il était donc grandiose et cette petite phrase me permettra sûrement d'en déguster un prestement…ah ah malin.
La carte des vins suit le mouvement elle aussi,très joli Marina Cvetic de Masciareli pour nous ce jour-là, café e il conto!
La messe est dite, un petit signe de croix rendra hommage à notre magnifique déjeuner et au papa tout prêt, Amen i Ciao!!!

Romeo Chef & Baker. via Silla 26/a - 00192 . Roma (quartier du Vatican). (+39) 06 32 110 120 .

www.romeo.roma.it

Roscioli  Ristorente i Deli. Via dei Giubbonari, 21. Roma . (+39) 06 6875287 .
Roscioli  wine & food tasting . Via di San Salvatore in Campo . Roma .
Roscioli Bakery . Via dei Chiavari, 34 . Roma . (+39) 06 6864045

www.salumeriaroscioli.com

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29 avril 2014 2 29 /04 /avril /2014 17:41

Bah oui quand même, j'y étais pour Pâques...

Cappuccino Papa!
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24 avril 2014 4 24 /04 /avril /2014 17:22

Je pensais me laisser le temps de tout reposer avant de poser quelques mots ici mais mettre la video des "cacio e pepe" sur youtube m'a instantanément donné envie de me faire une bonne assiette de pasta!
Un petit déj frugal dans mon B&B du Vatican suivi d'une marche fructueuse, intellectuellement parlant, parce que pour mes panards ce ne fut pas la panacée; ont fait qu'à 14h, posé chancelant devant le Capitol, mon estomac criait famine, ma bouche: Taxi!
Pour dire, je n'ai même pas trouvé la pièce à jeter dans la fontaine de Trévi pour participer au 3000€ récoltés ici chaque jour dans la flotte.
Petite histoire avant de reprendre, pour ceux qui ne s'étaient même pas posés la question ou qui croyaient, comme moi mais ça c'était avant, que Trévi était un légionnaire, un centurion, un dieu, un roi un pape… Trévi signifie juste "3 rues" en italien (trivium en latin)…
Revenons à nos moutons (ce sera pané ce midi..) il est 14h30 et bientôt l'heure de retrouver les copains Romains et Roumain en transit de "Kluchke" (Cluj en Roumanie).
"Uno…o due bottiglie de pinot noir per favori!", estomac tu seras bientôt heureux mais gosier, celle-là elle est pour toi!

Je ne vais pas faire compliqué et écouter Filipo, "si prende il tonnareli cacio e pepe, questi sono i migliori de Roma, il cotolette di abbachio panate e tiramisù i basta!" ok ok je n'ai pas réfléchi un quart de seconde.
P A R F A I T . Une belle assiette de tonnareli "fromage et poivre" a répondu comme il faut à l'appel du ventre. Un régal et une belle mise en bouche pour mes côtelettes d'agneau panées et beignets de courgette, léger non? Plat traditionnel romain et spécialité "luce" de la trattoria Felice a Testaccio.
Le menu change tous les jours de la semaine avec quelques classiques dont le Cacio e Pepe toujours présents.
Une envie de Spaghetti con le vongole? Ce sera le mardi mais si par contre vous êtes plutôt Polpette di bollito, ce sera le jeudi…
Pour le Tiramisù, c'est tous les jours et s'il n'est pas classique, il est addictif!
Une sorte de crème onctueuse à l'Amaretto, un peu de chocolat coulant et du café au fond, une tuerie, pour le compte pas très tradi mais je répète, une tuerie!
Bref, une belle adresse classique de Rome à la fois plébiscitée par les Romains et les guides de voyage, donc mieux vaut réserver! Ciao

Felice a Testaccio . Via Mastro Giorgio (quartier Testaccio) . Roma . 06 57 46 800

www.felicearestaccio.it

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24 avril 2014 4 24 /04 /avril /2014 12:00

Alors fatalement, une fois le baluchon sur l'épaule, je m'y suis retrouvé comme par enchantement.

Tous les chemins mènent à Rome.
Tous les chemins mènent à Rome.

Vous l'aurez compris, dans les jours qui viennent ça risque de causer Pasta, mozza et centurions sur Rod'n'Roll... Ciao!!!

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22 avril 2014 2 22 /04 /avril /2014 19:50

En voilà une qu'elle est bonne, impossible de décevoir!
Peut-être juste que pour les réfractaires extrêmes au frometon il faudra se faire violence, mais bon franchement, cela en vaut la peine.
Niveau ingrédients, il faudra de quoi faire la crème au bleu soit un mélange de crème liquide et de bleu d'Auvergne. Pour les quantités, gérer à la bouche en fonction du goût voulu, plus ou moins "fromagé".
Par personne, ajouter un oeuf, une cébette, une tranche très fine de lard fumé et un dé de tomme fraîche de Salers, Cantal ou Laguiole. Quelques pluches de cerfeuil, un peu de piment fumé, sel et poivre.
Concernant la crème, chauffer puis mixer le mélange crème/bleu jusqu'à obtenir une consistance parfaite sans morceaux. Réserver.
Cuire les œufs 4 minutes à l'eau bouillante puis les refroidir aussitôt.
Pour la poitrine fumée, il faut faire des chips donc les cuire à poêle chaude jusqu'à belle coloration de chaque côté puis les réserver sur du papier absorbant, elles vont durcir.

Crème de bleu, oeuf mollet et tuile fumée de tome fraîche de Salers.

Enlever la première couche de feuilles des cébettes, enlever un petit peu de "vert", les blanchir 10 sec puis les colorer à poêle très chaude, coupées en 2 avec un peu de matière grasse.
Ne reste plus que les tuiles crousti/fondantes de tome fraîche, le cantalou en moi aurait dû y penser mais c'est une astuce de Pascal Barbot (Astrance, Paris)... Il faut faire fondre les dés de tome sur une poêle chaude et une fois la "tuile" formée, le dessus encore "coulant", les sortir et les saupoudrer de sel et piment fumé.
Enfin c'est l'assemblage! Disposer dans une assiette creuse l’œuf et la cébette en 2 parties. Verser un peu de crème au bleu bien chaude, déposer quelques morceaux de chips de lard et pluches de cerfeuil, puis, finir en déposant façon équilibriste la tuile de tome fraîche.
C'est bon vous pouvez servir et vous régaler!!!

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14 avril 2014 1 14 /04 /avril /2014 17:56

Comme disait Cloclo, "il fait beau, il fait chaud, il y a du soleil au fond des yeux, aussitôt qu'une fève, est amoureuse d'un petit pois". Alors quoi de plus beau que de se faire rencontrer les 2 amoureux dans un petit plat me suis-je dit…

La petites compo autour des 2 beaux se veut délicatement printanière, elle sourit à la vie et fera se régaler vos convives.
De jolis verts de saison, un gras blanc liant et un petit croquant des plus sympathique, addition: bonheur!
Pour la crème de parmesan (ou flan étant donné la consistance), il faudra pour 6 coupelles, 25cl de crème liquide et 150g de parmesan râpé par vos soins.

Petite crème de parmesan, fèves, petits pois et main de bouddha...

Pour la petite salade fraîcheur, la bonne quantité de petits pois et fèves (à voir avec votre producteur, maraîcher ou autres…), une belle huile d'olive, un zeste de main de bouddha (je suis conscient que tout le monde n'en a pas alors un citron fera l'affaire), une belle huile d'olive légère pour ne pas assommer nos légumes, sel et joli poivre épicé. Pour les herbes, j'ai mis de la menthe, de l'hysope et de l'oxalys pour l'acidité. Un reste de parmesan râpé pour les tuiles et basta!
Commençons par la crème de parmesan puisqu'il faudra la faire prendre au réfrigérateur:
Mélanger la crème chaude au parmesan râpé, bien remuer et mixer pour obtenir un mélange homogène, dresser dans les assiettes ou coupelles (pas trop trop non plus) et mettre au congélateur.
Éplucher les petits pois et fèves (laisser l'enveloppe claire), les blanchir (2-3 minutes à l'eau bouillante pour les petits pois et 1 minute pour les fèves) puis les débarrasser dans de l'eau très fraîche pour conserver la couleur.

Petite crème de parmesan, fèves, petits pois et main de bouddha...

Finir de nettoyer les fèves (enlever l'enveloppe protectrice), sécher et mélanger avec huile d'olive, sel et poivre en goûtant pour obtenir le résultat escompté.
Mettre le four en position grill puis saupoudrer un tapis de cuisson de ronds de parmesan (j'avais en plus fait quelques tuiles au pavot ou au piment fumé, top!).
Faire fondre le parmesan et débarrasser le tapis sur le plan de travail (l'action du froid va figer les tuiles).
Il ne reste plus qu'à dresser le mélange petits pois fèves sur la crème de parmesan, râper un peu de main de bouddha (ou citron) et disposer harmonieusement quelques herbes dessus.
On plante la tuile tels le drapeau de la victoire, à table!!!

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9 avril 2014 3 09 /04 /avril /2014 16:52

Lors de mon dernier séjour parisien, les plans avaient été bien évidemment dessinés à l'avance.
C'est que chez M'sieur David Toutain ou chez Sola, on n'y va pas à l'arrache là, comme ça, en passant, surtout un samedi.
L'improvisation s'est plutôt faite du côté de Saint Germain autour d'une délicieuse assiette de Siflard accompagné d'un petit Anglore d'Eric Pfifferling à la Crémerie. Cadre mini et charmant (regardez le plafond), grosse sélection de quilles natures et produits au top.
Un bel endroit tenu par Serge, un ancien architecte passionné de "vrais" produits, certes un peu bourru de prime abord mais oh combien sympa ensuite.
Ça, c'était le samedi midi. L’après-midi, lui, s'est déroulé tranquillement autour d'un café avec le frangin puis d'une petite marche "shopping" rue du poteau dans le 18éme.
Découverte d'un magnifique "Organic" Cheddar chez Marie Quatrehomme et de tous ses splendides frometons divinement affinés. Petite halte dégust d'un Sancerre de Sébastien Riffault chez un caviste indé au détour d'une petite rue, le frérot n'ira plus chez Cavavin ou Nicolas et c'est tant mieux!

Un dîner presque parfait chez Sola, Paris 5.

On esquivera le verre d'Ouzo chez son traiteur Grec (qui offre une alternative sympathique à Mavromatis) pour filer.
Il est 19h30, l'heure d'aller chercher l'autre frérot, puis madame, pour partir tâter de la cuisine de Yoshitake Hiroki chez Sola.
En fait, me fallait un titre et le "presque" s'est glissé dedans, influence cathodique? allez savoir, toujours est-il que j'ai la flemme de remonter la souris alors il va rester comme ça.
Car en effet, j'ai beau chercher, je ne trouve rien à redire à mon dîner chez Sola.
Peut être, mais ça devient habituel à Paris, qu'en sortant je m'étais promis de taper une côte de boeuf/frites/pot de morgon le lendemain pour changer des sempiternels accords herbes, bouillons, sous cuissons, légumes de chez intel etc… Mais c'était terrible et un poil moins "naturiste" aussi qu'ailleurs il faut bien le dire!
Bien installé dans la jolie salle poutrée principale (on peut choisir d'aller déjeuner agenouillé et déchaussé en bas), Il m'arrive direct devant les yeux un "mont blanc" dans sa petite assiette.  

Un dîner presque parfait chez Sola, Paris 5.

Certes le monticule de "spaghettis" est bien au marron, mais il cache foie gras, miso, gelée dashi, 4 champignons et truffes, bel accord de fin d'hiver, une véritable tuerie!
A peu prés tous les plats seront dans la même veine avec une émotion particulières pour ces "spaghettis" de patates (le chef doit rêver de udon la nuit) posées tranquilou sur du crabe, sauce ponzu et beurre noisette fûmé, vous voyez mes larmes? non, bien sûr…
Assiette de thon juste saisi, radis, kimizu et autres condiments dans l'air du temps, ça balance, ça contraste différemment selon la fourchette engloutie, c'est top!
Belles Saint-Jacques, orange, carottes et superbe cochon noir avec sa déclinaison de choux, le bar sera englouti dare-dare et les desserts assureront une fin majestueuse aux agapes, bref: No problem!

Un dîner presque parfait chez Sola, Paris 5.

Le chef Yoshitake Hiroki, passé entre autre chez Pascal Barbot à l'Astrance maîtrise à fond son piano, d'une précision redoutable, ses plats coulent de source, et m'ont régalé.
Pour vous dire, j'ai ressenti le même plaisir que chez Keï Kobayashi et dieu sait que j'adore sa cuisine.
Je n'avais pas aimé leur pâtisserie voisine pourtant adulée des "foodistas": Ciel (Sola veut dire Ciel en Japonais) qui pond des espèces d'éponges comestibles colorées. Mais j'ai vraiment passé un beau moment chez Sola. Je comprends maintenant pourquoi c'est l'une des adresses préférés de mon frère et ma belle soeur, à 48€ le midi, c'est une véritable aubaine!
Et à 98€ le soir, je ne me plains nullement, amplement justifié, à vous de jouer!

La Crémerie . 9 rue des 4 vents . Paris 6 . 01 43 54 99 30 www.lacremerie.fr

Fromagerie Quatrehomme et Apollon . rue du Poteau . Paris 18

Sola . 12 rue de l'Hôtel Colbert . Paris 5 . 01 43 29 59 04

www.restaurant-sola.com

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25 mars 2014 2 25 /03 /mars /2014 13:59

Et pour ceux qui ont regardé l'émission Top Chef hier soir sur M6, la première épreuve consistait à gagner par "orgasme culinaire" les faveurs de François Berléand et de sa femme par ko gustatif!
L'objet du combat: la tarte au citron. Le prix: la fameuse immunité et la commercialisation de la tarte "championne" au rayon pâtisserie de tous les Auchan de France.
Après la joute culinaire à coup de kitchen Aid, de zeste dans ta face et de jetés de coulis , la gagnante s'est révélé être Anne-Cécile Degenne, chef aux Philippines avec sa tarte aux citrons, gelée citron vert gingembre et meringue italienne.
Dés ce matin, notre Auchan toulousain a donc vu, comme tous les autres y'a pas de raisons, son rayon pâtisserie agrémenté de la jolie tarte au citron d'Anne-Cécile.

J'ai testé la tarte au citron Top Chef pour Auchan et…

Et le Rod, il était où ce matin? et bien justement à Auchan (mon job fait que je me balade souvent dans les galeries marchandes) devant le rayon pâtisserie.
Ni une ni deux j'embarque la bête, 9,90€ la belle tarte pour 4 voire 6 petits mangeurs, un tour en caisse et elle était mienne.
Un coup… deux, puis trois coups de couteaux, le fond de tarte est un peu hard à la découpe, et je croque dans la bête…
Résultat: les pâtisseries ont malheureusement du soucis à se faire.
Force est de reconnaître que la belle est bonne, le sucré domine certes la dégustation de la crème citron avec sa meringue italienne, mais la gelée cachée en dessous vient mettre un peps d'enfer à l'ensemble et ça swingue diablement en bouche. La pâte, dure à la découpe ne pose aucun problème aux crocs, elle pourrait être un brin plus fine mais elle passe très bien. Un beau résultat, ça fait mal mais je reste honnête, je me suis régalé…

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Qui ???

  • : Rod n Roll
  • Rod n Roll
  • : 150g de recettes, 225g de restaurants, 75g de pensées culinaires, que dis-je,d'envolées lyriques: C'est la gastronomade'n'roll. Shake it & Check this blog Contact: rlafarge@hotmail.fr
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