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22 janvier 2016 5 22 /01 /janvier /2016 11:12

J'ai payé de ma personne, oui j'ai payé pour vous, j'ai tout donné.
Je me suis collé la queue interminable au drive, un bon petit live des Foo Fighters avec "time like these" en boucle m'a fait tenir, je ne crois même pas avoir grillé un clope c'est dire…
Ah! j entends déjà certains de vous, les plus assidus, les plus taquins: "rooo le menteur, il nous avait déjà fait un comparatif des chaînes de fast food à New York, il ne trompe personne, il aime ça le bougre!".
Je plaide coupable, la mastication sans résistance à vous faire tomber les chicots dés la quarantaine d'un petit cheeseburger ou mieux, d'un royal bacon chez Roni peut assez vite m'exciter!
Le trempage d'un nuggets bien croustillant dans son petit ramequin de sauce barbecue me fait voir la route avec le sourire des départs en week-end, une ou deux frites et un gorgeons de coca light? On se rapproche de l'effet que provoquera la vue d'un joli téton trop légèrement dissimulé...
Oui, il arrive que Mc Do soit mon compagnon de route, les enfants aiment la truffe mais sont capables de voir le M jaune à 3km, allez savoir, on connait les facultés incroyables de l'espèce humaine, mais là... ils m'étonneront toujours.
Burger king, Mc do, ce serait un peu la pub Kiss cool à son paroxysme…
Premier effet, l'arrachage d'une bouchée de mon bacon saturé en gras, sucre et sel provoque une jouissance instantanée, "j'en veux encore, aboule le cheese, le big mac, la maxi frite et tout le toutim!", je suis en caisse mais j'ai réussi en 20 minutes à bouffer l'apport calorique de 3 menus dégust au gastro du coin!
Puis la vue se trouble, on commence à respirer comme un boeuf, "p'tain j'ai déjà fini mon litron de diet Coke (la bonne conscience c'est important)", on cherche sa salive mais elle s'est barrée, comme les papilles, le goût, comme toute faculté de discernement en somme.

IL est revenu! Burger King VS Mc Donald, the Final fight!

Le deuxième effet kiss cool a fait son boulot, et la conclusion reste toujours la même, "on ne m'y reprendra plus!"…
Et comme d'habitude, elle restera valable jusqu'à la prochaine virée en caisse et le passage à 13 ou 20h devant le célèbre M jaune bien voyant, synonyme de plaisir fugace et dégueulasse. Comme une pute en fait. Hésitation, abandon, plaisir, culpabilité et dégoût, enfin j'imagine… (je n'ai rien contre le plus vieux métier du monde rassurez vous…).
Revenons à nos moutons et au retour en force d'une autre bonne daube ricaine attendue plus que le messi par un trop grand nombre de brebis égarées peinturlurée en bleu blanc rouge…
Je bosse à 200 m du premier Burger King de l'agglo toulousaine ouvert mi décembre ou fin novembre je ne sais plus.
Autant les queutards de l'Entrecôte boulevard de Strasbourg m'ont toujours fait rêver, autant là je pense que c'est le cauchemar qui l'a emporté! Une file de caisse interminable jusqu'au village, allant de la smart au SUV familial rempli de gamins la bave au lèvre, n'arrivant même plus à ce concentrer sur le dernier lapins crétins passant sur l'écran de siège! TATATATATA!
Alors oui j'ai cédé, j'ai craqué et j'y suis allé un dimanche midi après le boulot histoire de décompresser.
Retour à "time like these", version acoustique, pour choisir le graal, le célèbre Whooper!
Même pas, ce sera un double cheese&bacon, un cheese, des nuggets et tout le tralala! Badaboum!
Je me demande si ma bouche ne se rappelle pas encore aujourd'hui cette daube. Rien que de l'écrire, j'ai les lèvres que se crispent, je saisis vite mon sac (je suis dans le train) et déballe les 300g de truffes que j'emmène à Paris histoire de prendre un bon gros shoot de bonne conscience!

IL est revenu! Burger King VS Mc Donald, the Final fight!

Tout est pareil que Roni mais en pire, au premier croc dans mon cheese, j'ai aimé le goût "grillé à la flamme" si propre à la marque, mais ça n'a duré qu'un millième de seconde. Aussitôt c'est cette saturation dont je parlais plus haut qui a pris le dessus et pas n'importe quel dessus!
Le truc m'a littéralement défoncé la bouche, ma langue a doublé de volume, un shot de cheese a suffi à m'anesthésier la boîte à bonheur, vite un gorgeon de coke!
Les frites? à oublier, dégueulasses, au moins celles en carton de Mc Do ont le mérite d'être bonnes si elles sont mangées à la minute, là, même pas.
Nuggets inférieurs aussi à Roni, quant à la sauce barbecue, ils ont réussi là aussi à nous pondre un petit combo sucre sel difficile à faire accepter à mes papilles.
Le double cheese & bacon? 1kg, pas de goût de grillé, et je n'ai pas compté les Kcal, terribles j'imagine…
Après tout ça j'ai fini allongé sur mon plan de travail la gueule ouverte sous le robinet d'eau froide. Heureux.
Bref, cher monsieur Mac Donald, sache que l'on ne me reprendra plus à te faire des infidélités, c'est vrai que je ne suis pas toujours gentil avec toi, mais toi seul sais te faire aimer et détester à ce point. Et puis vois le bon côté des choses, c'est que je reviens même si je te déteste avec ta tronche de faux gentil. Le trempage d'un nuggets juste sorti de l'huile dans ta bonne sauce barbecue (oui elle est bien meilleure que celle du prétendu Roi) me fera toujours oublier la fois d'avant, "i will be back!" mais pas trop "soon" quand même… enfin j'espère.
See U later Alligator!

En prime, un peu de musique!

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13 janvier 2016 3 13 /01 /janvier /2016 19:47

Nous allons ouvrir l'année 2016 avec la dernière ouverture toulousaine intéressante de 2015. Un passage en douceur, agréablement goûtu, sans trop de froufrou mais sans polichinelle dans le tiroir non plus, du franc, du bon du frais!
Je vois tourner les cartes sur les réseaux sociaux et chaque fois un plat m'interpelle, c'est bon signe.
Un twist par ci, un chachacha par là, un condiment de citron confit qui vient pepser un canard rôti ou un jus au ras el hanout qui vient rappeler à l'agneau qu'il fait les délices des berbères, du sympatoche quoi!

Tout nouveau tout bon! Les Têtes d'Ail, Toulouse.

Pour ma part ce fut un midi, pas trop compliqué mais parfaitement juste et gourmand. Jambon, lentilles et chicorée au poil! Poulet à la cuisson parfaite, purée de céleri duveteuse, champipi et sauce crémeuse à laper jusqu'à la dernière goutte.
Finish sur la classique poire pôchée, chocolat, chantilly. Droite dans ses bottes, équilibrée, parfaite.
18€ entrée/plat/dessert, que demande le peuple! Une tête d'Ail tiens, un nouveau p'tit resto dans le registre bistrotier un poil moderne c'est toujours ça de pris!


Les Têtes d'Ail. 6 rue de la fonderie. TOULOUSE . 05 61 13 40 41

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6 novembre 2015 5 06 /11 /novembre /2015 14:18

Ça y est, L'ouverture la plus attendue du moment a eu lieu! Le chef de feu le Metropolitan, Jérémy Morin, a ouvert aujourd'hui son Aparté bien à lui en lieu et place des Agapes à Montrabé.
Avec une équipe courte mais solide en cuisine (tous ex du Met, Greg en premier lieutenant, Thomas, en chef de partie garde manger et Farida, revenue du Meurice, en pâtisserie) et le charmant sourire de sa femme Romina, on devrait rapidement retrouver les bases de la grande époque où il officiait en duo d'enfer avec Sébastien Gaches (parti depuis régaler l'Aveyron de ses fameuses soirées ris d'agneau).
Tout est là pour faire de l'Aparté l'un des Must Eat du moment car à un staff rodé en cuisine s'ajoute un cadre parfait.
Superbe cave vitrée dans l'entrée nous permettant de savoir direct que l'on pourra boire des quilles sympathoches à l'image de ce tracteur rouge de Thomas Finot (28€) dégusté à midi ou alors se pencher sur des boutanches de Bordeaux ou autres plus classiques.
La salle est des plus agréable, classique, toute en baies vitrées, cosy, couleurs légères et agréables, espace, tout ce que l'on demande à un gastro.

Quel plaisir de retrouver Jérémy Morin maintenant chez lui! l'Aparté, Montrabé (31).

Niveau cuisine, pas de surprises, j'avais déjà dû manger plus d'une cinquantaine de fois au MET, j'y avais même cuisiné, et j'ai retrouvé d'emblée cette précision, ces jus et ce goût si propre à la cuisine de Jeremy Morin.
Crémeux d'épeautre à l'encre de seiche, encornet, chorizo et fine tartine de soubressade. Je ne vais pas en faire des litrons, c'était tout simplement bon, lisible comme un bon roman, ça coule d'une traite, ça file le sourire, c'est efficace.
On reste dans le même jus avec la volaille lardée à la ventrèche poivrée, embeurrée de chou vert, tartine de moelle au raifort. Plat déjà connu, pas trop de risques à l'ouverture. Il n'en demeure pas moins qu'il était toujours aussi bon, jus parfait, cuisson au millimètre, tout simplement gourmand à souhait!
Niveau dessert, Julien Gavioli (ex pâtissier du Met parti à Bruxelle) a trouvé en Farida sa digne héritière. J'ai toujours trouvé que c'était un tueur, il aurait fait un malheur s'il avait ouvert sa pâtisserie car en mode gâteaux "boutique", il était juste, précis, tout fonctionnait toujours à merveille, un très très bon!
Et bien je peux vous dire que la tarte chocolat myrtille toute "bête" de Farida, c'était quelque chose! Les fans de chocolat dont je ne suis pourtant pas ne me contrediront nullement j'en suis sûr, sa perfection étant à ce point évidente selon moi!

Quel plaisir de retrouver Jérémy Morin maintenant chez lui! l'Aparté, Montrabé (31).

Les fâchés du menu "surprise" "carte blanche" "j'sais pas ce que je vais manger, le frigo doit être vidé!" seront contents. Outre les menus à 46€, 66€ et 70€, ils trouveront une carte et une sélection de plats de saison. En ce moment par exemple le risotto à la truffe d'Alba ou le lièvre à la Royale pour ne citer qu'eux.
Le midi? Formule à 29€ ou 36€ avec vin et café, on est dans les clous.
J'y suis allé sans même me rendre compte que je n'avais pas mangé un plat de Jeremy depuis plus d'un an maintenant, quelques petits réglages en salle et ce sera parfait. Je n'attendrai plus qu'une chose maintenant, que la cuisine se transcende, qu'elle me fasse avoir la larme à l’œil, car s'il y en a bien un capable de faire des malheurs, c'est bien Jeremy Morin! Go! Go!


L'Aparté. 21, rue de l’Europe à Montrabé (31) 05 34 26 43 44

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27 octobre 2015 2 27 /10 /octobre /2015 13:21

Et ça y est, je recommence déjà avec mon "pas d'excuses". Je sens qu'une petite rubrique sympathoche pointe doucement le bout de son nez...
Je ne vais pas arrêter pour autant les recettes un peu plus "techniques", mais je reconnais qu'un bouillon de crevettes grises, tartare de langoustines et zestes de pamplemousse blanchis 7 fois ne s'improvise pas comme ça, entre le bain des enfants et "N'oubliez pas les paroles".
Alors qu'une bonne soupe de potimarron, ma foi, y'a pas de raisons!
Je n'ai rien inventé, les produits de saison vont souvent bien ensembles. Surtout en automne, le côté terreux s'exalte, il devient rassurant, fait la nique à la fraîcheur estivale, aux salades, barbecue et rosé glace.
La gamelle automnale, c'est l'appel de la forêt qui se dévêt doucement, la fraîcheur moite des sous-bois, le feu de cheminée, la peau de bête et le reste...
La campagne en cette saison est heureuse, bien plus qu'en ville où tout devient chiant, gris, sombre.

Pas d'excuses! Variations automnales, la soupe de potimarron à la ville comme aux champs.

Elle est dans l'imaginaire de tous. Rentrer du bûcher sous une légère bruine à la nuit tombante, raviver le feu en séchant ses chaussettes à la flamme, les joues rosies, la goutte au bout du nez. Faire une incision à l'Opinel sur les quelques châtaignes ramassées en même temps que girolles, cèpes et trompettes. Le temps de sécher elles sont cuites. Elles crament et noircissent le bout des doigts mais on s'en fout, ça fait partie du truc.

l'Apéro est chaleureux, le bon gros sifflard campagnard à toute sa place, pourvu qu'il y ai un peu de fromage de tête, du jambon persillé, un brin de moutarde, une ribambelle de cornichons et pourquoi pas quelques girolles au vinaigre si la saison a été bonne. Le gorgeon de rouge se la joue gouleyant, plus structuré qu'il y a 2 mois, il sied parfaitement à l'occasion et c'est justement l'occasion de rappeler qu'un verre c'est bien mais qu'un magnum c'est mieux! Allez zou!
Tant qu'on est à la cambrousse, on va se taper la soupe "aux champs" avec les potimarrons de mémé. Pas besoin de se compliquer la vie, une bonne soupe de potimarron, c'est beaucoup d'oignons compotés légèrement au beurre en fond de casserole (genre 4 en lamelles pour 2-3 petits potimarrons). Le potimarron avec la peau, vidé de son intérieur et coupé en cubes doit rejoindre les oignons avant d'être noyé par un bon bouillon de volaille.
Une fois que le potimarron est bien mollasson, il faut réserver une partie du bouillon de cuisson, mixer le reste puis assouplir doucement avec le bouillon et du lait, arrêter quand la consistance est à votre convenance. Bien poivrer puis saler au goût.
Puisqu'on est "aux champs", on va faire avec le panier de tout à l'heure. Il reste quelques châtaignes grillées, on va poêler quelques champipis et voilà, le tour est joué!

Pas d'excuses! Variations automnales, la soupe de potimarron à la ville comme aux champs.

La soupe de potimarron vient lécher les champignons (trompettes, girolles et chanterelles pour moi ce week end) puis de la châtaigne bien grillée est émiettée dessus, bonheur.
A la ville, on prend un morceau de bon bleu d’Auvergne (ou de Roquefort pour les plus téméraires) et une tranche de pain de mie.
Pour le pain de mie, il faut bien aplatir la tranche et y découper de petits dés qui feront de délicieux croûtons une fois revenus dans une grosse noix de beurre. Le frometon, à l'arrache en gros morceaux ou revenu avec de la crème et mixé c'est selon.
Personnellement, j'aime bien en gros morceaux fondants, c'est certes moins distingué mais ô combien plus gourmand.
Aux champs ou à la ville en fait on fait ce qu'on veut. J'étais parti là-dessus et ça m'emmerdais de repartir à zéro alors j'ai persévéré. Mais évidemment qu'on a le droit de manger du frometon aux champs et des châtaignes à la ville... aie aie aie, ce que j’écris frôle la débilité, je vous laisse, bye bye!

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20 octobre 2015 2 20 /10 /octobre /2015 11:32

Les chiffres sont là, les français, donc potentiellement vous mais surtout eux (c'est moins culpabilisant de voir la merde chez les autres...), cuisinent de moins en moins. Alors que la malbouffe est un fléau et nous en sommes tous conscients, les plats tout prêts progressent à vitesse grand V, comme toutes les autres merdes industrielles d'ailleurs.
Plus simples, moins conviviaux, ils permettent de pouvoir ouvrir le micro onde en augmentant le son de l'émission d'Hanouna, d'appuyer sur le bouton cuisson en regardant ce qu'a fait la voisine sur facebook, puis d'ouvrir le plastoque avant de déverser le truc vaguement comestible dans une assiette (en plastique c'est plus simple, elle peut finir à la poubelle...) alors que les yeux écarquillés vous lisez "quelle journée de merde, pas eu le temps de faire caca, heureusement truc de ouf ce soir ;) ".
On n'a jamais le temps de rien et pourtant à travers ce simple geste de cuisiner, on fait du bien à son amoureux (euse), ses enfants, sa famille, ses amis et à soit même, ce n'est pas rien!
D'où ce petit titre; "Pas d'excuses".
Je n'ai jamais vu maman nous préparer un plat sous vide, alors que nous sommes 4 enfants et qu'elle travaille. Par contre j'ai toujours vu mes frères et sœurs (j'habite trop loin pour être un client régulier) se radiner tous les weekends pour les agapes familiales, c'est que ça marche la cuisine non?
Je ne pense pas que des nuggets du pépère dodu suivis de lasagnes au cheval, le tout arrosé de mouton Cadet auraient un tel pouvoir d'attractivité sur des trentenaires actifs parisiens... Mais je me trompe peut-être.
Oui la cuisine a un réel pouvoir! oui elle rassemble et crée du bonheur! Non le fait maison n'est pas forcément plus cher que la daube indus et non ça ne prend pas forcément des heures!

Pas d'excuses! Echine de cochon gratinée à la moutarde, endives!

Premier exemple avec cette échine de cochon gratinée à la moutarde et endives.
Tout con tout bon et pas chronophage, pas d'excuses! Il faudra une tranche d'échine d'un bon gros goret par personne, des endives (environ 4 par personne, ça fond completement à la cuisson), de la moutarde, de l'emmental pour râper généreusement dessus, du beurre, sel et poivre, une pincée de sucre.
On va faire ça en 2 temps 3 mouvements, histoire de coller à la première plage de publicité, le dernier stick "Mennen pour nous les hommes" on s'en tape un peu.
Mettre une sauteuse sur feu moyen avec une grosse noix de beurre, trancher le cul des endives, enlever les feuilles ayant mauvaises mines s'il y en a, puis les couper en 4 (en croix en partant du bas), les mettre dans la cocotte et couvrir. C'est parti pour une bonne 1/2h de cuisson, il faudra juste passer de temps en temps en cuisine pour remuer un peu tout ça. Tiens si vous voulez gagner encore du temps, vous pouvez allumer le four en mode grill.
Lorsque les endives sont bien réduites et qu'elles colorent convenablement, on va flinguer encore un peu plus ce côté amer qui n'a pas laissé que de joyeux souvenirs à bon nombre de personnes en assaisonnant d'une pincée de sucre, sel et poivre. Rappelez-vous que c'est en goûtant que l'on obtient quelque chose de bon.
On peu découvrir la sauteuse et laisser compoter tranquillement tandis que l'on met à chauffer une poêle sur feu vif.
Mettre dans cette poêle les morceaux d'échine de cochon, le gras en rapport avec le chaud va faire croûter les faces assez rapidement en laissant l'intérieur tendre et rosé (2-3 mn de chaque côté).
Une fois le cochon cuit, le badigeonner de moutarde sur le dessus, plus ou moins selon les goûts (elle perd un peu de piquant à la cuisson), y râper une bonne dose de gruyère et le mettre au four dans un plat qu'il gratine à vu d’œil en vous filant une dalle pas possible...
C'est prêt, bon appétit! Vous avez vu, en temps de cuisine effectif, on n'a pas dépassé le quart d'heure! Allez, y'a plus qu'à!



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18 octobre 2015 7 18 /10 /octobre /2015 10:13

Il y a quelques années, j'avais eu l'occasion de discuter longuement avec Daniel Boulud dans son restaurant Daniel à New-York. Minuit déjà bien passé, il prit l'un de mes petits carnets de voyage, un stylo et me marqua 2-3 trucs dedans en me disant "t'iras voir ce petit jeune, c'est un bon".
Sur une page il avait griffonné un numéro de teléphone, Julien Duboué et Afaria (son restaurant de l'époque).
Aujourd'hui il est encore là, son restaurant ne s'appelle plus Afaria mais A Noste, et avec ce changement il a fait selon moi l'un des trucs les plus intelligents qui restait encore à faire. Cela faisait un moment d'ailleurs que je le conseillais à des amis en goguette parisienne tellement le concept me plaisait (bien sûr je savais de sources sûres que l'on y mangeait bien).
3 en un, take away sous forme d'un camion à l'intérieur même du restaurant, bistrot tapas en bas et bistrot gastro en haut.
L'Efficacité même, et visiblement hier midi je n'étais pas le seul à le penser.
Il y a du bruit, des sourires, l'accueil et le service sont parfaits, se mêlent toutes sortes de personnes dans la bonne humeur. Des mecs bossent avec leurs ordis (la bourse est à 100m) en se tapant quelques bons mets rassasiants tandis qu'à côté, une table plus sud ouest en découd à grandes coudées d'Iroléguy!
C'est pas bon ça?

La belle adresse de Julien Duboué: A Noste, Paris.

On m'a raconté de belles histoires sur la qualités des repas servis en haut, mais ce midi, pas trop de temps, ce sera en bas.
Je suis toujours emmerdé face à de telles cartes car j'ai envie de tout taper et ce n'est hélas pas possible, il faut penser à l'après midi, au boulot et tout et tout…
Les bouchées de salade landaise servies façon rouleaux de printemps serviront d'alibis, et puis après il y aura du plus sérieux, du costaud, du truc qui en a dans le ventre!
Croustillants de polenta de maïs bio au magret fumé parfaits. Crousti-coulants, parfaitement assaisonnés, une tuerie!
Cordon bleu de faisan et coquillettes truffées… Vous imaginez le truc? Bien, alors maintenant, rajoutez aux coquillettes un bon gros jus, imaginez le coulant du frometon dans le cordon bleu et vous ne serez pas trop mal. Je sais que je viens de vous filer la dalle alors même que vous veniez de finir votre repas non?
Et voilà qu'arrive enfin de la frite qui donnent envie d'oublier la bonne vieille surgelée. Ni maronnasse, graisseuse ou mollassonne, pas comme de "la maison" habituelle quoi, juste de la bonne, de la vraie!
Celle-là, elles étaient dans le fish & chips de raie et j'ai quand même un petit truc à dire rapport à la sauce tartare.
Pas de problème de goût non, plutôt de matière. Franchement, il y en a peut être qui aiment bien, cela sert peut être à se rassurer niveau calories, menfin? Une tartare nappante c'est quand même bien meilleure qu'une tartare aérienne merde alors!

La belle adresse de Julien Duboué: A Noste, Paris.

T'as l'impression d'avoir un nuage sur ta frite! Moi j'ai envie de matière, de gourmandise, d'un truc qui s'évanouit pas sous la langue. Cela aurait été un fish & chips mou du string, huileux, vaseux, ok! Mais là? Il était parfait et c'est bien pour ça que cette satanée tartare a failli me faire verser une petite larme…
Allez, tant que j'y suis je vais continuer à me plaindre! Je n'ai pas pu goûter les chipirons frits au piment d'Espelette ni le tartare de daurade et cèpes, le thon à la plancha ou les nems de canard croustillants sauce Thaï-landaise (manque de temps, et à 2, nous risquions une explosion de bidon).
Oublier les cœurs de canard, la terrine de gibier et pickles ou le risotto à la moelle et aux cèpes sera dur.
Le temps aurait pu me pousser vers la rassurante crème d'artichauts truffées ou les rassasiantes pommes de terres farcies aux cèpes, mon appétit vers les souriants choux vanillés caramel beurre salé. Il n'en fut rien.
Je serai donc obligé d'y revenir, et 3 fois en plus!
Car comment ne pas succomber au taloa (galette de maïs basque fourrée) du cul du camion? Aux tapas déjà cités dont ma bouche est hélas restée vierge? Et surtout; à l'appel du haut? Personnellement je ne sais pas, alors à bientôt!

Ah, j'ai oublié de vous dire, c'est ouvert 7J/7, et cela se fait sans résa en bas, alors, ce n'est pas parfait tout ça??? Je vous avais prévenu...

A NOSTE . 6 bis Rue du 4 Septembre, 75002 Paris . 01 47 03 91 91

www.a-noste.com

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9 octobre 2015 5 09 /10 /octobre /2015 18:43

Je ne veux pas me passer d'une partie de mon petit lectorat donc je ne critiquerai pas cette bonne vieille place Saint-Georges. Pourtant dieu sait qu'on y sert de la daube et de la bonne, bouillie, réchauffée, pasteurisée, et pourquoi pas surgelée tant qu'on y est!
Heureusement, il y a ce bon Fix et sa bonne vinasse (Lacrima Vini) au milieu de ce forum dédié au tariquet, oye oye bonnes gens, faites allégeance!
J'y ai eu moi même quelques dérives de jeunesse, j'avoue. A coup de ce même vin qu'à l'époque je tolérais à peu prés (mon œsophage déjà un peu moins, d'ailleurs c'est lui qui m'a fait arrêter), mais le Montmartre a fermé, j'ai jamais trop fréquenté le Wallace, et même si les pizzas de l'Opéra firent mon affaire, je n'y traîne plus guère mes guêtres.

Enfin de la bonne graille à Saint-Georges! La Binocle, Toulouse.

Mais il est bien possible que je retraîne à nouveau dans le coin… Et pour autre chose que jupettes et décolletés de jolies toulousaines…
Incroyable chers amis! Chaussez vos binocles car voilà la bonne nouvelle de cette "rentrée gourmande": Vous allez enfin pouvoir bien manger à Saint-Georges!
Ils sont 2 associés, le premier est en cuisine, il est japonais et après 2 ans chez Camdeborde, il est passé chez Etchebest (Christian, à ne pas confondre avec Cauchemar en cuisine) pour finir chef de la Cantine du Troquet (Paris 14). Le second, originaire du Sud/Ouest a tenu la salle de ce même Etchebest dans ses différents bistrots parisien. Voila, les bases de la Binocle sont posées!

Enfin de la bonne graille à Saint-Georges! La Binocle, Toulouse.

Et ensuite ça déboule et ça déroule, petit carpaccio de poulpe qu'en a sous la tentacule, cuit maison, je le précise car cela dévient de plus en plus rare, beaucoup préférant le sous vide, plus sûr, la cuisson du poulpe n'étant pas des plus aisées. Pâté de tête ou de Boudin de chez Eric Ospital, célèbre charcutier Basque, justement copain de la clique parisienne du Sud-Ouest, accompagné de petits pickles de légumes, au top, j'adore les pickles!
Rien à signaler, les œufs mayo tiennent leur rang, et à 2€ en entrée ce midi, que dire??? Si ce n'est "double ration siouplait!"
Sauce divine sur couteaux divins, pain qui sauce, langue déployée, en avant toute!
Je n'ai pas parlé de la crème de saumon ou de la soupe de potimarron? C'est vrai et ce n'est pas la faute au goût car toutes les deux dans leur style étaient parfaitement exécutées, aériennes et goûteuses!

Enfin de la bonne graille à Saint-Georges! La Binocle, Toulouse.

Plats qui en ont dans le calbar, petits rougets en tempura et crème d'aubergine ou araignée de goret et haricots cocos. Généreux, gouleyant et précis, le genre de plat qu'appelle le godet, qui fait que fourchette et couteau en main tu regardes le plat, sourire au lèvre en concluant par un "j'attaque!".
Le bon plat de bistrot qui encanaille direct, ça parait con mais en fin de compte ce n'est pas si facile que ça à trouver, croyez moi…
Après tout ça, je n'ai pas fait bombance de dessert, mais le petit "twix" maison est malgré tout passé tout seul…
Voilà, j'étais à la base venu pour les pieds de cochon, œuf mollet, aubergine et les rognons de veau herbes et amandes, mais la carte n'étant pas encore dispo le midi, il faudra que j'y revienne un soir… Tant mieux!

Enfin de la bonne graille à Saint-Georges! La Binocle, Toulouse.

Niveau tarifs, tout à fait correct concernant la carte (9€ les pieds et 18 le rognons) comme le menu de ce midi (14€ le plat, 2€ l'entrée, 2€ le dessert).
Bon, avec mon gourmand compère, nous étions là pour en découdre sévère donc nous avons goûté toutes les entrées, c'est quand même plus simple pour se faire une idée non?
Concernant les vins et on en aura fini, j'ai aperçu un magnum de Mâcon Chaintré de chez Valette à 70€ qui a suffi à me convaincre qu'on ne se faisait pas arnaquer chez la binocle! Notre petit Saumur de ce midi, impec à 22 balles!
C'est bon, c'est la fin, vous pouvez virer vos lunettes et appeler la Binocle! Elle saura vous recevoir!

La Binocle . 10 rue Alexandre Fourtanier (Place Saint-Georges côté Van Gogh). Toulouse

La Binocle sur Facebook

Tél +33 5 61 29 84 21

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18 septembre 2015 5 18 /09 /septembre /2015 17:43

Et oui je suis toujours là, deux mois d'absence et je n'ai même pas vraiment d'excuses. Oisif? peut-être, Occupé? aussi mais je ne vous sortirai pas l'excuse à la noix et trop souvent courante du "j'avais pas le temps" car je l'avais, évidemment…
Non, j'avais la tête ailleurs, dans les moutons de St Ex ou les seins de ma mère.
J'ai chopé des tonnes d'écrevisses et trouvé pour la première fois de ma vie des Amanites des Césars. J'ai taquiné la truite sans lui faire bien peur, faut dire que je l'aime bien la glissante. A l'époque, je lui avais même composé une chanson. Sur un air de Cloclo, ça faisait "je tiens une truite par la queue et ça se voit…", puis j'ai arrêté l'écriture...
Oh Cantal chéri, paradis où le soleil brille toujours bien plus que dans les prévisions d'Evelyne Dehlia.
Mais me revoilà!
Et avec moi Thomas Vonderscher maintenant aux manettes du Cénacle, table gastronomique du nouvel Hôtel 5 étoiles Toulousain, la Cour des Consuls.
Si son nom ne vous dit peut-être pas encore grand chose, il était l'un des fidèles lieutenants de Jeremy Morin au Metropolitan et était passé auparavant à La Barbacane (1* à Carcassonne).
Pour l'instant, l'hôtel appartenant au même groupe que l'hôtel de la Cité ( dont justement la Barbacane est le resto) les 2 chefs travaillent de concert et la carte du Carcassonnais se retrouve dans le Toulousain.
Ce système n'a jamais été gage de qualité, le plus grand chef au monde peut écrire toutes les cartes qu'il veut, s'il n'y a pas quelqu'un pour vraiment cuisiner derrière, ça ne donnera pas grand chose.
Dans notre cas à nous, il y a quelqu'un, alors espérons qu'il prenne vite son envol pour nous montrer ce qu'il a dans le bide!

Tout nouveau tout bon! Le Cénacle. Hôtel La Cour des Consuls, Toulouse.

En attendant, ce premier déjeuner s'est déroulé sous les meilleurs auspices.
Un chef de salle, Mathieu, des plus agréable, passé notamment à Monaco (Café de Paris etc…) et à Menton chez Mauro Colagreco. Un environnement cosy, confortable, pas trop mon truc mais parfait pour ce type d'établissement, à table.
Menu à 38€ vin et café compris, ça roule.
Petites mises en bouche sympathoches, plus gourmandes que chichiteuses, elles n'ont pas fait un pli! Englouties!
L'Anguille fumée bien accompagnée de lentilles vertes du Lauragais et coraillées, s'est baladée tranquille sur mon palais. Un petit œuf de caille coulant à souhait, quelques croûtons pour donner aux dents un peu de boulot et à l'oreille ce doux "crrrrrr" que tout gourmand aime tant…
Là dessus, une petite sauce un poil mordante pour venir taquiner le fumé, rien à signaler mon capitaine c'était très bon.
Pour le plat, je n'aurai pas besoin de trop m'étendre sur le sujet, savoir qu'il y a quelqu'un qui sait bosser derrière les fourneaux et la lecture de l'intitulé du plat devrait vous suffire: Cochon noir fermier, joue et échine confite, brochette de saucisse et foie, haricots tarbais cuisinés à la tomate et persil plat, à moi de rajouter: bon gros jus nappant de cochon! Et Bim!

Tout nouveau tout bon! Le Cénacle. Hôtel La Cour des Consuls, Toulouse.

Allez, je vous le dit, j'ai même été jusqu'à ciseler les petites pelures de romarin en déco… Dans le jus, c'est trop bon!
Le dessert ne me passionne jamais autant que l'avant, celui-ci était léger et frais, et c'est juste ce que je lui demande la plupart du temps. Mention spéciale pour la crème glacée au muscat… une jolie diablesse!
Et bien c'est une bien belle rentrée que nous font là Thomas Vonderscher et le chef de la Barbacane. Une cuisine généreuse, goûteuse mais aussi capable de plus verser dans l'air du temps, à l'instar de ce King Crab, caviar Baeri d'Iran, fruits rouge verveine et vinaigrette aux crustacés diablement contrasté et parfait d'osmose lorsque tous les ingrédients se mêlent en bouche.
Je vous donne un dernier intitulé de la carte car il m'a presque fait verser une larme, puis je m'en vais c'est promis: Noix de ris de veau rôtie, cèpes fleurs et gnocchis de pomme de terre en persillade, écrevisse et sauce Nantua…
Vous me direz ce que vous en pensez. Pour info, la carte des vins contentera un peu tout le monde puisqu'on y trouve notamment du Chinon de C&P Breton, qu'un Sancerre du Domaine Vacheron, un p'tit Clos des fées, du JB Sénat, les vins d'Elian Da Ros ou du Château Plaisance pour faire local.
Bye bye.

Le Cènacle. Hôtel La Cours des Consuls. 48 rue des Couteliers . Toulouse . 05 67 16 19 99

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3 juillet 2015 5 03 /07 /juillet /2015 17:00

En matière d'ouverture, ce n'est pas bien folichon en ce moment. Il y a bien quelques épiceries, food truck et autres. Mais en matière de vraie cuisine, rien de constructif à se mettre sous la dent.
La Côte et l'Arête tient à peu prés la route sur un os à moelle canaille suivi d'un beau rognon saignant à la braise, tout comme Maurice qui a remplacé Jean-Paul place Saint-Georges. On y mange un bon tartare, un burger droit dans ses basket ou une Caesar crousti-croquante.
Correct mais pas fou non plus.
Bref, on attend Jeremy Morin du côté de Montrabe à la rentrée en se léchant les babines et puis on s'installe dans la nouvelle gargote de Nicolas Brousse, l'Avant-Marius.

Toulouse. L'Avant-Marius a tout bon!

En fait, gargote est un mauvais terme, pardon, on y mange certes pour pas très cher mais par contre, on s'y régale et grave!
Évidemment, tout gastronome pensera évidemment au célèbre Avant-Comptoir du chef Yves Camdeborde.
Double défi pour l'équipe à Marius! Sustenter les Toulousains et supporter la comparaison parisienne, car cette comparaison c'est sûr, les mauvaises langues ne manqueront pas d'en jaser…
j'y suis allé 2 fois de suite, pas de flop, plutôt top, et coup de bol, en 4 jours, la carte avait changé.
Première grosse surprise, la plupart des "tapas/hors d'oeuvre" sont à 5 ou 7€ (jusqu'à 14€), cela paraît plus ou moins normal pour des croquettes de morue aïoli à tomber mais pour les boulettes porc/gambas c'est déjà plus cadeau non?

Toulouse. L'Avant-Marius a tout bon!

Oeuf fumé, saumon gravlax et crème de poireaux duveteuse. On s'en régale, c'est distingué, cuisiné, comme l’œuf poché, poivrons et généreux Jamon de la fois d'avant.
Entre 2 bouchées on taquine du quignon de pain le jambon persillé de Bobosse et pickles de girolles, appelant vous vous en doutez bien le bon gros gorgeon de blanc.
On se lèche les babines, on s'essuie la bouche et en profitant des derniers rayons du soleil on se dit qu'on est bien!
Puis la gourmandise se pose à table, Taloa basque, Boule de pizza frite ou croquetas. Le genre de conneries dont il est difficile de se défaire quand on a commencé à taper dedans…

Toulouse. L'Avant-Marius a tout bon!

Ça file, ça défile et je me dis qu'on tient là le bon numéro, la grosse adresse en devenir. Une carte des vins plus pertinente, peut-être un poil plus de propositions mais ça… Et là, aye aye aye!
Je n'ai pas parlé des desserts, venant de la Pâtisserie de Yannick Delpech (quoi que certains puissent en dire, ça reste selon moi ce qui se fait de mieux dans le coin) ou faits maison comme ce pot de crème vanille au caramel qui n'a pas résisté à une repasse. Les fines gueules à table ayant vite succombé à sa suavité, à sa gourmandise vanillée et sucrée, un délice!
Bref ce n'est pas une surprise car on mangeait déjà bien Chez Marius, mais c'est autre chose, l'ambiance est différente et j'ai franchement adoré! Rue des Filatiers, y'en a qui devraient pas tarder à faire la gueule à l'heure de l'apéro car franchement, entre des beignets de calamar décongelés et une p'tite assiette à l'Avant, mon choix est vite fait!

L'Avant Marius (collé à Mr Marius). Rue des Filatiers, 31000 Toulouse

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Published by rod
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24 juin 2015 3 24 /06 /juin /2015 19:44

Rassurez-vous, je ne vais pas vous refaire l'introduction à Bangkok, le coup de la sueur etc... Pourtant ce fameux petit déjeuner dont je m'apprête à faire les louanges a été dégusté le premier matin, mais ça c'était l'échauffement, la petite mise en jambe, l'élan.
Évidemment, le deuxième jour, j'étais un radar, je pouvais aller les yeux fermés à cloche pied d'un stand à un autre, une assiette sur le coude, 2 dans la main un verre coincé entre les dents (je gardais quand même une main libre pour ne pas que l'on me bouscule). Bref faire honneur au maître des lieux monsieur Lebua.
Le premier matin, c'est le truc un peu rude, t'es en surchauffe après le trip Toulouse-Bangkok, t'es collant de partout, la tête dans le cul et tu rejoins la famille déjà sur place, fringante, tranquille, bronzée qui vient de se lever.
Vous me direz, je viens de me lever aussi, mais de mon siège d'aéronef. J'ai les mêmes fringues qu'hier à la même heure et je me dis que ce serait malvenu de plonger dans la piscine comme ça, les gens ne comprendraient pas, ignorants mon odeur de renard et le plocploc des chaussettes de contention dans mes baskets.
Et puis mon père est arrivé de la salle de sport, "merci papa", je me suis vraiment senti plus léger grâce à toi, c'est vrai quoi, une petite auréole sous les bras, c'est vraiment que dalle en fait...
On y est, me voilà dans l'arène, accueillante et du genre assez climatisée pour que s'impose à moi cette réflexion: "mais mon vieux, t'es complétement con? pourquoi as tu absolument voulu t'installer dehors, et sur une table à moitié au soleil de surcroît?".
C'est mon côté exalté, foufou du premier jour, ne vous inquiétez pas, le lendemain, au delà d'une maitrise parfaite du "banquet", c'est dans un petit salon privatif à 20°C que se tinrent les agapes matinales.
Revenons à nos moutons. Go! j'ai foncé tête baissée vers l'atelier œuf et m'en suis collé 2 sur le plats. L'assiette en main, je me suis alors dirigé vers le barbecue, et allons-y: Bacon, jambon à l'os, saucisses diverses, un petit tour le long des 10m de viennoiseries et autres juste pour choper un bout de pain et je commençais la remise à niveau des indices glycémiques, lipidiques bref de tout ce qui finit par "ique".
Un gros godet de café et me revoilà parti, un verre de jus d'orange en passant (il ne fallait pas qu'un verre handicape ma quête de boustifaille), et voilà un tas de paniers vapeurs dans le prolongement des jus. Premier soulevé, premier bonheur, des ban bao moelleux à souhait, très bons. Regardons les autres, "celui-là est mignon, celui-ci aussi…" calage en règle, larme qui perle, café, clope, pieds dans la flotte.
Si l'eau n'avait été elle-même à plus de 30°c, ça aurait fumé c'est sûr.
Sieste.

Bangkok. Un p'tit déj de fou à l'hôtel Lebua.

Lendemain matin, 7h30. J'ai faim, c'est plutôt bon signe. Ma paire de running aux pieds, je file à la salle de sport, on ne me reprendra plus à caler au 2ème service c'est moi qui vous le dit.
Pour aller à la salle de torture, il faut passer devant le banquet. La technique consiste donc à regarder le mur et à le longer jusqu'au sas de la prison climatisée. Surtout ne pas oublier de sautiller en remuant la tête , ça fait plus pro.
45 minutes ont passé, je suis dans le même état que mon père la veille mais je sens mon estomac fin prêt!
Cette fois, j'oublie les œufs et ingurgite quelques verres de jus pour faire passer le goût de l'eau absorbée sur mon vélo. Pastèque, bizarre, ananas, nettement mieux, orange verte, grenade, c'est bon je suis prêt.
Cette fois j'attaque léger, 3 baos, il faut dire qu'ils frôlent la perfection, fourrés de vermicelle, de légumes et d'une sauce nappante, ils sont totalement dingues! Puis je pousse plus loin mes investigations.
Un indien m'interpelle, "bien sûr que je vais goûter tous vos bons petits plats". Ils étaient en effet parfaits, la soupe m'a bien déchiré les papilles mais était très bonne. Et puis en matière de "déchirage" j'ai vécu un tel moment de solitude à Chumphon que j'ai relativisé tout le reste.
Chumphon le mercredi matin, 5h30. Je me lève, me bouscule et m'installe tranquilou avec les aminches pour le premier petit déj de 6h.
5 jours en Thaïlande m'avaient déjà donné l'habitude de me taper un petit Pad Thaï ou autre plat typique le matin. Je n'ai pas dérogé à la règle ce fameux matin et mal m'en a pris. Un plat de poisson, logique Chumphon est au bord du golfe de Thaïlande, que je n'ai pas vu venir le bougre. Il m'a littéralement déboité la mâchoire, ma langue rêvant d'une piscine de glaçons, je lui ai infligé un gros gorgeons de café. Deuxième effet Kiss Cool, j'ai cru mourir, 150°C le cawa, juré, craché!
La soupe indienne digérée, je suis passé chez les japonais pour tâter du sashimi de poulpe et de la salade de seiche. Un petit détour en Grèce et sa fêta huile d'olive, houmous et ça commence à faire...

Bangkok. Un p'tit déj de fou à l'hôtel Lebua.

A moitié allongé sur mon fauteuil les mains bien calées sur l'estomac je fais remarquer à mon père la constance de ses breakfast qu'il soit à Paris, Moscou, New York ou Marrakech.
Il me rétorque gentiment que mon exotisme lui donne un peu des relents de bile, surtout les poulpes.
J'acquiesce à moitié, il est 8h du mat.
"Papa, tu m'étonnes quand même, se bouffer 10 croissants à Bangkok, c'est comme se taper une paella au pied de L'Eyjafjallajökull".
Il comprend alors que je n'ai rien goûté de "normal" et à son expression horrifiée je comprends que j'ai peut être fait une erreur. Alors tels un petit garçon, on le reste toujours un peu face à ses parents, c'est le pas traînant et les épaules voutées que je pris la direction des viennoiseries.
En chopant un croissdale je me rappelle rien qu'en main que mon gastronome de père ne se trompe que rarement.
Je le tiens par le bout, l'admire, planté là comme un zombie j'ouvre la bouche et croque allègrement dedans.
A en pleurer, j'ai continué à l'admirer la larme à l’œil avec un sourire béat aux lèvre pendant qu'en arrière plan un Thaï trifouillait dans le four à bois et qu'un autre apportait une fournée toute fraîche de Bagels, cinnamon roll et autres addictions sucrées.
Je n'ai vu qu'en flou arriver un gars tout de blanc vêtu se planter devant moi en souriant.
"it's you the croissant?", "yes it's me, mais ça peut le faire en français aussi".
Bref, toi le boulanger/pâtissier français du Lebua, ça faisait un bail que je n'avais pas mangé un croissant aussi parfait, sache que s'il avait été là lors de mon testing toulousain, il aurait éclaté tous les autres! Bravo (en fait je lui ai dit, vous vous en doutez bien).
J'étais reparti pour un tour, après 3-4 croissants juste histoire de bien m'en souvenir, j'ai aussi rempli mon écuelle de toutes sortes de trucs viennoisiers, tueries sans exception!
Me v'là bien, bon pour une longue sieste digestive avant le départ vers d'autres aventures.
C'est avec le souvenir de Zach Galifianakis en train d'éclater la tête d'une girafe sous un pont dans Very Bad Trip 3 que je me suis rappelé les 3 quéqués sur le roof top de mon hôtel dans l'épisode 2. Et je me suis endormi, plein comme une outre et heureux!

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