750 grammes
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15 mars 2016 2 15 /03 /mars /2016 13:41

Je ne sais plus qui a eu la brillante idée de ce début de soirée, voir carrément de cette fin d'après midi... Peut-être le gars Raoul et cette petite fulgurance d'esprit au détour d'un coup de fil: " hey, tu te fais l'Avant comptoir de la mer à l'apéro et t'enchaîne sur un bon rognon à la petite Périgourdine!".
J'étais parti sur un apéro Au Quai, chez le copain Alain suivi d'un dîner chez Saturne, mais la suggestion de Raoul n'a souffert d'aucune réserve, peloton au garde à vous, nous ne parlions plus de demi-portions mais de rognon, terrine ou jarret de goret!
Oula, je suis en train de virer de bord à coup de pâté, le bistrotier cantalou viendra en son temps, tenons nous en pour le moment à l'Amiral béarnais et parlons d'embruns!
Y'avait un petit côté Cancalien ce soir là vers Odéon, le cul posé sur la bite anti stationnement, ou d'amarrage, tout dépend de votre faculté d'imagination... Une légère bruine, le clope au bec, le menton rentré dans le col et cette douce effluve de crustacés prêts à être gobés!

Ça tangue pas mal à l'Avant Comptoir de la Mer! Paris 6.

Tu sais qu'une fois franchi le homard de l'entrée bâchée il ne faudra plus minauder mais suis pas une pleureuse et m'enfoncer dans l'antre marine en mode repérage zone de combat glock à la main m'attire plus que ne m'apeure.
Ok, Alexandre Bain, Valette, Comor, il y aura de quoi étancher ma soif, grosse motte de beurre, beau pain sur la gauche, y'aura de quoi éponger. Poêlée de telline, pousse pieds, huître saucisse, genou flexion, il est temps de déposer le manteau et de poser les poings sur le zinc!
Piètre soldat que je suis, s'il y avait eu une embuscade, me serais fait abattre, trop de concentration à me dire en un quart de seconde "tiens l'ardoise, pas beaucoup de propositions...", les snipers au plafond m'en auraient collé une en plein front! Et ils étaient nombreux les salopiauds, gambas "carabineros", anchois de Palamos, cocotxas confites, rosette de thon, chipirons, bim boum bam!

Ça tangue pas mal à l'Avant Comptoir de la Mer! Paris 6.

j'ai pris le milieu, sur le flanc gauche il y avait Lindon, toujours pensé que c'était un bon, à ma droite un "adishat" et puis s'en va, dieu sait que l'on ne trompe pas un béarnais!
Les copains ne sont pas encore là, devaient avoir moins soif que moi les bougres, un Beaujolais blanc de Descombes me fera patienter plus calmement, la bouteille aura le temps de fraîchir pour eux.
Évidemment, je suis vite tomber dans le piège du pain beurre, tu me mets un trou, je saute dedans à pieds joints! Vous me mettrez quand même un saumon, algue nori, ça fera meilleur effet sur mes prochaines analyses.
Et puis les copains sont arrivés, les coups d'épaules ont commencé, le pirate au bar s'est déridé et les clients chiants ont dégagés (c'était l'heure de la mêlée mais ça faisait beaucoup de "é")!
Et ça s'égosille, ça débouche sec, j'ai arrosé mon voisin à coup d'arrachage de pousse pied, c'était pas très distingué alors j'ai partagé.

Ça tangue pas mal à l'Avant Comptoir de la Mer! Paris 6.

Et c'est là qu'une anecdote rend bien compte d'un endroit, le pauvre bougre n'avait rien demandé, seul au bar, costume croisé, il se prend une giclée, deux... trois? C'est vrai qu'entre les tellines en main droite et le pousse pied en main gauche, difficile d'être précautionneux. Et bien je peux vous dire qu'en train d'aspirer le mollusque recouvert d'aïoli, il ne pensait plus du tout à sa douche d'eau de mer! J'en reste désolé mais le bonheur étant beau à voir, j'aurais pu recommencer...
Tapas de premier ordre, décomplexés du string ou plus distingués, c'est selon. On en a envoyé une flopée sans regret, et on a bu des coups sans remord.
C'est après l'Antidote (de JC Comor vers Bandol) qu'on a décidé qu'il fallait peut être penser à aller dîner, il était 9h passé.
Pour info, tapas entre 5 et 20€, de la simple poêlée de coquillage au joli dressage semi-gastro. Encore merci Yves Camdeborde pour ces belles adresses!
PS, le verbe tanguer vient du mot Tang dont vous trouverez une "illustration" dans la vidéo ci-dessous.

L'Avant Comptoir de la Mer . 3 carrefour de l'Odéon . Paris 6

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8 mars 2016 2 08 /03 /mars /2016 21:37

Mes séjours Parisiens commencent tous à peu près de la même façon. Emmerdant le gars, ça pue la routine! Le pire étant que le fait de l'écrire me fait réaliser que s'en est vraiment une…
Généralement je commence par un petit tour chez Landemaine (boulangerie) pour prendre un bout de fougasse ou un pain lardon moutarde c'est selon. A cela il faut rajouter la belle baguette tiède dont je ne sais pas toujours quoi faire mais que j'achète systématiquement tant l'odeur du pain chaud me rend fou.
Ensuite je passe dire bonjour au traiteur grec, histoire de savoir comment se sont passées les dernières vacances de Mario à Chypre autour d'un godet d'Ouzo.
Puis je traverse la rue du Poteau histoire de choper mon Charolais et de temps à autre une part de tome aux fleurs chez Marie Quatrehomme.
Et là, sauf quand j'ai envie d'une tranche de pâté croûte ou de quelques tranches d'andouille de Vire en sus, je file chez Vinum Picatum prendre l'apéro!
Ça tourne souvent au blanc, faut dire qu'avec un Charolais, certains frôlent l'accord parfait!
Mais la semaine dernière, ma petite habitude a pris un tournant inhabituel qui risque fort de devenir une nouvelle habitude…

Plaisir et gourmandise chez Noun, Paris 18.

Le week-end précédent, en goguette au Bàcàro (vous savez le nouveau resto/bar à vin toulousain dont j'ai fait les éloges il y a peu), Balthazar, le cuistot des lieux me souffle au détour du passe que Manu, l'ex-Verre Volé, Nez Rouge et Solides comme Cochon (Toulouse), vient de faire l'ouverture d'un nouveau resto à Paris en tant que chef.
Je zieute évidemment gougueule en rentrant ébréché à la maison, Noun qu'elle s'appellerait la guinguette…
A 4h du mat, j'ai du taper Moun, c'est comme ça que les kid appellent leur grand mère, mais suis tomber sur un blog de couture… A part le fion d'un poulaga, je ne sais pas trop si le Manu il s'y connaît en tricot.
Je me suis servi un petit verre, je n'étais plus à ça près, ce sera le dernier! Et j'ai trouvé, Noun! rue du ruisseau, Paris 18.
En plein dans le mille, à 200m de chez mon frère, à 100m du Poteau, aïe!
Cadre entre actuel (bois i tutti quanti) et baroque déjà plein de parisiens venus en découdre à coups de boulettes, 3 jours d'ouverture… ça promet!
Accueil plein de sourires et de bons mots faisant encore monter l'enthousiasme d'un cran, manteaux accrochés, puzelat débouché, envoyez la carte m'sieurs dames!
Pas de menus mais des suggestions d'assiettes en petites ou grandes portions. Commencez par envoyer 2 portions de terrine de lapin à l'origan de sicile et pistaches, pickles d'oignons, histoire de remettre les estomacs en route et on verra pour la suite!
Un régal terrien sans chichi, aucun, la terrine est là dans toute sa splendeur, généreuse, les couteaux se rencontrent, se mêlent, se défient pour le plus gros bout, les coudes s'en mêlent, les rires, on a envie de parler fort, de trinquer! C'est beau.
Le Ceviche de mulet noir aux agrumes, baie de Timut et mourons des oiseaux arrive sans bruit et se pose là tels un gros Colonel venu filer le coup de peps nettoyeur nécessaire afin d'envisager sereinement le full au porc par les boulettes!
Boulettes d'agneau aux taggiasca et tomates séchées d'une générosité folle sur leur purée de topinambours et noisettes, vous auriez vu le sourire encombré du frangin en pleine dégustation… Vision réconfortante d'un être heureux.
j'ai omis de parler des tempuras, notamment de chou-fleur, à tomber trempés dans leur sauce barbecue gingembre, estragon, pardon.

Plaisir et gourmandise chez Noun, Paris 18.

Artichauts épineux, brocciu aux épinards et câpres, amandes grillées et dattes parfaits en tout points! Assaisonnement, épices, onctuosité, croquant, de quoi émoustiller les plus réticentes des papilles! Les miennes ne l'étant pas, vous imaginez le truc…
On finira les agapes sur un, voir plusieurs (peut être un poil trop pour le coup) gros sticks de pied et jarret de Capelin (cochon) grillé, risotto de crabe vert et fenouil confit. Forcément d'une gourmandise folle mais un poil plus de romantisme n'aurait pas fait de tord à l'assiette. Faut dire que le goret s'est posé là après un enchainement de la carte, il n'en ai pas resté une miette mais il a quand même fallu écluser quelques verres de Poulsard pour l'aider à faire son chemin.
Dans l'euphorie j'ai senti passer une ou deux cuillères de sablé au citron de Sicile dont la traditionnelle meringue Italienne avait été intelligemment remplacée par une chantilly de lait de coco aérienne, un délice.
Voilà une nouvelle adresse qu'elle est belle, pas loin de la très bonne mais plus "parisienne" Esquisse, entre la célèbre pizza d'El Brigante et le Burger du Ruisseau, on est bien et la boucle de mes arrivées parisiennes semble bouclée pour de bon!
Carte des vins encore courte, à tendance naturelle que ce soit pour les jus ou les prix.
Assiettes dans les 8-10€ pour les "petites" portions, 17-26€ pour les grandes, en sachant que l'on peut manger à l'aise à 2 la grosse portion de cochon.
Sur ce, à bientôt Noun!

Noun. 41 rue du ruisseau . Paris 18 . 09 83 50 67 50

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3 février 2016 3 03 /02 /février /2016 19:51

Le comptoir du vin est mort, vive le Bàcaro! Bien loin de moi l'idée de vous laisser imaginer que le comptoir du vin était hors course puisque j'y avais fait à ses débuts un très bon déjeuner, mais les choses changent, évoluent, en bien... ou pas et c'est comme ça.
Toujours est il qu'un Manu en chassant un autre, nous voilà maintenant avec un docteur en mathématique passionné de vin, bondissant tels un Balboa derrière son comptoir tout de bois et de picole vêtu assorti d'un ex-Solides en cuisine, Balthazar.
Le lifting est assez réussi, joli vitrine par le meilleur (le seul?) peintre en lettre Toulousain, Mister Olivier Gaudry, et ambiance intérieure vraiment des plus sympa le soir, entre le bois, l'éclairage et la petite musique en fond, l'effet est là!
C'est bien beau de parler de froufrous, de fanfreluches et de tout le tintouin qui vient encadrer les éléments les plus importants: J'ai nommé glouglou et miam-miam! Tiens j'avais jamais remarqué, mais ça fait très Amadou et Mariam, "un dimanche au Bàcaro, c'est le jour......ti tatata

Tout nouveau tout Bon, le Bàcaro! Toulouse.

Niveau boustifaille, ça attaque fort, pour l'instant on est sur une carte courte le soir, mais des propositions pour le midi devraient arriver prochainement.
Tout en étant agréables, les bulots auraient mérité d'être servis presque entiers histoire d'augmenter la mâche avec les poireaux et l'oeuf de caille. Niveau assaisonnement, un poil plus de peps aurait fait passer le cap du bon au très très bon.
Les gnocchis étaient un peu perdus dans leur bisque de crabe vert, et la mimolette juste râpée dessus? pfiouuuu, envolée, réduite en miette par le fromavore crabe vert! Dommage, l'idée était bonne mais la bisque juste en fond, la mimolette en copeaux et un petit "accessoire" croustillant dessus auraient été une alliance plus intelligente selon moi. Gnocchis au top.

Tout nouveau tout Bon, le Bàcaro! Toulouse.

Voilà, ça, c'était l'améliorable et nous ne sommes qu'à l'ouverture, maintenant on passe au sérieux! Maquereau, betterave et citron caviar au top! Un régal qui n'est pas sans rappeler l'escabèche, le citron caviar fait paf, la betterave appelle la terre, et bim! un joli plat.
La brouillade et truffe de Jarnac, petit croque de saumon sauvage fumé a fait l'unanimité. Je crois que c'est le seul plat à avoir été dégusté par toute la table (excepté moi, j'ai piqué chez ma voisine), un autre bon point!
Foie gras, bouillon de légume et herbes aromatiques qui a eu l'air de ravir mon voisin, et huître spéciale de Galice en sushi, chantilly wasabi qui a fait mon affaire. J'en aurais bien tapé 3 assiettes, pas trop de riz, de la fraîcheur, de la mâche, le côté relevé mais point trop du wasabi, j'ai clairement adoré! la bouchée du moment!
On reste dans le qualitatif avec une belle assiette de fromage de chez Xavier et/ou des pâtisseries de chez Perlette (by Nicolas Buche, ex Sarran et Sandyan).

Tout nouveau tout Bon, le Bàcaro! Toulouse.

Carte des vins, car il faut bien en parler (c'est quand même un bar/resto à vin), grande! Magnifique pour les amateurs de vin d'Artisan à tendance nature, à l'instar de ce chardonnay jurassien magnifique du domaine Labet, pas courant mais ô combien délicieux! De ces Champignon Magique et Jauni Rotten de l'ovni Auvergnat Pierre Beauger; Un brin d'Anglore, de l'alpin, du bourguignon, sud-ouest, loire, bordelais, Italien, espagnol etc etc... il y en a pour tous les goûts et pour toutes les bourses! Une carte magnifique et royalement fournie! Bravo Bàcaro!
The spot to be du moment et d'après aussi j'imagine! Tout va encore évoluer, le bébé est encore dans le couffin. Comme je le disais plus haut, un menu déj sera proposé courant Février, la carte du soir est renouvelée régulièrement puisqu'aujourd'hui sur facebook sont apparus de nouveaux plats alléchants... De derrière mon écran je salive presque à l'idée d'engloutir "délicatement" les ris d'agneau, soba et jus tourbé ou les escargot, ras el hanout rouge et olives vertes...
Bon j'arrête parce que je passe devant tout à l'heure en rentrant et je ne voudrais pas succomber à la tentation encore une fois!
Niveau Tarifs, on est entre 3-4€ et 10€ par assiette, au plus juste, comme sur les vins!
So long Bàcaro!


Bàcaro . 20 rue du Pont Guilhemery . Toulouse . 05 61 46 97 29

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1 février 2016 1 01 /02 /février /2016 11:14
Palmarès 2016 du Michelin: 2 nouveaux étoilés à Toulouse!

Bravo au Py'r et à la Table des Merville pour leur promotion 2016!

Mais je ne peux que regretter l'absence de distinction pour la Promenade de Verfeil ou d'une seconde étoile pour Franck Renimel, En Marge... ça viendra c'est sûr!


LES 2 NOUVEAUX TROIS-ÉTOILES DU GUIDE MICHELIN 2016

Paris 8e Alain Ducasse au Plaza Athénée

Paris 8e Le Cinq (Christian Le Squer)


LES 10 NOUVEAUX DEUX-ÉTOILES DU GUIDE MICHELIN 2016

* Bordeaux (33) La Grande Maison – Joël Robuchon

* Colmar (68) JY’S (Jean-Yves Schillinger)

* Megève (74) 1920 (Julien Gatillon)

* Mougins (06) Paloma (Nicolas Decherchi)

* Paris 7e Sylvestre (Sylvestre Wahid)

Paris 8e Le Gabriel (Jérôme Banctel)

Paris 8e Le Grand Restaurant – Jean-François Piège

* Paris 16e L’Abeille (Christophe Moret)

Paris 16e Histoires (Mathieu Pacaud)

Wingen-sur-Moder (67) Villa René Lalique (Jean-Georges Klein)


LES 42 NOUVEAUX UNE-ÉTOILE DU GUIDE MICHELIN 2016

ALSACE, CHAMPAGNE-ARDENNE, LORRAINE

* Baerenthal (57) L’Arnsbourg

* Strasbourg (67) Au Crocodile


AQUITAINE, LIMOUSIN, POITOU-CHARENTES

Massignac (16) Dyades

St-Émilion (33) Les Belles Perdrix à Troplong-Mondot

Bordeaux (33) Le Pressoir d'Argent - Gordon Ramsay


AUVERGNE, RHÔNE-ALPES

Annecy (74) L’Esquisse

* Bagnols (69) 1217 (Château de Bagnols),

Lyon (69) Le Passe-Temps

Lyon (69) PRaiRiaL

Machilly (74) Le Refuge des Gourmets

St-Martin-sur-la-Chambre (73) Le Clocher des Pères

* Thonon-les-Bains (74) Raphaël Vionnet

Venosc - Les Deux-Alpes (38) Le P’tit Polype (au Chalet Mounier)


BOURGOGNE, FRANCHE-COMTÉ

* Beaune (21) Le Carmin

Dijon (21) La Maison des Cariatides


BRETAGNE

Sainte-Marine/Bénodet (29) Les Trois Rochers

* La Gouesnière (35) La Gouesnière (Maison Tirel Guérin)

Porspoder (29) Le Château de Sable

Quimper (29) Allium

Roscoff (29) Rackham


CORSE

Belgodère (20) I Salti


LANGUEDOC-ROUSSILLON, MIDI-PYRÉNÉES

Nîmes (30) Jérôme Nutile (Le Mas de Boudan)

Toulouse (31) PY-R

* Toulouse/Castanet-Tolosan (31) La Table des Merville


ÎLE-DE-FRANCE

Paris 2e Saturne

Paris 7e Nakatani

Paris 8e Lucas Carton

* Paris 15e Neige d’Été

* Paris 16e Hexagone

Paris 16e Pages

Versailles (78) La Table du 11


NORD-PAS-DE-CALAIS, PICARDIE

Lille (59) La Table (Hôtel Clarance)

* Raismes/Valenciennes (59) La Grignotière


NORMANDIE

Argentan (61) La Renaissance

* Caen (14) Initial

Caudebec-en-Caux (76) Manoir de Rétival


PAYS-DE-LA-LOIRE

Angers (49) Le Favre d’Anne


PROVENCE-ALPES-CÔTE-D’AZUR

* Juan-les-Pins (06) La Passagère

Nice (06) Jan

Gordes (84) Pèir

* Tourrettes (83) Faventia

Forcalquier/Mane (04) Le Cloître

Les étoiles supprimées 2016

Passent de 3 à 2 étoiles

Paris (75001) Le Meurice Alain Ducasse
Saulieu (21) Le Relais Bernard Loiseau

Suppressions 2 étoiles

Paris (75007) Jean-François Piège (mais regagne dans le 8e à la Grande Maison)
Vézelay (89) L’Espérance (fermé)

Passent de 2 à 1 étoile

Courchevel (73) La Table du Kilimandjaro
Courchevel (73) Le Kintessence
Paris (75008) L’Atelier de Joël Robuchon – Étoile
Paris (75016) Akrame
Rennes (35) Auberge du Pont d’Acigné
Versailles (78) Gordon Ramsay au Trianon

Suppressions 1 étoile

Aix-en-Provence (13) Le Clos – Jean-Marc Banzo
Aix-en-Provence (13) Pierre Reboul (vendu)
Albi (81) David Enjalran – L’Esprit du Vin
Annecy (74) Le Belvédère
Avignon (84) La Vieille Fontaine
Beaune (21) Le Clos du Cèdre
Belleville (54) Le Bistroquet

Biarritz (64) L’Atelier
Biarritz (64) Château de Brindos
Bordeaux (33) La Cape
Boulogne-Billancourt (92) Au Comte de Gascogne (vendu)
Bourges (18) D’Antan Sancerrois
Le Bourget du Lac (73) La Grange à Sel
Brest (29) L’Armen
Le Breuil en Auge (14) Le Dauphin
Bully (69) Auberge du Château
Cahuzac-sur-Vère (81) Château de Salettes
Calvinet (15) Beau Séjour
Cannes (06) Sea Sens
Carcasonne (11) La Bergerie
Castres (81) Bistrot Saveurs
Châlons-en-Champagne (51) Jacky Michel
Chamonix-Mont-Blanc (74) Le Bistrot
Chamonix-Mont-Blanc (74) Auberge du Bois Prin
Colmar (68) Rendez-Vous de Chasse
Dijon (21) Le Pré aux Clercs
Draguignan (83) Côté Rue
Èze (06) Château Eza
Fleurie (69) Auberge du Cep
L’Ile-Rousse (2B) Pasquale Paoli
Issoudun (36) La Cognette
Lachassagne (69) La Table de Lachassagne
Leucate (11) Klim & Ko
Maisons-Laffitte (78) Tastevin
Monteux (84) Le Saule Pleureur-Laurent Azoulay
Montpellier (34) Le Jardin des Sens
Mûr-de-Bretagne (22) Auberge Grand’Maison
Neuville-de-Poitou (86) St-Fortunat
Nice (06) Keisuke Matsushima
Paris (75016) etc…

Paris (75009) Jean
Paris (75017) Rech
Paris (75004) Le Sergent Recruteur
Phalsbourg (57) Au Soldat de l’An II
La Souterraine (23) Château de la Cazine
St-Jean-de-Luz (64) Zoko Moko
St-Rémy de Provence (13) La Maison Jaune
Saintes (17) La Table de Marion
Strasbourg (67) Girardin – La Casserole
Tarascon (13) Méo
Terrasson-Lavilledieu (24) L’Imaginaire
Thoiry (01) Les Cépages
Thonon-les-Bains (74) Le Prieuré
Villard-de-Lans (38) Le Bois Fleuri
Viré (71) Frédéric Carrion Cuisine Hôtel

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22 janvier 2016 5 22 /01 /janvier /2016 11:12

J'ai payé de ma personne, oui j'ai payé pour vous, j'ai tout donné.
Je me suis collé la queue interminable au drive, un bon petit live des Foo Fighters avec "time like these" en boucle m'a fait tenir, je ne crois même pas avoir grillé un clope c'est dire…
Ah! j entends déjà certains de vous, les plus assidus, les plus taquins: "rooo le menteur, il nous avait déjà fait un comparatif des chaînes de fast food à New York, il ne trompe personne, il aime ça le bougre!".
Je plaide coupable, la mastication sans résistance à vous faire tomber les chicots dés la quarantaine d'un petit cheeseburger ou mieux, d'un royal bacon chez Roni peut assez vite m'exciter!
Le trempage d'un nuggets bien croustillant dans son petit ramequin de sauce barbecue me fait voir la route avec le sourire des départs en week-end, une ou deux frites et un gorgeons de coca light? On se rapproche de l'effet que provoquera la vue d'un joli téton trop légèrement dissimulé...
Oui, il arrive que Mc Do soit mon compagnon de route, les enfants aiment la truffe mais sont capables de voir le M jaune à 3km, allez savoir, on connait les facultés incroyables de l'espèce humaine, mais là... ils m'étonneront toujours.
Burger king, Mc do, ce serait un peu la pub Kiss cool à son paroxysme…
Premier effet, l'arrachage d'une bouchée de mon bacon saturé en gras, sucre et sel provoque une jouissance instantanée, "j'en veux encore, aboule le cheese, le big mac, la maxi frite et tout le toutim!", je suis en caisse mais j'ai réussi en 20 minutes à bouffer l'apport calorique de 3 menus dégust au gastro du coin!
Puis la vue se trouble, on commence à respirer comme un boeuf, "p'tain j'ai déjà fini mon litron de diet Coke (la bonne conscience c'est important)", on cherche sa salive mais elle s'est barrée, comme les papilles, le goût, comme toute faculté de discernement en somme.

IL est revenu! Burger King VS Mc Donald, the Final fight!

Le deuxième effet kiss cool a fait son boulot, et la conclusion reste toujours la même, "on ne m'y reprendra plus!"…
Et comme d'habitude, elle restera valable jusqu'à la prochaine virée en caisse et le passage à 13 ou 20h devant le célèbre M jaune bien voyant, synonyme de plaisir fugace et dégueulasse. Comme une pute en fait. Hésitation, abandon, plaisir, culpabilité et dégoût, enfin j'imagine… (je n'ai rien contre le plus vieux métier du monde rassurez vous…).
Revenons à nos moutons et au retour en force d'une autre bonne daube ricaine attendue plus que le messi par un trop grand nombre de brebis égarées peinturlurée en bleu blanc rouge…
Je bosse à 200 m du premier Burger King de l'agglo toulousaine ouvert mi décembre ou fin novembre je ne sais plus.
Autant les queutards de l'Entrecôte boulevard de Strasbourg m'ont toujours fait rêver, autant là je pense que c'est le cauchemar qui l'a emporté! Une file de caisse interminable jusqu'au village, allant de la smart au SUV familial rempli de gamins la bave au lèvre, n'arrivant même plus à ce concentrer sur le dernier lapins crétins passant sur l'écran de siège! TATATATATA!
Alors oui j'ai cédé, j'ai craqué et j'y suis allé un dimanche midi après le boulot histoire de décompresser.
Retour à "time like these", version acoustique, pour choisir le graal, le célèbre Whooper!
Même pas, ce sera un double cheese&bacon, un cheese, des nuggets et tout le tralala! Badaboum!
Je me demande si ma bouche ne se rappelle pas encore aujourd'hui cette daube. Rien que de l'écrire, j'ai les lèvres que se crispent, je saisis vite mon sac (je suis dans le train) et déballe les 300g de truffes que j'emmène à Paris histoire de prendre un bon gros shoot de bonne conscience!

IL est revenu! Burger King VS Mc Donald, the Final fight!

Tout est pareil que Roni mais en pire, au premier croc dans mon cheese, j'ai aimé le goût "grillé à la flamme" si propre à la marque, mais ça n'a duré qu'un millième de seconde. Aussitôt c'est cette saturation dont je parlais plus haut qui a pris le dessus et pas n'importe quel dessus!
Le truc m'a littéralement défoncé la bouche, ma langue a doublé de volume, un shot de cheese a suffi à m'anesthésier la boîte à bonheur, vite un gorgeon de coke!
Les frites? à oublier, dégueulasses, au moins celles en carton de Mc Do ont le mérite d'être bonnes si elles sont mangées à la minute, là, même pas.
Nuggets inférieurs aussi à Roni, quant à la sauce barbecue, ils ont réussi là aussi à nous pondre un petit combo sucre sel difficile à faire accepter à mes papilles.
Le double cheese & bacon? 1kg, pas de goût de grillé, et je n'ai pas compté les Kcal, terribles j'imagine…
Après tout ça j'ai fini allongé sur mon plan de travail la gueule ouverte sous le robinet d'eau froide. Heureux.
Bref, cher monsieur Mac Donald, sache que l'on ne me reprendra plus à te faire des infidélités, c'est vrai que je ne suis pas toujours gentil avec toi, mais toi seul sais te faire aimer et détester à ce point. Et puis vois le bon côté des choses, c'est que je reviens même si je te déteste avec ta tronche de faux gentil. Le trempage d'un nuggets juste sorti de l'huile dans ta bonne sauce barbecue (oui elle est bien meilleure que celle du prétendu Roi) me fera toujours oublier la fois d'avant, "i will be back!" mais pas trop "soon" quand même… enfin j'espère.
See U later Alligator!

En prime, un peu de musique!

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13 janvier 2016 3 13 /01 /janvier /2016 19:47

Nous allons ouvrir l'année 2016 avec la dernière ouverture toulousaine intéressante de 2015. Un passage en douceur, agréablement goûtu, sans trop de froufrou mais sans polichinelle dans le tiroir non plus, du franc, du bon du frais!
Je vois tourner les cartes sur les réseaux sociaux et chaque fois un plat m'interpelle, c'est bon signe.
Un twist par ci, un chachacha par là, un condiment de citron confit qui vient pepser un canard rôti ou un jus au ras el hanout qui vient rappeler à l'agneau qu'il fait les délices des berbères, du sympatoche quoi!

Tout nouveau tout bon! Les Têtes d'Ail, Toulouse.

Pour ma part ce fut un midi, pas trop compliqué mais parfaitement juste et gourmand. Jambon, lentilles et chicorée au poil! Poulet à la cuisson parfaite, purée de céleri duveteuse, champipi et sauce crémeuse à laper jusqu'à la dernière goutte.
Finish sur la classique poire pôchée, chocolat, chantilly. Droite dans ses bottes, équilibrée, parfaite.
18€ entrée/plat/dessert, que demande le peuple! Une tête d'Ail tiens, un nouveau p'tit resto dans le registre bistrotier un poil moderne c'est toujours ça de pris!


Les Têtes d'Ail. 6 rue de la fonderie. TOULOUSE . 05 61 13 40 41

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6 novembre 2015 5 06 /11 /novembre /2015 14:18

Ça y est, L'ouverture la plus attendue du moment a eu lieu! Le chef de feu le Metropolitan, Jérémy Morin, a ouvert aujourd'hui son Aparté bien à lui en lieu et place des Agapes à Montrabé.
Avec une équipe courte mais solide en cuisine (tous ex du Met, Greg en premier lieutenant, Thomas, en chef de partie garde manger et Farida, revenue du Meurice, en pâtisserie) et le charmant sourire de sa femme Romina, on devrait rapidement retrouver les bases de la grande époque où il officiait en duo d'enfer avec Sébastien Gaches (parti depuis régaler l'Aveyron de ses fameuses soirées ris d'agneau).
Tout est là pour faire de l'Aparté l'un des Must Eat du moment car à un staff rodé en cuisine s'ajoute un cadre parfait.
Superbe cave vitrée dans l'entrée nous permettant de savoir direct que l'on pourra boire des quilles sympathoches à l'image de ce tracteur rouge de Thomas Finot (28€) dégusté à midi ou alors se pencher sur des boutanches de Bordeaux ou autres plus classiques.
La salle est des plus agréable, classique, toute en baies vitrées, cosy, couleurs légères et agréables, espace, tout ce que l'on demande à un gastro.

Quel plaisir de retrouver Jérémy Morin maintenant chez lui! l'Aparté, Montrabé (31).

Niveau cuisine, pas de surprises, j'avais déjà dû manger plus d'une cinquantaine de fois au MET, j'y avais même cuisiné, et j'ai retrouvé d'emblée cette précision, ces jus et ce goût si propre à la cuisine de Jeremy Morin.
Crémeux d'épeautre à l'encre de seiche, encornet, chorizo et fine tartine de soubressade. Je ne vais pas en faire des litrons, c'était tout simplement bon, lisible comme un bon roman, ça coule d'une traite, ça file le sourire, c'est efficace.
On reste dans le même jus avec la volaille lardée à la ventrèche poivrée, embeurrée de chou vert, tartine de moelle au raifort. Plat déjà connu, pas trop de risques à l'ouverture. Il n'en demeure pas moins qu'il était toujours aussi bon, jus parfait, cuisson au millimètre, tout simplement gourmand à souhait!
Niveau dessert, Julien Gavioli (ex pâtissier du Met parti à Bruxelle) a trouvé en Farida sa digne héritière. J'ai toujours trouvé que c'était un tueur, il aurait fait un malheur s'il avait ouvert sa pâtisserie car en mode gâteaux "boutique", il était juste, précis, tout fonctionnait toujours à merveille, un très très bon!
Et bien je peux vous dire que la tarte chocolat myrtille toute "bête" de Farida, c'était quelque chose! Les fans de chocolat dont je ne suis pourtant pas ne me contrediront nullement j'en suis sûr, sa perfection étant à ce point évidente selon moi!

Quel plaisir de retrouver Jérémy Morin maintenant chez lui! l'Aparté, Montrabé (31).

Les fâchés du menu "surprise" "carte blanche" "j'sais pas ce que je vais manger, le frigo doit être vidé!" seront contents. Outre les menus à 46€, 66€ et 70€, ils trouveront une carte et une sélection de plats de saison. En ce moment par exemple le risotto à la truffe d'Alba ou le lièvre à la Royale pour ne citer qu'eux.
Le midi? Formule à 29€ ou 36€ avec vin et café, on est dans les clous.
J'y suis allé sans même me rendre compte que je n'avais pas mangé un plat de Jeremy depuis plus d'un an maintenant, quelques petits réglages en salle et ce sera parfait. Je n'attendrai plus qu'une chose maintenant, que la cuisine se transcende, qu'elle me fasse avoir la larme à l’œil, car s'il y en a bien un capable de faire des malheurs, c'est bien Jeremy Morin! Go! Go!


L'Aparté. 21, rue de l’Europe à Montrabé (31) 05 34 26 43 44

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27 octobre 2015 2 27 /10 /octobre /2015 13:21

Et ça y est, je recommence déjà avec mon "pas d'excuses". Je sens qu'une petite rubrique sympathoche pointe doucement le bout de son nez...
Je ne vais pas arrêter pour autant les recettes un peu plus "techniques", mais je reconnais qu'un bouillon de crevettes grises, tartare de langoustines et zestes de pamplemousse blanchis 7 fois ne s'improvise pas comme ça, entre le bain des enfants et "N'oubliez pas les paroles".
Alors qu'une bonne soupe de potimarron, ma foi, y'a pas de raisons!
Je n'ai rien inventé, les produits de saison vont souvent bien ensembles. Surtout en automne, le côté terreux s'exalte, il devient rassurant, fait la nique à la fraîcheur estivale, aux salades, barbecue et rosé glace.
La gamelle automnale, c'est l'appel de la forêt qui se dévêt doucement, la fraîcheur moite des sous-bois, le feu de cheminée, la peau de bête et le reste...
La campagne en cette saison est heureuse, bien plus qu'en ville où tout devient chiant, gris, sombre.

Pas d'excuses! Variations automnales, la soupe de potimarron à la ville comme aux champs.

Elle est dans l'imaginaire de tous. Rentrer du bûcher sous une légère bruine à la nuit tombante, raviver le feu en séchant ses chaussettes à la flamme, les joues rosies, la goutte au bout du nez. Faire une incision à l'Opinel sur les quelques châtaignes ramassées en même temps que girolles, cèpes et trompettes. Le temps de sécher elles sont cuites. Elles crament et noircissent le bout des doigts mais on s'en fout, ça fait partie du truc.

l'Apéro est chaleureux, le bon gros sifflard campagnard à toute sa place, pourvu qu'il y ai un peu de fromage de tête, du jambon persillé, un brin de moutarde, une ribambelle de cornichons et pourquoi pas quelques girolles au vinaigre si la saison a été bonne. Le gorgeon de rouge se la joue gouleyant, plus structuré qu'il y a 2 mois, il sied parfaitement à l'occasion et c'est justement l'occasion de rappeler qu'un verre c'est bien mais qu'un magnum c'est mieux! Allez zou!
Tant qu'on est à la cambrousse, on va se taper la soupe "aux champs" avec les potimarrons de mémé. Pas besoin de se compliquer la vie, une bonne soupe de potimarron, c'est beaucoup d'oignons compotés légèrement au beurre en fond de casserole (genre 4 en lamelles pour 2-3 petits potimarrons). Le potimarron avec la peau, vidé de son intérieur et coupé en cubes doit rejoindre les oignons avant d'être noyé par un bon bouillon de volaille.
Une fois que le potimarron est bien mollasson, il faut réserver une partie du bouillon de cuisson, mixer le reste puis assouplir doucement avec le bouillon et du lait, arrêter quand la consistance est à votre convenance. Bien poivrer puis saler au goût.
Puisqu'on est "aux champs", on va faire avec le panier de tout à l'heure. Il reste quelques châtaignes grillées, on va poêler quelques champipis et voilà, le tour est joué!

Pas d'excuses! Variations automnales, la soupe de potimarron à la ville comme aux champs.

La soupe de potimarron vient lécher les champignons (trompettes, girolles et chanterelles pour moi ce week end) puis de la châtaigne bien grillée est émiettée dessus, bonheur.
A la ville, on prend un morceau de bon bleu d’Auvergne (ou de Roquefort pour les plus téméraires) et une tranche de pain de mie.
Pour le pain de mie, il faut bien aplatir la tranche et y découper de petits dés qui feront de délicieux croûtons une fois revenus dans une grosse noix de beurre. Le frometon, à l'arrache en gros morceaux ou revenu avec de la crème et mixé c'est selon.
Personnellement, j'aime bien en gros morceaux fondants, c'est certes moins distingué mais ô combien plus gourmand.
Aux champs ou à la ville en fait on fait ce qu'on veut. J'étais parti là-dessus et ça m'emmerdais de repartir à zéro alors j'ai persévéré. Mais évidemment qu'on a le droit de manger du frometon aux champs et des châtaignes à la ville... aie aie aie, ce que j’écris frôle la débilité, je vous laisse, bye bye!

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20 octobre 2015 2 20 /10 /octobre /2015 11:32

Les chiffres sont là, les français, donc potentiellement vous mais surtout eux (c'est moins culpabilisant de voir la merde chez les autres...), cuisinent de moins en moins. Alors que la malbouffe est un fléau et nous en sommes tous conscients, les plats tout prêts progressent à vitesse grand V, comme toutes les autres merdes industrielles d'ailleurs.
Plus simples, moins conviviaux, ils permettent de pouvoir ouvrir le micro onde en augmentant le son de l'émission d'Hanouna, d'appuyer sur le bouton cuisson en regardant ce qu'a fait la voisine sur facebook, puis d'ouvrir le plastoque avant de déverser le truc vaguement comestible dans une assiette (en plastique c'est plus simple, elle peut finir à la poubelle...) alors que les yeux écarquillés vous lisez "quelle journée de merde, pas eu le temps de faire caca, heureusement truc de ouf ce soir ;) ".
On n'a jamais le temps de rien et pourtant à travers ce simple geste de cuisiner, on fait du bien à son amoureux (euse), ses enfants, sa famille, ses amis et à soit même, ce n'est pas rien!
D'où ce petit titre; "Pas d'excuses".
Je n'ai jamais vu maman nous préparer un plat sous vide, alors que nous sommes 4 enfants et qu'elle travaille. Par contre j'ai toujours vu mes frères et sœurs (j'habite trop loin pour être un client régulier) se radiner tous les weekends pour les agapes familiales, c'est que ça marche la cuisine non?
Je ne pense pas que des nuggets du pépère dodu suivis de lasagnes au cheval, le tout arrosé de mouton Cadet auraient un tel pouvoir d'attractivité sur des trentenaires actifs parisiens... Mais je me trompe peut-être.
Oui la cuisine a un réel pouvoir! oui elle rassemble et crée du bonheur! Non le fait maison n'est pas forcément plus cher que la daube indus et non ça ne prend pas forcément des heures!

Pas d'excuses! Echine de cochon gratinée à la moutarde, endives!

Premier exemple avec cette échine de cochon gratinée à la moutarde et endives.
Tout con tout bon et pas chronophage, pas d'excuses! Il faudra une tranche d'échine d'un bon gros goret par personne, des endives (environ 4 par personne, ça fond completement à la cuisson), de la moutarde, de l'emmental pour râper généreusement dessus, du beurre, sel et poivre, une pincée de sucre.
On va faire ça en 2 temps 3 mouvements, histoire de coller à la première plage de publicité, le dernier stick "Mennen pour nous les hommes" on s'en tape un peu.
Mettre une sauteuse sur feu moyen avec une grosse noix de beurre, trancher le cul des endives, enlever les feuilles ayant mauvaises mines s'il y en a, puis les couper en 4 (en croix en partant du bas), les mettre dans la cocotte et couvrir. C'est parti pour une bonne 1/2h de cuisson, il faudra juste passer de temps en temps en cuisine pour remuer un peu tout ça. Tiens si vous voulez gagner encore du temps, vous pouvez allumer le four en mode grill.
Lorsque les endives sont bien réduites et qu'elles colorent convenablement, on va flinguer encore un peu plus ce côté amer qui n'a pas laissé que de joyeux souvenirs à bon nombre de personnes en assaisonnant d'une pincée de sucre, sel et poivre. Rappelez-vous que c'est en goûtant que l'on obtient quelque chose de bon.
On peu découvrir la sauteuse et laisser compoter tranquillement tandis que l'on met à chauffer une poêle sur feu vif.
Mettre dans cette poêle les morceaux d'échine de cochon, le gras en rapport avec le chaud va faire croûter les faces assez rapidement en laissant l'intérieur tendre et rosé (2-3 mn de chaque côté).
Une fois le cochon cuit, le badigeonner de moutarde sur le dessus, plus ou moins selon les goûts (elle perd un peu de piquant à la cuisson), y râper une bonne dose de gruyère et le mettre au four dans un plat qu'il gratine à vu d’œil en vous filant une dalle pas possible...
C'est prêt, bon appétit! Vous avez vu, en temps de cuisine effectif, on n'a pas dépassé le quart d'heure! Allez, y'a plus qu'à!



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18 octobre 2015 7 18 /10 /octobre /2015 10:13

Il y a quelques années, j'avais eu l'occasion de discuter longuement avec Daniel Boulud dans son restaurant Daniel à New-York. Minuit déjà bien passé, il prit l'un de mes petits carnets de voyage, un stylo et me marqua 2-3 trucs dedans en me disant "t'iras voir ce petit jeune, c'est un bon".
Sur une page il avait griffonné un numéro de teléphone, Julien Duboué et Afaria (son restaurant de l'époque).
Aujourd'hui il est encore là, son restaurant ne s'appelle plus Afaria mais A Noste, et avec ce changement il a fait selon moi l'un des trucs les plus intelligents qui restait encore à faire. Cela faisait un moment d'ailleurs que je le conseillais à des amis en goguette parisienne tellement le concept me plaisait (bien sûr je savais de sources sûres que l'on y mangeait bien).
3 en un, take away sous forme d'un camion à l'intérieur même du restaurant, bistrot tapas en bas et bistrot gastro en haut.
L'Efficacité même, et visiblement hier midi je n'étais pas le seul à le penser.
Il y a du bruit, des sourires, l'accueil et le service sont parfaits, se mêlent toutes sortes de personnes dans la bonne humeur. Des mecs bossent avec leurs ordis (la bourse est à 100m) en se tapant quelques bons mets rassasiants tandis qu'à côté, une table plus sud ouest en découd à grandes coudées d'Iroléguy!
C'est pas bon ça?

La belle adresse de Julien Duboué: A Noste, Paris.

On m'a raconté de belles histoires sur la qualités des repas servis en haut, mais ce midi, pas trop de temps, ce sera en bas.
Je suis toujours emmerdé face à de telles cartes car j'ai envie de tout taper et ce n'est hélas pas possible, il faut penser à l'après midi, au boulot et tout et tout…
Les bouchées de salade landaise servies façon rouleaux de printemps serviront d'alibis, et puis après il y aura du plus sérieux, du costaud, du truc qui en a dans le ventre!
Croustillants de polenta de maïs bio au magret fumé parfaits. Crousti-coulants, parfaitement assaisonnés, une tuerie!
Cordon bleu de faisan et coquillettes truffées… Vous imaginez le truc? Bien, alors maintenant, rajoutez aux coquillettes un bon gros jus, imaginez le coulant du frometon dans le cordon bleu et vous ne serez pas trop mal. Je sais que je viens de vous filer la dalle alors même que vous veniez de finir votre repas non?
Et voilà qu'arrive enfin de la frite qui donnent envie d'oublier la bonne vieille surgelée. Ni maronnasse, graisseuse ou mollassonne, pas comme de "la maison" habituelle quoi, juste de la bonne, de la vraie!
Celle-là, elles étaient dans le fish & chips de raie et j'ai quand même un petit truc à dire rapport à la sauce tartare.
Pas de problème de goût non, plutôt de matière. Franchement, il y en a peut être qui aiment bien, cela sert peut être à se rassurer niveau calories, menfin? Une tartare nappante c'est quand même bien meilleure qu'une tartare aérienne merde alors!

La belle adresse de Julien Duboué: A Noste, Paris.

T'as l'impression d'avoir un nuage sur ta frite! Moi j'ai envie de matière, de gourmandise, d'un truc qui s'évanouit pas sous la langue. Cela aurait été un fish & chips mou du string, huileux, vaseux, ok! Mais là? Il était parfait et c'est bien pour ça que cette satanée tartare a failli me faire verser une petite larme…
Allez, tant que j'y suis je vais continuer à me plaindre! Je n'ai pas pu goûter les chipirons frits au piment d'Espelette ni le tartare de daurade et cèpes, le thon à la plancha ou les nems de canard croustillants sauce Thaï-landaise (manque de temps, et à 2, nous risquions une explosion de bidon).
Oublier les cœurs de canard, la terrine de gibier et pickles ou le risotto à la moelle et aux cèpes sera dur.
Le temps aurait pu me pousser vers la rassurante crème d'artichauts truffées ou les rassasiantes pommes de terres farcies aux cèpes, mon appétit vers les souriants choux vanillés caramel beurre salé. Il n'en fut rien.
Je serai donc obligé d'y revenir, et 3 fois en plus!
Car comment ne pas succomber au taloa (galette de maïs basque fourrée) du cul du camion? Aux tapas déjà cités dont ma bouche est hélas restée vierge? Et surtout; à l'appel du haut? Personnellement je ne sais pas, alors à bientôt!

Ah, j'ai oublié de vous dire, c'est ouvert 7J/7, et cela se fait sans résa en bas, alors, ce n'est pas parfait tout ça??? Je vous avais prévenu...

A NOSTE . 6 bis Rue du 4 Septembre, 75002 Paris . 01 47 03 91 91

www.a-noste.com

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