750 grammes
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1 décembre 2014 1 01 /12 /décembre /2014 17:53

A Barcelone, si vous voulez boire une bonne petite quille de vin nature, il y a 2 adresses: L'Anima del Vi, l'originale, de Benoit Valée et la plus Bling Bling mais néanmoins sympatoche Brutal (n'hésitez pas à tester leur bière locale, une tuerie). L'avantage pour vous, chers lecteurs, c'est qu'elles sont situées à 50m à peine l'une de l'autre dans le quartier d'El Born.
"l'Animal est arrivé là, telle une sirène lors d'un naufrage" (j'allais écrire comme un cheveux sur la langue, mais ce n'est pas quelque chose de trés agréable...).
Après la soirée de la veille chez Gresca, le p'tit déj à coup de calamars et de poulpe à la Boqueria et surtout ce déj tant rêvé rendu impossible par la foule chez Cova Fumada et remplacé "minute" par un burger dégueu qu'essayait de détendre un pichet de sangria Tang'style... Un Apéro digne de ce nom était grandement attendu!
Picasso ci, Picasso ça, calle de... calle de... calle de... Hola! Nous voilà à l'Anima!
Petit Pet nat' Espagnol qui bulle sans s'arrêter comme pour faire comprendre qui faut remplir la gourdasse, un poil de sucre pour que les Nanas soient heureuses et on est pépère de l'autre côté sur le rosé de Valentin Vallés (mon gros coup de coeur 2014)...

Je vous avais prévenu*... L'Anima del Vi, Barcelona.

*Et je vous avais prévenu, "qui dit vin nature dit souvent bien manger...", et v'là l'enchainement d'orgasmes buccaux car l'ànima ne déroge pas à "ma" pseudo règle... Polpo alla Gallega à tomber, ce paprika... Calamares baila baila la bamba... servis entier avec quelques oignons et l'assaisonnement qui va bien. Petites cocottes de joue bourguignonne qui balance, lamelles de langue de boeuf et gribiche de tous les diables, pan con tomate commandé par... ça ne se dit pas, jamon top, queso divino, rillette, salade russe, j'en passe et des meilleurs, à coup de Beaujo (Coquelet ou Benier ce soir), j'aurais pu continuer toute la nuit, bravo!
Cadre en bois, zinc, boutanches un peu partout et pas des moindres, y'a même des vélos, des caisses de vin et des trucs au mur, bref l'ambiance que j'aime, quant au tarif, vous en parle pas, vous n'avez qu'à y aller.

Anima del vi . Vigatans 8 . Barcelona . (00 34) 93 36 83 612

Bar Brutal . Carrer de la Princesa . Barcelona . +34 933 19 98 81

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26 novembre 2014 3 26 /11 /novembre /2014 19:40

Quand un week-end barcelonais se profile, il faut filer sur le blog de Philippe Regol ou faire appel au 'sieur "Idées solides et liquides", Vincent Pousson, ce que j'ai évidemment fait.
Bien qu'ayant tous les deux des points communs sur certains aspects de la gastronomie, nous en avons aussi d'autres, complètement divergents... Alors quand il a pris en compte ses aspects là et qu'il m'a presque sommé d'aller chez Gresca et de réserver promptement, cela n'a pas fait un pli et j'avais ma table!
Un week-end Catalàn entre copains, ça se profile toujours sous des aspects festifs "à l'ancienne" plus que gastronomiques, on passe en revue les gosses et le taf vite fait puis on passe aux choses sérieuses...
A peine arrivés aux abords de la cathédrale que la cana se vide par pinte et que le Jamon Iberico fraye vers la bouche, déposant au passage de grasses et suaves sensations un peu partout...

Talentueux Gresca, Barcelona.

Heureusement, Gresca n'est pas au niveau de la Boqueria mais plutôt dans le haut de la rembla de Catalunya et je ne vous cache pas qu'une belle marche sera des plus vivifiantes avant de s'attabler et d'attaquer les agapes.
Gresca, c'est Rafa Peña, un ancien de Berasategui et de Ferràn Adria qui tatote plus du gros jus que de l'azote et qui culmine "brillamment" au guide Michelin avec... roulement de tambour... une fourchette. Soit, moins que le L, le Fouquet's ou la Cendrée à Toulouse... Let's see!
Accueil chaleureux mais tremblotant face à une tripotée de gugus venue en découdre avec le menu dégust et la carte des vins.
Coup de canif direct dans cette dernière, 2 bouteilles de nature blanc espagnol (17€) dans le seau, envoyez la sauce!
Première fulgurance: jamon, artichaut et p'tite crème qui fait pim Pam Poum, d'anchois, m'en serais bien tapé une plâtrée!

Talentueux Gresca, Barcelona.

Deuxième fulgurance: Sardine recouverte d'une légère mayo, c'est frais, iodé et sirupeux, délicieux.
Comme un clin d’œil à la ville vient ensuite une salade russe au crabe, très bonne tout en étant beaucoup plus commune.
Puis vient l’enchaînement, merveilleux champipis (lactaires sanguins selon moi) baignant dans un jus divin, et vaguement recouverts d'une fine pellicule de lardo, addictif. Maquereau mariné, brièvement brûlé, yaourt et pak choi, le plat que j'aime par excellence, une pointe d'exotisme, c'est frais, tendu, le yaourt amène toujours ce petit truc qui fait tout (pour moi), bref, conquis!
Rebelote sur la daurade posée tranquilou sur un yaourt type cervelle de canut, zeste d'agrumes, oignons pickles et brûlé, vous avez compris?

Talentueux Gresca, Barcelona.

Magnifique transition sur un bouillon asian style, petit légume et spaghettis de pieds de cochon, double ration!
Arrive le Graal qui aurait pu transcender l'univers (oui oui) si le filet n'avait pas été cuit à basse température mais servi au sang, simplement "gnacké" comme pourrait le dire le roi du Dios catalàn... Il était par ailleurs grâce à son jus collant, gouleyant, goûteux, merveilleux! J'ai failli bouffer les os à force de ronger le cuisseau du garnement tellement la cuisson au barbec le rendait appétissant! De jeunes légumes croquants pour la déco et ce fut un grand plat!
 

Talentueux Gresca, Barcelona.

Premier dessert pina collada passable puis magnifique duo chocolat, huile d'olive en finish, gracias Gresca!
La table qui réjouit, qui ne brusque personne (55€ pour le dégust 9 plats), qui n'est pas là par hasard et qui si elle s'appelait Adria&Co aurait 2 mac... ça finira peut être par arriver si le rouge change d'inspecteurs, donc faut y aller et encore y aller!
La carte des vins est cadeau, de bons jus natures (Barral, Puzelat, Bouju etc...) ou pas, à un tarif exemplaire (bourgogne de fanny Sabre à 26€), autant vous dire que le sommelier a eu du taf!

Gresca . Calle Provença, 230, 08036 Barcelona, Espagne. +34 934 51 61 93

Et pis... après cette jolie première partie de soirée gastronomique, notre bande de joyeux drilles s'est retrouvée à l'Obama (ça ne s'invente pas) un Irish Pub tendance expat/touristes histoire de taquiner la San Miguel, et là se trouvait Mel Semé avec sa nana aux percus/chant en mode reprise et c'était simplement... Enorme, enjoy!


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20 novembre 2014 4 20 /11 /novembre /2014 16:11

Evidemment, comme dans toute recette #cantalsourire, la majeure partie des produits utilisés vient du cantal. La truite fumée de Romanange, le yaourt Grec d'un éleveur/producteur des environs de Pleaux et les herbes de notre bonne terre Cantalou!
Cette petite recette ne nécessite pas de compétence particulière puisqu'en fait ce n'est rien d'autre que de l'assemblage de bons produits.
J'ai mélangé mon yaourt Grec avec une pointe de crème liquide pour l'allonger, un trait d'huile d'olive, sel, poivre, une giclée de citron et un râpé de zeste!

Cantal Sourire, tu fais de la truite fumée et yaourt Grec au sarrasin.

Ensuite j'ai tranché mon filet de truite fumée en petits rectangles et disposé dessus quelques grains de citron caviar (que je cultive sur ma terrasse, sinon, très dur à trouver et très cher) que vous pourrez remplacer par des zestes de citron jaune ou vert.
Reste plus qu'à torréfier légèrement à la poêle quelques grains de sarrasin (trouvable en épicerie bio), un ou deux brins d'aneth, 2 tiges d’oxalis (remplacer par du cerfeuil, c'est très différent mais cela fera l'affaire) et ce sera bon.
Un petit effort niveau dressage et régalade!!! Bon ap!

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18 novembre 2014 2 18 /11 /novembre /2014 12:19

En ces temps moroses où il vaut mieux écouter Rire et chansons que les grands pontes de la tsf si l'on veut garder la banane en allant au taf. Voici un autre exutoire à la grande frustration française actuelle!
On chausse les mules, on se sert un petit blanc de Puzelat et confortablement installé dans son fauteuil, on renvoie Claire Chazal au vestiaire en ouvrant Frères de Terroir et on sourit...
On sourit, car présentement, j'aimerais bien y être moi à me taper la rondelle dans le tgv avec un petit coup de roro.
Comme dimanche devant Petitrenaud et Thierry Breton qui fourre son petit pain de naseau de goret, ça fleure bon le bonheur, ça fleure bon les copains et les virées canailles, ça fleure bon la vie et ça fleurit l'esprit!
Ça cause des vraies choses, des vrais gens, des Gramenon, Lapierre, Puzelat etc... et ça vaut toujours mieux qu'un autre, pourrissant ses hectares pour nourrir de l'hecto déjà mort!
Ça cause de Sébastien Lapaque (romancier et auteur entre autres de Chez Marcel Lapierre et du Petit Lapaque des vins) qui n'a pas le pied marin, de Thierry Breton, Thierry Faucher et des autres, de l'amitié, des retrouvailles, de gourmandise et de plaisir.
Cette balade avec Yves Camdeborde à travers cette France que j'aime tant nous emmène chercher le homard à pied, le merlu à la criée de Saint jean; On part renifler le cul des chênes histoire de voir s'ils viendront noircir la brouillade du soir, et taper dans le frometon, histoire d'être sûr que l'herbe des Pyrénées est riche!

La BD à mettre entre toutes les mains: Frères de terroir de Jacques Ferrandez et Yves Camdeborde

Cela parle de transmission, des anciens "bistronomes" de Christian Constant (Yves Camdeborde en tête) puis de ceux de Camdebordes: Daï Shinozuka, David Ducassou ou encore Stéphane Jego, mais aussi des détenus de la maison d'arrêt d'Angoulême, car eux aussi ont le droit de cuisiner et de rendre heureux!
Bref on aimerait la france de Frères de terroir dominante, car c'est celle là qui fait notre pays et pas celle des papes de l'agro, Monsanto et cie en tête! C'est celle là qu'est De Chez Nous comme pourrait le dire Christian Authier.
N'est-on pas mieux le soir en famille devant une bonne blanquette, un p'tit primeur de Lapierre en main (c'est de saison) à causer avec ses kids et sa femme, que devant un cordon bleu Père dodu, frites, ketchup, le grand de 4 ans qui bouffe ses frites à la main car dans l'autre il a sa tablette et maman sur son smartphone qui sirote son Tariquet premières grives de mon c... .
Frères de terroir, ce n'est pas que du homard ou des truffes, c'est une façon de vivre.
C'est toi? moi? C'est les copains qui attendent le boucher Catalan le verre à la main et qui deviennent tous un peu Jésus dés qu'il arrive. L'un rompt le pain, l'autre le fouet, la terrine et tranchée, "ceci est mon corps, livré pour vous" dit le cochon! Un Hermitage de Dard et Ribo fera le sang, ce n'est pas tous les jours qu'un copain est primé!
Je m'égare un peu donc je vais arrêter là, filez acheter Frères de Terroir Carnet de croqueurs et vous comprendrez!

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13 novembre 2014 4 13 /11 /novembre /2014 19:29

Je n'ai rien inventé, mais l'association du poireau et d'un assaisonnement proche de celui d'une ravigote est à tomber.
Pour le mode de cuisson, je l'ai piqué à Hamid Miss (La Pente Douce, Toulouse) qui le prépare de façon radicalement différente. J'ai notamment eu l'occasion de le déguster avec du saumon et de l'oseille, délicieux mais je me répète, vraiment différent.
On ne va pas s'embêter avec les mesures et tout le reste car la recette, même si le résultat est du plus bel effet sur vos papilles, est d'une extrême simplicité.
Pour le poireau, le choisir plutôt épais et le mettre comme ça, juste tranché net après une belle longueur de blanc (gardez le reste pour une bonne soupe, l'hiver approche) dans le four préchauffé à 165°C pendant 45mn.
Le taquiner, et dés que vous sentez que l'intérieur est un peu ramollo c'est qu'il est cuit, lui mettre alors un bon coup de grill pour légèrement brûler le dessus, puis le laisser tiédir à température ambiante.
Aplatir une tranche de pain de mie comme vous le pouvez, au rouleau à pâtisserie, à coup de poing, de pied, bref, aplatissez!

Le poireau vinaigrette façon Rod'N'Roll!

Enlever les bords puis tailler de minis minis croûtons que vous ferez revenir dans une grosse noix de beurre (le goût de beurre est très important), qu'ils s'imbibent bien et croustillent, réserver sur du papier absorbant.
Tailler des cornichons et des câpres en fine brunoise (petits dés). Faire de même avec une échalote et ciseler sec quelques tiges de ciboulette.
Préparer une vinaigrette classique: moutarde, vinaigre, huile basique, sel et poivre.
Le moment de grignoter approche, trancher la première couche brûlée du poireau encore tiède dans sa longueur, puis ouvrez-le (il y a peut être 2-3 couches à ouvrir).
Disposer dessus à la volée, quelques câpres, cornichons, et échalotes, verser un beau filet de vinaigrette tout le long, puis recommencer avec la ciboulette et les minis croûtons, à Table!
Vous verrez, le côté acide de l'assaisonnement additionné au beurré des croûtons et à la tiédeur du poireau, c'est presque magique...
A vous de juger!

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3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 18:01

Un samedi matin sous le soleil, un café en terrasse et la voiture prête à fouler le bitune Occitan afin de parvenir au Graal: le Celler de Can Roca à Gérone.
A 10h30, ce n'est pas encore les frangins Catalans qui trottent en tête mais plutôt la pause déjeuner dans le resto encore récent de 2 expats parisiens, Mathieu Perez et Yannick Serez à Céret, village presque frontalier de l'Espagne... restera plus que 80 bornes pour Gérone, parfait!
La route est cool en ce samedi de fin octobre, 30°C affichées à la pharmacie du premier bourg traversé, 15€ le kilo de cèpes.
On a été prévenu, pas de menu dégust ce midi car petite tournée "primeur" de quelques "domaines natures" (Leonine, Foulards rouges et Potron Minet), ce sera donc un menu plus bistrotier, pas de problème, c'est même plutôt de circonstance avant les agapes prévues le soir, roule ma poule!
Mouais... pour l'instant c'est encore moi qui roule, qui me gare, et qui part flâner au marché maugréant d'avoir oublié la glacière, "arrêtez donc de m'appeler jolies petites aubergines et girondes tomates, remerciez moi plutôt de ne pas vous faire piquer un fard et flétrir trop vite dans mon sauna roulant!".

Les 4 fers en l'air aux Percherons. Céret (66).

Bref, autant éviter trop de frustrations et filer droit aux Percherons.
Le cadre est sympa, je ne sais pas comment ça passe à Céret, mais perso j'ai bien aimé cet air de vielle brasserie de hall de gare, grosses banquettes en moleskine et long zinc à l'entrée.
Le temps nous place dehors, et un petit tavel rafraîchi de Pfifferling viendra sans peine rassasier nos gosiers asséchés par la clim.
Hareng pomme à l'huile merveilleux, quelques petits pickles pour la forme et un bon gros pain rustique pour le sauçage d'assiette et le vol de terrine à mon voisin, j'y peux rien, j'adore les cornichons! (et puis le pâté était vraiment terrible).
Pour le plat, l'hésitation s'est emparée de moi au moment de la commande, bavette? Dios (grosse saucisse catalane)? 1 dios, 2 dios... et jamais 2 sans 3, ce sera un dios aux lentilles!
Pas forcément franc du collier le Rod, sur l'instant, la bavette d'Angus me tentait plus qu'un simili diot savoyard, bien plus... Puis Bim! premier regard, Bam! léchage de babines, Boum! en bouche!

Les 4 fers en l'air aux Percherons. Céret (66).

Ce dios, il est terrible, croustillant de toutes parts (mélange de tête et chair de cochon), fondant mais avec de la mâche, une TUERIE pure et simple.
Inutile de vous parler de l'état dans lequel l'évoquer me met, alors que je suis à mon bureau bêtement en train de taper sur un clavier avec pour seule chose comestible alentour... rien, nada, que dalle!
Un verre de Traverses plus tard et j'attaque les lentilles supportant le dios. Au top, c'est à dire, tièdes, croquantes et vinaigrées.
Voilà un plat qui montre bien à quel point le facile/classique/pas cher peut être sublimé par de beaux produits et une belle pâte de cuistot!
J'ai adoré le café Viennois façon Percherons, j'aime aussi le Nestlé, alors forcément avec un joli cru de café, une crème montée maison, et un brin d'amour en cuisine, ça ne pouvait que m'aller!
Bingo pour ce déj en "cours arrière", bonne ambiance relax comme il faut, j'y reviendrai c'est sûr!
Vin au top à tendance Ibérique niveau tarif, comprenez "qui ne viennent pas atomiser la bourse". Et Menu dans la même logique, 14€ (midi) et 35€ (soir).
Bref, un véritable étalon de la gamelle ce Percheron!


Percherons . 7, rue de la République . 66400 Céret . 04 11 64 41 12


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24 octobre 2014 5 24 /10 /octobre /2014 17:57

Allez j'en mets un quatrième, allons "fooder" avec eux!
Vendredi midi, je traînais du côté de Sesquière et revenir en ville revenait au même que de filer vers Saint Jory, lieu d'errances du jour des Food du Volant!
On n'est pas à Miami Beach ni sur la cinquième mais l'estafette revue et corrigée meuble gaiement le décor. Une petite terrasse est dressée sur le parking d'un dépôt de la ZI de Bruguières, le soleil est de la partie, avec un p"tit coup de blanc bien frais, on se croirait presque sur la jetée de Coney Island…
Les œufs mimosas façon Camdeborde (mayo montée avec un peu de bouillon de viande) remplissent leur rôle de canaille à merveille. Pas d'extravagances, surtout pas dirais-je même, un brin de salade, une jolie mayo, bref, merveilleux quand le prix ne vient pas gâcher le plaisir d'un si mignon petit bonheur!

Un nouveau food truck complètement "food" à Toulouse: Les Food du Volant.

Le risotto de poule confite et parmesan suit la ligne, liaison minute, le grain est au garde à vous, très loin des vieux soldats empêtrés dans la bouillasse ordinaire.
On sent leur fierté d'avoir pour compagnie de la jolie poulette confite, dodue et ferme.
D'ailleurs le parmesan regarde ça de prés mais 2-3 beaux brins de fil.. pardon de ciboulette traînent par là et se disputent le câlin du casanova laitier telles de petites bourrasque de fraîcheur, on est bien, très bien même.
Banofee joliment craquant en son fond, bananes recouvertes au dernier moment d'une onctueuse chantilly maison, un vrai crime de gourmandise, je l'ai assassiné de violents coups de cuillère, "please call me Dexter", j'y ai vraiment pris félicité!

Un nouveau food truck complètement "food" à Toulouse: Les Food du Volant.

Et voilà, comment prendre un plaisir fou à 12€90 E/P/D un midi!
Tout est dans la fraîcheur et l'assaisonnement, pas besoin de tralalas pour que la bouche se sustente! De bons produits, du fait minute et on est au top sans dilapider le porte-monnaie! Évidemment tout peut être emporté ou mangé sur place dans les mêmes contenants, logique du take away!
Les heureux tenanciers du fout treuq ne sont autres que l'ex patron/associé de Vinéa, Laurent Navarro, et sa femme Ingrid. Donc, suite logique, si vous voulez boire un p'tit coup, y'aura toujours du bon glouglou…
Pour suivre leurs pérégrinations, ça se passe pour l'instant uniquement sur FACEBOOK, et bientôt j'espère sur twitter, Instagram etccc, comme les ricains quoi!
Allez pour finir de façon contextuelle et vous donnez faim, je vous mets la Bande Annonce du film #CHEF, Jon Favreau y cause gastronomie, réseaux sociaux et foot truck! So long et bonne route les Food!

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21 octobre 2014 2 21 /10 /octobre /2014 19:17

Il est assez rare que je m'attable à Tarbes, ce n'était d'ailleurs arrivé qu'une fois jusqu'à présent, au Trait Blanc. Oh! et à l'aérodrome, mais ça... il y a prescription c'était il y a longtemps.
D'habitude je continue de longer les Pyrénées jusqu'à Pau car certes Henri VI y avait ses poules, mais moi j'y ai mes vieux pots, et j'peux vous dire que la confiture y est bonne!
Tarbes n'est pas une ville qui me fascine et vu le nombre de charrettes au sortir de l'autoroute, nombre de haricots vont chercher pitance un peu plus loin le long de l'A64!
Pourtant, on est là en pays de Bigorre, patrie du porc noir, et vous savez que je l'aime l'animal!
D'ailleurs faites comme moi, ayez l'air passionné par le paysage, cela passera aisément car il est vraiment magnifique, et sortez à la sortie après Tarbes (quand vous roulez direction Toulouse). De là, filez droit direction les montagnes et au bout d'un petit moment, après avoir salué bœufs et agneaux pyrénéens broutant ferme, vous amorcerez la descente vers Bagnères de Bigorre.
Il ne vous restera plus qu'à aller acheter votre porc Noir (ou blanc d'ailleurs , il est superbe) chez Hervé Sancho (MOF boucher) à la boucherie des 2 Ponts. Vous serez alors obligé de reconnaître que je suis un as des raccourcis...
Revenons-en à notre Petit Gourmand, car gourmand je le suis et j'ai faim.
Oh mais je ne vous ai pas raconté, la semaine précédente j'étais à Angoulême. Dans la descente de la gare, de charmants motards habillés aux couleurs de la patrie me font de grands signes, "sont bien urbains ces hommes là" me dis-je, puis les v'là qui me font face, qui me bloquent carrément la route et qui tapent à ma fenêtre. Ni une ni deux, je sors de la voiture, mets les mains sur le capot prêt pour la fouille en gueulant 'i've got right!
"Vous êtes en sens interdit monsieur", "mais dans mon souvenir...", "vot' souvenir y doit dater m'sieur, circulez", "merci m'sieur le motard".

Le Petit Gourmand en a sous la dent! Tarbes (65).

Et bien en fait j'ai fait la même chose devant le Petit Gourmand, quelle idée aussi de mettre une 2 voies en sens interdit, mais heureusement là, ce ne sont pas des motards qui me l'ont signalé mais une horde de tires en mode appels de phare...
Bref me voilà attablé au Petit Gourmand, le cadre n'est pas merveilleux, il fait un peu sombre, l'hiver pourrait contribuer à une certaine ambiance mais avec 27°C dehors, c'est pas la joie...
La serveuse, à l'image du cadre manque un peu d'allant, sa jeunesse pourrait la porter sur une verve plus enchantée mais elle reste là, stoïque, à demander pour la 4ème fois si j'ai choisi le vin...
Elle ne connait visiblement pas la valeur de sa carte des vins, sinon elle m'aurait laisser m'en réjouir tranquillement, m'en inspirer par tous les pores, baver! D'ailleurs je ne vous en direz rien, certains petits malins seraient capables de faire des kilomètres pour elle...
Ensuite, Madame "Petit Gourmand" a pris les choses en main niveau glouglou et c'était nettement mieux!

Le Petit Gourmand en a sous la dent! Tarbes (65).

Niveau cuisine, il y a matière a trouver un accompagnement très sympa au bon boire, la poêlée de cèpes, œuf poché et jus de viande était parfaite, là où certains ne mettraient que de jolis cèpes bouchons, ici c'est du cèpe à la campagnarde, comme aurait pu le faire mon grand-père et d'autres cantalous, ceux là qui préfèrent le bon gros cèpe limite vérolé au plus distingué, petit et joliment dodu. Ils m'ont rappelé l'ami Thierry Lavergne (La Bombardière à Cuq Toulza mais surtout Cantalou!) qui après avoir brillamment balancer du Sandre, des écrevisses et du filet de Salers lors de mon mariage, m'envoyait en plein après midi une poêlée de ris d'agneau aux cèpes copieusement arrosée en me faisant justement le sempiternel laïus campagnard sur les bons gros cèpes verdissants, à moi le "jeune cuisinier fleuriste"...
Un très bon tartare accompagné de grosses patates à la graisse d'oie suivra, dans son jus, assaisonnement parfait, bref, un très bon déjeuner, simple et bien executé.
Mais, car il y a un Mais. Ce qui me turlupine dans les affaires familiales, car c'en est une, c'est justement la famille. Ça peut être génial mais un brin poussiéreux, et souvent dans des angles difficiles à atteindre...
Quand on sait que le fiston est revenu travailler avec ses parents aprés un long séjour parisien dans les cuisines de Camdeborde, Doucet et J-F Piège, on a envie de trouver plus que des plats "signatures" tels que le dos de merlu au laurier, fusillis aux coquillage" datés... (celui-ci de 1990). Pas une révolution non, mais juste un petit coup d'allant.
Bon évidemment, tout ce que je viens de raconter est rendu nul si les gosses ne valent pas tripette! Mais ça il n'y a qu'eux qui le savent...
Là n'était pas le sujet, j'ai bien déjeuné au Petit Gourmand, et c'est ça le principal! En plus, ils doivent avoir à n'en pas douter la plus jolie carte des vins de la ville... et ça, c'est grâce à la famille par contre... So long!

Le Petit Gourmand . 62 av Bertrand Barere . 65 Tarbes . 05 62 34 26 86

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20 octobre 2014 1 20 /10 /octobre /2014 10:32

Il est le symbole de la viennoiserie, le bon vieux croisdalle, celui que j'ai adoré ou détesté, c'est selon. Celui-là même qui était dégueulasse à 10h mais remarquable à la débusquée sur le coup de 6h après une nuit agitée... Durement obtenu après maintes semonces à la fenêtre de mon boulanger pétrifontain (habitants de Pierrefonds).
En premier vrai testing de Rod'n'Roll, le choix du croissant m'a semblé judicieux, on a tous notre croissant de quartier, celui des enfants sur le chemin de l'école, celui d'à côté quoi. Et puis il y a les institutions pâtissières, les pains "réputés" et les "oh le meilleur c'est celui là!", alors j'ai voulu savoir...
Outre les conseillers, j'entends par là les diverses sources d'information, nous étions 3 en chair, en os et surtout en bouche pour cette dégustation, Philippe Lagarde, Christian Authier et moi même.
Les croissants ont tous été achetés samedi dernier entre 9h et 10h, pas d'illusion possible du bon à cette heure de milieu de matinée (à 7h, tous les chats sont gris, les croissants bons et fumants).
Une pré-sélection naturelle a été faite et une liste à tester en est sortie naturellement. La dégustation a été faite à l'aveugle, de toutes façons je vous avouerais qu'aucun de nous n'a de femme boulangère ou pâtissière, et qu'aucun boulanger ou pâtissier n'était au courant. Voici la liste des testés avec le prix et le numéro d'assiette correspondant:
1- Le pain de mon grand père, 1€. Place de l'Ormeau. Toulouse.
2- En Pleine Nature, 0.95€. Quint-Fontsegrives.
3- Le petit Pétrin, 1€, rue des frères Lion (place Dupuy). Toulouse.
4- Pillon, 1€, Carmes. Toulouse.
5- Boulangerie Rue Gambetta, 0.90€, rue Gambetta. Toulouse.
6- Bonbonnière, 1.10€, rue des Tourneurs. Toulouse.
7- Arnoult, 0.85€, zone Saint Caprais. l'Union.
8- Christophe, 0.95€, rue de la Concorde. Toulouse.
9- Au Poussin Bleu, 1.05€, rue du Languedoc. Toulouse.
10- Le Pêché Mignon, 1€, rue du Languedoc. Toulouse.
11- Pâtisserie Conte, 1€, rue Croix Baragnon. Toulouse.

Le meilleur croissant de Toulouse.

Chaque croissant a été admiré, découpé, goûté, comparé, regoûté, éliminé, ou pas.
Esthétiquement, celui du Pain de mon Grand-père était tentant, avec sa forme biscornue et ses diverses couches bien brillantes, ainsi que celui du Petit Pétrin et de Chez Christophe. Par contre, mauvais point pour ceux du Pêché mignon et de la rue Gambetta, balourds et luisants de jaune d’œuf plus que de beurre.
Niveau Prix, vous pourrez constater le grand écart entre Arnoult et la Bonbonnière, révélateur ou... pas?
Sinon ils se tiennent presque tous dans la brochette 0.95€, 1€.
Malgré une légère sur-cuisson, le croissant de la boulangerie du chef Sylvain Joffre à Quint était prometteur, un feuilletage parfait avec toutes ses strates serrés, un réel engagement au niveau des farines... bref, un café et à Table!
Élimination directe par KO pour le Pêché Mignon et Gambetta. Un troisième, qui relevait presque de la GD à 40 cts suivra le pas assez vite: La Bonbonnière, à 1.10€ tout de même...
Arrive le tour d'En Pleine Nature, comme prévu la texture est très bonne, mais l'équilibre n'y est pas, une pointe de sel trop présente, un goût de beurre? ou pas trop de goût justement, bref il passera son tour aussi, tout comme le Pain de mon Grand Père, qui nous a trompé visuellement, sous la dent il s'affaissait de façon caoutchouteuse.
Un croissant s'est distingué directement, et il ne devait même pas faire partie du test, comme quoi... celui du Petit Pétrin: Goût parfait à l'unanimité, croustillant encore présent mais un peu tombé, bref à regoûter...
Pillon passera son tour lui aussi, ainsi que Christophe qui aura quand même droit à un second croc. Et il ne reste déjà plus grand monde, allez, je le balance....

Petit Pétrin en haut, Arnoult bas/gauche et Poussin Bleu bas/droite.

Petit Pétrin en haut, Arnoult bas/gauche et Poussin Bleu bas/droite.

Roulement de tambour... et les meilleurs croissants sont:


1- Le Petit Pétrin
2- Arnoult
3- Le Poussin Bleu


Bravo à eux! Le Petit Pétrin est premier sans histoire, unanimité directe, il n'en est pas resté une miette, pour les 2 autres, nous avons privilégié le goût même si le prix a aussi son importance.
Le croissant du Poussin bleu avait l'un des plus jolis croustillants du testing, nous nous sommes presque battus pour prendre les bouts, mais Arnoult avec ses 20 cts de moins et surtout un goût beurré assez proche de celui du Petit Pétrin lui est passé devant à la toute faim...


PS: Evidemment qu'il existe des dizaines et des dizaines d'autres boulangeries à Toulouse et périphérie, une grosse sélection a été faite mais on ne peut pas être partout et certaines sont surement passeés à travers les mailles du filet...

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12 octobre 2014 7 12 /10 /octobre /2014 17:00

Ici, on a une base classique du bistrot, les encornets et le jambon croustillant, souvent associés à un risotto à l'encre de seiche ou à un bon petit ragoût de riz Venere. Mais là, ils trouvent en compagnons de goût de jolis petits cocos, du poivron grillé et du basilic et cela fonctionne aussi bien autant vous le dire tout de suite!
Acheter le nombre suffisant de cocos pour le nombre de convives. Ensuite il faudra une belle tranche fine de jambon cru/pers, 3-4 encornets/pers, une botte de basilic pourpre ou à défaut de basilic classique, 2 beaux poivrons rouges (pour 4, donc 3 pour 6 etc etc…), une gousse d'ail, 2-3 brins de persil, sel, poivre, un peu de fond de veau si possible, de l'huile d'olive pour la cuisson et ce sera bon.
Éplucher et cuire les cocos le temps qu'il faudra pour qu'ils soient fermes et cuits.
Faire griller la peau des poivrons sous le gril du four 4-5 minutes de chaque côté, qu'elle noircisse bien et souffle, ensuite les mettre dans un sac plastique fermé pendant 1/4 d'heure. Éplucher les poivrons et les couper en petits dés.

MIAM! Cocos au poivron grillé et basilic pourpre, seiche et jambon croustillant.

Faire sécher les tranches de jambon au four sur du papier sulfu, dans les 120-130°C (si vous manquez de temps, augmenter la température).
Nettoyer les encornets.
Pour ce faire, séparer la tête de la poche en tirant en même temps les viscères, enlever l'os puis couper la tête juste au dessus des yeux pour conserver les tentacules.
Faire une légère persillade (hachée fine) avec la gousse d'ail et le persil.
Émincer très finement une poignée de basilic pourpre.
Dans un petit poêlon, mijoter les cocos avec un petit peu de fond de veau, le poivron et le basilic, assaisonner de sel et de poivre et d'un filet d'huile d'olive au moment de servir.
Poêler vivement les encornets à l'huile d'olive, mettre un peu de persillade au dernier moment, sel, poivre, puis disposer sur les cocos.
Rajouter le jambon cru croustillant cassé en morceaux de façon harmonieuse au dessus et c'est bon, c'est enfin le moment de se régaler, MIAM!

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