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4 août 2014 1 04 /08 /août /2014 17:31

Je m'étais toujours dit que Figeac méritait plus qu'un passage vite fait le long du Célé pour filer dans le Cantal. Mais quand on est sur la route du paradis, difficile de faire un écart.
Un ou deux passage au sublime marché local pour cause de départ différé au samedi matin m'avaient déjà laissé imaginer le meilleur… Mais je dois dire que la bâtisse du 16ème dans laquelle se logeait ma chambre d'hôte finit de m'en mettre plein les mirettes.
Arrivé un peu tard le vendredi soir après un véritable périple automobile Aquitain, le sourire de préface à la soirée ne commença à se dessiner qu'en longeant les murs de pierres sèches du Causse Lotois.
800 bornes dans les pattes, Figeac 20km, de la rigolade et je serai dans les temps (j'avais bien senti la gêne de mon interlocuteur restaurateur plus tôt dans la journée quand je lui annonçais l'heure probable d'arrivée, 21h…).
Débarbouillage vite fait, 35°C orageux ça mouille son homme, me voici déjà devant la Cuisine du Marché, il est 20h30, pas mal!
Accueil parfait de la charmante maîtresse de maison, "bonjour" rugueux et moustachu de notre "Machete", cuisinier ibérique d'un soir (petite ressemblance vite faite avec Dany Trejo, autant vous dire que l'on a pas envie de broncher sous peine de se prendre un tacos en pleine tronche).
Gaspacho délicieux, je m'en serai bien tapé une jarre tellement l'effet de sa fraîcheur sur moi fut agréable.
Et là, c'est le ….., bonheur! Un foie gras à tomber, je ne sais toujours pas s'il m'a déjà été donné d'en manger un pareil. J'ai pourtant été à bonne école en la matière, entre mon père et Alain Blot (Ancien chef 1* à Rethondes aujourd'hui à la retraite), j'en ai bouffé du foie, et pas qu'à Noël… Autant vous dire qu'il valait mieux ne pas être un beau canard dodu entre leurs mains.
Bref, un modèle du genre, beurré, assaisonné à merveille, même si je suis un peu gavé du foie gras depuis quelques années (vous aurez compris pourquoi), je ne peux que reconnaître la perfection de celui-ci.
Et puis le graal se posa, là, sur la table, et puis un autre…
Faudra que je prévienne la table ronde qu'en fait il y en avait 2… La frite et le Rossini.
Tout le monde gnognote, les bien pensants de la bouffe et les autres, la frite maison, y'a que ça de vrai!
Bah non!
Moi, les 3/4 du temps, je la préfère surgelée, une bonne vieille Mc Cain ou une tige McDo, limite même Casino, et encore... Lidl? Je connais pas.

Petit arrêt Lotois qui file la frite. La Cuisine du Marché à Figeac.

Quand je vois frites maison, je flippe et je me tâte, je suis comme tout le monde j'adore les frites mais par contre, je n'en mange jamais chez moi, alors quand l'occasion se présente, d'abord je flippe, et après je me tâte… "vais quand même pas prendre la salade…"
Premièrement, j'ai un peu de belge en moi, même pas mal, du côté maternel, alors de la bonne frite, j'en ai mangé toute ma jeunesse à La Panne, c'était un peu comme le foie gras: culturel. Léger et culturel…
Et puis petit à petit tout le monde s'est mis à faire de la frite maison, obligation faites par tous ses débiles de clients désireux de voir écrit partout le nom de leur logement. Seulement, une frite maison m'sieurs dames, ce n'est pas n'importe quelle patate coupée en lamelles et plongée dans l'huile de friture.
Qui osera me dire que la plupart du temps, la frite maison manque de fierté, qu'elle est mollassonne, maronnasse et dégoulinante de sueur?
C'est pourtant une vérité, à Toulouse j'ai un bon souvenir de celles de M'sieur Chabrier à la Rôtisserie des Carmes mais sinon… A part cet "artiste" belge qui a depuis repris le chemin de la forêt mais qui en faisait de magnifiques dans sa caravane sur les marchés, je ne vois pas.
Bref tout ça pour dire que celui qui m'aura fait manger les meilleurs frites depuis des lustres est Espagnol et restaurateur à Figeac.
Avec son filet de boeuf Rossini parfait, et son joli jus bien poivré "en accompagnement" , l'Ibère redonna ce soir-là un peu de ses lettres de noblesse à notre bonne vieille cuisine classique (accompagnement légumier un peu old school mais bien cuit et goûteux).
Un gorgeon d' Elian da Ros là-dessus et même si la goutte commençait à perler, j'peux vous dire que je n'étais pas mal du tout!
Dessert de circonstance, léger, laitier et fruité.
Allez, j'arrive à la fin alors trêve de "Machete". Si notre cher chef originaire de Burgos tombe sur cet article, il va finir par mal le prendre, surtout que le premier abord assez rustre cache un Santiago de caractère certe, mais aussi un homme très sympathique, engagé dans le produit et la tradition culinaire.
Quant à Madame, le premier abord est le bon, un amour, un bonheur en salle, même si cela avait été moyen je n'aurais pu lui en tenir rigueur tellement elle a contribué à rendre le moment agréable.
Voilà, perso, je ferais quelques modifs sur la carte des vins, même s'il y a déjà quelques refs bien buvables (mais ça ne tient qu'à moi), et qu'ils l'ont déjà tenté, le frère de Madame tenant la cave Epure à Paris, quelques placements ont été faits mais visiblement les touristes ou locaux lotois n'ont pas été très réceptifs… dommage.
En tout cas, j'ai passé une très bonne soirée à la Cuisine du Marché, j'avais un resto à faire et je crois que ce fut le bon! Caramba!!!!!!

PS: Désolé pour la qualité de la photo, mais ambiance tamisée et Iphone ne font pas bon ménage.

La Cuisine du Marché. 15 rue Clermont . 46100 Figeac . 05 65 50 18 55

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24 juillet 2014 4 24 /07 /juillet /2014 20:26

L'autre soir, je me disais justement qu'il fallait que je fasse un petit post sur ce resto de Muret où je suis allé déj il n'y a pas très longtemps. Et impossible de me pieuter, de trouver le sommeil malgré mon bon oreiller. Bien essayé de rêver, la tête dans les étoiles collées au plafond, mais depuis le temps, brillent plus beaucoup, doivent être usées. J'ai bien essayé aussi de compter les moutons, mais dés la première dizaine passée tranquilou, y 'avait toujours un rebelle qui trouvait le moyen de s'éclater sur la barrière alors rebelote! En fait le problème vient surtout du fait que le nom de ce resto Muretois m'évoque un rongeur, alors je cherche les termes, "mutin" "grondin" tsoin tsoin" mais ne trouve toujours pas la raison de cette évocation... Satané face au museau moustachu et dents proéminentes, je n'en peux plus! Bref, de retour de Pau me voilà rendu pour la première fois de ma vie à Muret, si si je suis Toulousain... Allez, avouez qu'il n'y a pas de quoi fouetter le chat du voisin non plus, si un copain de vin gouleyant ne m'en avait pas pipé mot, je n'y aurais toujours pas mis un pied c'est sûr. Remarque, Hervé Sancho, brillant boucher de Bagnères de Bigorre m'avait bien entretenu d'un de ses copains, roi de la boulange, à Muret justement, ce sera peut être l'occasion. Grosse salle d'angle, très haute et qui résonne en conséquence, ce n'est pas le cadre du siècle mais à midi, en transit et sans temps à perdre, m'en fous royalement... le soir en amoureux, j'aurais peut être trouvé à redire. Menu entrée/plat/dessert à 16€, carte des vins honorable, ce sera un Rackham de Cazotte ce midi mais quelques autres quilles à haute buvabilité sont rentrées depuis mon passage.

Le Murèth'ym. Enfin de quoi se rassasier à Muret (31).

Niveau cuisine, ça se tient bien, ce n'est pas l'éclate non plus, mais sur un déj, difficile de cadrer totalement le truc. Ce qui est sûr c'est qu'ils ont une grosse charte produit, mon carpaccio de bœuf en entrée ne sentait pas le sous-vide juste ouvert loin de là, bon côté viandard, quelques dés de vraies tomates, une belle huile vierge, sans histoire si ce n'est un bon premier chapitre. Poitrine de veau roulée à l'estragon avec quelques légumes au four et un petit jus des plus sympathique, ce n'est pas mauvais, peut être un peu simpliste, viande un peu figée mais ça c'est juste pour dire car globalement c'était bon et pour 16€ la totale, on ne trouve plus grand chose alentour de frais et cuisiné maison alors... Tout à fait correct! Ici j'ai opté pour ma fuite ordinaire, le café gourmand, c'est tellement rare qu'il soit proposé dans des restos qui cuisinent qu'il fallait bien que je patauge dans la mare! Et bien m'en a pris, parfait le café! Chez mon voisin de tablée, le falafel était parait-il terrible, un peu plus mitigé sur le poisson dont "l'écume" une fois retombée semblait vouloir lui redonner vie par l'eau.

Quelques plats aperçus sur la carte du soir me laisse imaginer de bons petits dîners, certains me causaient bien ainsi qu'à mon pote estomac. Pour finir, je n'en ai pas parlé et venait-il de chez se fameux copain d'Hervé Sancho??? je ne sais toujours pas, mais le pain était terrible! Délicieux!

Bref, avec Le Rocher des Pirates... non j'déconne, il est possible de se restaurer très correctement à Muret, et ça, c'est une bonne nouvelle!

Le Murèth'ym . Quai Pierre Cornus . 31600 Muret . 09 54 86 26 87

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17 juillet 2014 4 17 /07 /juillet /2014 18:00

Elle sent la bufflonne, est moelleuse comme le plus moelleux des duvets en plume d'oie. Elle ne cède pas directement face à la lame, ses côtés gonflent doucement sous la pression du schlass, se tendent, la crème finit par couler, par se répandre doucement… pour le plus grand bonheur de l'amateur.
La vraie burrata n'est pas des plus facile à trouver, souvent la crème a durci, elle n'est pas plus "fermière" que la plupart des mozza et n'a donc en fait de commun avec la divine que le nom!

La bonne burrata de Roscioli a fait son petit effet…

Pour le coup, la mienne venait de chez Roscioli à Rome, en direct d'un petit producteur des Pouilles, et là je peux vous dire qu'elle ne sentait pas le pasteurisé la gonflée!
2 grosses poignées de petites tomates cerises, la moitié mise à confire au four à 100°c pour quelques heures, l'autre pour être consommée crue.
Quelques feuilles de roquette, de jolis petits anchois et fleurs de ciboulette, sel, poivre jouant l'épice à fond et belle huile d'olive... Vous salivez? ...Comme quoi de jolis produits assemblés peuvent amener simplement au bonheur.

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24 juin 2014 2 24 /06 /juin /2014 18:00

l’Été certes appelle le léger, mais ravive aussi en moi de bas instincts carnivores et de folles envies de viande crue!
Inutile de vous préciser que je ne parle pas là de carpaccio Charal ou du copain Dodu, mais je vous promets bien une recette euphorisante, LA tuerie!
Évidemment il vous faudra du bœuf, une tranche épaisse de faux-filet, d'entrecôte ou même de basse-côte, et c'est ce dernier morceau que m'avait vendu Hervé Sancho, MOF boucher à Bagnères de Bigorre (65). Une magnifique tranche bien épaisse et mature à souhait.
Ajoutez au bovidé une boîte d'anchois de bonne qualité, un ou 2 artichauts poivrade, quelques radis, petits pois, fèves. De l'estragon, un peu de crème liquide, quelques olives vertes, fleurs de bourrache et de ciboulette, hysope, oxalys. De l'huile d'olive, sel, bons poivres et piment fumé (j'achète le miens chez Roelinger, dispo à l'Epicerie Moderne pour les Toulousains).
Je vous entends déjà de derrière mon clavier, "mouahhh, il est drôle lui, c'est quoi de l'hysope? où est ce qu'on trouve de l'oxalys? de la fleur de bourrache?", si vous n'avez rien de cela, quelques pluches d'estragon ou de cerfeuil feront très bien l'affaire...
Première opération, dénoyauter les olives, bien les sécher et les déshydrater au four, dans les 100°C le temps qu'il faut (2-3 heures au moins).
Une fois qu'elle ont bien séché et qu'elles ne ressemblent plus à grand chose, les mixer pour les réduite en poudre.

Le boeuf qui tue! Anchois, artichauts, radis, poudre d'olive et consorts!

Faire mariner le bœuf dans un mélange d'huile d'olive, de piment fumé, de sel et de poivre (aromatique genre Pondichéry ou Tellichery c'est mieux), ainsi, la croûte après l'avoir snacké 30 sec par face sur un grill fumant sera bien goutue.
Vous aurez compris qu'il faut cramer la bidoche au grill. Une fois un peu refroidie, la découper en tranches fines mais pas trop, réserver.
Cuire à l'anglaise fèves (1mn) et petits pois (3mn), rafraîchir puis faire chauffer l'huile de friture à 180°C.
Tourner les artichauts (enlever une partie de la queue, des feuilles et couper le bout) puis les mandoliner très fin.
Pour les chips d'artichaut, il suffit juste de jeter les lamelles d'artichaut dans l'huile brûlante, les retirer quand elles vous paraissent bien croustillante.
Allez, on se met à la crème d'anchois: Faire fondre des anchois avec de l'estragon dans une petite casserole (goûter pour équilibrer le goût) puis mixer avec un peu de crème liquide, goûter, toujours goûter, encore goûter, afin d'obtenir un bel équilibre et la consistance voulue!
Mandoliner très fin un ou deux radis et on sera pas mal.
Le dressage est important, c'est lui qui va faire briller vos yeux avant de vous éclater les papilles, alors on roule une tranche de boeuf, puis une autre, petit montage d'équilibriste, un petit capron par ci un autre par là (ah oui, j'avais oublié mais la câpre à queue c'est très important), une lamelle de radis, 2, un coup de crème d'anchois, des petits pois, fèves, bref je vous laisse faire.
Inutile de vous préciser que cela se mange frais hein mes cocos??!!
J'file en cuisine, bon appétit!!!

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15 juin 2014 7 15 /06 /juin /2014 15:02

On me dit qu'enfin il y a un peu de neuf à Pau, m'enfin! j'ai connu des années bien plus ternes que celles que nous vivons. Des années où sorti de Chez Ruffet (fermé aujourd'hui) valait mieux laisser son estomac à la maison, filer aux halles et se mettre aux fourneaux.
Mais ça, c'était avant, aujourd'hui il y a évidemment les magnifiques Papilles Insolites, toujours au top, cave à manger d'une rare perfection! Mais aussi quelques petites tables qui sans révolutionner le genre peuvent largement contenter un gourmand en goguette, Ze bistrot, Canailles, Chloée etc...
Puis, sur les conseils d'un copain Palois qui s'y était rendu dés l'ouverture et d'un lecteur éclairé, je suis allé déj vite fait aux Pipelettes, adresse pas bien vieille qui fait déjà parler d'elle en plein centre de Pau.
Une ancienne de chez David Ducassou (Capetot à Morlanne), Laetitia Sarthou, s'est envolé du nid bistronomique Béarnais pour installer ses branchages à 2 pas de la place Clémenceau.
Riche idée, visiblement le carnet de réservation ne souffre point trop de trous et c'est tant mieux, car enfin, une petite table envoie de vrais plats de bistrots (tendance bistronomique) sans taper largement dans le portefeuille des gourmands.

Pau. Des Pipelettes qui vont faire causer d'elles!

Petit menu du midi à moins de 20€, pas le choix et on ne s'en plaindra pas.
Soupe de petits pois et mousse de piquillos parfaite pour mettre en appétit, bien senti, le piquillos apporte un côté sucré aux petits pois, à n'en pas laisser une goutte.
Merlu de Saint-Jean parfaitement cuit et ragoût de lentilles dans la même veine, ça roule tout seul, un vrai côté Bistrot, régalade!
Brownie et mousse de fraise dans la continuité, sympa et gourmand.
Petit choix de vins, mais largement buvables, c'est déjà une bonne nouvelle!
Le soir, on m'a parlé de jolis petits plats tels q'un oeuf poché, pousses d'épinards et ail noir, de sardines croustillantes à tremper dans une crème au vinaigre de Banyuls ou d'un maigre au fenouil confit à l'orange et safran du Béarn, tout ce que j'aime, du produit et de la gourmandise!
Bref, si ce n'est déjà fait, n'hésitez pas à aller faire un brin de causette aux Pipelettes!

Les Pipelettes . 3 rue Valery Meunier . 64000 Pau . 05 59 98 88 06

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4 juin 2014 3 04 /06 /juin /2014 19:37

Il y a des endroits comme ça que l'on aimerait reproductibles à l'infini. Bon, peut-être qu'ils perdraient de leur charme mais ce Canon là vaut bien d'être connu croyez moi!
Une soirée à Nice et pas deux.
Choix compliqué quant à "The place to eat"… Bruno Cirino à la Turbie? Jacques Maximin à Cagnes-sur-Mer? ou ce petit bistrot à vin dont certains vignerons m'ont vanté les mérites?
Sébastien Perinetti, un ancien de la bande de la Part des Anges (Nice) ou encore du Verre Volé (Paris) a pris son envol en solo il y a peu de temps en créant son Canon.
Fan de vins Naturels, accro aux produits de fou (il n'hésite pas à parcourir de nombreux kilomètres afin de dénicher le graal, de la courgette à l'agneau), il n'en fallait pas plus pour que j'y traîne mes guêtres.
Et puis le resto, quand tu t'es collé une journée de boulot, l'aéroport puis le vol la tête au plafond, il est salvateur. Il est là pour te faire oublier tout ça, te faire sourire de plaisir et saliver de bonheur!
Certes, l'arrivée sur la promenade des Anglais et la mer azur avaient déjà provoqué un petit relâchement musculaire, mais la vision de la jolie façade du Canon et de ses petits bib'nat' en vitrine ont fini de me détendre… à Table!
Ardoise emmerdante, y'a pas de poulpe aujourd'hui et j'adore le poulpe. Il y a par contre des beignets de fleurs de courgette de Gattières, anchois Ligures, des asperges vertes et ricotta bio du Piémont ou un tataki de sévereau qu'un copain péqueu lui fournit et courgettes trompettes, bref, suis doublement dans la merde!
Je ne le resterai pas longtemps vous vous en doutez bien, ce sera double ration! Les Fleurs de courgette parce qu'ici on n'en trouve pas à tous les coins de rue et le tataki de sévereau.
Le Canon a tiré 2 fois, même Rocky aurait succombé à ce double uppercut, fleurs de courgette juste frites dans une pâte à tempura (eau et farine de riz) et fourrées de leurs anchois, première tuerie! Tataki très sympa, mais écrasé de cucurbitacé à tomber, deuxième tuerie.
Incroyable courgettes trompettes qui fondent en bouche, légèrement sucrées, encore un peu fermes, un bonheur, une véritable ode à ce légume si souvent dégueulasse…

Nice. Le Canon, en plein dans le mille!

Ardoise encore emmerdante pour le plat. Sans désirs pré-conçus, me voilà bien bête devant les suggestions... "j'vais quand même pas encore en prendre 2 ??!"
Foie de veau de lait des monts d'Arée, daurade "de la mer pas loin" ou tripes de veau du coin?
Ce sera "le canon" de chevreau de lait, parfaitement cuit pour sûr, gnocchis maisons liés au pesto d'ortie et noisettes de Cervione (Corse), petits légumes croquants et bon, gros, généreux jus de fou!
Le plat qui met tout le monde d'accord, certes, il n'y a pas un joli trait de sauce (bah non sinon y'en aurait pas pour saucer) 3 légumes glacés, 2 gnocchis et un petit bout lustré de chevreau en fond d'assiette.
Mais plutôt un bon gros fond de jus à laper, pleins de gnocchis et légumes liés au pesto et de beaux morceaux de chevreau, bref, le terme "gourmand" pourrait être illustré par ce plat si le gros Robert mettait des photos! J'en salive encore, je le jure!
Aprés tout ça, je ne comptais pas prendre de dessert... bon, il n'a pas fallu que le maître des lieux "n'insiste" trop longtemps non plus, un sourire entendu et j'ai craqué! Sans regrets, aucun, Le flan au lait de brebis était tout simplement superbe, un petit côté fermier, doucement sucré, totalement régressif, j'adore!
Blanc de Villemade en apéro puis petite Poudre d'Escampette de Castex sur l'agneau, j'étais bien. Là-dessus, un auvergnat est venu ravir mon palais, vous n'auriez pas une idée de nom pour sa cuvée de Pinot gris d'ailleurs…?
Alea Jacta est, l'Arbre Blanc ou les Hauts de Madone, autant de jolis canons que propose Sébastien Périnetti et qui contribuent à passer une belle soirée niçoise!
Les Nicois, ne changez rien, ça marche plus droit que moi au sortir… et les autres, si vous passez par Nice, j'espère bien vous avoir mis la grosse pupuce à l'oreille!
Vins pas très cher, entrées plus ou moins à 10€, plat entre 16 et 25€, dessert à moins de 10, plat du midi à 13€ et tout au top, du pain au sourire, coup de coeur!

Et n'oublions pas le chef, car c'est quand même lui qui régale au final: Elmahdi Mobarik, well done chief!!!

PS: 'xcusez pour la photo pas terrible, mais ambiance tamisée+Téléphone=m'appelle pas Mapplethorpe!

Le Canon . 23 rue Meyerbeer . 06000 Nice . 04 93 79 09 24

 

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27 mai 2014 2 27 /05 /mai /2014 20:22

Voilà une nouvelle qu'elle est bonne pour femmes et hommes en robe.
Egalité des genres ou proximité du Palais de justice? Allez savoir, votre déduction sera la bonne!
Le restaurant "salon de thé" 101 situé au début de la rue Achile Viadieu a été repris il y a quelques mois par un jeune chef venu tout droit de chez Anne-Sophie Pic et Alain Ducasse, Anthony Seinnheimer.
Pour l'instant, rien ne le laisse encore deviner: ancienne enseigne dont le terme "salon de thé" devrait bientôt disparaître, déco des anciens proprios un peu passée mais qui heureusement devrait subir un petit coup de jeune rapidement (en tout cas il vaudrait mieux…).
Le jeune chef semble s'être installé là juste avec la …. et le couteau, sans grands sous, prêt à en découdre avec de bons produits, même sur un menu E/P/D à 16€.

Une nouvelle vie pour le restaurant 101, Toulouse.

Passé le premier abord un peu vintage, "si j'avais un marteau" j'aurais cloué le bec à radio Nostalgie, "Angie" et un petit coup de Richaud (bien joué de proposer une petite sélection by Vinnouveau) ont calmé mes ardeurs. Après tout, le midi m'en fout un peu, c'est dans l'assiette que ça se passe.
Et à ce niveau là, à 16€ le complet, ça va être dur de rivaliser...
V'là ti pas que le petit gars te colle des Barbajuans de légumes et crème de Saint-Jacques, ou un cromesquis de foie gras, espuma d'asperges en entrée, bam!
Le pot-au-feu de joue de porc aurait mérité un ou deux petits condiments qui "peps", du gros sel et pourquoi pas un peu de moutarde? Mais les joues étaient fondantes, les légumes croquants et le bouillon parfait.

Une nouvelle vie pour le restaurant 101, Toulouse.

Belle épaule d'agneau confite, jus et tian de légumes ou brandade de lieu noir visiblement plus que correcte.
Pas de problèmes non plus sur les desserts; pain perdu aux fruits rouges, croustillants aux fruits de saison ou mousse au chocolat, crème de citron vert, ça roule.
Bref, voilà un endroit que l'on aimerait prometteur, un coup de peinture, exit nostalgie pour une playlist bien sentie en sourdine et niveau cuisine, quelques suggestions, un menu plus élaboré le soir (16€ midi et soir, c'est certes l'anti-crise par excellence mais cela limite trop la marche de manœuvre niveau produits) et bingo!
Faut-il y aller? bah évidemment, rapport qualité/prix au top, et si on veut que tout cela se réalise il faut bien lui en donner les moyens!

Le 101 Restaurant . 101 Rue Achille Viadieu . Toulouse (Saint-Michel) . 09 84 01 68 56
                 Le 101 sur Facebook
 

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23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 17:24

Pas de roman ici, juste un court récit sans histoires…
Le parisien, c'est la brasserie du bas d'Alsace-Lorraine, au croisement de Victor Hugo et Jeanne d'Arc.
Remarquez qu'il y aurait de quoi faire un bel essai vu comme ça…
Restons-en pour l'instant à un déj plaisant bien logé en terrasse, qui contrairement à mon repas chez les compagnons français voisins ne m'a pas laissé bourse vide.
Prenant le contexte, une brasserie de l'hyper-centre avec terrasse sur l'angle de la rue Alsace, je peux dire que l'on y mange vraiment pas mal.

Toulouse. Un déj vite fait au Parisien.

Pas d'extravagances mais un registre brasserie actuelle bien senti.
La focaccia, qu'elle soit maison ou pas était parfaite dans sa tiédeur gourmande en accompagnement de mon carpaccio et quenelle de fromage frais aux herbes.
Comme à la Villa Tropézienne est proposé un risotto du jour, et sans parler du risotto du siècle, il tenait franchement bien le pavé.
Courgettes et sots-l'y-laisse cette fois là. Le grain de "riso" à encore de la tenue et le "tto" est bien crémeux, tout à fait plaisant.

Visiblement, le tartare de saumon ou le suprême de volaille de mon compère attablé tenaient également bien la route.

Toulouse. Un déj vite fait au Parisien.

Desserts en chariot, à vous de choisir, visiblement le banoffee a du succès, j'étais prés à en découdre exceptionnellement avec lui, mais d'autres s'étaient déjà chargés de l'éclater!
Ce sera donc une tarte à l'ananas; tout à fait convenable.
Menu déj à 16,80€ ou 19,80€ on ne peut pas dire que ce soit volé, on sait ce qu'on vient chercher et ce que l'on mange, m'a semblé en plus voir une ou deux bouteilles tout à fait buvables, un café et à bientôt, ciao!!!

Le Parisien . 29bis bld de Strasbourg . Toulouse . 05 61 21 54 12

                                                 www.cafe-parisien.fr

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21 mai 2014 3 21 /05 /mai /2014 18:15

Ah Ah, on y est, je vous imagine déjà vous lécher les babines rien qu'à l'évocation de ce mot magique… Pizza, pizza, pizza!
Il fonctionne à chaque fois celui-là, et il faut bien dire qu'à Rome, il y a de quoi s'exprimer sur le sujet (mais j'ai passé l'âge de la dissert).
Évidemment, comme dans tout lieu hautement touristique, la merde bât le pavé.
Je n'ai d'ailleurs pas eu de chance à ce sujet, car en passant devant un couple se régalant d'une belle part de piz Indus juste à côté du Panthéon, j'ai juste remarqué à haute voix "hum qu'elle a l'air délicieuse cette pizza Mc Cain", bon, pas de bol, c'était des français…
M'enfin bon, mettons cela sur le compte d'une petite errance de langage et revenons à nos fornos!
Sachez déjà qu'il y a pizzeria et pizzeria. La classique en mode restaurant, comme Da Francesco ou la célèbre Sforno, qui proposent de délicieuses pizz à la mode Napolitaine (celle que l'on connaît chez nous) c'est à dire ronde et cuite avec la garniture principale au feu de bois (ça malheureusement on le connaît moins chez nous).
De saison et grâce à l'ami Filipo, le pizzaïolo de Da Francesco a remis un coup de chaud à son forno et nous a préparé une délicieuse pizz aux fleurs de courgettes, anchois sur le coup de minuit, une tuerie!
Une belle assiette de mozza/San Daniel, un artichaut à la romaine au top, et l'omniprésente pizza blanche (juste de la pâte cuite) en sus et hop! Vive les agapes nocturnes improvisées!

Rome… Et la Pizza!!! Pizzarium évidemment, mais pas que… Forno la Renella, Da Francesco et Cie!

Quant à la pizza al taglio, vous la croiserez à tous les coins de rue, c'est la pizz cuite en plaque et proposée à la coupe.
Et c'est justement celle de Gabriele Bonci et de son célèbre Pizzarium.
Situé juste derrière l'entrée du musée du Vatican, c'est là que vous dégusterez la meilleure pizza al taglio de Rome et même du monde selon certains...
Farines bio ultra qualitatives et levain naturel entretenu depuis des lustres donnent une pizza blanche de fou.

Rome… Et la Pizza!!! Pizzarium évidemment, mais pas que… Forno la Renella, Da Francesco et Cie!

Goûteuse, un petit côté torréfié, croustillante à souhait, divinement moelleuse et hautement digeste en plus, franchement à se damner!
Là dessus, vous posez des produits au top, une tombée d'épinard/jambon à l'os par ci, ou une tomates cerises/mozza par là et le bonheur est à son comble!
Du lourd, du très lourd le Pizzarium de Gabriele Bonci, que du vrai produit, le chef a son propre potager et quand on sait qu'il considère que la pâte est l'âme de la pizza, on comprend une telle perfection en bouche.
Le Forno La Renella, plus classique, a enchanté mon odorat des mètres avant de comprendre que la magnifique odeur de pain qui cuit venait de cette petite échoppe du Trastevere.
La Pizza Bianca n'égale pas celle de Gabriele Bonci mais elle est néanmoins délicieuse, et heureusement que nous rejoignions la piazza di Spagna à pattes car évidemment, la pizza blanche seule ne nous a pas suffi…
Mais en revanche, 2 grosses parts de tomate/mozza ont fait l'affaire!
Autre alternative, les pizz et autres petits délices du forno de Roscioli valent également le coup.
C'est en sentant l'odeur des haricots verts qui cuisent alors qu'une bonne grosse pizza me trotte en tête que je vous dis Ciaooooo!

Pizzarium . Via della Meloria 43 (vatican). Rome . +39 06 39 74 54 16

Sforno . Via Statilio Ottato 110/116 . Rome . +39 06 71 54 61 18

www.sforno.it

Forno La Renella . Via Del Moro 15 . Rome . +39 06 581 7265

Da Francesco . Piazza Del Fico, 29 . Rome . +39 06 686 4009
         www.dafrancesco.it

Antico Forno Roscioli . Via dei Chiavari 34 . Rome . +39 06 6864045
                      www.salumeriaroscioli.com

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14 mai 2014 3 14 /05 /mai /2014 17:06

On revient un peu en arrière, même carrément au début.
Chapelle Sixtine en ligne de mire, 3h dans le musée du Vatican pour enfin accéder au Graal que seuls quelques saints hommes peuvent admirer sans ce noyer dans un melting pot humain digne de l'arche de Noé (les lieux n'en demeurent pas moins saisissants de beauté).
Éclaté sur un banc dans les jardins, je check les lieux en espérant trouver une feinte pour accéder à Saint Pierre toute proche sans passer par la case départ… Oh qu'à cet instant j'aurais aimé être ce gros pigeon, là… non pour chourer le morceau de Doritos tomber du paquet d'un petit américain en goguette papale mais bien pour aller saluer Jésus d'un coup d'ailes.
Cette petite pause verdoyante m'aura au moins permise de me remettre des odeurs encaissées par mes sensibles narines lors du périple dans le Saint Siège.
18h30… p'tit coup de fil de Benedetto, rdv dans une heure au Bar Del Fico, juste le temps d'aller changer de pompes et de passer devant Saint Pierre d'une enjambée, à défaut d'ailes.
Un spritz, quelques lucques, un sourire pour la serveuse coupé net par un coup de fil des copains Palois, "c'est à petaouchnok ton resto"… Et oui on ne se refait pas, après Amsterdam où le chauffeur de taxi avait cru à une blague lorsque nous cherchions le restaurant As, rebelote ce soir à Rome (c'était quand même moins improbable que chez les Néerlandais) mais pour nous seulement, car le taxi, lui a trouvé en 2 temps 3 mouvements…
Entrée avec sonnette à l'angle d'un immeuble, "Buonasera", oups! tout le monde est en costard, moi en Vans/chemise "bucheron"… ah! Mais j'aperçois le Pierrot au fond, et me rends compte qu'on a le même feeling niveau carreaux, je me sens mieux.

Rome. Une belle mise en jambe avec ce premier dîner: Acquolina Hostaria.

Petites portions pour mesdames, menu dégust pour nous, les hommes, c'est pas ça mais c'est qu'il commence à se faire faim quand même. La panières venu se poser devant nous remplie de petits pains chauds maisons l'a bien senti d'ailleurs… elle n'a pas fait un pli.
Quoi! il y avait des petites écuelles d'huile d'olive? ah bon, pas vu…
Superbe mise en appétit avec une déclinaison autour du poisson cru, mentions spéciales pour le maquereau juste mariné/brûlé et la superbe huître/sorbet oignons pickles et croûtons, sa fraîcheur m'a éclaté les dents mais c'était remarquable!
Oui, j'y pense et j'ai oublié de le mentionner, mais Giulio Terrinoni (le chef vous l'aurez deviné) ne sert que des produits de la mer.
Globalement le repas fut très agréable, avec quelques trucs bizarres, un plat signature sans réel intérêt, ce petit carré de "gratin de morue" aurait sûrement préféré la gourmandise d'une portion généreuse mais qui n'aurait du coup plus collé dans le cadre d'un gastro.

Rome. Une belle mise en jambe avec ce premier dîner: Acquolina Hostaria.

Des carbos de la mer sensass pour qui aime la mer et son sel, œufs de poissons/parmesan et poutargue.
Riquiqui mais costaud risotto, m'en serait bien mangé un bol entier. Gros raviolis et petits calamars remarquables dans leur bouillon, pas mangé d'aussi bons depuis Rino.
Rouget et asperges contents de barboter dans une joli crème au fromage, superbe bonite en croûte avec son jus corsé et ses petits champis, un régal de gourmandise.
Bref j'en passe mais on est tombé d'accord avec mon Pierrot, on écarte 2-3 plats et on double les autres tellement certains étaient tops!
Sommelier au firmament, tellement que tu peux fermer les yeux et te laisser guider… j'hésitais entre un Valentini à 80€ et un Pepe à 30€ (pour un petit rouge de fin) et il m'a sorti un petit rosé top du même Pepe à 24€…
D'ailleurs, carte des vins remarquable et à prix d'ami!
Bref une adresse qui envoie quelques plats vraiment très bien sentis, une équipe sympatique comme tout et un vrai sens de l'animation; Un gars avec mocassins "pompon" qui passe sa soirée devant les 3 téléphones portables qui lui cachent sa magnifique femme enceinte; Un animateur de Gulli ou un joueur de foot? (on a jamais su) se faisant photographier avec des jeunes filles toutes rouges, bref une soirée comme on les aimes par ici!!! Buonasera!!!
Plats en portions ou demi et menu à 90 et 120€

Acquolina Hostaria . Via Antonio Serra, 60. Roma . +39 06 333 7192

www.acquolinahostaria.it

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