750 grammes
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10 avril 2015 5 10 /04 /avril /2015 09:03

Avant la fermeture pour travaux des P'tits Fayots, rue de l'Esquille à Toulouse, nous avons réalisé un menu "dégust", Aziz Mokhtari (patron des lieux), Laurence Lagarde (Le Tire-Bouchon) et moi-même.
Je vous livre ici la recette de mon premier plat: Saint-Jacques, crème de chou-fleur à l'encre de seiche, bisque de langoustine, Pak Choï et poudre de "perlimpinpin"…
Les ingrédients: Des Saint-Jacques (2/personnes si elles sont grosses sinon plus), des restes de langoustines crues (têtes, quantité selon le nombre de convives), un bouquet garni, un peu de cognac, concentré de tomates, lait, eau crème et beurre pour la bisque. Une branche de chou Pak choï par personne, un chou-fleur, de l'encre de seiche, du bouillon de volaille et de la crème. Pour la poudre: Des câpres, du citron (j'avais mis de la main de bouddha), un peu de pain, du persil et du sumac.
On va commencer par la poudre, ce qui est fait n'est plus à faire.
J'ai tout simplement déposer sur du papier sulfu des câpres, des zestes d'agrume, un peu de pain et des feuilles de persil que j'ai fait sécher au four à 80°C pendant 6h. Ensuite tout en goûtant pour obtenir le goût voulu, j'ai réduit en poudre grossière l'ensemble en y ajoutant du sumac et un peu de sel fumé.
Pour la bisque, il faut bien colorer les carcasses de langoustine à l'huile d'olive brûlante puis flamber au cognac, mettre le bouquet garni, le concentré de tomate, et un mélange eau/lait/crème, puis laisser mijoter une grosse demi-heure en mélangeant et en écrasant bien les têtes pour un extraire les bons sucs…

Un plat réalisé aux P'tits Fayots il y a quelques jours: Saint-Jacques, chou-fleur, bisque.

Ensuite, passer au chinois en écrasant bien le tout et réduire la bisque dans une casserole en fonction de votre goût (plus on réduit plus on concentre les goûts). Au dernier moment la bisque sera montée au beurre et émulsionnée.
Faire cuire le chou-fleur au bouillon de volaille. Réserver le bouillon de cuisson et commencer à mixer le chou. Assouplir avec un mélange de bouillon de cuisson et de crème jusqu'à la consistance souhaitée. Mettre de l'encre de seiche (pour un chou-fleur, je mets 2 sachets) et mixer à nouveau, réserver au chaud.
Ne reste plus qu'à poêler les branches de Pak Choï dans un peu de beurre (à peine une minute) et les Saint-Jacques dans de l'huile d'olive très chaude (snacker rapidement de chaque côté)
Une fois qu'on en est là, c'est presque fini, ne reste plus qu'à dresser de façon harmonieuse. Une cs de crème de chou-fleur, les Saint-Jacques, une branche de Pak choï. Là dessus on vient couler la bisque émulsionnée minute sur l'ensemble et on dépose un peu de poudre magique sur les Saint-Jacques, c'est parti! Bon appétit!

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18 mars 2015 3 18 /03 /mars /2015 19:44

On mange bien à San Sebastian (ou Donostia), ce n'est un secret pour personne.
Certainement l'une, si ce n'est La ville la plus étoilée du monde (rapport Habitants/étoiles), mais ne vous inquiétez pas, pas besoin d'aller taper dans un 3 mac Michelin pour se faire plaisir.
Du restaurant classique au bar à tapas, il y en a pour tous les goûts et toutes les bourses.
Je vous avais déjà parlé du Fuego Negro, gastro/pintxos au top, et cette fois ci, même si ne pas m'arréter au Fuego fut difficile, c'est a la Cuchara de San Telmo, que nous avons laissé nos papilles vagabonder.
Accueil franchement sympa compte tenu de la horde redoutée des restaurateurs que nous devions représenter ce jour-là. 4 adultes, mais surtout 5 enfants courants, grimpants, pleurants bref des enfants...
Cuisine ouverte, je peux donc vous certifier que le poulpe était frais avant d'être cuisiné, comme d’ailleurs à peu prés tout le reste. Vamos!

La Cuchara de San Telmo, San Sebastian. Des pintxos "gastro'style" au top!
La Cuchara de San Telmo, San Sebastian. Des pintxos "gastro'style" au top!
La Cuchara de San Telmo, San Sebastian. Des pintxos "gastro'style" au top!
La Cuchara de San Telmo, San Sebastian. Des pintxos "gastro'style" au top!

Un festival de racions réjouissantes! Jolie Saint-Jacques au lard ibérique sur une purée de légume oublié, joue de veau confite, poitrine de porc d'un croustillant de tous les diables et d'un goût hummmm...
Gorge de porc terrible, joli poulpe et chou, bacalao splendide, risotto de pâtes riso au fromage qui en appellerait bien une plâtrée tout comme le gros ravioli bien dodu baignant dans son jus.
La croquetas? Je n'en parle même pas, trop addictive cette petite chose là, vous risqueriez de baver sur votre clavier.
Bref, halte obligatoire lors de votre prochain passage dans cette magnifique cité basque qu'est Donostia!
Comptaient 3-4€ par tapas, ce n'est pas dur, 95€ à 9 pour un joli nombre de pintxos et les boissons qui vont avec. Honnête non?
Gero arte!!!


La Cuchara de San Telmo. Calle del Treinta y Uno de Agosto, 28, 20003 Donostia.

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9 mars 2015 1 09 /03 /mars /2015 19:44

Ça me paraît un peu con de mettre cette recette, en est-ce seulement une?

Mais à force d'entendre "oh mais c'est de la vraie mayo", des "j'adore", "oh mais c'est trop bon"! Je me suis dit qu'en fait peu de gens en faisaient, ou en tout cas ne s'en donnaient la peine.
La dernière fois c'était ce week-end, un petit dîner à la maison, 12 œufs mimosa entre autres à l'apéro et mon grand (4 ans) qui passe après avoir terminé son repas et en rafle 3 au passage...
L'avant dernière fois? Plus sérieuse, c'était pour l'anniv de ma cousine il y a 2 semaines, et cette fois-ci c'est 72 que je m'en suis collé! C'est qu'il faut bien faire plaisir à tout le monde, une bonne quarantaine de personnes avait faim!
En fait je ne comprends pas trop que l'on me félicite pour ça, que l'on m'interroge sur le temps, la technique?
C'est juste le truc le plus con du monde à faire.
Des oeufs durs (10-12 minutes à l'eau bouillante) refroidis. On les tranche en 2 et on prélève les jaunes.

l'Oeuf mimosa, le seul, l'unique!

Pour la mayo, arrêtez une bonne fois pour toute la Bénédicta, une mayo c'est 1 minute montre en main.
Un bol, une cc de moutarde (oui je fais la mayo avec moutarde), un jaune d’œuf, une pincée de sel, une pincée de poivre.
Et on commence à mélanger au fouet, tranquilou.
En suivant, on verse en filet petit à petit l'huile, vous verrez ça prend tout seul, comme une mélodie, il faut juste avoir le feeling.
Et on finit sur un léger filet de vinaigre.
Petite astuce, mettez un torchon sous votre bol, car à force de mélodie il risque de valser sévère.
Ensuite, le "mimosa" (rapport à la plante à boules jaunes vous l'aurez compris) se différencie de l’œuf mayo par le simple fait que l'on mélange la mayo à du jaune d’œuf cuit avant d'en remplir les blancs (si j'ai 6 œufs, je râpe la moitié des jaunes dans la mayo) puis de râper par dessus le jaune d’œuf restant pour obtenir ce jolie effet "mimosa".
Pour finir on peut ajouter du persil ou de la ciboulette ciselé par léger jeté et on sera pas mal.
Apéro time!!!

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7 mars 2015 6 07 /03 /mars /2015 14:08

On revient à une recette plus moderne que les dernières proposées. Cependant elle reste facile, délicieuse et sera du plus bel effet lors d'un prochain dîner!
Evidemment, puisque c'est la base il vous faudra des oignons (7-8), du bouillon de volaille, et selon la "tendance" que vous voudrez donner à votre bouillon, du gingembre, et même un peu de citronnelle pourquoi pas? Du sel et du poivre. Ensuite pour une base de 4 personnes, 2 beaux encornets suffiront, un radis red meat, des câpres à queue, quelques noisettes et un agrume genre main de Bouddha ou tout simplement citron pour râper un brin de zeste en fin.
Pour le bouillon, rien de plus simple, il faut peler les oignons, logique, puis les faire compoter avec un peu de beurre, quand il commence à colorer, mouiller avec le bouillon de volaille (1 ou 2 cm au dessus de la surface des oignons).
Laisser mijoter sur feu doux 1/2h (ou plus) en goûtant.
Une fois que le bouillon a bien le goût d'oignon, le passer au chinois puis le filtrer au dessus d'une casserole à l'aide d'un torchon, afin qu'il soit bien clair.

Bouillon d'oignons, encornet.

Il sera ensuite temps de le faire un peu réduire pour concentrer les saveurs et d'y ajouter un peu de gingembre, de citronnelle, le temps qu'il faudra pour obtenir le goût voulu.
Pas de secret, il faut goûter, goûter et goûter...
Lorsque le goût sera celui recherché, enlever gingembre et citronnelle puis assaisonner de sel et bon poivre.
Pendant la réduction du bouillon, il aura fallu laver et tailler les encornets en fines lamelles, broyer grossièrement quelques noisettes et trancher très finement à l'aide d'une mandoline le radis red meat.
Si le red meat s'est révélé impossible à trouver, de jolis radis ronds ou colorés feront très bien l'affaire.
Il ne reste plus qu'à dresser dans des assiettes creuses de petits dômes de lamelles d'encornets.
D'y déposer minutieusement quelques brisures de noisettes, des câpres, et une jolie tranche fine de radis. Un petit râpé de zeste d'agrume là-dessus et il sera temps de verser le bouillon d'oignons brûlant.
Celui-ci va venir cuire légèrement l'encornet et ce sera délicieux.
A vos fourneaux!

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25 février 2015 3 25 /02 /février /2015 19:52

Avant que la saison ne prenne fin, il est encore temps de se faire plaisir. Pas d'affolement, même si la truffe reste un produit de luxe, elle n'est quand même pas toujours fidèle à son surnom de diamant noir.
Rappelons qu'à 5-600€ le kilo (prix constaté fin janvier à Lalbenque), le prix paraît élevé.
Mais si l'on ramène au besoin en truffe d'un plat, de mes petits tastous par exemple, cela ne revient pas si cher. Il ne doit même pas y avoir 10g soit 5-6€.
C'est le classique de Laurence et Philippe Lagarde (le Tire-Bouchon à Toulouse), ça paraît tout con, mais le tastou truffe un peu partout se fait avec de l'huile d'olive ou du beurre, rien de révolutionnaire par ailleurs mais la moelle amène selon moi un côté encore plus gourmand!

Tastou moelle truffe, tastou du bonheur.

La recette, s'il en faut une tellement la simplicité prévaut consiste en une bonne tranche de pain de campagne toastée, sur laquelle on dépose de la moelle préalablement pochée.
Il ne reste plus qu'à déposer dessus des lamelles de truffe mandolinées et à passer sous le grill du four 5-10sec. Un peu de fleur de sel et basta, bonheur à portée de bouche en vue!
Tout bon tout con le tastou de truffe! Voyez, je n'ai même pas réussi à être assez rapide pour prendre une photo avant qu'un gourmand ai croqué dedans!

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24 février 2015 2 24 /02 /février /2015 14:01

Souvent détestés par les minots, on me balance souvent à son propos "ahhhhh maison, c'est tellement bon, pourtant qu'est ce que c'était dégueu à la cantine!".
Mais je ne suis pas de ce clan là. J'suis plutôt de ceux qui bouffent à tous les râteliers, ceux qui n'hésitaient pas à taper dedans enfants, en même temps que dans la salade de betterave ou de lentilles toutes ramollies. Je l'ai toujours aimé.
Même encore aujourd'hui, proposé dans sa version indus/cantine chez bon nombre de bouchers-charcutiers, je l'adore.
Je suis dingo devant l'étal d'un traiteur. Un repas d'hors d'oeuvre, ou d'entrées c'est selon, me fait rêver.
Rares sont encore les vrais "charcutier-traiteur" qui proposent du fait-maison (Comme la maison Bigot à Pierrefonds dans l'Oise), faisant fantasmer leur clientèle d'Aspic, de langouste/mayo, d’œufs Norvégiens, de céleri rémoulade, piémontaise, de pieds de porc vinaigrette, museau et terrines diverses!
Vous vous léchez les babines hein? Et oui, c'est normal, la simplicité éveille le désir, l'imaginaire fait frétiller les papilles. Avouez, vous avez envie là tout de suite d'un œuf mayo? d'un beau poireau vinaigrette? Un bout de saucisson à l'ail, une bonne miche et un tcho coup de rouge? Normal, le bonheur tient à peu de chose et on tape en plein dedans!

Le Céleri Rémoulade. Recette d'un mythique plat de cantine!

Et puis on parle là de choses faciles et accessibles, franchement, un céleri rémoulade, c'est 10 minutes montre en main.
Suffit de choisir une belle boule de céleri rave, de l'éplucher puis de la passer à la mandoline pour obtenir de fines tranches. Ensuite on les superpose et on tranche fin afin de n'avoir plus que de petits bâtonnets qu'il faudra arroser d'un peu de citron, rapport à la couleur.
Reste plus qu'à faire la rémoulade (ce qu'on appelle communément la mayo aujourd'hui, puisque la différence réside théoriquement dans la moutarde qui se met dans la rémoulade et non dans la mayo).
Un jaune d’œuf, une cc de moutarde forte, sel poivre. On commence à remuer au fouet et on verse en filet l'huile. On monte et on monte jusqu'à obtenir la quantité voulue, un trait de vinaigre et c'est fini!
Il ne reste plus qu'à bien mélanger le céleri avec la mayo, on peut détendre avec un peu de crème pour obtenir une couleur plus blanche, comme le fameux... Enfin, on se comprend.
Remouladement vôtre.

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23 février 2015 1 23 /02 /février /2015 19:00

Vous vous doutez bien que je ne vous conte pas bon nombre de mésaventures.
Car ça ne vaut même pas le coup d'être signifié, parce que malgré toute la bonne volonté du monde, il peut y avoir des jours sans ou tout simplement parce qu'un Mc Bacon à Anglet ne vaut pas dissertation...
Alors quand on tombe sur une adresse comme celle-là, recommandée chaudement par un lecteur avisé, il faut mettre les bouchées doubles.
Ça s'est passé la semaine dernière, jeudi précisément.
Un temps magnifique parait la campagne d'un léger éveil printanier, trajet heureux, et voilà déjà la place de la mairie et son Auberge de la Forge.
Située non loin de Verfeil et de sa belle Promenade, il va falloir que ça le fasse.
La Salle est très jolie, la cheminée centrale réchauffe agréablement le dos, briquettes, tomettes et jeune chef/patron visiblement seul ce jour-là pour gérer cuisine, salle et vin, sportif.
Bon, nous n'étions que 6 à meubler le paysage... C'est pour ça! Et pour tout le reste aussi qu'il faut y aller...

L'Auberge de la Forge, Lavalette (31). On y va! Et tout de suite!

Voyez:
Je me sentais bien le menu à 36€, l'intitulé de chaque plat faisant tilt instantanément dans ma tête. Entrée un poil végétale; fumé, nappant, croquant, acidité, tout était là, ma langue valsait à l'idée de ce qu'elle allait tâter quelques minutes plus tard...
Et puis non, le chef étant seul pour tout gérer, seul un menu déj à 20€ était possible, ça allégera le porte-monnaie sans forcément faire pâtir les papilles.
Le reste se passe de commentaires...
Une jolie focaccia avec pipette d'huile d'olive et remarquable jambon artisanal sont amenés pour nous faire patienter jusqu'au syphon aérien, goûtu et terrien (de patates, noisettes et cie) servant de mise en bouche.

L'Auberge de la Forge, Lavalette (31). On y va! Et tout de suite!

La bouche étant mise, elle a accueilli avec ravissement l’œuf poché. Un poil de seiche, quelques tous jeunes petits pois, pousses d'épinard, condiment d'agrume et autre condiment à base visiblement de yaourt frais, une tuerie! Sauvage, naturel, une jolie fraîcheur qui fait ressentir l'instant!
Gigot d'agneau cuit rosé, poireaux crayons, topinambour et chanterelles. Dans la même veine, tout coule de source, les cuissons sont maîtrisées, le goût s'en ressent, top!
Dessert à base de suprêmes de mandarine, croquant de pâte à choux, pâte et sorbet d'un agrume dont je ne me rappelle pas le nom, mais un ensemble parfait. Sur l'acidité, sucre bien géré, équilibre maîtrisé, on est bien, très bien.
Non vous n'avez pas rêvé, 20€. Inutile de refaire la liste de ce que vous mangerez ailleurs pour ce prix là...
Le bas blesse un peu sur les vins, ils devraient être un poil plus percutants. Chaque chose en son temps me direz-vous, et puis le domaine Fouassier en Sancerre a correctement rempli son rôle tout de même!
Bref, vous aurez compris que c'est la belle surprise du moment, l'adresse est encore récente (à peu prés 8 mois) et ne demande qu'à exploser... et ça, je pense que ça ne saurait tarder!


Auberge de la Forge. Place de la Mairie . Lavalette (31) . 05 61 84 76 00

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18 février 2015 3 18 /02 /février /2015 19:45

2 mois que c'est ouvert (et à 100m de chez moi), 2 mois que je me dis qu'il faut que j'y aille jouer de la baguette.
A peine la porte franchie, on comprend qu'ici on ne mangera pas de rouleaux de printemps. Ce soir la clientèle est 100% chinoise, les magazines de cuisine posés de ci de là sont en chinois, les récompenses de A WU en Chine sont évidemment écrits en idéogrammes et à table, il n'y a que des baguettes.
La déco est sommaire, mais ce n'est pas important, je ne suis pas venu là pour manger dans une pages d'arts et travaux mais juste pour en découdre avec cette cuisine traditionnelle de la région centrale du Henan.
Auparavant, il y avait déjà en lieu et place un restaurant tenu par le même patron, adorable soit dit en passant, mais il n'ouvrait que pour des groupes, surtout Chinois.
Dorénavant c'est sous le nom A Wu Gourmet qu'il officie (l'enseigne compte une quarantaine de restos en Chine), accompagné d'un chef venu directement de l'empire du milieu pour nous régaler d'une cuisine maison pleine de contrastes.

A Wu Gourmet. La cuisine de Chine centrale à portée de baguette! Toulouse.

Et c'est parti! On passe commande et les plats arrivent, comme ça, au grès du wok et des marmites!
Poisson pimenté dans un bouillon de tous les diables, quelques légumes croquants, c'est bon, délicieux même. Je vire les baguettes et bois le bouillon à grandes louches! La salade de champignons noirs à la coriandre arrive juste après comme pour apaiser les papilles avant d'attaquer les raviolis croustillants.
Cuisinés comme peuvent l'être les gyozas japonais, les raviolis au porc sont mis à cuire à sec dans un peu d'huile puis couverts après qu'une petite quantité d'eau ait été versée. Ainsi, le dessous devient croustillant pendant que le dessus cuit à la vapeur. Top!

A Wu Gourmet. La cuisine de Chine centrale à portée de baguette! Toulouse.

Riz sauté et aubergines braisées au cochon du même acabit.
Je n'ai qu'une envie, c'est d'y retourner pour conquérir la carte! La queue de bœuf braisée aux arachides et soja, le ragoût d'agneau blanc, le porc aux 2 moutardes ou encore le bouillon d'agneau aux pâtes tirées maison!
Je me suis vraiment régalé d'une cuisine qui pour une fois bouscule un peu les habitudes...
Même si l'on peut rapprocher le bouillon de poissons à ceux, Thaïlandais, encore plus épicés... ou les raviolis à d'autres, tels que les Gyozas japonais déjà cités ou même aux Pelmenis russe. On est dans une cuisine typée, loin des standards sino-viet-japo-thaïlandais que l'on croise partout et dans toutes les ZI en version "à volonté".
N'hésitez pas à franchir la porte d'A Wu Gourmet, vous ne serez pas déçu et y serez accueillis par un patron charmant, et ce n'est pas rien!

Tarifs sympas. 5,90 les champipis, 9,90 les raviolis, promos différentes tous les jours, à voir.


A Wu Gourmet . 6, av de Lyon (tout début du Faubourg bonnefoy, à 20m du canal) . Toulouse. 05 61 58 07 10

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17 février 2015 2 17 /02 /février /2015 11:08

Pour celle-là, je me suis décarcassé, j'ai fait des schémas, je me suis creusé la tête en en ayant l'air en plus, vous savez, le regard au ciel avec le crayon qui gratte la tempe...
Simple, efficace et pas chère, mais pourquoi cette recette me direz-vous? Est-ce seulement une recette?
Pour moi pas vraiment, mais à force de dîners par monts et par vaux, chez de bons amis ou d'autres. J'ai constaté qu'une salade pour bon nombre de foyers se résumait à un sachet découpé contenant souvent un mesclun quelconque ou alors tout simplement et dans la plupart des cas, de la roquette. Pour l'assaisonnement, l'addition d'un modeste balsamique et d'une piteuse huile d'olive suffit souvent au bonheur... Pas au miens.
Déjà, la salade en sachet, c'est de la merde. On sent tout de suite que le croquant n'est pas naturel, et je ne parle pas du goût... Quant à l'assaisonnement, chacun fait ce qu'il veut c'est vrai. Mais un assaisonnement donné est unique ou presque, qu'on y mette du balsamique, du citron, de l'huile de noix, d'olive, d'arachide, du Xérès, du rouge, très bien, mais un assaisonnement donné ne colle pas à toutes les salades, les vraies bien sûr...
Personnellement, mon trio de tête concernant la verdure serait frisée, scarole et trévise. Des salades de caractère, avec de la mâche et du goût!
Revenons à notre petite frisée toute mignonne, tout d'abord il faut la laver, et oui je sais, beaucoup ont la flemme, d'où le succès du sachet.
Ça ne prend que 2mn alors un effort que diable, surtout que la frisée a généralement le cœur tellement serré qu'il reste propre, d'un joli jaune pâle tirant sur le blanc.

Et si on se faisait une bonne vieille Frisée aux lardons?

Pour la vinaigrette, il faudra du caractère: Pas mal de moutarde, du vinaigre de vin, sel poivre et huile neutre, on émulsionne tout ça et zou! C'est prêt.
Ensuite il faudra de la bonne poitrine séchée, coupée en lardons plus ou moins gros selon votre goût, puis passés à la poêle avant d'être déposés sur du papier absorbant.
Vous avez bien une vieille baguette qui traîne à la maison? On la frotte avec un peu d'ail, on la détaille en gros croûtons que l'on fera revenir dans une belle noix de beurre avec le reste de la gousse ayant servi à badigeonner la mie. Une fois qu'ils auront bien coloré, on les réserve.
Reste l’œuf poché pour que le plat soit magique. On me demande souvent la technique pour les réussir parfaitement. Une fois que l'on a compris que la réussite réside dans la fraîcheur extrême de l’œuf, c'est pourtant facile. Une eau frémissante additionnée de vinaigre blanc, un petit tourbillon à la spatule et hop, on verse d'un coup l’œuf que l'on aura d'abord cassé dans un petit ramequin et ça se fait tout seul. Si l’œuf est très frais et d'une bonne qualité, le blanc va naturellement s'enrouler autour du jaune, ne jamais le quitter et le résultat sera parfait!
Ne vous inquiétez pas, on a tous une fois sur deux essayé de ramener en vain le blanc autour du jaune avec la bonne vieille cuillère en bois, ce serait moins drôle sinon!
Allez, un poil d'ail haché dans la frisée et on sera pas mal, à table!
A la saison des jeunes pissenlits, vous pouvez évidemment faire la même chose, ce n'en sera que plus sauvage et remarquable!

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16 février 2015 1 16 /02 /février /2015 13:34

Ouverte tout récemment, cette "cantine" se veut actuelle. Bois, grande ardoise au mur, pas de nappes, non surtout pas, c'est tendance et économique alors pensez...
Le premier problème, c'est que comme son nom ne l'indique pas, le menu entrée/plat/dessert est quand même à 27€, soit 3 petits euros de moins que chez la grande sœur couronnée. Oups c'est vrai que le midi seulement on peut prendre entrée/plat, facturé 19€ mais alors ça fait cher le dessert... 8€ alors que 90% des desserts à la carte sont à 7...
Donc, on est d'accord que l'on n'est pas non plus dans un kebab?
Alors pourquoi est-ce impossible lorsque l'on a un manteau long d'avoir un porte manteau? une chaise? une banquette? bref, un truc pour éviter qu'il traîne par terre. J'ai confiance en leurs femmes de ménage mais à 13h, un tas de godillots auront déjà je l'espère pour eux foulés le sol...
En fait, je ne m'étais pas trop posé la question, c'est l'un de mes compères du jour à qui cela a posé un problème. Un brin tatillon certes, mais c'est vrai qu'une solution facile aurait pu être trouvé au lieu de convenir que le sol pourrait être une conclusion envisageable...
On passera directement l'étape vin, carte inexistante ou presque.
Au niveau de la cuisine, ça passe à peu prés si l'on n'est pas trop regardant. Je me serais bien laissé tenter par la côte de cochon fermière de la carte, mais il m'a été impossible d'obtenir l’œuf meurette du menu en entrée, "l'informatique vous savez...", donc ce sera menu pour tout le monde ou presque.

Du nouveau... La Cantine de l'Opéra, Toulouse.

Le bistrot c'est bien, mais quand on s'engage là dedans il faut sortir... Le gratin de macaroni c'est top, mais quand t'as graillé celui de J Viola (Daniel et Denise) à Lyon, ou même sans parler d'un MOF, tout ceux que peuvent réaliser les bons restaux et bouchons Lyonnais, et bien tu en attends quelque chose de grand! Du nappant, de la tenue, du dégoulinant du croustillant, de la grosse gourmandise quoi! En plus ça coûte 2 balles alors il faut envoyer la sauce!
Autre monument, L’œuf meurette. C'est sûr, c'est plus simple mollet et il est annoncé en ces termes mais un œuf meurette, c'est poché m.... alors!
Chiant, je le suis peut-être (jamais à table cela dit car le service n'y peut rien) mais c'est quand même un grand plat de tradition. Je pense que Ducloux et Chapel se retourneraient dans leur tombe et seraient même capable de balancer l’œuf poché à la gueule de l'ange ayant osé leur servir ainsi si le paradis existait!
D'autant plus dommage que c'était correct en plus!

Du nouveau... La Cantine de l'Opéra, Toulouse.

Joue de cochon braisée, bah joue de cochon braisée, rien de plus rien de moins, bonne cuisson, jus normal. Le fameux gratin de macaronis tout juste passable, et encore je suis gentil. Il manquait de tout ce que j'ai cité plus haut... suffi de voir les traits de gruyère râpé juste grillés, jamais bon signe ça... je n'irais pas jusqu'à parier sur l'origine du frometon, mais bon, on s'est compris.
Desserts un poil trop sucrés pour moi mais sinon bien réalisés! Tarte au citron top et j'adore ça. Tout pareil pour le baba!
Pour du classique, cela ne tape pas assez dans la gourmandise, dans le franchouillard, aucune note de modernité (si ce n'est le burger, imaginez...) dans la cuisine mais ça, je ne suis pas contre au contraire, mais alors il faut envoyer la sauce, faire baver, être au top! Surtout que ce n'est pas réellement une question de rentabilité, on sait tous le prix d'un œuf, d'une joue de porc, de macaronis, beurre et farine...
C'est un fait, ce n'est pas abouti du tout. On essaye de prendre les codes des restos actuels (mais on n'est pas non plus à La Pente Douce, Chez Marius ou aux P'tits Fayots et j'en passe, qui tous sont à 20€ max le midi) mais sans vraiment en avoir compris le principe.
Cela manque de lâcher-prise, d'une envie de faire plaisir. Parfois chichiteux comme ce tartare de saumon petitement posé au milieu d'une grande assiette avec sa moitié de cœur de salade. Parfois négligent, ses 12 huîtres à 26 balles posées sur la même grande assiette que le saumon avec leur unique petite fourchette en argent.
Bref, bof.


La Cantine de L'Opéra. Allées Jean Jaurès . Toulouse . 05 61 20 52 85

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