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8 mars 2016 2 08 /03 /mars /2016 21:37

Mes séjours Parisiens commencent tous à peu près de la même façon. Emmerdant le gars, ça pue la routine! Le pire étant que le fait de l'écrire me fait réaliser que s'en est vraiment une…
Généralement je commence par un petit tour chez Landemaine (boulangerie) pour prendre un bout de fougasse ou un pain lardon moutarde c'est selon. A cela il faut rajouter la belle baguette tiède dont je ne sais pas toujours quoi faire mais que j'achète systématiquement tant l'odeur du pain chaud me rend fou.
Ensuite je passe dire bonjour au traiteur grec, histoire de savoir comment se sont passées les dernières vacances de Mario à Chypre autour d'un godet d'Ouzo.
Puis je traverse la rue du Poteau histoire de choper mon Charolais et de temps à autre une part de tome aux fleurs chez Marie Quatrehomme.
Et là, sauf quand j'ai envie d'une tranche de pâté croûte ou de quelques tranches d'andouille de Vire en sus, je file chez Vinum Picatum prendre l'apéro!
Ça tourne souvent au blanc, faut dire qu'avec un Charolais, certains frôlent l'accord parfait!
Mais la semaine dernière, ma petite habitude a pris un tournant inhabituel qui risque fort de devenir une nouvelle habitude…

Plaisir et gourmandise chez Noun, Paris 18.

Le week-end précédent, en goguette au Bàcàro (vous savez le nouveau resto/bar à vin toulousain dont j'ai fait les éloges il y a peu), Balthazar, le cuistot des lieux me souffle au détour du passe que Manu, l'ex-Verre Volé, Nez Rouge et Solides comme Cochon (Toulouse), vient de faire l'ouverture d'un nouveau resto à Paris en tant que chef.
Je zieute évidemment gougueule en rentrant ébréché à la maison, Noun qu'elle s'appellerait la guinguette…
A 4h du mat, j'ai du taper Moun, c'est comme ça que les kid appellent leur grand mère, mais suis tomber sur un blog de couture… A part le fion d'un poulaga, je ne sais pas trop si le Manu il s'y connaît en tricot.
Je me suis servi un petit verre, je n'étais plus à ça près, ce sera le dernier! Et j'ai trouvé, Noun! rue du ruisseau, Paris 18.
En plein dans le mille, à 200m de chez mon frère, à 100m du Poteau, aïe!
Cadre entre actuel (bois i tutti quanti) et baroque déjà plein de parisiens venus en découdre à coups de boulettes, 3 jours d'ouverture… ça promet!
Accueil plein de sourires et de bons mots faisant encore monter l'enthousiasme d'un cran, manteaux accrochés, puzelat débouché, envoyez la carte m'sieurs dames!
Pas de menus mais des suggestions d'assiettes en petites ou grandes portions. Commencez par envoyer 2 portions de terrine de lapin à l'origan de sicile et pistaches, pickles d'oignons, histoire de remettre les estomacs en route et on verra pour la suite!
Un régal terrien sans chichi, aucun, la terrine est là dans toute sa splendeur, généreuse, les couteaux se rencontrent, se mêlent, se défient pour le plus gros bout, les coudes s'en mêlent, les rires, on a envie de parler fort, de trinquer! C'est beau.
Le Ceviche de mulet noir aux agrumes, baie de Timut et mourons des oiseaux arrive sans bruit et se pose là tels un gros Colonel venu filer le coup de peps nettoyeur nécessaire afin d'envisager sereinement le full au porc par les boulettes!
Boulettes d'agneau aux taggiasca et tomates séchées d'une générosité folle sur leur purée de topinambours et noisettes, vous auriez vu le sourire encombré du frangin en pleine dégustation… Vision réconfortante d'un être heureux.
j'ai omis de parler des tempuras, notamment de chou-fleur, à tomber trempés dans leur sauce barbecue gingembre, estragon, pardon.

Plaisir et gourmandise chez Noun, Paris 18.

Artichauts épineux, brocciu aux épinards et câpres, amandes grillées et dattes parfaits en tout points! Assaisonnement, épices, onctuosité, croquant, de quoi émoustiller les plus réticentes des papilles! Les miennes ne l'étant pas, vous imaginez le truc…
On finira les agapes sur un, voir plusieurs (peut être un poil trop pour le coup) gros sticks de pied et jarret de Capelin (cochon) grillé, risotto de crabe vert et fenouil confit. Forcément d'une gourmandise folle mais un poil plus de romantisme n'aurait pas fait de tord à l'assiette. Faut dire que le goret s'est posé là après un enchainement de la carte, il n'en ai pas resté une miette mais il a quand même fallu écluser quelques verres de Poulsard pour l'aider à faire son chemin.
Dans l'euphorie j'ai senti passer une ou deux cuillères de sablé au citron de Sicile dont la traditionnelle meringue Italienne avait été intelligemment remplacée par une chantilly de lait de coco aérienne, un délice.
Voilà une nouvelle adresse qu'elle est belle, pas loin de la très bonne mais plus "parisienne" Esquisse, entre la célèbre pizza d'El Brigante et le Burger du Ruisseau, on est bien et la boucle de mes arrivées parisiennes semble bouclée pour de bon!
Carte des vins encore courte, à tendance naturelle que ce soit pour les jus ou les prix.
Assiettes dans les 8-10€ pour les "petites" portions, 17-26€ pour les grandes, en sachant que l'on peut manger à l'aise à 2 la grosse portion de cochon.
Sur ce, à bientôt Noun!

Noun. 41 rue du ruisseau . Paris 18 . 09 83 50 67 50

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18 octobre 2015 7 18 /10 /octobre /2015 10:13

Il y a quelques années, j'avais eu l'occasion de discuter longuement avec Daniel Boulud dans son restaurant Daniel à New-York. Minuit déjà bien passé, il prit l'un de mes petits carnets de voyage, un stylo et me marqua 2-3 trucs dedans en me disant "t'iras voir ce petit jeune, c'est un bon".
Sur une page il avait griffonné un numéro de teléphone, Julien Duboué et Afaria (son restaurant de l'époque).
Aujourd'hui il est encore là, son restaurant ne s'appelle plus Afaria mais A Noste, et avec ce changement il a fait selon moi l'un des trucs les plus intelligents qui restait encore à faire. Cela faisait un moment d'ailleurs que je le conseillais à des amis en goguette parisienne tellement le concept me plaisait (bien sûr je savais de sources sûres que l'on y mangeait bien).
3 en un, take away sous forme d'un camion à l'intérieur même du restaurant, bistrot tapas en bas et bistrot gastro en haut.
L'Efficacité même, et visiblement hier midi je n'étais pas le seul à le penser.
Il y a du bruit, des sourires, l'accueil et le service sont parfaits, se mêlent toutes sortes de personnes dans la bonne humeur. Des mecs bossent avec leurs ordis (la bourse est à 100m) en se tapant quelques bons mets rassasiants tandis qu'à côté, une table plus sud ouest en découd à grandes coudées d'Iroléguy!
C'est pas bon ça?

La belle adresse de Julien Duboué: A Noste, Paris.

On m'a raconté de belles histoires sur la qualités des repas servis en haut, mais ce midi, pas trop de temps, ce sera en bas.
Je suis toujours emmerdé face à de telles cartes car j'ai envie de tout taper et ce n'est hélas pas possible, il faut penser à l'après midi, au boulot et tout et tout…
Les bouchées de salade landaise servies façon rouleaux de printemps serviront d'alibis, et puis après il y aura du plus sérieux, du costaud, du truc qui en a dans le ventre!
Croustillants de polenta de maïs bio au magret fumé parfaits. Crousti-coulants, parfaitement assaisonnés, une tuerie!
Cordon bleu de faisan et coquillettes truffées… Vous imaginez le truc? Bien, alors maintenant, rajoutez aux coquillettes un bon gros jus, imaginez le coulant du frometon dans le cordon bleu et vous ne serez pas trop mal. Je sais que je viens de vous filer la dalle alors même que vous veniez de finir votre repas non?
Et voilà qu'arrive enfin de la frite qui donnent envie d'oublier la bonne vieille surgelée. Ni maronnasse, graisseuse ou mollassonne, pas comme de "la maison" habituelle quoi, juste de la bonne, de la vraie!
Celle-là, elles étaient dans le fish & chips de raie et j'ai quand même un petit truc à dire rapport à la sauce tartare.
Pas de problème de goût non, plutôt de matière. Franchement, il y en a peut être qui aiment bien, cela sert peut être à se rassurer niveau calories, menfin? Une tartare nappante c'est quand même bien meilleure qu'une tartare aérienne merde alors!

La belle adresse de Julien Duboué: A Noste, Paris.

T'as l'impression d'avoir un nuage sur ta frite! Moi j'ai envie de matière, de gourmandise, d'un truc qui s'évanouit pas sous la langue. Cela aurait été un fish & chips mou du string, huileux, vaseux, ok! Mais là? Il était parfait et c'est bien pour ça que cette satanée tartare a failli me faire verser une petite larme…
Allez, tant que j'y suis je vais continuer à me plaindre! Je n'ai pas pu goûter les chipirons frits au piment d'Espelette ni le tartare de daurade et cèpes, le thon à la plancha ou les nems de canard croustillants sauce Thaï-landaise (manque de temps, et à 2, nous risquions une explosion de bidon).
Oublier les cœurs de canard, la terrine de gibier et pickles ou le risotto à la moelle et aux cèpes sera dur.
Le temps aurait pu me pousser vers la rassurante crème d'artichauts truffées ou les rassasiantes pommes de terres farcies aux cèpes, mon appétit vers les souriants choux vanillés caramel beurre salé. Il n'en fut rien.
Je serai donc obligé d'y revenir, et 3 fois en plus!
Car comment ne pas succomber au taloa (galette de maïs basque fourrée) du cul du camion? Aux tapas déjà cités dont ma bouche est hélas restée vierge? Et surtout; à l'appel du haut? Personnellement je ne sais pas, alors à bientôt!

Ah, j'ai oublié de vous dire, c'est ouvert 7J/7, et cela se fait sans résa en bas, alors, ce n'est pas parfait tout ça??? Je vous avais prévenu...

A NOSTE . 6 bis Rue du 4 Septembre, 75002 Paris . 01 47 03 91 91

www.a-noste.com

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29 octobre 2013 2 29 /10 /octobre /2013 18:49

Comme une envie de café dégueu sncf. Je me lève, je te bouscule et comme d'habitude je file au wagon bar.
Bien campé sur mes guiboles, je tape "Vivant restaurant" sur mon iphone histoire de passer le temps, de m'assurer une certaine contenance… Trip Advisor sort en premier et patatra, "foutage de gueule" "vin de caniveau" " mal aimable" etc etc… Me v'la bien.
Bon, je reconnais que cela ne m'a pas découragé, j'aime les vins natures, je partage la vision de Pierre Jancou du produit et je me doute bien que pour un quidam en mode Buffalo/bordeaux sup' donc, client de Trip advisor… ce ne sera pas l'Amérique.
20h en gare Montparnasse, 21H30 réservation, 20h30 rue des Petites Ecuries,Mais-foie-gras.JPGAccueil en forme et tout sourire de David Benichou, l'apéro ce fera à la cave, j'ai une heure à "bien" remplir avant d'avoir ma table, mon frère et sa douce!
Ventrèche de porc noir magnifique, elle ne trahit pas, et je peux jurer cracher que ce cochon la, il n'a jamais connu de pilules!
Voisins de comptoir charmants, chef à l'oeuvre et tenancier au taquet, c'est qu'il y a du monde et un bruit rassurant, me v'la dans une ambiance qui me sied à merveille!
Carte courte et sympathique comme tout à prix totalement justifiés, fuck Trip Ad!
Un verre, 2 verres et un 3ème qui annoncera mon transit en "Table" et l'arrivée de mes comparses.encornet:brocolis:anchoisTout le reste de la soirée fut une fête amorcée par Violette de Patrick Bouju et entretenue par David, et l'équipe table/cave.
Cuisine dénuée de tout bémol, parfait maquereau mariné cru brûlé, gentil bouillon de coques et tendre crème de maïs, foie gras.
La Bouche est en verve, presque prête à crier "allumer le feu", et le trio encornet, brocolis et anchois l'emporte! La lotte meunière est magnifique, j'aurais aimé penser à cette cuisson moi-même, tendre, noisette, un vrai bonheur que je me remémore encore. Porc noir dans la même lignée, goût et cuisson magnifiques, m'en serais bien tapé un ou 2 morceaux de rab. Desserts dans l'air du temps, pas techniques mais de bel accord. porc noir:sucrineUn petit bémol sur la quantité dans les assiettes qui mériteraient quelques grammes de plus… Le Brutal de la Sorga appelait un peu plus de goret que diable! Et je ne vous ai pas parlé du remarquable breuvage arrivé en début de dessert…un indice: il venait d'Auvergne, ce bon pays qui est le mien!

Bref fuck Trip Ad une autre fois! Perso, j'ai vraiment passé une super soirée chez Vivant à tous les niveaux, d'ailleurs je n'étais plus très frais au sortir mais me sentais bien vivant!!!
Menu à 60€

Ps: Si je n'ai pipé mot de Pierre Jancou, c'est simplement qu'il n'était pas là!


Vivant . 43 rue des Petites Ecuries . 75010 Paris . 01 42 46 43 55

 

                                                                     vivantparis.com

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15 février 2013 5 15 /02 /février /2013 10:00

D'autant plus que les 500m parcourus en sprint sur un terrain mi-neigeux mi-verglacé boulevard Saint-Germain pour choper le bus m'avaient bien mis en appétit. D'autant plus qu'à la lecture du menu dehors sous la neige, nous nous sommes regardés simultanément avec Gonz en soupirant…"pffft encore des légumes crus, des consommés et des trucs bizarres qui vont nous laisser sur notre faim, demain c'est entrecôte frites!". Malgré les accords et les sempiternels topinambours, oignons brûlés et autres courges en dessert, je restais, à l'opposé de mon frère, confiant et motivé par tout ce que j'avais pu lire sur la cuisine de Giovanni Passerini. Cet ancien chef Romain, passé chez Inaki au Chateaubriant, Passard à l'Arpège pour finir chez Petter Nilsson à la Gazzetta, distillerait ici chez lui une véritable petite perle de cuisine?
Rentrons alors! Ce n'est pas qu'il caille, mais la buée aux vitres me laisse penser que l'intérieur sera plus réconfortant que la façade enneigée… tortellini-de-celeri--pignon-de-pain--consomme--oeuf-de-sa.JPGLa première jeune femme légèrement acariâtre ayant cédé vite fait sa place à une autre plus affable ne me laissera pas le sentiment désagréable d'un accueil imposé, me voici bien installé.
Un petit coup de Mâcon Chaintré de chez Valette (à 35€ vous ne le trouverez pas partout croyez moi) amènera paisiblement les tortellinis de céleri rave aux pignons de pin et romarin, consommé et oeufs de saumon sauvage. Recadré direct le Rod, l'entrecôte frites peut attendre. Vu la précision de cette recette d'apparence simple, c'est la langue pendante que maintenant j'attends la suite.ris-de-veau-topinambours-au-foin--lait-fermente-cresson.JPGAnguille superbe dans son habit d'épinard, elle se découvre progressivement, l'oignon brûlé et l'orange amère en complices ne tarissent pas d'éloges et la mettent en valeur, je fonds.
Beaux ris de veau dont les topinambours en gros morceaux au foin firent peur à mes intestins. Mais point de grand mal heureusement… Lait fermenté et cresson sans histoires quant à eux. Agneau de lait "légumier" délicieux, une petite pointe de tapenade, jus terrible, on en a sous la dent, ça nappe ça croque ça fond et c'est généreux, que demander de plus? Pas grand chose en fait.agneau-carotte-poireaux-tapenade-olives.JPGSurtout pas la courge en dessert! Elle me fout une humeur de citrouille, gonflée mais pas souriante. Même si elle est bonne elle me met en boule. Heureusement qu'il y avait aussi du pain perdu et du sorbet mandarine, cela m'a un peu calmé jusqu'au dessert suivant. Une glace au sarrasin ( cf David Toutain pour ceux qui y ont goûté) qui m'amuse toujours autant. Bien accompagnée, c'est gaiement qu'elle fond dans ma bouche avec fruits confits, chocolat et brebis. Une bouriole sucrée glacée, surprenant, distrayant.
Compte tenu du tarif de la mangeaille (58€) ou des vins, on n'est dans le domaine du difficilement comparable… Du bon à tous les niveaux, les tables tournent mais jamais je n'ai ressenti la pression du "dehors…". Des lacunes en vin italien? il y a des bouteilles ouvertes, "goûtez celui-là", trop tannique? qu'à cela ne tienne prenez plutôt celui-ci alors.
On sort heureux de chez Rino avec l'idée sûre que l'on y retournera, à vos télèphones…prét…bonne chance!

 

Rino . 46 rue Trousseau . 75011 Paris . 01 48 06 95 85

 

                                                                         rino-restaurant.com

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8 février 2013 5 08 /02 /février /2013 11:30

Il fait toujours aussi froid dans Paris, il neigeotte et Adeline Grattard fume son clope, son écrin ne doit plus être très loin. Un peu de fumée, de la buée aux vitres et un cuistot qui joue du wok, c'est là, bonjour! Me voilà dans une salle ancienne, pierre apparente, décor zen/épuré, la banquette est confortable, réconfortante si l'on regarde dehors.

Pour les novices, sachez qu'Adeline Grattard fait partie des femmes chefs dont on parle. Prix Fooding de la meilleure cuisinière en 2010 et une étoile Michelin peu après l'ouverture. Passée chez Pascal Barbot (l'Astrance) et Yannick Alleno après l'école Ferrandi et Flora Mikula, elle finit par partir en Asie pour bosser chez Alvin Lueng au Bo Innovation, Hong Kong. De son épopée chinoise, elle reviendra empreinte des saveurs de là-bas avec son mari Chi Wa pour ouvrir leur petit boudoir dans le quartier des Halles. Il prendra le nom de ces restos où l'on vous sert des vapeurs au chariot: Yam'Tcha.brioches-au-porc-noir.JPGLa première tasse de thé avalée et voilà une petite brioche vapeur au porc noir succulente en guise de préambule (je m'en serais bien tapé une autre pour tout vous dire), suivra un velouté de cresson, oursin et citron caviar. Je ne suis pas fan d'oursin mais le cresson vient adoucir l'iode persistante de la bête, rendue ludique par les "plop" du citron caviar. Foie gras vapeur, vermicelles, shiitake, champignons noirs émulsion shiitake: plat superbe, j'ai vraiment adoré, toutes les sensations sont là, une saveur de sous-bois chinois, le foie est à tomber, remarquable.foie-gras-snacke-vapeur-emulsion-shiitake.JPG Des langoustines sans histoires on passe à une barbue, bâtonnets de pommes de terre, moules sauce xo très bien réalisée c'est très bon. Le pigeon tenait bien la corde lui aussi, simplement accompagné d'oignons sautés avec les sauces chinoises habituelles (soja, huître...). En guise de dessert un cheese-cake tout ce qu'il y a de cheese-cake...pâtasse et un très bon sorbet/tuile.Pigeon-de-sologne-oignons-des-cevennes.JPGTout ça fut dégusté en accord mets et thés, une découverte assez intéressante quand on ne connaît les thés qu'à travers les Lapsang Souchon, darjeeling et autres thés verts génériques. Distrayant de retrouver à tour de rôle un côté floral, minéral, forestier etc... Et même si je ne le referai pas forcément, je dois dire que ce fut curieux et amusant. tea.JPGGlobalement un bon moment chez Yam'Tcha que je ne réitérerai pas forcément. Pourquoi? car ces petites choses, aussi bonnes puissent-elles être reviennent à 125 euros par personne (100 le menu, 125 avec le thé), ce n'est pas rien et le samedi midi, pas le choix (il y a un menu à 60€ en semaine, cela demeure cher). Rajoutez à cela que si vous voulez de l'eau, elle n'existe pas à la source mais elle est filtrée gazeuse ou non à 2 euros par tête, et vas-y que je t'en refous une couche... Pour exemple, 3 jours plus tard je dînais à Poitiers chez les Toix dans leur beau "Passions et Gourmandises" et ce soir-là, le menu tout truffe magnifique avec Turbot, Saint-Jacques, Veau etccc... était à 104 euros...vous voyez le truc? Même si tout était bien, accueil sympa i tutti quanti, cela reste trop cher, 100€ c'est un prix. On dit souvent qu'il ne faut pas faire de comparaison, c'est le grand truc et c'est sûr que là il vaut mieux éviter...

 

Yam'Tcha . 4 rue Sauval . Paris 1 . 01 40 26 08 07

 

                                                                         www.yamtcha.com

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1 février 2013 5 01 /02 /février /2013 10:30

Paris s'est arrêtée de tourner. Les taxis déjà rudes à stopper en temps normal sont maintenant introuvables. Le piéton se fait rare dans les rues, il baisse la tête, contrit et fait de petits pas. Les scooters et autres 2 roues d'habitude virevoltants gaiements sont cadenassés à tous poteaux libres. C'est jour d'apocalypse, il neige sur Paris. Aubaine! la pinte est à 5 euros au café du coin, il y a de la place en terrasse et j'ai pu garer mon traîneau, "Tavernier! t'as un bol d'eau pour mes huskys?" Il tombe à pic ce bistrot, bien m'en a pris de décider de prendre l'apéro rue du Cherche-midi plutôt que rive droite, le Petit-Verdot est à 100 mètres, toute la tablée ne sera pas à l'heure...maquereau mâriné grillé20h40 la porte s'ouvre sur un Hide Ishizuka tout sourire de voir un Toulousain enneigé. Le sourire quand tu arrives à 4 dans un restaurant en plein service prés à tapisser le sol de tout ce qui recouvre ta doudoune, ta capuche et le dessous de tes pompes, ça vaut tout l'or du monde. Direction l'étage et sa salle au charme désuet de vieille auberge, poutres apparentes sur neige aux fenêtres. Je peux vous dire que ce dîner je l'ai mérité, des tas d'essais de réservation restés vains, la réputation des lieux n'est pas usurpée et j'avais d'ailleurs jeté l'éponge lorsque j'ai vu une photo de truffe en croûte à la façon de Claude Peyrot (le regretté Vivarois à Paris) par Yoshi Morie (chef du Petit Verdot). Ni une ni deux j'ai repris mon téléphone le lendemain matin et là, Hidé a répondu dés la première sonnerie, c'était bon j'avais ma réservation. Un petit Pernand-Vergelesse "les Combottes" domaine Rapet sera parfait pour fêter ça et regretter que les retardataires aient croisé le yeti à la sortie du métro.

Ça y est les derniers "nez rouge" sont arrivés! il est temps d'attaquer les maquereaux marinés puis brûlés au chalumeau. Au top pour moi, sensation exquise en bouche, me voilà excité prêt à en découdre avec le tartare de veau, bulot. Délicieux! frais, léger, iodé avec un petit côté végétal, un très bel accord! Le plat suivant est mon gros coup de coeur: calamars (cru?), chicon et bouillon de grouse, je crois que j'aurais pu m'en taper 2-3 assiettes, vraiment à tomber. Le bouillon corse le plat, l'endive apporte la fraîcheur et les calamars la mâche et le côté mer, une tuerie.calamars Et voilà qu'arrive déjà l'une des spécialités de Yoshi Morie : l'échine de porc basse température, rosée dans sa totalité, délicieuse avec son petit jus, sa chloro et ses légumes croquants tendance radis (presque crus, certains ont été un peu gênés, perso j'adore)

Quelques délicieuses bouteilles de Côte de nuit village de JJ Confuron pour arroser tout ça jusqu'au clope sous la neige devenu presque chaude tout à coup, va savoir...hip! Premier dessert facile pour les papilles, tout en couleur, exotisme et fondant, second dessert en contraste, tu l'aimes ou tu le détestes et je ne sais pas encore où je me positionne. Flan de potimarron et caramel corsé. Yoshi Morie donne là une belle partition de derrière son piano, les plats sont exécutés avec justesse et élégance, ils peuvent à tour de rôle jouer sur le contraste (maquereau ou potimarron) ou sur l'osmose (veau ou calamar), beau. porc basse températureUne belle soirée au Petit-Verdot orchestrée par un Hidé Ishizuka rieur et adorable. Tu sors fumer un clope et discute avec un gars, pilote de jet privé qui te présente à son pote et sa soeur, patrons de Cordeillan-Bages, Lynch Bages et cie, improbable? pas tant que ça quand on sait qu'Hidé a été pendant de nombreuses années sommelier chez Thierry Marx (ancien chef de Cordeillan). Voilà, quand on mélange une belle équipe à table, des bonnes quilles, un enthousiasme général généré par le maître des lieux, le climat et la cuisine et bien ça donne une belle mayonnaise.

Pour plus d'infos, je ne sais plus vraiment combien cela coûte (oui il y a eu quelques bouteilles), mais je pense qu'au niveau cuisine vous pouvez en avoir pour 45 euros, un truc comme ça. La carte des vins est superbe et accessible, bref, I'll be back!

 

Le Petit Verdot . 75 rue du Cherche-Midi . 75006 Paris . 01 42 22 38 27

 

                                                       www.le-petit-verdot.com

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28 janvier 2013 1 28 /01 /janvier /2013 13:29

C'est ainsi que l'on pourrait l'aborder la bête. Une grosse crêpe soufflée, caramélisée, tantôt moelleuse tantôt croustillante, originaire du Rouergue que l'on se taperait sur le pouce, là, maintenant, tout de suite!
Si j'en parle ici ce n'est pas pour vous filer la recette, je n'en ai d'ailleurs aucune idée malgré mes passages réguliers dans le coin de Villefranche. Mais plutôt pour vous parler du resto "Pascade" ouvert récemment à Paris par Alexandre Bourdas, chef du Sa.Qa.Na doublement macaronné de Honfleur.
Départ 9h en gare Matabiau, un expresso dans le gosier, le cerveau embué. Midi, les triangles Sodebo, bagnats La Brioche Dorée et parisiens Paul viennent taquiner les lèvres de mes voisins du "capitol". Je résiste, la caféine est ma meilleure alliée, elle est dégueue, coûte 2€ mais me fait tenir.
Maudite Pascade ouverte toute la journée!
Même si je ne suis pas réglé comme mes pendules de voisins et que mon nez décèle quelques odeurs de fausse mayo, je sens ma langue tendre vers mes lèvres… Je ne dois rien laisser transparaître, regarder la neige en Charente, avoir "30 ans et des poussières" avec Jay M ou me lancer dans le dernier épisode de "How to make it in America", occuper mon esprit.
15h20. Parigot depuis presque une heure.
Providentielle Pascade ouverte toute la journée! pascade-menu.JPGMe voici seul attablé sur l'îlot central du 14 rue Daunou, les souvenirs de midi me font sourire, mon verre de blanc arrive, accueil charmant des salle et cuisine, j'ai faim.
Avec cette neige qui tombe dehors, je suis bien, perché sur mon tabouret dans ce décor moderne tendance boisée. Des petits pains saucisses arrivent, leur sort est vite réglé, cela se mange tout seul ces petites bêtises.
Voilà la belle qui sort des cuisines en souriant, elle est soufflée elle donne envie. Elle fume, de l'agneau confit, du chou pak choï, pomelos, cardamone, sauce et fromage blanc la parent avec beauté, viens là ma petite!
J'ai adoré! addictive la pascade; sur les côtés elle croustille, elle est moelleuse à coeur et répond directement à mes questionnements sur la lourdeur du truc. Je la pensais bourrative, elle est en fait assez équilibrée, un petit côté sucré, rien que d'y repenser je m'en lèche les babines.
Bien qu'Aveyronnaise de Honfleur, ma pascade servie ce jour-là m'a directement mise en tête mon séjour Stambouliote. L'esprit galette avec de l'agneau, des légumes, un bel assaisonnement et du fromage blanc, cela m'est apparu telle une évidence. Un repas complet en 1 Pascade comme un Kebap!
Remettons lui une petite couche et apprécions une liaison parfaite de l'ensemble, un petit côté caramélisé qui rajoute une couche de bonheur, l'agneau fond, le chou croque, je succombe.pascade-agneau.JPGS'en est suivie une petite Pascade originelle huile de truffe, ciboulette comme servie au SaQuaNa partagée au café avec Maître Nono arrivé sur le tard (elle peut remplir tout rôle dans un repas), parfait.
L'esprit mono-concept qui a beaucoup fait parler ne me traumatise pas. Certes c'est un peu cher pour avoir le réflexe jambon/beurre, kebab ou burger mais ce n'est pas la même chose non plus. Un bon plat actuel servi dans un contenant délicieusement comestible.
On monte en prix et on compare avec pizza et autres crêpes mais avez vous déjà vu une crêpe cabillaud, épinard, citron vert, coriandre livèche émulsion coco? ou une Pizza cuisse de poulet rôties aux citrons confits, semoule, carotte, poireaux, olives et pois chiches? pas moi.
Arrêtons là les comparaisons, ce n'est pas donné mais ce n'est pas volé non plus. Le loyer rue Daunou doit faire mal, c'est leur choix mais à part les vins que j'ai quand même trouvé rudes (prix d'un gastro au verre), le tarif des pascades ne m'a pas choqué. 21€ pour ma pascade à l'agneau et celle au cabillaud (premier prix à 16€), 7€ l'originelle et à partir de 9€ en mode dessert. Gros gros bon point pour l'ouverture constante, elle m'a ravi ce jour-là et me ravira encore je pense. Vraiment rien de négatif à l'horizon, et surtout pas l'équipe, au top de la sympathie! La preuve, je n'en suis sorti qu'après 17h, c'est que je m'y sentais bien! ou que je les emmerdais...bon appétit!

Pascade . 14 rue Daunou . Paris II . 01 42 60 11 00

                                                           pascade-alexandre-bourdas.com

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13 juin 2012 3 13 /06 /juin /2012 18:15

Toujours pas de désillusion alentour, loin de me délaire, cela me rassure et me fait plaisir: notre gastronomie ne se porte pas trop mal.
Je vous avoue que ce dîner à la table de Kei Kobayashi, je l'attendais comme mon premier Noël. Jeune chef japonais d'abord formé chez lui, il est passé chez Gilles Goujon (à Fontjoncouse), Michel Husser (à Marlenheim) puis chez Ducasse et Jean-François Piège au Plaza Athénée.
Il a repris depuis un peu plus d'un an maintenant le restaurant de Gérard Besson et a obtenu aussitôt sa première étoile Michelin (édition 2012) et ne cache pas en viser d'autres…
François Simon le célèbre critique du Figaro l'avait d'ailleurs suivi de son départ du Plaza jusqu'à son installation rue du coq-Héron, prés des Halles.saumon-legumes.JPGDiscuter avec Kei Kobayashi est un véritable plaisir, d'un mélange de malice, de simplicité et de timidité, il a façonné sa personnalité de chef, présent au restaurant et assoiffé de savoir. On aperçoit d'ailleurs derrière le rideau l'ouvrage "modernist cuisine", des "pamphlet" de cuisine moléculaire, son dada actuel, et bien d'autres ouvrages culinaires.
En cuisine, cela donne un ton juste, dénué de la moindre fausse note, presque poétique. On pourra mettre sa perfection du geste sur le compte de ses origines, mais sa cuisine n'a pas grand chose de Japonaise, elle est juste parfaitement équilibrée, et ce, à tous les niveaux; Couleurs, goûts, textures ou sensations.bar.JPGLa tomate mozza que l'on connaît tous arrive ici relevée d'une pointe de caviar, elle est surtout rendue renversante par le basilic en "granulés" ou la mozza version ice cream. Le saumon cru est perdu dans une forêt de légumes mandolinés sévère, d'herbes et de fleurs, nappés d'une sauce au yaourt légère comme tout et d'un petit crumble, le célèbre Gargouillou de M.Bras version Kei Kobayashi!dessert.JPGL'asperge en tempura et caviar est crousti-croquante, la peau du bar travaillée comme du pop-corn est craquante dans tous les sens du terme, le homard est égal à lui même dans sa superbe, le boeuf fond et nous nous extasions devant un dessert splendide!
Des fraises, des herbes, des fleurs, une émulsion qui vient tels un nuage s'échapper dans votre bouche avant de croquer dans une meringue d'une précision à faire damner les saints! Un très grand dessert.
Nous avons juste émis quelques réserves quant à la carte des vins mais cela ne viendra pas entailler l'enthousiasme général autour de la cuisine du chef.
A 110€, il offre un concerto long en bouche et dénué de la moindre fausse note. 8 Plats d'un accord parfait!

(menus à 38€ ou 68€ le midi, 90€ ou 110€ le soir)

 

Kei . 5 rue du coq héron . 75001 PARIS . 01 42 33 14 74

 

                                                                      www.restaurant-kei.fr

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30 mai 2012 3 30 /05 /mai /2012 19:21

Il aurait suffi de doubler le nom du resto de Patrice Gelbart pour trouver un bon titre et s'arrêter là, youpi, et voilà!
Pas de chichis pour cet ancien "voisin", des Berges du Cérou. Déjà encré dans une cuisine "nature", il fait maintenant plaisir aux parisiens dans son repère de la rue Vic d'Azir. Cadre ouvert, brut, accueillant, un menu diablement efficace à 25€ le midi et un service solitaire au top!
Une sélection de vins "natures" actuelle au juste prix, ça ne sent pas l'entourloupe c't'affaire là, presque "philanthropique"...
La bonite de St Jean de Luz, petits pois, eau de pommes granny et citron vert est juste parfaite. Snackée pour apporter le croustillant, une grande partie reste crue sur un printanier petit pois seulement chahuté par l'acidité de l'eau. Une crème de piquillos va venir adoucir l'ensemble, et un petit pickles d'oignons conclure la partoche, un grand plat? clairement pas loin! dans un menu à 25 balles? ouais!Bonite.JPGPoitrine de cochon Basque Kintoa et risotto de petit épeautre de Haute-Provence: Bien joué! la poitrine est démente, le goût topissime, j'adore l'asperge grillée et après ma cure de blé et autres céréales en Turquie, je dois dire que je m'y suis fait donc l'ensemble me comble. Un petit gaspacho de fraises pour finir en légèreté, avec ses framboises fraîches et sa glace au safran, il ne m'en fallait pas plus.poitrine-de-cochon.JPGJ'enchaîne les bons moments gastronomiques en ce moment, ça me rassure quand même (j'ai vu Cauchemar en cuisine hier soir…). Mais là, il y a du lourd, un rapport qualité/prix tendu au max, 119€ à quatre, avec vin et café, imbattable peut-être pas…mais je vous laisse chercher. Un pain qui suit l'ensemble, on a juste envie d'en chourer, d'y coller un bon beurre salé genre Bordier et consort et de la plonger dans le café du matin. Ouais il est du genre publicitaire le truc, avec l'Opinel qui vient découper le quignon pour y coller un bout de vieux pané, sauf que nous on n'est pas con…il y a autre chose que le vieux-pané.
Le cadre est actuel, mi brut, cuisine ouverte, que du bon pour moi, je dirais juste youpi! allez-y!

 

Youpi & Voilà . 8 rue Vicq d'Azir . 75010 PARIS . 01 83 89 12 63

 

                                                                        www.youpietvoila.fr

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19 décembre 2011 1 19 /12 /décembre /2011 09:30

Belle soirée, c'est un bon titre non? ça veut tout et rien dire à la fois, mais vu le nombre d'articles sur le resto de David Toutain quand on tape son nom sur Google, j'allais pas essayer de faire original...oh le naze! Je viens de lire sur le Figaro.fr un truc qui m'a bien fait rire, je cite "...un public ravi d'en être se goberge devant les saltos et triples axels d'un chef très art et essai qui, sous couleur d'improvisation, phosphore le petit diktat de repas séquences en 3,4,5,6 plats aussi prodigues à la fulgurance que parfois proche du ridicule", "meilleur foodistar" ! On peut aussi n'en avoir rien à foutre "d'en être" et y être, non mister figaro? Ou alors nous sommes nombreux à être des cons, il en faut!turbot Il y a ceux qui aiment et ceux qui n'aiment pas...le service??? j'ai lu ça plusieurs fois, "trop friendly...", "nous entube sur les vins..." en même temps on est capable de les gérer les vins, on sait qu'il vaut mieux éviter "au verre", "la coupe"...Perso je dis mon prix limite et je les laisse se débrouiller...Quand Au Georges 5 époque Enrico Bernardo, avec des limites à 50-80euros, j'ai constaté qu'il nous faisait plaisir avec sourire et intérêt, je n'ai plus jamais fait autrement. Et bien c'est souvent le cas un peu partout, et l'Agapé substance ne déroge pas à la règle! (Evaluer le budget vin en fonction du lieu où l'on est évidemment).bouillon peau de patate, foie gras gnocchi

Et si l'on parle de cadre ou de cuisine, les avis sont également partagés, pour faire bref:  ça emmerdera ma mère mais fera surkiffer mon frère! Si l'on me dit qu'il n'y a rien de comparable à une tête de veau sauce gribiche, "fuck la modernité", j'adore la tête de veau mais je ne vous enverrai pas là-bas. Pour revenir au sujet initial, David Toutain est passé chez Passard, Veyrat et Mugaritz entre autre, d'où la cuisine qui en découle, toute en matière, en bouillon, légumes et herbes diverses. Il a installé sa cuisine au bout du "comptoir" où l'on mange, il peut voir ses clients, nous notre chef et c'est très bien.maquereau 2 Évidemment le concept ne conviendra pas à toutes sortes de soirée, la formule ne conviendra pas à tout le monde, il y a toujours des insatisfaits, vous? moi? certainement dans certains cas! Sur ce coup là, pas moi! 19 plats, 19 découvertes, 19 sensations, pas forcement 19 bonheurs mais jamais de déconvenues. Je ne vais pas dire que la glace "bouriole" (sarrasin), potimarron était le plat du siècle, mais pour moi il était formidable, j'avais l'impression de manger sous forme de glace mes galettes de Cantalou! Le foie gras, bouillon de peau de pomme de terre, gnocchi était formidable! cette impression de boire la peau noirci de ma patate cuite dans son cocon d'alu sous la braise, du bonheur! Je suis un fou? je n'y peux rien si ce que je préférais dans les patates à la braise était le peau, juste au beurre salé; hummm...pigeonJe ne citerai pas tous les plats, mais un pigeon divin, une bonne crème foie gras granny smith pour les abats, un petit maquereau betterave, turbot persil, 19 plats de substances, de matières, de goût, 19 plats intéressants et j'aime aussi cet aspect là de la cuisine. Le terme "gourmand" si couramment employé n'est pas approprié ici au sens où on l'entend, mais il y en a bien d'autres: étonnant, aérien, terrien ou juste bon! riz persil caramel 2Le service est attentif, relax et sérieux à la fois, la carte des vins sur Ipad est à peu prés la même que dans tous les restos et cave à vins du moment, ils sont "évidemment" naturels...et ça va finir par me faire rire toute cette "naturalité" qui permet de vendre certains vins "batards" à n'importe quel prix; je m'égare, ce n'est pas le sujet. Pour finir, je dirais que j'ai passé une belle soirée dans un bel endroit avec les bonnes personnes. On peut se questionner sur le cadre, sur la cuisine minimaliste en multiples déclinaisons à 100 euros. Pas le choix mais c'est le leur, ils verront bien.

Menus à 39, 51 et 65 le midi, unique le soir à 99 euros.

 

 

Agapé Substance. 66, rue Mazarine . 75006 PARIS . 01 43 29 33 83

 

                                                                www.agapesubstance.com

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  • : 150g de recettes, 225g de restaurants, 75g de pensées culinaires, que dis-je,d'envolées lyriques: C'est la gastronomade'n'roll. Shake it & Check this blog Contact: rlafarge@hotmail.fr
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