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24 juin 2015 3 24 /06 /juin /2015 19:44

Rassurez-vous, je ne vais pas vous refaire l'introduction à Bangkok, le coup de la sueur etc... Pourtant ce fameux petit déjeuner dont je m'apprête à faire les louanges a été dégusté le premier matin, mais ça c'était l'échauffement, la petite mise en jambe, l'élan.
Évidemment, le deuxième jour, j'étais un radar, je pouvais aller les yeux fermés à cloche pied d'un stand à un autre, une assiette sur le coude, 2 dans la main un verre coincé entre les dents (je gardais quand même une main libre pour ne pas que l'on me bouscule). Bref faire honneur au maître des lieux monsieur Lebua.
Le premier matin, c'est le truc un peu rude, t'es en surchauffe après le trip Toulouse-Bangkok, t'es collant de partout, la tête dans le cul et tu rejoins la famille déjà sur place, fringante, tranquille, bronzée qui vient de se lever.
Vous me direz, je viens de me lever aussi, mais de mon siège d'aéronef. J'ai les mêmes fringues qu'hier à la même heure et je me dis que ce serait malvenu de plonger dans la piscine comme ça, les gens ne comprendraient pas, ignorants mon odeur de renard et le plocploc des chaussettes de contention dans mes baskets.
Et puis mon père est arrivé de la salle de sport, "merci papa", je me suis vraiment senti plus léger grâce à toi, c'est vrai quoi, une petite auréole sous les bras, c'est vraiment que dalle en fait...
On y est, me voilà dans l'arène, accueillante et du genre assez climatisée pour que s'impose à moi cette réflexion: "mais mon vieux, t'es complétement con? pourquoi as tu absolument voulu t'installer dehors, et sur une table à moitié au soleil de surcroît?".
C'est mon côté exalté, foufou du premier jour, ne vous inquiétez pas, le lendemain, au delà d'une maitrise parfaite du "banquet", c'est dans un petit salon privatif à 20°C que se tinrent les agapes matinales.
Revenons à nos moutons. Go! j'ai foncé tête baissée vers l'atelier œuf et m'en suis collé 2 sur le plats. L'assiette en main, je me suis alors dirigé vers le barbecue, et allons-y: Bacon, jambon à l'os, saucisses diverses, un petit tour le long des 10m de viennoiseries et autres juste pour choper un bout de pain et je commençais la remise à niveau des indices glycémiques, lipidiques bref de tout ce qui finit par "ique".
Un gros godet de café et me revoilà parti, un verre de jus d'orange en passant (il ne fallait pas qu'un verre handicape ma quête de boustifaille), et voilà un tas de paniers vapeurs dans le prolongement des jus. Premier soulevé, premier bonheur, des ban bao moelleux à souhait, très bons. Regardons les autres, "celui-là est mignon, celui-ci aussi…" calage en règle, larme qui perle, café, clope, pieds dans la flotte.
Si l'eau n'avait été elle-même à plus de 30°c, ça aurait fumé c'est sûr.
Sieste.

Bangkok. Un p'tit déj de fou à l'hôtel Lebua.

Lendemain matin, 7h30. J'ai faim, c'est plutôt bon signe. Ma paire de running aux pieds, je file à la salle de sport, on ne me reprendra plus à caler au 2ème service c'est moi qui vous le dit.
Pour aller à la salle de torture, il faut passer devant le banquet. La technique consiste donc à regarder le mur et à le longer jusqu'au sas de la prison climatisée. Surtout ne pas oublier de sautiller en remuant la tête , ça fait plus pro.
45 minutes ont passé, je suis dans le même état que mon père la veille mais je sens mon estomac fin prêt!
Cette fois, j'oublie les œufs et ingurgite quelques verres de jus pour faire passer le goût de l'eau absorbée sur mon vélo. Pastèque, bizarre, ananas, nettement mieux, orange verte, grenade, c'est bon je suis prêt.
Cette fois j'attaque léger, 3 baos, il faut dire qu'ils frôlent la perfection, fourrés de vermicelle, de légumes et d'une sauce nappante, ils sont totalement dingues! Puis je pousse plus loin mes investigations.
Un indien m'interpelle, "bien sûr que je vais goûter tous vos bons petits plats". Ils étaient en effet parfaits, la soupe m'a bien déchiré les papilles mais était très bonne. Et puis en matière de "déchirage" j'ai vécu un tel moment de solitude à Chumphon que j'ai relativisé tout le reste.
Chumphon le mercredi matin, 5h30. Je me lève, me bouscule et m'installe tranquilou avec les aminches pour le premier petit déj de 6h.
5 jours en Thaïlande m'avaient déjà donné l'habitude de me taper un petit Pad Thaï ou autre plat typique le matin. Je n'ai pas dérogé à la règle ce fameux matin et mal m'en a pris. Un plat de poisson, logique Chumphon est au bord du golfe de Thaïlande, que je n'ai pas vu venir le bougre. Il m'a littéralement déboité la mâchoire, ma langue rêvant d'une piscine de glaçons, je lui ai infligé un gros gorgeons de café. Deuxième effet Kiss Cool, j'ai cru mourir, 150°C le cawa, juré, craché!
La soupe indienne digérée, je suis passé chez les japonais pour tâter du sashimi de poulpe et de la salade de seiche. Un petit détour en Grèce et sa fêta huile d'olive, houmous et ça commence à faire...

Bangkok. Un p'tit déj de fou à l'hôtel Lebua.

A moitié allongé sur mon fauteuil les mains bien calées sur l'estomac je fais remarquer à mon père la constance de ses breakfast qu'il soit à Paris, Moscou, New York ou Marrakech.
Il me rétorque gentiment que mon exotisme lui donne un peu des relents de bile, surtout les poulpes.
J'acquiesce à moitié, il est 8h du mat.
"Papa, tu m'étonnes quand même, se bouffer 10 croissants à Bangkok, c'est comme se taper une paella au pied de L'Eyjafjallajökull".
Il comprend alors que je n'ai rien goûté de "normal" et à son expression horrifiée je comprends que j'ai peut être fait une erreur. Alors tels un petit garçon, on le reste toujours un peu face à ses parents, c'est le pas traînant et les épaules voutées que je pris la direction des viennoiseries.
En chopant un croissdale je me rappelle rien qu'en main que mon gastronome de père ne se trompe que rarement.
Je le tiens par le bout, l'admire, planté là comme un zombie j'ouvre la bouche et croque allègrement dedans.
A en pleurer, j'ai continué à l'admirer la larme à l’œil avec un sourire béat aux lèvre pendant qu'en arrière plan un Thaï trifouillait dans le four à bois et qu'un autre apportait une fournée toute fraîche de Bagels, cinnamon roll et autres addictions sucrées.
Je n'ai vu qu'en flou arriver un gars tout de blanc vêtu se planter devant moi en souriant.
"it's you the croissant?", "yes it's me, mais ça peut le faire en français aussi".
Bref, toi le boulanger/pâtissier français du Lebua, ça faisait un bail que je n'avais pas mangé un croissant aussi parfait, sache que s'il avait été là lors de mon testing toulousain, il aurait éclaté tous les autres! Bravo (en fait je lui ai dit, vous vous en doutez bien).
J'étais reparti pour un tour, après 3-4 croissants juste histoire de bien m'en souvenir, j'ai aussi rempli mon écuelle de toutes sortes de trucs viennoisiers, tueries sans exception!
Me v'là bien, bon pour une longue sieste digestive avant le départ vers d'autres aventures.
C'est avec le souvenir de Zach Galifianakis en train d'éclater la tête d'une girafe sous un pont dans Very Bad Trip 3 que je me suis rappelé les 3 quéqués sur le roof top de mon hôtel dans l'épisode 2. Et je me suis endormi, plein comme une outre et heureux!

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10 juin 2015 3 10 /06 /juin /2015 19:02

Là je vois bien en fond sonore un petit Ennio Morricone, le soleil, les cactus, la solitude ou le duel... Mais Gimme Shelter des Stones pourrait tout aussi bien faire l'affaire.
Les pieds qui traînent dans la poussière, le soleil tape si fort que j'ai chopé un coup de soleil au gros orteil et que ma plus grosse marque de bronzage sera le V de ma tongue sur le panard!
Remarque c'est discret, "c'est pas tous les jours que tu vas au boulot en tong, t'inquiètes, on se foutera pas de ta gueule pour tes marques de cyclistes"! me v'la rassuré...
Pour tout vous dire, j'ai d'autres tracas, mes plats se font plus lents (oups, déformation professionnelles, c'est "mes pas" que je voulais écrire), je traînasse, j'ai à peine la force de souffler sur la mouche qui vient de se poser sur ma lèvre supérieure, je me voûte, je souffle, en fait j'en ai ma claque!
Il y a encore 2 mètres, une bonne odeur de viande au barbecue me taquinait les narines, mais maintenant c'est une vieille odeur de merde qui a pris le relais! Ma tongue dépasse légèrement du trottoir.
La grande route.
Pas le courage, c'est le déluge là-dessus, je continue mon chemin, j'trace ma route comme il dirait, je suis un escargot.
Je n'ai même plus la force de rendre le "hello" plein de rouge à lèvres des demoiselles en goguette devant le rideau de leur boutique. Je bave, je sue des cheveux, du cou, des sourcils, du c.. de partout quoi, c'est la merde!
Il faut traverser, plus le choix, j'aperçois une lueur d'espoir en face, c'est peut être un mirage mais je me dois d'y croire.
Je ré-ouvre les yeux, je ne suis pas mort, presque sourd, mais pas mort.
Je reprends mon trek municipal, je sue de la main, des poils d'avant bras mais ce n'est plus grave j'approche.
Une porte transparente s'ouvre naturellement devant moi, "sa wat dii khrapppp..." je suis sauvé!
7-Eleven mon amour!

Thaïlande. 7-Eleven mon amour!

Allez, j'exagère mais à peine, je ne vous raconte pas combien de fois je suis rentré dans un 7-Eleven juste pour prendre un shot de frais, et 2-3 conneries en passant.
Un sandwich triangle infect à 10bth par exemple, mais ça c'est rendre hommage alors respect!
Feu mon Petit-papa était accro au triangle, du terrible Londonien à la demande au dégueu de station d'Autoroute, je pouvais même à l'occasion en trouver dans son frigo, c'est dire...
Du coup j'suis "addict" et lui rends hommage dés que je peux.
Bon, même s'il aurait probablement aimé celui-là aussi, il ne faisait pas dans le gnangnan le little dad, je dois dire qu'un bon thon mayo Sodebo passe quand même légèrement mieux...
Sinon j'y ai aussi testé des crackers aux anchois, des chips au piment et autres conneries non identifiables, mais la valeur sûre, celle qui jamais ne déçoit reste la Chang beer, voir la Singha ou la Tiger beer. Mais comme dirait Olive d'un air convaincu après sa 3eme ou 4eme bouteille taillée en mode respect et pas 33cl de petit joueur: "bah attend, ça n'a rien voir, la Chang est bien meilleure!"
Vous l'aurez compris, le 7-Eleven c'est la supérette du coin, de tous les coins c'est ça l'avantage, y'en a partout!
C'est lui qui vous sauvera quand il sera au pied de votre immeuble à Bangkok, vous permettant le café/babiole sucrée à la place de la brochette pimentée à 8h du mat.
Et je sais de quoi je parle, dans le mien, y'avait même un rayon pâtisserie, leur cake à la banane n'était pas mauvais d'ailleurs.
M'enfin, sauf pour les fumeurs (seul endroit qui vend des clopes mais tous les 100m et 24/24), la première raison d'y rentrer reste le "t'as chaud? Viens, on va au 7-Eleven, y'en a un là-bas!"

Allez, un petit Stones en cadeau!

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10 juin 2015 3 10 /06 /juin /2015 16:28

Manger n'est pas la première chose qui taquine l'esprit lors du franchissement du sas de l’Aéroport.
Une journée de trajet pour relier Toulouse à la capitale Thaï, 4 films dont la dernière daube de Laurent Lafitte et Marina Foïs, 2 plateaux repas "succulents", 2 3 binouzes pour somnoler, quelques Mars et ça repart.
Et Bim, on s'y attend mais ça fait toujours un choc, 40°C avec un taux d'humidité parfait pour faire vraiment corps avec ses vêtements. J'ai soif!
Puis ça se tasse, on s'acclimate mais comme on en a encore l'opportunité, on repart prendre le frais dans l'aéroport, le métro semblant être la voie du sage pour rejoindre le centre sans avoir à mettre le museau dehors.
Ça y est, plus le choix, pas de rembobinage possible, il faut descendre du métro aérien avec les bagages.
Pas besoin de rêver d'une piscine, sans vous en rendre compte vous avez fait un plouf tout habillé en descendant les escaliers chargé comme un bourrin chilien.
L'appétit venant en suant, ce n'est pas le M jaune qui attire l’œil avisé mais plutôt les 2 chariots fumants à 10 mètres de là et leurs présentoirs débordants de brochettes à l'odeur alléchante. Mangeons Bangkok!
Et fions nous aux clichés pour une fois.
Oui la street food est présente partout, c'est même le mode de restauration le plus courant, y compris pour les Thaï et c'est bien sûr celui que je vous recommande.
Oui c'est bon, très bon même, en 2 semaines, je n'ai jamais goûté quelque chose de mauvais, et pourtant j'en ai tâté croyez-moi.
Et enfin, oui, cela ne coûte pratiquement rien, la brochette classique vaut 10bth (1€=37bth), un riz sauté ou un pad thai dans les 30bth comme les 10 brochettes satay avec sauce cacahuète et concombres au vinaigre.

Nouilles croustillantes et bouillon gluant.

Nouilles croustillantes et bouillon gluant.

Evidemment il faut s'adapter, se faire plaisir quand on en a envie ou besoin et ne pas se caler sur nos habitudes occidentales. Sinon ce sera direction restos touristiques ou d'hôtel, musique différente pour une nourriture souvent inférieure qualitativement à la rue mais 10 fois plus cher.
Ce qu'il y a partout, y compris en bas de l'immeuble à 9h du mat, ce sont les stands de brochettes, saucisses et boulettes en tous genres. Juste laquée et réchauffée au barbec, cela permet de se rassasier vite fait tout en se régalant de porc mariné, d'abats à la badiane ou de grosses saucisses pimentées.
L'aile de poulet frite a aussi son petit succès, avec ses sachets de sauce aigre douce et de riz gluant, on la trouve à peu prés partout.
En parlant de sachet, il faut savoir que beaucoup de plats y compris cuisinés, sont servis dans des poches plastiques gonflées d'air et fermées d'un élastique, ce qui rend d'ailleurs la dégustation périlleuse de temps à autre... Tu plonges ta brochette dans le sachet de sauce, puis tu pioches un concombre dans le vinaigre, et maintenant tu me rappelles combien tu as de mains?
Evidemment, les fruits sont omniprésents, domination totale de la mangue et de la petite orange verte au goût si particulier. Belle présence des ananas, mangoustans et autres papayes, sans oublier les petites boules poilues (ramboutan) mais aussi les grosses (coco)!
Bref, en smoothie, en jus, nature ou en grappes, il y en a pour tous les goûts (attention, ne pas confondre Papaya et Pattaya)!
Pour l'instant je suis resté dans le simple, l'évident! Mais à Bangkok, tout est possible, tout est réalisable...
Comme manger un plat de nouilles frites, bouillon un poil gluant, porc et œuf frit délicieux pour 270bth à 5, boissons comprises.

Banh bao

Banh bao

Déambuler dans Chinatown (temple "mondial" de la street food) à la recherche d'une noix de coco pour mon fils et en profiter pour goûter toutes les brioches au porc barbecue croisées sur mon passage (vous savez, le banh bao, cette brioche vapeur bien dodue d'origine chinoise fourrée de divers ingrédients savoureux).
Se retrouver dans un minibus collé serré avec dans les mains, entre les pieds, un peu partout en fait, des litchis pour le 4h, p'tit Basile adore les litchis... Mais en grappe de plusieurs kilos (pas le choix, c'était grappe ou rien) c'est pas le truc le plus évident à traîner pour un joli petit trajet en minibus collectif.
Se faire un resto avec les amiches et voir le pote chef de cabine habitué du coin passer la commande, "pour goûter quelques petits plats typiques" qu'il avait dit... Et se retrouver avec un défilé coloré de plats dont aucune fin n'avait été prévu: galettes de poissons, seiches, Tom ka gai (soupe blanche épicé), Papaya salad, liserons d'eaux, poulet sauté, riz frit, divers beignets, brochettes et j'en passe, les 10 litres de Chang beer ont été franchis bien avant qu'un "stop" général soit décidé j'en fait serment!
Se retrouver après avoir commandé à l'aveugle devant une soupe de poulet et trucs bizarre un peu noirs (un style de sanquette), et trouver ça délicieux.

vous voyez la sanquette là???

vous voyez la sanquette là???

Tiens, en parlant de poulet, j'ai oublié de préciser que les stands de rue où il y a de la vraie cuisine, se cantonnent souvent à quelques plats (des fois 1 ou 2) autour d'un même produit unique. Là vous l'aurez compris, c'était le poulet, vapeur et frit au riz ou au bouillon avec des nouilles.
Cela me fait penser d'ailleurs que dans mon premier petit post je parlais brièvement du côté épicé de la cuisine. Justement, ce petit stand de poulet en est une bonne illustration. Les plats arrivent non épicés et à table se trouvent du sucre, des cacahuètes, de la sauce de poisson (ou calamars ce jour-là), une petite sauce pimentée et du piment séché broyé, après, à vous de voir si vous voulez cracher du feu ou pas.
Evidemment, beaucoup d'autres plats, tels que les salades, curry et soupes sont directement épicés. Cela dit, globalement me disait-on, la tendance serait à la baisse. Le piment altérant certaines saveurs et ses propriétés bactéricides étant moins requises qu'antan rapport à l'évolution des modes de conservation.
Allez, je vous laisse là, on se retrouvera dans le 7/eleven du coin pour poursuivre, il y fait plus frais! bye bye!
Viendrons un petit carnet d'adresses des meilleurs spots de street food à Bangkok, un p'tit déj de fou au Lebua, et de la seafood sur la côte, d'Hua Hin à Chumphon!

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5 juin 2015 5 05 /06 /juin /2015 09:17

Comme tout le monde ou presque, je connais des donneurs de leçons, en suis-je un moi-même? je ne pense pas, mais libre à ceux qui me connaissent de penser le contraire.
Ceux-là, ils sont balaises en tout. Ils parlent d'un vin? P..... j'y comprends rien, j'en bois surement plus qu'eux mais là, je suis paumé, impossible de retrouver cette myrtille, ce goût de roche... si si il y a des cons qui ont déjà manger de la roche, j'vous jure!
"Oh ce goût de mûre, de cassis"... de sirop quoi.
Je sais je sais, je ne suis pas là pour parler de vins mais figurez vous que ce sont les mêmes qui n'ont souvent jamais mis les pieds en Asie qui vont vous expliquer que le nem n'a rien à foutre dans un restaurant chinois et qu'un canard laqué cela ne se fait pas comme ci mais plutôt comme ça. Dans chaque ville il connaissent le meilleur resto (dont je n'ai la plupart du temps jamais entendu parler) mais demande toujours des conseils (qui ne sont jamais ô grand jamais suivis), au cas où... Allez une dernière qui va en faire sourire beaucoup:
"Hey, tu veux du champagne, j'ai un petit producteur pas cher que je connais..." oui je sais, c'est le meilleur, il éclate toutes mes merdes à plus de 20€, mais tu sais quoi? et bien je vais te le laisser rien que pour toi, oui oui je suis gentil.
Tout ça pour dire que ce midi j'ai mangé un poulet façon thaï au Tire-Bouchon. Et v'là le patron qui me dit que forcément revenant de Thaïlande, cela allait me changer, niveau épices et tout...
Et bien oui cela m'a changé, y'avait pas de Chang Beer pour me rincer le gosier mais un délicieux Vouvray ramené par l'ami Raoul.
Blague à part, évidemment que ce n'était pas pareil, je n'en suis pas sorti la gueule en feu. Mais est-ce donc faux de donner l’appellation Thaï, Chinoise ou même Japonaise, Marocaine à un plat pour des détails que quelques cons iront relever je le répète, sans même savoir quelles sont les constantes quand il y en a, d'une cuisine "régionale".
Je me rappelle d'ailleurs avoir lu une critique du Tartare Thaï de ce même Tire-Bouchon qui disait à peu prés cela: " ils mettent 3 rondelles de citronnelle et 4 branches de coriandre dans un tartare et lui donne l’appellation Thaï..."
Ma vérité à moi, c'est que l'on peut très bien dire "façon Thaï" aussi bien pour mon poulet du jour que pour le tartare que je connais, bien évidemment.

Petit article sur les donneurs de leçons "thaï", niveau boustifaille évidemment!

Et pourquoi?
Je viens de passer 15 jours en Thaïlande, et j'en ai goûté des plats, je peux vous le dire.
Déjà, tout n'arrache pas les papilles, que ce soient nouilles (pad thai) ou riz sautés, ils ne sont presque jamais pimentés, et c'est ainsi pour beaucoup d'autres plats, dont le côté puissant est géré par notre petite personne grâce aux assaisonnements.
Ensuite, pour les plats sautés, il y en a pléthore et beaucoup se contentent d'un coup de sauce de poisson (éventuellement d'huître ou de calamar), de piment et de beaucoup d'herbes fraîches, coriandre et basilic Thaï (très très présents) majoritairement.
Or avez vous déjà cuisiné en finissant par une jetée de coriandre ou de basilic Thaï? Si c'est le cas, vous pourrez convenir qu’instantanément c'est eux qui titillent le plus les papilles. Et bien c'est pareil là-bas.
Par contre, il y a un truc que je n'ai jamais expérimenté, c'est un plat fade. Il y a toujours quelque chose qui empêche cela et qui crée de jolies choses en bouche, sortis des traditionnels sel et poivre d'ici.
Grand souvenir que ces gambas fraîches, marinées rapidement au citron vert et servies crues juste avec un morceau de piment et d'ail à Chumphon.
Franchement cela ne m'aurait pas choqué de manger le tartare du TB, plein de fraîcheurs et bien relevé de coriandre, citronnelle et ciboule à Bangkok, accompagné de mon petit sachet de riz gluant. Ah, il y aurait peut être eu des cacahuètes ou un truc du genre dessus... à voir...

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6 mai 2014 2 06 /05 /mai /2014 17:52

A un moment il faut faire un choix, je m'étais dit un ou deux gastros, pas plus…
Acquolina était déjà réservé, alors j'ai laissé le copain Benedetto faire le choix entre Metamorfosi et Pipero al Rex.
Le romain ne s'est pas emmerdé, il a choisi le nom qui lui plaisait le plus et qui permettait l'esbroufe de langage, Metaaaaamorfosi!
Bon, il se trouve que le jeune chef talentueux de Pipero est l'ancien second de notre chef de la soirée: Roy Salomon Caceres, colombien d'origine, maintenant étoilé Romain.
Réservation tardive signifie apéro lungo, et vas y que je te remets un spritz! l
La terrasse pluvieuse du cafe de la pace est nôtre, buvons à la santé des braves qui bâtirent la Rome dans laquelle nous festoyons ce soir!
Trajet rocambolesque dans une ville où la pluie tient bien le pavé, je pense qu'à certaines intersections, j'aurais pu me baigner, c'est dire…
Enfin, après quelques jurons je l'avoue, la petite devanture voilée par un rideau "humide" nous faisait face, paraît qu'une petite bouteille de blanc ferait sécher plus vite les plumages détrempés?
En tout cas le cadre est chouette, moderne comme il faut, cosy, le personnel avenant et le menu à s'en lécher les babines!

Rome. Metamorfosi! Une évidence…

Et là, le truc qui fait que le dîner sera forcément bon est déposé au centre de la table. Une petite boule de pain aux céréales brûlant à rompre entre amis et une crème glacée à l'huile d'olive ( version inoubliable de l'habituelle couple gressin/huile d'olive présent dans à peu prés tous les restaurants) à tartiner… aie aie aie caramba!
Après une mise en bouche du diable sous forme de crème légère de pomme de terre, moules, petit jus d'herbes, les entrées se posent délicatement devant nous.
Carpaccio de Gamberi (grosse crevettes rouges), avocat et crème d'huître remarquable en tous points, c'est frais, iodé et ça laissera le bon goût du reviens-y… Comme le ceviche bien accompagné d'un condiment à base de tomate verte (pas mûre) incroyable ou la mozza et épinard cachés sous leur voile blanc et poudre d'olive.
L'oeuf à 65°C se planque lui dans une crème aérienne au pecorino et le guanciale, soufflé, apporte un croustillant dingue, bref, un oeuf carbo fou de gourmandise…

Rome. Metamorfosi! Une évidence…

L'inévitable plat de pâtes arrive, des Taglioni, café blu montain et truffe. Délicieuses, les pâtes fraîches au café se marient à merveille avec la truffe et le vieux parmesan, ça balance joliment en bouche, un réel plaisir.
Pluma de porc parfaite et simplement accompagnée de condiments prune et piment, plus simple, le plat n'en demeure pas moins très bon de par la justesse de l'équilibre entre un produit remarquable et 2 jolis condiments.
Dessert qui ne pouvait me faire plus plaisir, enfin, la vérité c'est que j'ai chourré celui de ma femme car l'accord pomme, rhubarbe et cardamone m'avait fait saliver dés son énoncé et il est rare qu'un dessert me fasse cet effet là…
Allez un dernier verre du Montepulciano d'Abruzzo d'Emidio Pepe et il sera presque 2h, soit l'heure d'aller taquiner le bitume Romain en chantant l'Ave Maria de Beyonce, moi qui croyait n'écouter que du punk???
Cette ville rend fou.
Ciao bello e bella… i  Metaaaaaaamorfosi!!!
Menu à 70, 80 ou 100€. Vins de bonnes factures point trop onéreux.

Metamorfosi . Via Giovanni Antonelli, 30 . Roma . 06 8076839

                                                metamorfosiroma.it

 

Allez, pour le fun je vous rajoute l'Ave Maria de m'dame Beyonce!!!

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30 avril 2014 3 30 /04 /avril /2014 18:35

Pour tout épicurien qui se respecte, et j'avoue que j'ai du respect pour moi-même ah ah! Roscioli est LA halte romaine obligatoire, le top.
De la charcut' de fou, une cave à vin, des fromages italiens mais pas que à se damner, un Forno où se taper une belle part de pizza, un resto et Romeo.
Romeo, c'est l'annexe "Papale", un magnifique resto moderne à 2 pas de Saint-Pierre créé par Alessandro et Pierluigi Roscioli, associés à Fabio Spada et Cristina Bowerman (Glass Hostaria, 1* Michelin).
Bref pas des rigolos du frigo, exit Buitoni et Panzani, ici il y a du produit et on le voit dés l'entrée pleine de pastas de blé dur exposées dans toute la splendeur due à leur rang.
2-3 marches et ça y est, la machine à fantasmes est en marche, un "forno" plein de pizzas blanches ou garnies fleurs de courgettes/anchois nous fait frétiller. On sautille ensuite devant le bac rempli de magnifiques Burratas di Pisignano (Pouilles) i Bufala di paestum (Campanie), le passage de la grosse meule de parmigiano se fera lui en moonwalk, car là, on attaque les culatello, San Daniel, Guanciale, Mortadella et autres morceaux de bonheur!
Evidemment, ce passage "dansant" ne se fait pas sans heurts pour le porte-monnaie mais à force de dire que la carbo ce n'est pas crème fraîche/lardons, il fallait bien ramener un petit kilo de guanciale, pecorino et cie (à bien calculer d'ailleurs, pour ne pas dépasser les 20kg autorisés en soute…).

Rome. La Carbonara de Romeo, Chef & Baker by Roscioli.

Bon, passons aux choses vraiment sérieuses car la carbornara à Rome, c'est pas de la gnognote, et celle des Roscioli est souvent considérée comme la meilleure, en duel avec celle de Pipero al Rex (1* Michelin).
Alors je ne suis pas allé déguster celle de l'ex second du chef de Metamorfosi (article à venir) mais par contre je peux vous dire que la carbo de Romeo, et bien c'est une véritable tuerie!
"Spaghetoni Cavalieri alla carbonara" 15€ de bonheur. De belles grosses spaghettis dont il ne sert à rien de préciser la parfaite cuisson, magnifiques guanciale ( joues de cochon séchées) et duo di pecorinos de petits producteurs. Oeufs (dont il vaut mieux ne pas connaître le prix) des poules de Paolo Parisi (fournisseur également dal Pescatore, le célèbre 3 macs de la famille Santini) et joli poivre noir, bref, presque impossible à refaire chez soi à l'identique.

Rome. La Carbonara de Romeo, Chef & Baker by Roscioli.

Vous imaginez bien qu'elles sont délicieuses ces pastas, bien loin de celles que nos copines nous préparaient à dîner lorsqu'elles nous invitaient, mon frère et moi. Celles là-même que tout le monde connaît, oui oui, vous aussi… Pâtes pourries collantes et trop cuites, crème liquide, lardons Herta, un jaune d'oeuf pour 4 et gruyère râpé soyons fou, i viva Italia…
Les "Ravioli ricotta, parmegiano, carciofi e bottarga" étaient eux aussi à tomber, pour une fois la poutargue ne dominait pas trop et s'accordait à merveille avec les lamelles d'artichaut frites, un vrai régal.
Nous avions fait le choix de nous partager des assiettes à bases de Bufala et Burrata avec tomates semi-confites et pata negra 36 mois, culte du "produit magnifique se suffisant à lui même", ça me plaît.
Le tiramisù présenté en coque de chocolat n'a pas trop fait pâlir celui de ma femme, il était donc grandiose et cette petite phrase me permettra sûrement d'en déguster un prestement…ah ah malin.
La carte des vins suit le mouvement elle aussi,très joli Marina Cvetic de Masciareli pour nous ce jour-là, café e il conto!
La messe est dite, un petit signe de croix rendra hommage à notre magnifique déjeuner et au papa tout prêt, Amen i Ciao!!!

Romeo Chef & Baker. via Silla 26/a - 00192 . Roma (quartier du Vatican). (+39) 06 32 110 120 .

www.romeo.roma.it

Roscioli  Ristorente i Deli. Via dei Giubbonari, 21. Roma . (+39) 06 6875287 .
Roscioli  wine & food tasting . Via di San Salvatore in Campo . Roma .
Roscioli Bakery . Via dei Chiavari, 34 . Roma . (+39) 06 6864045

www.salumeriaroscioli.com

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24 avril 2014 4 24 /04 /avril /2014 17:22

Je pensais me laisser le temps de tout reposer avant de poser quelques mots ici mais mettre la video des "cacio e pepe" sur youtube m'a instantanément donné envie de me faire une bonne assiette de pasta!
Un petit déj frugal dans mon B&B du Vatican suivi d'une marche fructueuse, intellectuellement parlant, parce que pour mes panards ce ne fut pas la panacée; ont fait qu'à 14h, posé chancelant devant le Capitol, mon estomac criait famine, ma bouche: Taxi!
Pour dire, je n'ai même pas trouvé la pièce à jeter dans la fontaine de Trévi pour participer au 3000€ récoltés ici chaque jour dans la flotte.
Petite histoire avant de reprendre, pour ceux qui ne s'étaient même pas posés la question ou qui croyaient, comme moi mais ça c'était avant, que Trévi était un légionnaire, un centurion, un dieu, un roi un pape… Trévi signifie juste "3 rues" en italien (trivium en latin)…
Revenons à nos moutons (ce sera pané ce midi..) il est 14h30 et bientôt l'heure de retrouver les copains Romains et Roumain en transit de "Kluchke" (Cluj en Roumanie).
"Uno…o due bottiglie de pinot noir per favori!", estomac tu seras bientôt heureux mais gosier, celle-là elle est pour toi!

Je ne vais pas faire compliqué et écouter Filipo, "si prende il tonnareli cacio e pepe, questi sono i migliori de Roma, il cotolette di abbachio panate e tiramisù i basta!" ok ok je n'ai pas réfléchi un quart de seconde.
P A R F A I T . Une belle assiette de tonnareli "fromage et poivre" a répondu comme il faut à l'appel du ventre. Un régal et une belle mise en bouche pour mes côtelettes d'agneau panées et beignets de courgette, léger non? Plat traditionnel romain et spécialité "luce" de la trattoria Felice a Testaccio.
Le menu change tous les jours de la semaine avec quelques classiques dont le Cacio e Pepe toujours présents.
Une envie de Spaghetti con le vongole? Ce sera le mardi mais si par contre vous êtes plutôt Polpette di bollito, ce sera le jeudi…
Pour le Tiramisù, c'est tous les jours et s'il n'est pas classique, il est addictif!
Une sorte de crème onctueuse à l'Amaretto, un peu de chocolat coulant et du café au fond, une tuerie, pour le compte pas très tradi mais je répète, une tuerie!
Bref, une belle adresse classique de Rome à la fois plébiscitée par les Romains et les guides de voyage, donc mieux vaut réserver! Ciao

Felice a Testaccio . Via Mastro Giorgio (quartier Testaccio) . Roma . 06 57 46 800

www.felicearestaccio.it

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10 juin 2013 1 10 /06 /juin /2013 18:42

On ne change pas une équipe qui gagne, Rod et le taxi, troisième! Et cette fois-ci c'est dans un nouveau quartier plutôt orienté business qu'il nous emmène. Encore une fois le jour se tire, il pleut drue et le taco galère. Comme on peut s'en douter, le monde ne s'est pas donné rendez-vous ici, peut être devraient-ils délocaliser le red light district? cela mettrait un peu d'ambiance parce que là…limite glauque:
"Le taxi nous met dehors, rasé de tourner nous voilà abandonné, où sommes nous? il fait sombre. Entre 2 buildings complètement éteints en ce début de soirée, 4 ombres aux sourires carnassiers se dessinent derrière un rideau de pluie…" Wes Craven sort de ce corps!
"Welcome in Bolenius" 'tain il était temps, comme d'habitude il sera plus facile d'en partir que d'en ouvrir la porte!
Autant As et De Kas suivaient une ligne directrice un peu similaire, autant là, cela semble plus gastro tout de suite. Ambiance claire, nette et précise, un brin déco, cuisine ouverte sur meubles designs et cave vitrée, dans l'air du temps.
Là où les similitudes foutaient le camp, les voilà qui reviennent lorsque l'on aborde le sujet "produit", toujours cette volonté du "do it yourself, but organic", ici, les récoltes se font derrière le resto, où comment rentabiliser une friche indus en attente d'immeubles…les malins!DSCN5007.JPGAprès avoir sévi dans quelques établissements étoilés, et au De Kas (voir ici) Luc Kusters a ouvert son Bolenius en 2010 (courageux car le lieu ne devait pas ressembler à grand chose à cette époque…). Vu le nombre d'articles et de "récompenses" on comprend vite qu'il y a un vrai chef derrière le zinc, on va voir ça. En effet, on voit dés les mises en bouche qu'il y a de la technique et une certaine pureté, le style de cuisine en vogue quoi.
Moralité, les premières babioles amenées ne ressemblent pas à grand chose en bouche, certe il y a de la technique, mais on bouffe de l'éponge insipide et un truc croustillant auxquels j'ai largement préféré le "crispy bread" simplement trempé dans une bonne huile d'olive.
La reconstitution du sandwich saucisse de viande fumée/pickles fut par contre terrible, il se présenta comme un "cornetto", avec le pickles sous forme de sorbet, remarquable!DSCN5020.JPGLes langoustines dans leur bouillon avec des herbes, algues, un brin de gingembre et du levain sont sympathiques, d'une juste cuisson, mais il manque un truc qui balance un peu et cela se répétera tout au long du repas, un manque d'assaisonnement global qui empêchera la satisfaction d'être totale. Visiblement cela serait voulu…mais pourtant j'ai eu l'occasion de goûter un bouillon de haricots verts crus chez Martin Berasategui, et croyez moi, il était beaucoup plus abouti que celui dégusté en second plat avec de la lotte, des brocolis et de la bergamote. Comme quoi tu peux être "nature" et abouti gustativement. Encore une fois, dommage, car le plat en lui même avait de la gueule et c'est d'autant plus énervant de prendre une bouchée et de se dire "merdouille, il manque pas grand chose, mais…".DSCN5059.JPGLe meilleur restera encore le plat le plus simple, lorsque la serveuse amena une tablette avec un superbe jambon à l'os maison qu'elle découpa devant nous avant de le laquer/flamber et de le déposer sur de belles asperges recouvertes d'un oeuf frit. Encore une fois, l'ensemble manquait d'assaisonnement, mais rectifié par mes soins, le trio passa tout seul.
Dessert parfait, à base de pistache destructurée, de beurre noisette, vinaigre de cerise et glace au yahourt.
Voilà un restaurant qui se balade dans la mode gastronomique nature/bouillon/destructuration, et qui le ferait d'ailleurs très bien sans ces problèmes d'assaisonnement.
On ne peut qu'admirer, comme chez As et De Kas, ce véritable respect du produit, dans sa saison, auto-cultivé en parti et non malmené par divers produits. Ils ont tout compris, car lorsque l'on produit ce que l'on cuisine, la marge n'est que meilleure...
Peut-être n'était-ce pas son soir, et malgré le fait que la jeune serveuse férue de gastronomie sembla se ranger de mon avis (preuve d'une certaine récurrence?) j'ose espérer que ce n'étaient là qu'un soir "sans"…
Le prochain et dernier post sur Amsterdam sentira bon le hareng et la frite! l'odeur de la rue quoi!

 

Bolenius . George Gershwinlaan 30 . Amsterdam 1082 MT . +31 20 404 4411

 

                                                            www.bolenius-restaurant.nl

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3 juin 2013 1 03 /06 /juin /2013 10:18

Un petit conseil qui ne doit pas décourager par ailleurs. Regarder sur un plan l'emplacement d'un restaurant avant de le réserver peut être intelligent… Evidemment je n'en fais rien mais ce n'est pas pour autant qu'il faut faire de même. Vraiment pas envie de me faire insulter pour mes conseils... d'un autre côté, si considération kilométrique il y avait eu, je n'aurais jamais mis les pieds chez As.
Après De Kas dans son parc excentré, là, cela taquine carrément le taxi driver. "Qu'est ce que vous allez faire par ici? il n'y a rien". Mais si, défaitiste le gars, et puis une rue…une autre, entre immeubles récents et friche indus je commence moi-même à douter alors que le ciel s'assombrit.
Le soleil tire sa révérence lorsque le taxi man commence à s'embarquer dans une voie sans issue, de quoi s'imaginer le pire... Mais nous sommes quatre contre un!entree-AS.JPG J'avais compris "resto" dans une ancienne chapelle mais il fallait plutôt y voir une chapelle en béton armé des 80's; nous y voilà, des grilles, une cour en terre battue avec de grandes tables en bois et une allée aux flambeaux qui donne sur l'enseigne pétarde, "Restaurant As", ouf!
Grande salle en forme d'étoile avec des petites alcôves un peu partout, cuisine à moitié sous tente, marrant.
Accueil nature et très sympa, une petite assiette de coppa maison, pickles et marinade, radis du potager est amenée. Du bon pain et une huile d'olive à tomber, la conversation va bon train et le serveur passe: "j'ai mis la bouteille de blanc commandée au frais, en attendant j'en avais ouverte une pour servir au verre, je vous l'offre…", ok le ton est donné, les pigeons resteront place du Dam, let's go!
Même concept qu'au restaurant De Kas, les entrées, mais en fait ici les plats aussi, seront à partager par la tablée.asperges.JPG Fritto misto sur quelques poivrons marinés à tomber, frais et croustillants, la plâtrée est enfilée en moins de temps qu'il ne faut pour l'écrire… Bruschettas de légumes printaniers et ricotta maison telles qu'on peut s'y attendre, généreuses, gourmandes et évidemment d'une parfaite fraîcheur.
Petites asperges néerlandaises au beurre noisette, noisettes et saucisses maison littéralement parfaites! Un bel accord dans sa vision "gentleman farmer", bien en osmose avec la ligne directrice des lieux.
Voici les plats... du bar avec des couteaux, lentilles et déclinaisons de betterave, un petit jus terrible et c'est délicieux, la mer devient terrienne, herbivore, et se fond à merveille en bouche, c'est vraiment très bon. Bar.JPGLe poulet rôti, premières truffes d'été avec ses échalotes, son chou et son bon jus n'est pas en reste; croyez moi, celui-là n'a pas connu la batterie et a été aimé, choyé, cela se ressent au palais, parfait, encore une fois remarquable!
Dessert toujours raccord avec l'histoire des lieux, saisonnalité et respect des goûts en première ligne, fraises, rhubarbe en crumble et glace à base de fleurs du jardin…ça roule encore une fois parfaitement!
Rien à redire sur cette soirée dans un lieu un peu hors du monde, les vins, natures évidemment furent au top comme tout le reste. Vraiment un bon moment que je conseille vivement à tout le monde de partager à l'occasion d'un prochain séjour à Amsterdam. Un exemple à suivre tant leur respect des produits, des saisons et de la qualité est abouti. poulet.JPGPendant un temps, ils élevaient même leurs propres cochons et une fois l'an, lors de l'abattage, avait lieu une grande "fête du cochon au resto, l'occasion pour 8 chefs Hollandais de pouvoir s'exprimer autour d'un goret! C'est pas beau ça? Bon, la mairie de Dam a fini par s'en mêler et la belle histoire a pris fin…
J'avoue que le trip un peu mystique "petite maison dans la prairie" m'a bien plu et que je regrette que ce genre de restaurant n'existe pas ici. La restauration reste beaucoup plus tradi chez nous, là où à l'étranger ils osent et sont moins ancrés dans leur tradition bistrot, resto, gastro.
Moins d'histoire culinaire et plus de spontanéité donne de belles choses, à voir si les Français accepteraient d'être bousculés et d'aller dîner dans une friche industrielle de banlieue…pas sûr…

 

As restaurant . Prinses Irenestraat 19 (Beatrix park). 1077 WT Amsterdam . +31 20 644 0100

 

                                                                www.restaurantas.nl

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21 mai 2013 2 21 /05 /mai /2013 17:29

Red Light District, 6pm: "Oh mais dis donc, que fait cette jolie jeune fille à peine couverte dans une vitrine? Celle-là à un sacré paquet, un détail anatomique que je ne connaissais pas, bizarre… Et cette odeur de plantes qui sort du "magasin de café" voisin, sympathique dis donc!"
Une petite kriek ou deux plus tard, gelés, nous nous sentions de commencer à bouger vers Frankendael Park, non sans la petite question de rigueur, "où est ce que tu es allé le chercher, ce resto à petaouchnok?!", dans mes rêves évidemment!
Un resto qui a sa propre serre pour les produits méditerranéens et ses champs à 10 bornes d'Amsterdam, je dois dire que ça m'a pas mal taquiné. Et puis en tacos ce n'est pas si loin. Voyons les avantages, une petite course de rien du tout suffit à se rendre compte de la schizophrénie du climat de Dam. Tu montes, il fait grand beau. Tu roules, les arbres commencent à trembler, les boeufs perdent leurs cornes et les nuages arrivent à grands pas. Ils annoncent la pluie et elle arrive, je l'aperçois à peine que me voilà déjà trempé, je suis arrivé!DSCN4632.JPGUn énorme canard mutant s'occupe de l'accueil du parc (un vrai hein, genre colvert multicolor de 10kg) et une cigogne s'envole comme pour mieux signaler l'entrée du restaurant De Kas.
Il n'est que 19h30, largement le temps d'aller se balader dans un supermarché voisin et de contempler les merveilles qu'il renferme... puis de se faire une pinte d'Heineken extra cold. Une petite assiette de gouda, pickles et sorte de tartare de saucisson pour ouvrir l'appétit, on n'est pas mal mais il est temps de tomber la capuche, bonsoir!
Cadre très sympa, grande salle sous verrière, suspensions et tuyaux industriels, cuisine ouverte à 2 pas de la table, "attention les gars on vous surveille".
Menu unique à 49€, les entrées à se partager, un plat et un dessert.caille.JPG Évidemment, étant dans un temple de l'organic Hollandais, ça balance du légume à toutes les sauces. La caille, céréales, radis herbes et fleurs est plutôt sympa,  il y a du goût, une cuisson juste, pas mal du tout.
Ca se gâche un peu avec les asperges au safran, pas de problème de qualité mais la salade de patates aux câpres en accompagnement manque de piquant. Assaisonnement trop léger, quitte à jouer la câpre autant y aller à fond car là, elle se retrouve un peu noyée et n'envoie pas la "sauce" nécessaire à rendre le plat intéressant.
La troisième entrée manquait aussi de mordant et était sacrément chiante à partager.
Plat on ne peut plus simple, un morceau de saumon très bien cuit, des lentilles et du pourpier, c'est bon certes mais guère passionnant. ris-au-lait--glace-vanille--rhubarbe-et-smacks.JPGBeau rebondissement sur un dessert en contraste, glace vanille parfaite, un fond de riz au lait, de la rhubarbe et des petits trucs croquants rappelants les smacks de mon enfance, au top.
Un dîner assez inégal en fait, ou un élément en rattrape un autre. Le mousseux issus de raisins allemand vinifié en Hollande en apéro dont on aurait mieux fait de se passer fut vite oublié à la première bouteille de pinot noir nature Allemand ouverte.
Pareil en cuisine, un plat en rattrape un autre mais globalement cela manque d'assaisonnement, de peps, et malgré le concept de partage qui devrait aller de pair avec une certaine gourmandise, cette dernière manque cruellement.
Un moment sympa cela dit, l'équipe tient la route, le lieu est top, mais dans le style "nature", "on fait tout nous même" j'ai quand même préféré le restaurant As… Vous verrez bien!

 

De Kas . Kamerlingh Onneslaan 3 (Frankandael Park) . Amsterdam . +31 20 462 4562

 

                                                            www.restaurantdekas.nl

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