750 grammes
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2 mai 2013 4 02 /05 /mai /2013 09:00

Bistronomique. Adj. Qui relève de la bistronomie. Estampille attribuée à une table ou un rendez-vous de gourmands où se marient la générosité, l'authenticité et la simplicité de l'"esprit bistrot" avec le soin, la recherche et l'audace d'une "démarche gastronomique". Voilà ce que j'ai pu lire sur la façade du Perchepinte juste après être passé devant la toute récente charcuterie ouverte par J Navarre.
On y est, je laissais déjà il y a quelques temps transparaître mon "ras le bol" de ces termes pourtant significatifs, employés à n'importe quel escient pour attirer le chaland néophyte.
Petite récap, le mot "bistronomie" a été employé pour caractériser cette génération de chefs (je dis bien chefs…) venant du circuit "gastro " classique donc d'abord formés façon "étoilé Michelin", mais décidés à mettre leurs talents et leurs techniques au service d'une cuisine de produit moins sophistiquée et servie plus simplement (donc moins onéreuse et plus accessible).
Avec en chef de file Christian Constant qui forma notamment Yves Camdebordes qui fit de même avec Bruno Doucet etc… La bistronomie tenant le haut du pavé gastro pullule à Paris et définit même en quelque sorte le bistrot moderne, souvent associé aux vins natures: Vivant, Racine et cie… DSCN4540.JPGLe terme à lui-seul semble donner une valeur ajoutée indéniable à en croire le nombre qui s'en revendique un peu partout.
Mais malheureusement ce n'est pas l'annonce qui fait le bistronome et le Perchepinte ne déroge pas à la règle.
Non, servir 1 oeuf et demi avec une mayonnaise liquide, des giclées de mauvais balsamique et de la ciboulette ce n'est pas bistronomique, laissons donc l'oeuf mimosa à sa structure originelle et n'usurpons pas son nom.
Non, servir 4 lamelles d'onglet avec de la purée et toujours ces giclées de balsamique et de la ciboulette ce n'est pas bistronomique, même si la purée n'est pas mauvaise.
Et enfin non, servir un "pudding à la française façon pain perdu dont certains coins sont mal trempés donc encore rassis, ce n'est pas bistronomique.DSCN4545.JPGPerdu! pas un seul bistronome à l'horizon, j'aurais mieux fait d'aller me coller un chou farci et une tranche de terrine chez Navarre, y'a pas le "…nomique", mais le côté cantine/bistrot est plus honnête.
Loin de moi l'idée de démoraliser les Perchepintois, mais il faut assumer son rôle et ne pas vouloir en jouer un autre.
Pour être objectif, si la mayonnaise avait été bien montée, mélanger avec un peu de jaune d'oeuf cuit, un petit coup de mimosa dessus, no problem on est dedans. A 15€ E/P/D je ne demande pas la lune mais juste un peu de cohérence. Balsamique et ciboulette à la poubelle, c'est has been depuis pas mal de temps et s'il n'y a pas d'intérêt gastro, cela n'a jamais été bienvenu, ça flingue tout. Un Balsamique, c'est vieilli, ça grandi, c'est sirupeux, cher, et ça ne s'emploi pas à toutes les sauces, loin de là.
Mais visiblement, il y a une volonté de travailler du produit brut, frais et c'est un bon début, un peu plus de logique et ça passera tout seul. S'il faut absolument un décor sur l'onglet et bien mettons un peu de jus de viande, plus logique que du balsa non?
En tout cas, c'est mon avis, bye bye!

 

Le Perchepinte . 1 rue Vélane . 31 Toulouse . 05 61 53 51 71

 

                                                                 www.leperchepinte.fr

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8 avril 2013 1 08 /04 /avril /2013 10:00

Ce nouveau restaurant ouvert il y a peu rue de Metz en lieu et place du Chat d'Oc arbore fièrement le mot canaille au dessus de sa devanture.
Et pour moi ça veut dire beaucoup, ça vaut autant qu'un Bistronome, qu'un Bistronomique, ou qu'une Maison des plats Canailles et j'en passe, aujourd'hui il faut s'appeler comme ça même si on n'y entend pas grand chose, pour choper le chaland, tout est bon. Le terme n'a plus d'importance tant qu'on pense mener la danse… c'est triste.
On tient là des termes lourds de sens dans le jargon gastronomique. Un plat canaille, c'est un plat généreux qu'on sauce jusqu'à la dernière goutte, qui se laisse suivre tranquillou par une bonne grosse gorgée de Beaujol'. On est dans l'andouillette, le rognon, en plein dans le ris de veau, ça sent le pâté croûte à plein nez et la liste est longue pour un canaillou!tortilla-cafe-des-canailles.JPGAlors quand on m'amène une tortilla tiédasse avec une sauce rendue rougeotte par un mélange de poivron tomate i tutti quanti suivi de mini-brochettes individuelles (un morceau par pique) avec la même sauce et des petites patates; finish sur une panacotta dont il faudrait revoir la définition, et bien moi je fais la gueule.
Si la tortilla sort de la poêle, passe encore mais je n'en suis pas grand fan, par contre quand elle revêt l'apparence d'un flan vite fait réchauffé avant le service, je dit non. Même chose pour les brochettes, que tu claques un mélange porc/boeuf, soit, qu'elles aient l'apparence de vraies brochettes alors, de celles qui font le bonheur des grillardins estivaux, un petit légume croquant par ci, une marinade sympa par là et basta!brochettes-cafe-des-canailles.JPG Là-dessus tu sors une bonne frite maison bien croustillante et c'est la régalade, simple et bon!
Quant à la panacotta, c'est pas compliqué, si tu veux la faire aux pommes et bien tu poses ces dernières légèrement confites sur un bon appareil tremblotant vanillé et ce sera parfait, parce qu'un mélange marronnasse figé/fourré…aie aie aie.
Dommage car le décor, très sympa lui, se prêterait bien à une belle cuisine canaille bien sentie, tendance bistronomie (je ne vais pas me lancer aujourd'hui dans la comparaison entre l'explication du terme et ceux qui s'en revendiquent) avec quelques vins bien choisis (là aussi c'est un peu le désert) on serait vraiment pas mal… Sait-on jamais, la barre peut encore être redressée, ce n'est que le début…

Le Café des Canailles.  7 Rue de Metz . 31000 Toulouse

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5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 18:17

Si on me lance un "On va déjeuner chez Fifi ce midi?", personnellement je rétorque "y'aura Dédé?, en tout cas belle idée d'aller se jeter un godet, le croque est bon?", "j'vois bien bleue d'azur dans la trois, corne de gazelle en tête et Croupe callipyge en surprendre plus d'un, il fait bien PMU?".
Philippe Braun en grand sergent de Joêl Robuchon rie presque jaune, lancier de l'armée Robuchonesque dans l'installation des divers Ateliers "around the world", 2 étoiles Michelin Chez Laurent à Paris pendant des années, on le retrouve Chez lui à Toulouse aujourd'hui.
On sent l'amusement et la volonté de changer de cap radicalement, limite burlesque le Chez Fifi étoilé Michelin et ce n'est plus son ambition.
Il confiait d'ailleurs à l'Hôtellerie Restauration que son rêve le plus cher serait de reprendre un vrai routier c'est dire!

DSCN4282.JPGOn est donc chez lui rue Croix-Baragnon, un menu unique à 19,50€ le midi, 39,50€ le soir et ça roulait pas mal ce jour-là. Une royale de foie gras, mousse de parmesan et oeuf poché en osmose, belle liaison à saucer jusqu'au bout, il n'en restera pas une trace. Petit aïoli bien sympa en suivant, la morue est au top, légumes bien cuits et aïoli très bien équilibré, c'est bon. Suprêmes d'agrumes en dessert, simple, léger et rafraîchissant.
Rien de renversant mais une belle ligne de conduite qui prêche le simple et bien fait.
On m'a cependant plusieurs fois narré des aventures moins charmantes, et à presque 20€ il faut se méfier… notamment d'endives au jambon, d'omelettes ou de poulet rôti. J'entends déjà les bien pensants de la bouffe me dire qu'il n'y a rien de meilleur qu'une omelette, c'est si dur… si tu n'as jamais tenu une spatule c'est sûr.DSCN4285.JPGMais en sachant le CV du gars et en voyant le prix, je n'ai pas vraiment envie de me coller un chicon au gratin ou trois oeufs battus cuits à la poêle. Je suis peut-être con mais je ne suis pas non plus au routier du coin et je veux mieux qu'un poireau vinaigrette. Je ne suis pas de ceux qui se pâment devant un oeuf mayo (entendez que si j'en veux, je prends un bol, la moutarde et le reste...), et à 20 balles, encore moins!
Bon, je suis d'accord, ce discours ne sert pas à grand chose car j'y ai très bien déjeuner ce midi-là et ne peux que respecter le parti pris du chef. Il n'en demeure pas moins que le gastronome qui est en moi ne peux que vouloir déguster ce que Philippe Braun est capable de sortir de derrière un fourneau. Je n'y peux rien, le trop "comme à la maison", je m'en fous, je l'ai ma maison, et si je veux y manger et bien j'y reste, on y mange très bien!

J'irai c'est sûr, voir s'il lâche un peu plus la bride le soir!
Carte des vins limitée avec quelques références qui tiennent le pavé.

Chez Fifi . 17 rue Croix Baragnon . 31000 Toulouse . 05 61 53 34 24

                                                           http://www.chez-fifi.fr/

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30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 10:55

Un Toulousain déjà propriétaire de son resto qui participe à l'édition de Top Chef 2013? Difficile pour moi de ne pas aller faire ma fouine là-bas avant la première diffusion lundi prochain. Valentin Néraudeau a déjà fait parler de lui, jeune chef propriétaire d'une affaire, de deux, de trois puis re-de deux, on redescend à une (je crois)... Rarement entendu parler en grand bien du Carré Rouge, j'y aurais déjà tenu salon sinon...toujours se méfier du "gros parleu t'cho feuseu". Remarquez que je n'ai absolument rien contre lui et j'adore Top Chef, mais il suffit de regarder sur le Net; Passé chez les Pourcel, Bernard Bach, Guérard, Daguin, Georges V, il ouvre son premier restaurant à 21 ans... "tout est fait maison" (je me permet d'émettre de sérieux doute sur le pain), "champion de pâtisserie" etccc... ça fait beaucoup pour un seul homme, mais que fait donc le Michelin? Omnivore où es tu? Fooding tu t'endors!st jacques sabayon carré rougeEn tout cas m'y voilà rendu, il est midi trente, pile à l'heure. Le cadre est plutôt sympa, rouge, noir, de la clarté, bien installé. L'accueil n'est pas en reste, on est bien reçu, grand sourire honnête de mise, cela fait plaisir de s'attabler et ce n'est pas rien! Menu du marché à 15 euros, honnête, il porte bien son nom car si l'on sort son museau du resto on aperçoit l'entrée des Carmes et de tous ses bons commerçants à 30 mètres de là.

Coquilles Saint-Jacques riquiqui (normal dans un menu à 15), fondue de poireaux et sabayon omelette. Vous aurez compris que je m'en serais passé, les noix n'étaient pas mauvaises heureusement pour mes toilettes mais petites et trop cuites. Néanmoins le plus gros problème du plat résidait plus dans "l'omelette" sur laquelle elles reposaient, figée, accrochée à la coquille, loupé le sabayon, et bien! C'est une grosse erreur car sur le papier cela fait bien mais rien qu'à l'oeil c'est foiré, il aurait fallu mieux écouté Jean-François Piège...

La pintade arrive plus vaillante, presque conquérante dans son bon jus mais malheureusement accompagnée d'une demi poire "bouillie" confite,  d'un gros morceaux de patate douce et d'une petite patate moins douce. Avec une petite poêlée d'hiver genre panais, pomme de terre, carotte, poireaux, d'un riz gras ou de je ne sais quoi encore on était au top.pintade carré rouge Dommage mais ce n'était quand même pas mauvais. Avec l'entrée nous n'étions pas dans les clous, le plat commençant à marcher droit mais passant au rouge on ne pouvait que trouver un dessert salué du passage au vert, ce fut le cas. Tarte Tatin sans histoire, bien confite, servie tiède avec sa petite crème montée, elle ne sonne pas l'hallali mais résonne pas mal.

J'aurais vraiment aimé m'y régaler vous vous en doutez bien. Quand on voit ce que donne Simon Carlier (ancien Masterchef) au "Solides" ou d'anciens Top chef un peu partout, il faudrait être con pour considérer sans appel que " la gastro TV c'est de la merde!". On peut me dire que ce n'est pas cher, mais à Toulouse aujourd'hui les menus entre 12 et 18 le midi sont courants, et qui irait s'en foutre pour 50 euros par tête le soir s'il a été déçu le midi? Eternel débat que je ne lancerai pas à nouveau aujourd'hui. Top Chef sonnera en tout cas pour le Carré Rouge comme un gros coup de pub, alors il faudra assurer, et mieux qu'aujourd'hui s'il vous plaît! Ah ce sabayon, il va rester celui-là! Je suis peut être tombé un mauvais jour comme dirait l'autre! bye bye et bon appétit.

 

Le Carré Rouge . 6 rue des prêtres . 31 Toulouse . 05 62 88 07 21

 

                                                       lecarrerouge-restaurant.fr

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21 décembre 2012 5 21 /12 /décembre /2012 12:00

Nous en étions restés là. Une fin d'été vineuse et gourmande qui se situait entre l'Union et Saint-Cyprien. Entre le Temps des Vendanges et Vinéa. Pas d'oublis évidemment, pas cette fois! Juste une question d'organisation. Une chose prenant la place d'une autre comme par enchantement, j'en étais resté là c'est tout. Et puis je l'ai eu sous la main, elle me taquinait comme une truite sous son rocher, qui glisse entre les doigts, se débat puis fini par se tirer. Mais manque de bol, on finit toujours par se recroiser sous un rocher en aval, et là je peux vous dire qu'elle fait moins la fière!

Avec toutes ces conneries je ne sais même plus où j'en suis...qui s'est tiré? aie! ça voulait pas dire grand chose mais je le laisse quand même. J'aime bien les histoires de truite. Pour revenir au Tire-Bouchon, il se trouve que j'avais la matière à conclure sur les caves à manger depuis un petit bout de temps mais j'ai traîné. Et oui que voulez-vous, tout simplement respectueux de l'adage: il vaut mieux tard que jamais! Pour ne pas changer la ligne de conduite des caves à manger Toulousaines, le Tire-Bouchon est "the" bonne adresse. Gentillesse, conseils, belle cuisine et bonnes quilles, que dire de plus?foies de volaille Peut-être que les foies de volaille au balsamique, lard et jeunes légumes relevaient tout simplement de la tuerie? Que le sauté de veau mijoté des heures m'a renvoyé sans sourciller sur les vieux bancs branlants de la cuisine de ma mère et que la tarte au café sentait bon l'arrière cours gourmande. Un menu déj à prix d'amis parfaitement exécuté par Laurence Lagarde, la femme de Philippe, l'expert en vin. Pour Bruno Verjus, le célèbre auteur de food intelligence, son repas Tire-bouchonesque fut "l'un des meilleurs de l'année pour sa simplicité, la précision et l'incroyable harmonie des saveurs" ça vous va? François Simon et le fooding ne sont pas en reste et le consacre respectivement, que voulez vous que je fasse de plus, si ce n'est confirmer?

Voilà, on a fait le tour, la boucle est bouclée comme dirait l'autre! Conclusion: si l'on veut terriblement bien manger, boire juste sans se prendre des coefs énormes en pleine tronche, c'est dans les caves à manger qu'il faut aller. Ils ont les meilleurs rapports qualité/prix de la ville doublés d'un respect sans faille du produit. Chez Eric Cuestas du Temps des Vendanges vous pourrez acheter le beurre de chez Bordier, charcut de chez l'Ospital et fromage d'un MOF Lyonnais. Chez les Lagarde de bonnes pastas, pâtés, câpres et j'en passe. Le marché est fait tous les jours, les bons produits travaillés avec respect et amour. Vous cherchez l'extrême opposé de ce que vous voyez à la télé quand on vous explique que la plupart des restaurants vous servent de la merde en boîte, je vous le livre ici! sauté de veauConcernant les conseils en vin, profitons d'être au Tire-Bouchon à quelques jours de Noël pour demander quelques avis à Philippe Lagarde. A suivre les yeux fermés pour ne pas avoir mal à la tronche le lendemain! On va commencer par la boisson de fêtes par excellence, le champagne. Là, ce sont ceux que j'ai acheté hier matin: Cédric Bouchard (Roses de Jeanne) et Laherte frères. Des champs de vignerons en biodynamie qui ont du goût et de la tenue. Sur le foie gras, Philippe recommande le Ch Tour blanc, un vin des landes à l'incroyable bouquet de fruits de la passion. Sur des coquillages, un muscadet Landron Fief du Breuil 2010 fera plus que l'affaire. Vous faites du homard? Direction le Chablis de Thomas Pico et finalement, si vous avez décidé de choper une truffe, un Margaux 98 Ch Bel Air Marquis d'Aligre vous laissera dans les clous, "sur les maux de tête, du Bonal..."!

Sur ce, je vous laisse suivre ces précieux conseils et vous souhaite un très bon Noël! Qu'il soit gourmand, bien arrosé, et n'oubliez pas le petit Jésus à mettre dans la crèche!!!

 

Le Tire-Bouchon . Place Dupuy . 31000 TOULOUSE . 05 61 63 49 01

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18 décembre 2012 2 18 /12 /décembre /2012 11:00

Petite devanture dans une non moins petite rue du quartier des Carmes. Cadre un peu désuet ou tendance hispanisante dans le colorama c'est selon. Plafond bas, carrelage criard et sourire timide (n'y voyait rien de négatif, un sourire timide peut être charmant, timide ne signifiant pas toujours le néant, on l'oublie trop souvent) de la serveuse on est assis. Menu à 22E50, un peu plus cher qu'ailleurs tout en restant dans le raisonnable pour un déjeuner. Les foies de volaille sur une fricassée de poireaux fonctionnent à merveille, la première bouche est surprise par tant de gourmandise, la seconde s'y fait et succombe, c'est bon!rotisserie des carmes foies La poule farcie et ses légumes au pot tient plus que ses promesses, elle ne nous a rien demandé mais nous ravit par ailleurs. La farce est délicieuse, le bouillon de bonheur enlace la poule qui vient mourir sous la langue. Très bonne cuisson, justesse des goûts et saisonnalité des légumes, on est dans le bon et par ses jours hivernaux, la quiétude n'est pas loin. Riz au lait toujours bon en parfum mais relevant plus du gâteau qu'autre chose, on ne peut pas centrer à tous les coups!rotisserie des carmes pouleAlain Chabrier livre ici une cuisine de l'honnête. Pas de tromperies, on sait ce que l'on mange. Le produit est mis en avant, la gourmandise tient le pavé rien à la mare. De bons bouillons, des sauces, une liaison entre les foies et les poireaux au top, c'était bon que dire de plus? Tournez à gauche avant de vous embringuer dans la rue des Filatiers et ses magrets et foies gras planplans! Bon ap'!

 

La Rôtisserie des Carmes . 38 rue des Polinaires . 31000 Toulouse . 05 61 53 34 88

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14 décembre 2012 5 14 /12 /décembre /2012 12:00

Lucien Vanel reste le seul chef emblématique Toulousain à ce jour. Le célèbre critique du Figaro François Simon se souvient de sa cuisine comme d'une révélation; si vous parlez de foie gras à mon père, fin gastronome nordiste, c'est encore Lucien Vanel qui revient; à mon oncle? Une truffe sous alu seul un Noël avec un livre et "Lucien". Des souvenirs et encore des souvenirs... Pourquoi je vous raconte cela? simplement car le chef de l'Atelier, Jean Tillot, a passé 14 ans à ses côtés. D'abord aux basses tâches, il finit second du chef et j'imagine que 14 ans ça laisse du savoir-faire au delà des souvenirs. Des souvenirs, L'atelier de Jean en est plein, et la carte en hommage à Vanel fait instantanément passer la langue de la bouche aux lèvres, qui quant à elles pointent vers le ciel! Langoustines aux agrumes, croquant de pied de cochon désossé, civet de homard au vieux Banyuls, j'en passe et des meilleurs! Ah ah, c'est bien beau de saliver mais encore faut il que cela soit bon.DSCN3863.JPG Ce midi, c'était menu à 16€ entrée/plat/dessert. Foie gras ou gravlax de saumon ne tiennent malheureusement pas leurs promesses. Classique foie gras sur le tard, tatasse et sans peps, visible à l'oeil c'est dire. Un basique du menu déj qui a sa place en permanence doit la tenir, et bien! Gravlax dans la même veine, manquant de mordant et de sensations. Et dire que je l'adore servi avec une crème montée, ciboulette, ma déception n'en fut que plus grande ce midi là. Concernant les plats on change de registre, la critique se fait moins amère, elle tire la gueule, rentre au placard! Blanquette de veau, riz pilaf de bonne tenue, elle n'a pas rendu jalouse la mienne, quelques morceaux résistent mais tout est là, la gourmandise l'emporte.blanquette.JPG Brandade bien sentie qui balance pas mal à ce qu'on m'en a dit! Finish sur une île flottante parfaite, je ne peux pas dire mieux, sans tintouin, pas d'histoire, ils sont en place et je garde la mienne! Là où le bât blesse vraiment, ce sont les vins; rien à boire, ou plutôt si, toute la france...mais pas la bonne. Je peux vous dire que ça sulfite pas mal là-dedans, ça sent le fournisseur grossiste à plein nez qui a réussi à fourguer tout ce qu'il avait. Petit conseil messieurs de l'Atelier de Jean (si vous l'acceptez bien sûr): liquidez votre stock et changez de crémerie, votre cuisine mérite mieux que de la médaille d'or ou du fût de chêne! Je n'aurais pas dit non à un petit morgon sur ma blanquette, mais pas n'importe lequel, on sait ce que cela peut donner! Allez plutôt faire un tour du côté de chez Thevenet, Lapierre ou Foillard, et là je dis oui. ile-flottante.JPGUne expérience sympa dans son ensemble, une table correcte dans le quartier Bayard/Concorde cela manquait, elle est là. J'ai eu de bons échos sur le soir, j'irai me faire mon propre avis sur les langoustines et le pied de cochon c'est sûr!  En tout cas l'Atelier de Jean faisait salle comble ce midi là, comme quoi le "cuisiné maison" fait mouche. A part les entrées en dessous du lot, le déj tenait la route. Quant au vin, c'est mon avis et je ne suis pas le seul à l'avoir mais il faut reconnaître qu'une grande part "d'autres" s'en fout royalement! Ce n'est pas une raison pour que j'ai mal à la tête!!! non mais!

 

 

l'Atelier de Jean . 26 rue Raymon IV . 31000 Toulouse . 05 61 62 75 63

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9 décembre 2012 7 09 /12 /décembre /2012 18:40

"Jin Ji signifie repas pour les grands-parents et les parents, préparé avec le respect, le dévouement et l'amour de la mère".
Tout est dit, nous voilà tout à la fois parents, grands-parents mais avant tout "hôte de qualité", l'ambiance est posée.
Une atmosphère zen dans un cadre agréable. Une patronne qui fut chef, tout sourire et concernée par sa cuisine coréenne familiale et semi-gastronomique à la fois.
Chaque plat est expliqué, ingrédients coréens et vertus santé, rien n'est laissé au hasard, surtout pas le produit!
Traçabilité alimentaire de rigueur, tout est préparé maison à base de bonne came, le Kimchi (chou fermenté épicé) n'est pas loin d'avoir un an, le canard vient d'un producteur du coin, le vin est nature, pas de la bouffe à ogm c'est moi qui vous le dit!
Tous ces beaux principes s'appliquent donc à la cuisine: petite crème de légume pour lancer les agapes et le poulet croustillant, sauce spéciale sucrée-épicée prend sa place. Un peu saturé en sucré-salé on le sent sur le palais, la gourmandise prend cependant le dessus, les dés de poulet frits croquent encore en bouche et la sauce assure l'osmose, sympa.
Le Bi Bim Bap avec boeuf cru selon la recette traditionnelle est moins à mon goût que si le boeuf cru avait été présenté en fines tranches et non en tartare. Mais j'imagine seulement car c'est bien en tartare qu'il est proposé là bas (en Corée). jinji-poulet.JPGPar contre, le riz se met à croustiller sur les bords du bol en granit brûlant, et quand le mélange prend avec les légumes crus et la viande (qui perd un peu ses qualités) c'est bien agréable. Je vous avoue que la prochaine fois je prendrai celui avec le saumon cru sauce Cho jang (coupé en gros dés le saumon).
Pour finir, une crème brulée à la confiture de Yuja (Yuzu coréen) qui tenait plus de la crème aux oeufs fut tout à fait à mon goût.
Une bonne quille nature là dessus, une Poire Williams de chez Laurent Cazotte en finish et ce fut un très bon déjeuner!
Voilà une belle adresse pour le monde en transit (l'aéroport est à quelques pas de géant), les habitants du coin et les Toulousains. Une réelle volonté à soutenir à tous les niveaux.  Menu du jour à 14€ ou menu affaire à 23€ (le nôtre ce midi là), bon jeu de quilles bien choisies, 41€ le soir pour le menu dégust'.
Après le gros barbec Coréen testé avec régal à New-York, je dois dire que j'ai passé un bon moment chez Jin Ji. Moins l'épate que dans la grosse pomme où les petits plats délicieux s'enchaînaient, mais néanmoins sympa! Dans une ville où il n'y a rien (Blagnac) voilà une bonne table à squatter avec la banane!
안녕히 가세요

Jin Ji . 23 rue des Mines . 31700 Blagnac . 05 61 15 71 00

                                                                      www.jinjiresto.com

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27 novembre 2012 2 27 /11 /novembre /2012 09:00

Quand aujourd'hui on parle de Franck Renimel, c'est évidemment relatif à son récent déménagement dans la campagne Toulousaine, de son magnifique nouveau restaurant, de son "vaisseau amiral" !
Mais il ne faut pas oublier son lieutenant, frêle esquif de la rue mage, toujours en place avec un Franck Lopez en forme à la barre.
Évidemment que Mister Renimel reste le patron, mais plutôt pris j'imagine en ce moment par la mise en place au Birol, on peut dire qu'il a trouvé la bonne personne pour animer le p'tit!
Je parle d'aubaine car je pense clairement que si ce resto n'affiche pas complet 7j/7 à midi au profit d'autres cantines à cassoulet "La belle Chaurienne" à 20 balles (dans le vrai sens du terme), c'est que les Toulousains devraient consulter plus souvent leur neurologue (ou s'en trouver un…).terrine de lapin folie d'en marge14€ pour ce midi-là: un croustillant de crevettes, herbes fraîches en "finger food", du lieu noir sur un risotto aux champis, et un dessert à base de pomme!
29€ pour moi et ma terrine de lapin, parfaite en semi-rillette au chutney de figues. Suprême de pintade contisé au foie gras frais (il aurait gagné à être cuit pour imbiber le volatile) et risotto trompettes des morts, girolles qui moins tatasse aurait été plus onctueux. L'ensemble restait malgré tout cohérent, bon jus crémé et gourmandise évidente de l'association.
Dessert "mariage" dans sa version "pièce montée" à savoir chou à la crème: sans histoire.
Rapport au neurologue, je parlais évidemment du menu à 14€, celui à 29€ tient bien le pavé le soir mais rentre en concurrence directe le midi (notamment avec son grand frère d'En Marge pour ne citer que lui).
Pour ceux qui chercheraient l'initiation gastronomique sans avoir le sentiment de vider leur bourse dans la Garonne, c'est là qu'il faut être.supreme-de-pintade-folie-d-en-marge.JPGCar je le répète, à 14€ le midi, pour trouver l'équivalent il va falloir rouler…et encore rouler…au prix de l'essence aujourd'hui et sans savoir où aller, bon courage!
La Folie d'En Marge lance encore une fois le pavé dans la mare (ce n'est pas le seul, cf Solides et autres...), et repose l'éternelle question, ma base et mon combat : Comment est-il possible d'ignorer ce genre d'établissement au profit de blaireaux qui servent de l'industriel bourré de merdes au même tarif (et même plus cher)? Un vrai mystère pour moi mais je ne désespère pas.
Bon appétit, à La Folie…
(Menu à 14, 29 et 49€, carte des vins actuelle et possibilité de devenir le chef d'un soir pour ses amis…cf le site internet)

La Folie d'En Marge . 8 rue Mage . Toulouse . 05 61 25 77 01

                                                                     www.lafoliedenmarge.com

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22 novembre 2012 4 22 /11 /novembre /2012 10:30

J'ai réussi à ne pas succomber au facile "Solides c'est du solide" et pourtant ce n'est pas l'envie qui manquait croyez moi.
Bref, je suis allé déjeuner dans le petit resto intimiste de Simon Carlier rue Pargaminières et ne pourrai que vous enjoindre à faire de même.
Le troisième de l'édition 2012 du célèbre télé-crochet gastronomique de TF1 "Masterchef" n'a pas tardé pour ouvrir son petit bolide, il était toujours en lice dans le concours qu'on pouvait déjà le croiser dans la cuisine ouverte de son petit boudoir à régaler les Toulousains. Quand on sait l'impact qu'a la télé sur les gens, courageux d'avoir lancé un restaurant complètement ouvert au monde. entree-solides.JPGOu juste généreux, à son image quoi, on sent la passion qui l'anime dès le premier mot, l'amour du produit et la volonté de ne pas servir une sombre merde au badaud gourmand semble évidente. Un menu unique à 16€ le midi (25€ le soir pour un menu " étayé ") bien accompagné d'une courte mais cohérente sélection de vins " natures ", désolé d'avance mais succès oblige il va vous falloir être patient pour aller tâter de la fourchette; je vous taquine mais le jeu en vaut cependant la chandelle…
Crème de persil tubéreux piquée de chutney de figue parfait, un peu de panais assure la cohérence de la crème, douce à succomber.plat-solides.JPGDe la douceur nous passons tranquillement au fondant de l'agneau cuit des heures et des heures, de son jus à tomber, quelques bonbons sous forme de pommes de terre grenailles qui claquent sous la dent, d'abricots secs ou de pickles de panais, il ne reste plus qu'à saucer, c'est parfait.
Dessert venu tout droit de l'émission, sous influence d'Alexandre Gauthier (la Grenouillère) très bien exécuté entre acidité gérée du citron et douceur extrême de la crème.dessert-citron-solides.JPGSolides, c'est la vie, du passage, des photos, c'est une machine à café aux abonnés absents, une cb restée en banque et du sourire aux fourneaux. C'est aussi une proximité, une ambiance qui pousse l'imagination vers l'hiver: buée aux vitres, nuage à la bouche, heureux de faire une pause là où la chaleur, les gens et la quille sur la table suffisent à réchauffer les corps par le coeur.
Et oui c'est top! Le jeune chef de 28 ans est encore en rodage, et pourtant ça roule déjà mieux que certaines vieilles carcasses c'est dire…so long and thanx!

 

Solides . 49 rue Pargaminières . 31000 Toulouse . 06 70 81 85 71

 

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