750 grammes
Tous nos blogs cuisine Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
13 décembre 2011 2 13 /12 /décembre /2011 14:53

Au milieu de ma saga New Yorkaise, il me paraissait dur de passer à côté de la mise en circulation du premier food truck Parisien: Le camion qui fume. Même que c'est une californienne qui l'a lancé, même qu'elle sert des burgers à toutes les sauces et des frites maisons. Le Barbecue par exemple: boeuf haché maison, cheddar, bacon, beignet d'oignon et sauce barbecue à 8 euros. Il y a aussi les classiques mac'n'cheese, coleslaw et autre cheesecake.

N'hésitez pas à follower sur twitter, à liker sur facebook, bref à suivre l'itinéraire gourmand du truck à la mode ricaine by the web!

Pour ça, il y a aussi leur website: www.lecamionquifume.com . Des photos trainent déjà sur FoodReporter, le fooding vient de s'y intéresser. C'était certain que le lancement d'un food truck en France ferait parler de lui, et ce n'est sûrement qu'un début! Pour ceux qui trépignent déjà et qui veulent se repeindre les lèvres de ketchup mayo, sachez qu'il sera demain porte Maillot, 29 boulevard Amiral Bruix, Paris 16 (12h à 14h) Enjoy!!!

Partager cet article
Repost0
8 juin 2011 3 08 /06 /juin /2011 08:00

Un déjeuner à Paris, pas un de plus; autant vous dire que le choix fut difficile à faire: Septime ou le buzz du moment?...L'Astrance pour son menu déjeuner? le Versance? etc etc...Mais il y en a un que je recommande depuis qu'il a ouvert; j'y ai envoyé mon père qui devait à l'origine aller chez Dutournier (non pas que ce soit mieux que le Carré des Feuillants, mais il faut savoir changer quelques fois) et qui en est sorti plus que ravis. C'était donc la moindre des choses que d'y aller à mon tour: Le restaurant de Frédéric Simonin.

C'est un peu la "bestiole" des fourneaux, l'homme aux étoiles de Mister Robuchon himself. Jeune chef de l'année en 2004 pour Pudlowski, il avait commencé chez Ledoyen avec G-Arabian, puis était passé au Meurice, chez Taillevent puis au Georges V avant d'atterrir chez Robuchon et d'obtenir une "pluie" d'étoiles pour ses Ateliers. Autant vous dire qu'il était temps pour lui d'ouvrir son restaurant afin de ravir nos papilles de son propre nom. Accueil vraiment sympa, relax comme je l'aime, il est temps de goûter le menu à 38€ du midi.oeuf-croustillant-girolles.JPGUne petite mise en bouche nous a directement mis dans l'ambiance, une sorte de crème de foie gras avec une émulsion. Grimace, le trip "crème brûlé au foie gras", très peu pour moi...sauf ici! un nuage de bonheur, léger, aérien, parfait quoi. Oeuf croustillant et premières girolles. C'est tout à fait imaginable non? je suis sûr que vous bavez? ça croustille, ça coule, ça craque, ça fond et ça se sauce jusqu'à la dernière goutte de jus. Voilà ce que j'appelle le "classissisme top", point de "fusion", de cuisine moléculaire, mais simplement un oeuf, des girolles, du jus, ça tue!cuisses-de-grenouille.jpgPetite sortie de route...j'ai craqué quand j'ai vu les grenouilles au persil et à l'ail doux de la carte; à partager avec la table de gourmand(e)s, ça n'alourdira pas trop le menu...C'était exactement comme vous pouvez l'imaginer en voyant la photo, miam!

Petites tomates farcies à la queue de boeuf en plat, gourmand! Un super jus, assaisonnement parlant franc à mon odorat, un plat de bistrot réalisé par un pro, ça ravit les papilles.queue-de-boeuf.JPGDevinez ce qui fut servi comme accompagnement...le CV du chef peut aider...

Une purée. The purée! et oui, la fameuse, l'unique, celle de Joël Robuchon. Tout le monde en a entendu parler? C'était ma première fois, et c'est la main tremblante que j'ai approché ma fourchette du plat, le temps qu'elle revienne à ma bouche, mon cerveau partait dans tous les sens...va t'elle être vraiment crémeuse? si beurrée qu'on le dit?. Mieux que tout ça, en fait je crois que ce n'est pas possible de l'imaginer avant de l'avoir goûté. C'est con, mais on parle vraiment d'une purée, ce n'est pas une crème, elle est consistante et onctueuse à la fois, sûrement beurrée à foison mais on n'en sent pas l'odeur, allez savoir, elle est parfaite!puree-de-robuchon.JPGClafoutis aux cerises en dessert. Encore une fois, j'en fais, mais je n'ai jamais trouvé la combinaison pour obtenir une pâte comme celle-là, rageant mais rassurant...ce n'est pas mon métier.

Avant de faire le bilan, je vais quand même donner 2 petits bémols dont un qui n'est pas vraiment du fait du chef...les rougets choisis par l'une d'entre nous étaient trop forts, donc moins de plaisir, dommage. Sinon, le prix des vins, un peu trop excessif: difficile de trouver un breuvage à moins de 50€ alors qu'en conservant leurs marges, ils pourraient tout à fait en proposer. A part ces 2 petits points, vous aurez compris que tout était parfait jusqu'au moindre détail (L'eau du robinet est servie dans des verres avec glaçons et rondelle de citron), du serveur au chef de salle en passant par le sommelier, tout le monde est très sympa et donne envie de revenir, bref, rien à dire sinon: "je reviendrai" et "allez-y si ce n'est déjà fait". Ciao bye bye

Menu à 38€ le midi, 130€ le dégustation. Carte à partir de 22€ les entrées, 39€ pour les plats et 16€ les desserts.

 

Frédéric Simonin . 25 rue Bayen . Paris 17 . 01 45 74 74 74

                                                                       www.fredericsimonin.com

Partager cet article
Repost0
3 février 2011 4 03 /02 /février /2011 19:21

Après-midi pluvieux sur Paris, et moi qui arpente les rues cherchant je ne sais quoi, peut-être le repère à épices de Roellinger, fermé. Redescendons la rue Saint-Anne pour faire quelques emplettes chez K-Mart, et filons chez Vans, mes pompes me tuent. Il pleut toujours, la réservation est pour 21h30, direction le café d'un pote auvergnat quai de la mégisserie: débriefing de ses quelques années passées sans se voir, super sympa. Les couz arrivent, près à un découdre avec une soudaine envie bistrotière, 2-3 verres et c'est parti.

La Régalade Saint-Honoré, c'est la deuxième adresse de Bruno Doucet, ouverte en 2010, elle vient satisfaire les gourmands du nord qui ne voulaient pas courir jusque dans le 14éme pour dîner. Souvenez-vous, la Régalade, c'est l'adresse historique d'Yves Camdeborde avant qu'il ne s'occupe du Relais de l'Odéon, on y retrouve d'ailleurs encore certains plats de son époque 14ème.regalade terrine

Accueil charmant par les jeunes femmes de la salle, un petit Bourgueil, la terrine maison avec ses cornichons croquants (je précise car il y a 2 jours au J-go à Toulouse, ils avaient plutôt une consistance de limace moisie) et un pain diablement bon, le tout à discrétion, commençons la ripaille avec entrain et rires.

Je parlais des restes de Camdeborde tout à l'heure et justement, j'ai commencé par le risotto à l'encre de seiche et ses calamars façon pibales (petites bêbêtes de l'Adour, sorte de vers transparents, mini anguilles quoi) très bon, facile me direz-vous, d'autant plus que le risotto était tatasse, assez pour faire tenir le reste au dessus, et les calamars  sautés à l'ail: valeur sûre réalisée à peu prés bien. Pour la poitrine de cochon avec ses lentilles, un très bon point, fondante avec la couenne croustillante, posée sur des lentilles géniales dans leur jus, un régal. Le clou du spectacle messieurs dames. Riz au lait pour les uns, soufflé au Grand-Marnier pour les autres, no comment! la perfection à l'état pure; les meilleurs jamais dégustés, n'ayons pas peur des mots!

regalade soufflé 1

Un riz au lait franchement remarquable, vanillé à souhait, délicatement lié et accompagné d'un caramel laitier hummm. Quand au soufflé, c'est l'un de mes dessert préféré, au Grand-Marnier il fut parfait: aérien, et parfaitement équilibré dans les saveurs, 2 fois que j'essaye, j'espère que la troisième sera la bonne. Je vous livrerai alors la recette bande de gourmands.

Voilà, j'espère que vous avez pigé le message, tout ce bonheur pour 33€, ça ne vaut pas le coup de se priver, vraiment un super rapport qualité/prix cette Régalade, et ne comptez pas sur les vins pour vous plomber l'addition; tant mieux!

 

La Régalade Saint-Honoré - 123 rue Saint Honoré - Paris 1 - 01 42 21 92 40 - fermé le week end mais ouvert le lundi!!!

Partager cet article
Repost0
28 janvier 2011 5 28 /01 /janvier /2011 12:00

Ah Ah, Guilo Guilo, le célèbre restaurant Nippon de Montmartre. Jamais une critique depuis 2008, "haute couture japanese cuisine", "c'est du nippon de fulgure haute couture" pour le fooding  (en même temps, pour ce que je pense du fooding...), un truc de malade, un truc de ouf!!! Pour ma part, le "ouf", c'était à la sortie... Je vous explique, un certain temps que je me dis que je finirai par goûter la cuisine "si fameuse" d'Elichi Edakuni, le restaurant étant en plus dans "ma" rue (parisienne et historique, j'y ai fait mes premiers pas), j'ai fini par décrocher mon téléphone, et par là-même une place. Dimanche, 21h30, me voilà assis au bar, une bière japonaise à la main prêt à savourer les "fulgurances" du maître. Suite de petits plats à 45€, bière à 5€, vin (assez cher) ou saké, c'est parti. guilo-guilo-2.JPG

Ce qui est génial, c'est le nombre de gens classant ce resto comme incontournable, car quand on observe le visage de tous ceux assis autour du chef lors de la dégustation du premier plat, on se demande comment il vont réussir à clamer le lendemain à qui veut bien l'entendre qu'ils sont allés chez Guilo Guilo et que c'était extraordinaire...Soupe à la grimace garantie pour le sushi aux langues d'oursin ou la poutargue au radis noir (un critique avait pourtant trouvé l'accord extra...j'espère que c'était ironique, testez chez vous, vous verrez...). Pas mieux pour le tempura de tripes de cabillaud, tempura de champignon gluant dans un bouillon tout aussi gluant, à côté de ça, du gâteau la jelly british, du gâteau.

J'en entends déjà certains: "il n'y connaît rien", "il faut s'y connaître...c'est de l'art"...mon c.l!

Allons-y franco, sur les 8 plats, 2 étaient agréables, tous les autres...se passeront de mes commentaires.

Peut-être qu'il faut être initié, je ne sais plus moi, mais 2-3 trucs ne souffriront pas de commentaires: Un tempura doit être croustillant et chaud, on est d'accord? Alors quand l'entrée en contient 2 et qu'avant de vous être servie, elle attend un quart d'heure sur le bar (à vrai dire elle était déjà là quand je me suis assis), imaginez... On a aussi eu la version tempura mijotant dans le fameux bouillon gluant encore dix minutes sur le bar: résultat: un mélange sans nom PLUS que gluant. Le "génie" du chef devrait lui permettre de servir les plats au moment, ce serait un bon début.guilo-guilo-4.JPG

Au regard de tout ce que j'ai pu lire sur ce resto, peut-être l'envie s'est-elle estompée avec le succès? peut-être suis-je tombé un mauvais soir? mais honnêtement, c'est un des pires dîners fait depuis longtemps. Je pense que mes 2 acolytes féminines me remercient encore de ce petit moment, remarque, on s'est bien marré. Sinon, tout le monde est très sympa, la clientèle un peu prout-prout, mode et cie...(c'est peut-être ça qui l'a tué?)

Je ne vais pas m'ébahir pour faire comme les autres, les intellos de la fourchette et autres "connaisseurs" de je ne sais quoi, je suis prêt à parier avec qui veut qu'au moins 80% des gens, et c'est un minimum, n'auraient pas apprécié ce dîner. Les 20% autres, vous pouvez y aller.

 

Guilo Guilo - 8, rue garreau - Paris 18 - 01 42 54 23 92

Partager cet article
Repost0
14 janvier 2011 5 14 /01 /janvier /2011 11:00

On espère évidemment que le nom parle de lui-même à nos papilles, mais débarque-t-on vraiment dans l'onirisme dés la porte franchie?

Certes le cadre est enchanteur, avec ses couleurs, ces cloches en verre remontables, design bien pensé pour un lieu qui se veut différent, une pâtisserie "new generation".

Tendance régressive au niveau de ce qui nous intéresse: les petits gâteaux. Mont-blanc, tatin, Paris-Brest; tarte au citron meringuée...des bons classiques comme on les aime, et en bouche? Un régal, Paris-Brest à tomber, Mont-Blanc à se relever pour aller conquérir l'Everest à grands coups de Saint-Honoré. Tarte au citron assez classique, bien équilibrée dans le sucre, et c'est souvent le défaut de cette petite coquine. Baba au rhum délicieux si vous êtes d'humeur cuisinière (vendus par 2 avec le kit à baba, comptez 2h pour le préparer,le reposer et le manger) .patisserie des reves 4

Une bonne adresse pour les accros aux petits gâteaux et pour tout ceux qui voudrait s'enchanter en remangeant des classiques.

Le petit bémol, parce qu'il y en a un, en tout cas rue de Longchamp: l'accueil à la "Colette", genre "t'es une merde, je te toise: as-tu le droit de goûter aux pâtisseries; t'as 30 ans? t'as une Rolex???", ça fait un peu ça, en tout cas le jour où j'y suis allé. A tels point que je ne sais même plus si le vendeur a répondu au vieux monsieur qui voulait une tarte au pomme, pourtant classe le mec, on est dans le 16...

Allez, tous les vendeurs de Monsieur Conticini ne sont pas comme ça, tout du moins je l'espère, alors n'hésitez pas à aller vous régaler.

Gâteaux entre 5 et 10€, 14€ le duo de baba, mais il faut voir l'engin.

 

Pâtisserie des rêves - 93 rue du Bac - Paris 7 - 01 42 84 00 82

                                   111 rue de Longchamps - Paris 16 - 01 47 04 00 24

 

                                                         www.lapatisseriedesreves.com

Partager cet article
Repost0
8 janvier 2011 6 08 /01 /janvier /2011 09:00

J'aime assez le concept de radin/chic (cf François Simon): aller dans des endroits "inaccessibles" pour profiter de l'accessible, comme par exemple aller boire le thé au Plaza Athénée sans pour autant se coller la chambre à 1000€.

Étudiant, avec les potes, j'aimais déjà aller boire une bière bien installé, cosy au Georges 5, regarder un gars donner 50€ de pourboire pour un café: pas d'envie, juste un plaisir qui, si l'on est pas gêné (ce qui peut arriver la première fois) est assez jouissif.

Référence kitsch à souhait, ça me rappelle le palace de "Maman j'ai raté l'avion 2" quand j'étais gosse. Avec tout le tralala que j'adore: le personnel en costume, au petit soin et toujours adorable; à 20 ans, le lendemain d'un concert punk, entendre un petit "...et pour monsieur, ce sera...", reposant. Niveau tarif, c'est évidemment plus cher qu'au PMU d'en bas où vous irez chercher votre petit jambon/beurre en suivant.

9€ le thé au Plaza, ce n'est pas non plus la ruine, vous avez le choix entre une vingtaine de thé, service en argent, belle porcelaine, petits cakes des cuisines, hummm, grands lustres tombant du plafond, et fauteuils qui pourraient vite faire tomber les paupières, que demander de plus...bah pas grand chose.DPP 0001

Bon, on est là pour parler friandises, parce qu'au Plaza, le pâtissier se nomme Christophe Michalak: Champion du monde de pâtisserie en 2005, passé par l'Angleterre, le Japon, Fauchon, Hermé, ladurée pour finir au Plaza Athénée, et me permettre de me régaler d'une religieuse au caramel et d'ours à la guimauve géant bien régressifs.     

Évidemment, et heureusement aurais-je envie de dire, ce fut la meilleure religieuse jamais mangé, pas coincée pour un sou, plutôt gourmande, très gourmande la mémère. Pâte à chou extraordinaire, glaçage parfait et crème à tomber, un ensemble difficile à décrire en bouche tant il est homogène. La tendance des grands pâtissier à retravailler des classiques me plaît bien, je n'ai jamais été très mousses en tous genres, génoises i tutti quanti, mais suis plutôt resté sur l'éclair, le millefeuille, la tarte au citron, le gros baba, la tagada et le tralala...calmons-nous, je m'emporte. Je n'ai pas pu tester autre chose, mes religieuses venaient directement de la cuisine, le reste n'étant près que pour le chariot à pâtisserie de l'après-midi, une prochaine fois...

La religieuse est à 10€, c'est cher, trop cher? franchement je n'en sais rien, peut-être bien que oui, peut-être bien que non, ça dépend de vous. Personnellement, je suis capable de me taper 100 bornes pour aller chercher des grosses asperges, alors je ne vais pas rechigner à dépenser 10€ pour un petit bonheur, un grand souvenir pour mes papilles. Dans le régressif, il y en a un autre qui n'est pas mal non plus...Philippe Conticini et sa Pâtisserie des rêves...j'y suis allé; Et quoi? il faut bien comparer...non?

 

Plaza Athénée - 25 avenue Montaigne - Paris 8               www.plaza-athenee-paris.fr

 

www.christophemichalak.com         www.amabilia.com

Partager cet article
Repost0
5 janvier 2011 3 05 /01 /janvier /2011 09:00

A l'origine j'étais censé aller faire un tour dans le paradis des épices d'Olivier Roellinger rue Saint-Anne. Puis pris pas le temps, je me suis satisfait et plutôt bien satisfait d'une petite antre odorante tout prêt du parc de mon enfance, rue Lepic dans le 18ème. Je suis passionné par le poivre depuis la découverte il y a quelques années, au hasard d'une flânerie à l'épicerie du bon marché, du poivre rouge de Pondichéry. Puis le poivre à queue, le poivre long, le blanc du Penja, le noir de Sarawak, tant de noms exotiques qui n'ont eu de cesse d'agrèmenter avec subtilité mes petits plats.

comptoir-colonial.JPG

Instinctif plus qu'"intellectuel du goût", il m'est assez difficile de décrire comme le feraient d'autres les teneurs en tel ou tel parfum de chaque grain de poivre. Je suis un peu comme ça aussi avec le vin...c'est la vie on ne se refait pas et j'ai pas envie de me coller l'encyclopédie des saveurs associées à chaque terroir, chaque cépage...chiant. Bref tout ça pour vous dire que le Comptoir Colonial est un petit trésor en ce qui concerne le poivre, ma soeur toujours "Montmartroise" m'en achetait et me l'envoyait à Toulouse, alors vous vous doutez bien qu'y mettre les pieds m'a mis le palais en feu. Et oui, le poivre c'est comme tout, ça se goûte, mais à sec...j'avoue que c'est moins agréable qu'une dégustation de crème à la vanille...smoothie! en tout cas j'en suis ressorti avec pleins de paquets pour compléter ceux que j'avais déjà, faire de nouvelles alliances, me régaler! J'ai aussi acheté du sel orange d'Australie, je vous l'accorde, ça reste du sel...et de la vanille de la Réunion, superbe à 2€ la gousse, ça se tient.

Pour le poivre, comptez 5 à 15€ les 100g, pas de quoi se priver...commencez par sentir...et votre moulin à poivre de l'hyper d'en face, qui ruine plus qu'il ne nourrit les plats: direction poubelles! 

Bonne Année poivrée!

 

 

Le Comptoir Colonial - 22, rue Lepic - Paris 18 - 01 42 58 44 84

 

www.lecomptoircolonial.com

Partager cet article
Repost0
3 janvier 2011 1 03 /01 /janvier /2011 09:00

C'est vrai qu'il est devenu populaire le chef Piège, entre un Dîner presque parfait et Top chef, une vraie star du petit écran; On aurait presque oublié qu'après avoir fait ses classes au Chabichou et au Crillon, les cuisines des palaces, 2 ou 3 étoiles n'avaient plus de secrets pour lui (chef du Plaza Athénée puis du Crillon).

20h45, il est temps de monter les marches derrière la petite porte à droite du 79 rue Saint Dominique pour accéder au studio...oups! le terme boudoir conviendrait mieux. Accueil tout en "beauté"...charmant comme en bas, installation dans "l'antre" cosy, enfoncé comme il faut dans de gros canapés: on est prêt à y passer la nuit, jouez vos gammes maestro!

Choix des vins judicieux, on est pas obligé de tripler l'addition et c'est déjà pas mal: commençons par un blanc de Collioure bien fruité, parfait pour se chauffer les papilles.

Règle du je(u): mises en bouche, grignotages, fromages et gourmandises compris, il faut choisir 1 (70€), 2 (90€) ou 3 ingrédients (115€) parmi ce soir-là, les noix de Saint-Jacques de plongée, les langoustines vivantes, le bar de ligne, ris de veau ou poularde de la cour d'armoise. Ayant choisi 2 ingrédients, mon ris de veau sera l'entrée, la poupoule le plat, c'est parti, envoyez la sauce!amuses-bouches-thoumieux.JPG

Du pur "new" Piège à l'image de ses sardines à la vache qui rit d'en bas, avec un "dans l'esprit d'un jambon beurre", moule/frite, maki de céleri à la truffe, croquette juteuse et anchoïade: en grand facebookien, "j'aime". Conseil judicieux d'une des 2 jeunes femmes du lieu pour le vin, nous voilà parti sur un côte du Rhône; Parfait, on continuera le repas

là-dessus. Voilà les ris de veau qui arrivent, un chicon divin noir de truffe, quelques dés de jambon, régressif, on en redemande. Les 2 femmes de la table avaient choisi langoustine et bar, pour les avoir goûté...j'peux vous dire qu'il n'y avait justement pas grand chose à dire à part ouahhh ou hummm en souriant.

La discussion suit son cours, animée, un coup de rouge par-ci, un coup de rouge par-là voilà la poularde: Une tuerie; le suprême bien recouvert d'une sauce remarquable, rare, très rare même, elle-même recouverte de truffe d'Alba (je me la suis râpé, j'étais au milieu et ce n'était pas très pratique pour le maître d'hôtel qui avait le sourire en voyant le mien)poularde-thoumieux.JPG

Vous pourriez dire "c'est du poulet" et dans un sens, c'est vrai que ça reste un volatille jacquetant pour son grain, mais je vous laisse le votre et je garde celle-là...sa cuisson, son goût, son jus, sa sauce, son accompagnement...j'en reveux!!!

Fromages de chez Xavier, parfait; En même temps je ne vais pas trahir le pays, c'est mon fromager mais j'ai oublié de leur demander la raison de leur choix, il y a quand même de très bons fromagers à Paris alors pourquoi choisir un Toulousain? Par ailleur vous vous doutez bien que je valide ce choix...

Bugnes, ananas à la coco et herbes fraîches, crème à la cardamone, petit macaron glacé fondant et enfin un bel opéra revisité. Ce dîner était parfait dans sa globalité, rien à redire au service, attentif et décomplexé qui fait que l'on se sent bien. Comme dans beaucoup d'endroits, se méfier de l'eau servie en permanence, si vous ne voulez pas de la sempiternelle Chateldon, n'hésitez pas à réclamer une carafe, à 10€ la bouteille...ça monte vite. Pain sortant du four à chaque panière, délicieux. Un J-F Piège que l'on n'imagine pas "parader" parmi les tables (comme l'a remarqué le critique d'un magasine connu) tant il parait plutôt humble et timide quand il vient vous saluer à la fin; Bon, peut-être ma carrure de rugbyman l'a t'elle impressionné...joke!. Niveau des tarifs, c'est pas donné, on n'est pas au Mc Do non plus me direz-vous mais ils me paraissent justifiés: compter 100€ minimum par personne avec une bouteille de vin.

Faut-il y aller? Si ce qui précède ne vous a pas suffi je vous réponds: Evidemment! Il faudra prévoir votre réservation car ce formidable petit boudoir n'a que 20 couverts alors...Go!

 

Jean-François Piège - 1er étage du Thoumieux - 79 rue Saint Dominique - Paris 7 - 01 47 05 79 79 -

 

www.jfpiege.com - www.thoumieux.com

Partager cet article
Repost0
29 décembre 2010 3 29 /12 /décembre /2010 00:00

Alain Senderens, le célèbre chef de la place de la madeleine avait rendu en grandes pompes ses 3 étoiles Michelin du Lucas Carton pour se consacrer à une cuisine plus libre, plus accessible. Je garde encore un souvenir ému de mon déjeuner au Lucas Carton avec mon grand-père il y a 12 ans; après les maîtres impressionnistes d'Orsay, le maître culinaire de la Madeleine nous avait ravi les papilles dans son superbe décor art-déco.

J'avais prévu de me tester une petite table ce midi, tous les "must-eat" du moment étant fermés, ""passage 53" complet,  peut-être compliqué de se faire "l'Astrance" ou le "Carré des feuillants" le midi quand une autre "grosse" table vous attend le soir: une solution, le Passage de Senderens, le bistrot attenant au gastro me semblait être une bonne alternative.

13h, passage de la madeleine, on sonne, on monte, on s'installe. Accueil sympathique, cadre difficile à définir: pas inconfortable, mais sombre et sans véritable intérêt, tout du moins le midi. Menu à 35€, après tout nous sommes chez Senderens, certes pas dans la maison mère, mais j'imagine que cela doit tenir la route donc ça passe.

Crème de brocoli en mise en bouche, pas grand chose à dire de plus si ce n'est que c'était tiède et sans grand intérêt. Passons vite à l'entrée: la tourte de viande, salade. Celle là, je l'attendais, bien chaude dans son petit jus réduit avec une petite salade...viens là coquine!tourte-passage-senderens.JPG

Non, reste où tu es en fait, parce que froide, accompagnée de filaments de pâte sucrée et d'une salade mal assaisonnée, tu peux rester dans ton placard vilaine tourte qui m'avait mis l'eau à la bouche. Le pire c'est qu'il y avait de l'espoir, chaude et arrosée elle eut été parfaite: rageant!

Monsieur le serveur, pourquoi nous proposer un autre poisson que le saumon en plat, si c'est pour nous dire 5 mn après qu'en fait il n'y en a pas? Faites-nous une vraie blague, que l'on puisse tous rigoler, du genre: "vous voulez du caviar sur votre saumon?" à la place, vous nous mettez des grains de grenade...ah ah ah... Non!, en fait j'ai pas ri du tout, franchement, des fois il faut tenter des trucs, d'autres, il faut aussi savoir s'en passer...          saumon-passage-senderens.JPG

Une fois la grenade virée de son piedestal et aimant les câpres, le saumon passa encore avec sa purée de céleri et sa petite émulsion.

Par contre, rien à dire sur le dessert, plutôt pas mal, à base de marron.

On pourrait être plus gentil, mais on ne peut pas dire que la capitale manque de tables, et de meilleures que celle-ci pour sûr. Vous demandez un verre de vin, on vous colle le plus cher sans réfléchir (un peu vicieux le gars, j'avoue qu'on a laissé faire pour voir: veni vidi vici comme dirait l'autre), avec le sourire me direz-vous, c'est pas si mal. Non merci pour la  Chateldon à 10€, "à bientôt", je ne pense pas. Et c'est dommage, car quoi qu'on en dise, la visite d'une "annexe" influe sur l'envie que l'on peut avoir d'aller dans la maison mère, aussi différente soit-elle.

 

 

Le Passage: 9 place de la madeleine. 75008 Paris. 08 99 65 15 30            www.senderens.fr

Partager cet article
Repost0
16 avril 2010 5 16 /04 /avril /2010 15:21

Bien-sûr que c'est le moment, nous sommes en plein dedans, mon érable japonais n'a jamais été aussi beau, et dans 2 semaines c'est le muguet, alors profitons-en pour tomber amoureux, et pour emmener la douce à la Fourchette du Printemps!

Ce petit néo-bistrot, un peu perdu dans le 17éme arrondissement a dégainé les armes il y a environ 6 mois, et n'en finit plus de nous régaler les sens. M'y voilà donc rendu en compagnie de mes plus fidèles compagnons de table (et de bien d'autres choses d'ailleurs...).

Accueil courtois un peu dans le jus, ça galope, ça galope, nous voilà en pleine discussion autour d'un petit sancerre et de quelques zakouskis. Menu à 42€, on ne va pas s'en plaindre, c'est plus que correct et la suite des évènements nous le confirmera. Un velouté froid de petit pois est venu tendrement annoncé à nos papilles que le printemps était bien là, et ne vous inquiétez pas, nous l'avons compris avec bonheur. Mes saint-jacques, gambas et langoustines étaient parfaitement cuites, un peu de tomate aux saveurs provençales, un petit biscuit pour le croustillant, du basilic, il n'en fallait pas plus, je suis conquis: C'est simple et précis, tout est dans le goût et cela me plait. Le foie gras de ma voisine était délicieux accompagné de son petit chutney, et la charlotte de tourteau, à voir la tronche des assiettes repartant en cuisine ne devait pas être mauvaise.charlotte-de-tourteau.JPG

Les affamés du waterzoï de saint-pierre et langoustines, et de la queue de boeuf au foie gras poêlé avaient l'air ravis. Merci mademoiselle la serveuse de votre conseil avisé; mon lapin était lui aussi à tomber, d'une cuisson remarquable sur ses petits dés de polenta frite, il a détallé plus vite qu'il ne faut pour l'écrire jusqu'à mon palais déjà tapissé de jus à l'estragon.lapin-et-polenta.JPG

Un petit verre de Mas Amiel, ou bien 2, je ne sais plus (à ce propos monsieur le serveur, évitez de servir le vin rouge dans les restes de blanc hein, c'est pas bien ça...), c'est qu'il est corsé le bougre et voilà déjà les desserts. La fameuse sphère de chocolat aux framboises n'a pas failli à sa réputation, vous pouvez la commander les yeux fermés; Pour ma part, j'ai pris la meringue aux agrumes, et bien que cela soit frais et acidulé, je n'ai pas trouvé ça génial, la meringue était trop...meringue, et il faut dire qu'aprés celle de la semaine dernière chez Guillaume Salvan, la comparaison est rude.IMG_0698.JPG

                                                                    Flashy, isn't it?

Comme vous avez pu le lire, la Fourchette du Printemps vaut le déplacement, même si vous venez de Bercy. Quelques petites erreurs de service mais rien de grave, j'avais lu quelques critiques sur l'attente, il n'en fut rien pour nous bien que le restaurant soit plein. Un bémol pour la carte des vins, vraiment légère, mais cela fait 6 mois qu'ils sont ouverts, et comme nous le disait Nicolas Mouton, le chef, il faut de l'argent pour confectionner une belle cave, je sais, tout le monde n'a pas Ducasse derrière, je suis avec vous les gars!

Allez, c'est le printemps!, le moment ou jamais de se taper la cloche!

 

 

La Fourchette du Printemps. 30 rue du printemps (angle bld Pereire). 75017 Paris. 01 42 27 26 97

 

Menus 18-30€(dej) et 42€ le soir.

 

 

 

Partager cet article
Repost0

Qui ???

  • : Rod n Roll
  • : 150g de recettes, 225g de restaurants, 75g de pensées culinaires, que dis-je,d'envolées lyriques: C'est la gastronomade'n'roll. Shake it & Check this blog Contact: rlafarge@hotmail.fr
  • Contact

Recherche

Pages