750 grammes
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5 mai 2011 4 05 /05 /mai /2011 08:00

En même temps, je n'en ai parlé qu'une fois sur le blog, et c'était au tout début. Depuis, de l'eau a coulé sous les ponts...de bons petits plats dans mon estomac.

Et je peux vous dire que j'en ai vu des plats...et tous différents messieurs dames, du poisson, de la viande rouge, blanche, des abats, du gibier i tutti quanti! C'est bien pour ça que j'ai décidé de vous reparler de ce super restaurant de Toulouse car je pense en avoir une vision d'ensemble presque objective. Et objectivement foncez-y...Niveau tarifs, c'est 30€ le midi si vous vous faites la totale: entrée, plats, desserts, avec toujours une petite pré-entrée sympatoche. Le soir, le menu d'appel est à 39€, pas de quoi s'en priver (pour un étoilé) ensuite on passe à 70€ et 98€ pour le dégustation. Carte des vins actuelles, accessibles, bien fournie en petits producteurs qui assurent.petit-pois-chorizo.JPGVoilà l'entrée servie dans le menu du déjeuner qui m'a décidé à refaire un petit post...petits pois et chorizo...rien de bien méchant, et pourtant percutant, vif, il y a avait tout: de la douceur, du fondant, du craquant, du croustillant...bref, un régal. Je ne pourrais pas vous citer toutes les entrées qui ont rassasié mon appétit et ma curiosité, mais juste celle-là, et elle suffit croyez-moi. Vive le petit pois!

Le lapin du plat, accompagné de ses petits tonneaux de panisse...heuuu parfait...j'exagère un peu? voyez par vous même, vous n'avez pas envie de vous le faire? J'en oublierai presque le petit condiment aux pruneaux...et le petit jus...erreur, "ils ne sont pas là que pour décorer" me rappelle mes babines.lapin.JPG J'emploierai volontiers un terme redondant qui en énerve certain...mais il y en a t'il un plus approprié que celui-ci: GOURMAND.    Il caractérise si bien ces plats dont on se pourlèche, qu'on sauce dans le seul but que le chef se demande si l'assiette est déjà passée à la plonge. Un autre plat mangé...la veille (il y a des semaines où j'ai plus de rdv que d'autres, c'est la vie...hey hey mais je suis aux carottes à l'eau depuis) rentre bien dans ce concept: autour du cochon, le boudin en croustillant, la poitrine confite longtemps...longtemps, et le filet juste cuit...il n'y a rien à dire, je suis sûr que vous l'imaginez très bien. Le midi, ça part dans tous les sens, tantôt pur gastro, tantôt bistrot ++, voyez cette tourte de gibier servie il y a quelques temps, on reste encore dans la gourmandise pure, du plaisir et encore du plaisir.photo.JPGBon, je pense que vous avez compris le message. Sébastien Gaches (en salle) et Jérémy Morin (en cuisine) forment définitivement une belle équipe qui ne pourra que vous faire passer un bon moment.

Pour revenir à un précédant article sur le Grain de sel à Périgueux où je disais que de temps en temps, la différence étoile/bib (Michelin) était mince...elle l'est beaucoup plus quand des restaurants, comme le Met ou En Marge, d'ailleurs, (Toulouse) rentrent dans la danse. Quand de jeunes chefs aux talents divers (sauce, alliance, compo etcc...) s'y mettent, on est quand même loin des standards de certaines autres maisons plus classiques (qui restent cependant tout à fait convenables).

Vous aurez remarqué que je ne vous ai parlé que du menu du midi...simplement parce que je le trouve bluffant, incisif et vraiment intéressant. Tellement remis à jour (tous les jours même) qu'il reflète vraiment les talents du chef. Le soir c'est évidemment trés bien aussi, mais moins instinctif, plus posé, je garde d'ailleurs un souvenir ému d'une volaille fermière et homard servi dans le menu dégust...miam! On va s'arrêter là car si vous n'avez pas encore compris qu'il faut y aller, c'est que vous ne savez certainement pas lire, bon appétit!

 

Jérémy Morin, le chef du Met a eu le droit à une belle interview et quelques recettes dans le magazine Thuriès du mois d'avril, s'il est encore dispo...à vous de jouer. Pour mon premier post, c'est ici .

 

Le Metropolitan . 2 place Auguste Albert. 31500 Toulouse. 05 61 34 63 11

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3 mai 2011 2 03 /05 /mai /2011 08:00

Ça y est!!! c'est la saison du homard, donc les prix baissent, et je vais m'en délecter. 29€ le kilo de homard breton à la marée Toulousaine (marché Victor-Hugo à Toulouse), ça peut encore baisser, mais je vais quand même me lâcher: une belle femelle homard va finir entre mes gastronomes de dents, c'est moi qui vous le dit! Ah, cette bestiole, je l'aime juste accompagnée de mayo, en salade, grillée vite fait à la plancha? pourquoi pas, mais pour cette fois, ce sera en sabayon de basilic, j'en ai plein la terrasse.

Allez, on se lance, et pour ce faire, il vous faudra: 1 bon homard pour 2 personnes (demandez à votre poissonnier), quelques petites patates nouvelles (c'est la saison, elles viennent d'arriver!), 1 bouquet garni. Pour le sabayon: 2 c. à soupe de vin blanc ou de champagne, 3 jaunes d'oeufs, 150 de beurre clarifié (beurre nettoyé de toutes ses impuretés: pour ce faire, le rendre liquide en le chauffant et en enlever tout le "blanchâtre"), 1 c. à soupe de jus de citron, 1/2 bouquet de basilic, sel et poivre.homard-sabayon-basilic.JPGPortez à ébullition un grand faitout d'eau avec le bouquet garni. plongez-y le homard et cuisez pendant 15mn à frémissement. Egouttez-le puis laissez-le refroidir un petit peu. Décortiquez le bestiau en réservant les pinces pour la présentation. Coupez la chair en gros morceaux, puis réservez-les au chaud, recouverts d'une feuille d'aluminium afin d'éviter qu'ils ne se dessèchent. Faites cuire les pommes de terre environ 15 mn au four préchauffé à 200°C, coupées en 2, salées, poivrées, avec du thym et 1 feuille de laurier.

Pour le sabayon: dans une casserole au bain-marie, fouettez les jaunes d'oeufs et le vin jusqu'à obtenir un mélange crémeux. Hors du feu, incorporez le beurre fondu en filet sans cesser de fouetter; Retirez les particules blanchâtres. Parfumez de jus de citron, de basilic ciselé, de sel et de poivre. Répartissez les morceaux de pommes de terre et les morceaux de homard dans 2 assiettes creuses ou cassolettes. Décorez de feuille de basilic et ce sera l'heure de la dégustation, vous avez pas les papilles qui frétillent là???

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1 mai 2011 7 01 /05 /mai /2011 17:32

Quelques framboises dans le frigo, pas de petit déj, midi léger, j'ai la dalle et c'est l'heure du thé. Rien qu'à l'idée d'une framboise fondante avec sa pointe d'acidité dans un financier encore chaud, je deviens fou! Bon, sachant que l'histoire peut être réglée en un quart d'heure, je peux vous dire que je n'ai pas hésité longtemps à mettre la main à la pâte.

Trouvez moi chez vous: 2 blancs d'oeuf,, 60g de sucre, 25g de poudre d'amande (j'en avais pas alors j'ai pilé des amandes...merci l'apéro de la veille) 25g de farine, 35g de sucre et des framboises (ça va faire dans les 8-10 financiers, donc 20 framboises).financiers-aux-framboises-2.JPGDans un saladier, battez les blancs d'oeuf à la fourchette pour qu'ils deviennent mousseux. Incorporez le sucre, la poudre d'amande, la farine et le beurre fondu. Versez la préparation dans des moules à mini muffins puis ajoutez une framboise au milieu de chaque moule. Mettre à cuire les financiers aux framboises pendant 10 à 15 minutes dans le four préchauffé à 180 degrés. En milieu de cuisson, quand les framboises ont fondu, en rajouter une sur chaque financier (elle tiendra celle-là).

En peu de temps l'affaire est réglée, et c'est le genre de petit bonheur dont il serait bête de se passer...encore chaud, c'est croustillant, avec la framboises fondue qui se mêle à la pâte...aie aie aie...Gourmandise, quand tu nous tiens.

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30 avril 2011 6 30 /04 /avril /2011 13:36

Allez zou! une petite recette vite fait en passant, pas compliquée du tout et ma foi assez bonne, pourquoi se priver?

Pour 2 personnes, voilà ce que j'ai acheté ce matin au marché: 2 pavés de lieu jaune avec la peau (en fait moi j'avais plus la peau mais ça marche aussi), 4 tranches de chorizo, 4 tranches d'andouille de Guéméné, 4 patates pas trop grosses (agata c'est très bien), un peu de crème fleurette. Sachant que vous avez chez vous du beurre, du sel et du poivre, on peut commencer. Préchauffer le four à 210°C, et faire bouillir de l'eau. L'économe à la main, éplucher les patates et les couper en morceaux, les faire cuire à l'eau bouillante 15-20mn puis les passer au presse-purée. Entaillez la peau de vos filets de lieu pour pouvoir y glisser les tranches de chorizo (si vous faites sans la peau, entailler dans le sens des lamelles du poisson). lieu-jaune-chorizo-puree.JPGDans une poêle qui peut aller au four, faire saisir dans une noisette de beurre vos filets de lieu côté chorizo sur feu assez vif (pas encore au four hein? on s'entend bien?) 3-4mn puis, après les avoir retourné, finir la cuisson au four à peu prés le même temps. Faire revenir l'andouille très finement émincée dans une noisette de beurre à la casserole sur petit feu. Rajouter la purée, puis lier avec 2 cuillères à soupe de crème fleurette et une noix de beurre, saler, poivrer à votre convenance. Et voilà une bonne assiette terre et mer que vous pourrez éventuellement "exagérer" d'une émulsion au lard fumé (faire infuser du lard dans du lait, assaisonner, enlever le lard et mixer pour ne prélever que la mousse), car je dois reconnaître que mon petit jus de cuisson fleurait bon le ridicule...bon ap!

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27 avril 2011 3 27 /04 /avril /2011 08:00

Un restaurant de Périgueux qui a obtenu son bib gourmand dans le dernier guide Michelin...ça m'intéresse. D'autant plus qu'il ne me demandait pas de détour particulier, limite si je me suis déposé sur mon siège à 12H30 pétante.

Sud Ouest dit qu'ici "l'écart Bib étoile est mince" et c'est bien là le petit soucis du guide rouge actuellement (même s'il reste à mes yeux une valeur sûre). En effet l'écart est mince avec certaines tables étoilées, je dirais même qu'il n'y en a pas, mais il est bien présent si on le compare à d'autres. Le Grain de Sel, est, avec l'Essentiel (l'étoilé de la ville), l'établissement bourgeois Périgourdin: une patronne un poil stricte à l'accueil, déco classique dans le genre, service attentif sans plus, tous les petits trucs justement révélateurs de l'étoilé Michelin de base (même s'il ne l'est pas). Menu dans les 20-25€ le midi, on est dans les prix.tartare-de-maigre-perigueux.JPGUne petite rillette de poisson pour attendre, et voilà une mise en bouche au bel accord: crème d'asperges vertes et petits morceaux de lieu jaune bien sympa, ça fonctionne, autant que l'entrée qui m'a surprise il faut le dire: tartare de maigre, ok, ça c'est bon, mais des carottes en accompagnement...bizarre, bizarre. Pourtant, je dois reconnaître que mangé ensemble, c'était plutôt pas mal du tout, le petit côté caressant d'une carotte bien assaisonnée venant adoucir un tartare parfait, le croustillant amené par le pain grillé et le coeur de sucrine: ça fonctionne. Ce n'est pas extraordinaire, ce n'est pas un accord qui me marquera outre-mesure, mais il a quand même fait plaisir à mes papilles et franchement, un compressé de carottes cuites à l'anglaise en accompagnement d'un tartare, c'est pas commun...c'est goûtu...je me tais. Filet de lieu jaune, petits-pois et asperges, sauce passion.lieu-jaune-asperges-petits-pois-perigueux.JPGEncore une fois c'est juste, la passion n'est là que pour apporter l'acidité et le petit goût sucré de la sauce, il n'en fallait pas plus, les légumes sont bien cuits, l'ensemble est bien assaisonné, c'est bon. Comme le dessert autour de la mangue, tout est très bien maîtrisé, le sorbet, l'entremet et la tranche de pain perdu...j'adore le pain perdu.

Le Grain de Sel est sans conteste un bon restaurant de Périgueux, sans doute l'un des meilleurs avec L'Essentiel. Pas d'esbrouffes, pas non plus de folie mais n'oublions pas que la première chose que l'on demande à un restaurant est de bien manger, c'est le cas chez Alain Bannier (le chef). Petits Bergeracs très sympas (au justes prix) côté vin: Pas de problème, si vous passez par le Périgord (ce serait une bonne chose tellement la région est jolie), le Grain de Sel fera une très bonne halte gourmande.

 

Le Grain de Sel. 7, rue des farges. 24000 Périgueux. 05 53 53 45 22.

Pour un peu plus de Périgord...et d'Essentiel, c'est ici.

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18 avril 2011 1 18 /04 /avril /2011 09:00

Petite recette sympathique du lundi, très facile et vraiment bien équilibrée; un régal.

Ingrédients: 200g de pâtes riso, 10cl de vin blanc, 50cl de bouillon de légumes, 20cl de lait de coco, 500g de filet de haddock, 50cl de lait, 1 petite échalote, 1 c. à soupe d'huile d'olive, sel, poivre, parmesan.

A la manière d'un risotto, chauffer l'huile d'olive dans une sauteuse, puis y faire blondir l'échalotte préalablement ciselée très finement. Rajouter les pâtes, bien les enrober d'huile (2 min) puis mouiller avec le vin blanc. Quand il est bien absorbé, rajouter du bouillon louche par louche jusqu'à ce que les pâtes soient fondantes. haddock-pate-riso.JPGAjouter alors le lait de coco, poursuivez la cuisson 2-3mn, lier avec un peu de parmesan râpé et c'est bon! Pour le haddock, le cuire au lait chaud (dans une casserole) avec une feuille de laurier, une demi échalote et un peu de poivre pendant 10mn, à vous de gérer le timing pour pouvoir dresser votre assiette dans les temps (faire chauffer le lait au début de la cuisson du "patotto"...ça devrait coller à peu prés). Servir bien chaud avec un trait de bonne huile d'olive.

C'est très simple et le résultat est nickel: le haddock apporte le côté fumé et salé, les pâtes contre-balancent dans la douceur grâce au lait de coco, qui, loin de dominer, amène juste un petit côté "smoothie" bien sympathique. Bon appétit! et bonne semaine...

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15 avril 2011 5 15 /04 /avril /2011 13:19

Mercredi soir dernier avait lieu la soirée éphèmère Popit au bistrot d'Austerlitz à Toulouse.

On va commencer par une brève présentation des intervenants pour les non-initiés: Fricote est The magazine de "l'épicurien urbain" tendance, POPIT une agence culinaire dont Pierre Augé, finaliste de top chef 2010 est le consultant es-gastronomie. Les vins du Tariquet...sont les vins qui vous donnent des remontées acides, et Paper Donut; le collectif qui a gérer le décor. Je tiens à dire que je n'ai vraiment rien contre quiconque (je préviens, ça risque de balancer un peu), allez, peut-être contre les vins de Tariquet...mais à priori c'est tout.IMG_5977.jpg Tant qu'on y est, je tiens également à préciser que je ne vais pas parler de la soirée dans son plus pur déroulement: dj et it-girls en tête, mais du thème qui était donné: "déguster les bons petits plats de Pierre Augé". 

Le cadre: le bistrot d'Austerlitz; un bistrot comme un autre, pas particulièrement réputé pour la qualité de ses petits plats ou son cadre, mais mis au goût du jour par Paper Donut, c'était plutôt pas mal du tout.                                                                        Le design des set de table etc...très sympa également.IMG_5979.jpgTant mieux pour Popit si ça a fonctionné...merci à Fricotte et Augé pour leur identité...déjà moins pour leurs absences. C'est bien de prêter son nom pour amasser les foules mais il faudrait voir à faire ça correctement...                                                       "Venez déguster les petits plats de Pierre Augé": c'était bien la pub non?...on peut alors s'imaginer qu'il va préparer ses petits tapas en live? dites-moi si je me trompe. "Il n'a pas pu venir, il avait du travail au resto de Béziers" m'a servi le serveur, il était donc prévu...je m'en fous de ne pas lui serrer la main bien qu'il soit très sympa, mais le savoir en cuisine est plus motivant que d'imaginer l'équipe du bistrot préparer ses plats de street-food. On critique assez les grands chefs de leurs absences en cuisine...mais on est quand même pas en train de parler de Ducasse ou Robuchon (avec tout le respect que je lui dois).IMG_5986.jpgEn tout cas, bilan: niveau cuisine c'était franchement du grand "foutage de gueule"...une saucisse engoncée dans une tranche de pain harry's gorgé de beurre? ça donne un hot-dog revisité et renommé "provençal"( il y avait bien quelques légumes, mais dans le beurre on ne sentait plus grand chose) à 7€ (vous voyez mieux le rapport de mon post d'hier...) ça fait chère la motte de beurre non? en tout cas, ça équivaut à 14 hot-dog Ikea, 7 dans les rues de New-York ou une vingtaine à Saint-Petersbourg...oups, c'est vrai que ces derniers ne sont pas "revisités"...ahhh ce terme, il voudrait essayer de tout nous faire gober le malin!                  Pâtes à l'encre de seiche et chipirons, passe encore, il y en a 3 fois plus pour le même prix à Barcelone mais on est place Vendô...rue d'Austerlitz à Toulouse quand même!IMG_5994.jpgMicros burgers dans un super packaging, c'est mignon tout plein, je m'en serais bien fait une pièce montée...(mais plus on réduit la viande hachées plus elle est sèche, see?). Crème brulée au foie gras...je me passerai de commentaires, burp!, oups...pardon.

Heureusement pour les organisateurs, grosse clientèle d'habitués et de "djeuns" plus urbains qu'épicuriens, qui à mon avis se foutaient pas mal de la qualité du truc. C'est dommage, car au lieu de créer un "event" qui marque un peu les esprits, on s'est retrouvé dans une soirée comme il y en a des tonnes, sans Fricote et Cie derrière.

Thanx MlleDidi pour les Photos.

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15 avril 2011 5 15 /04 /avril /2011 08:00

Oui, j'y vais fort dés le départ...divin. Exagéré? je n'en sais rien, mais ce que je sais, c'est qu'après avoir succombé à de divins breuvages, Toulouse a gagné à San Sebastian, alors longue vie aux Eguiazabal!

Pour être plus sérieux, Mickaël Degueurce, le chef de la Royale  (restaurant à Anglet), m'avait conseillé d'aller jeter un oeil, ou plutôt une bouche avisée au Lieu Dit Vin Eguiazabal à Hendaye. L'un de ses anciens compères de brigade y tient les rênes de la cuisine: Vivien Durand qui comme Mickaël, vient de chez le "patron" Alain Ducasse et notamment de son Louis 15 monégasque. Ce sympathique endroit était avant tout une cave créée par la famille Eguiazabal en 1923, puis relancé dans les années 90 par Pierre Eguiazabal, venu étoffer tout ça de milliers de bouteilles (pas des moindres, quand on a été sommelier chez Chapel, qu'on est passé chez Meneau et Cousseau, on est pas un toquard) d'une épicerie fine, et d'un bar à vin. Puis vint le moment de proposer une cuisine en accord avec ses doux breuvages...d'où l'association avec le jeune chef Vivien Durand il y a environ 3 ans. calamars-eguiazabal.JPGJ'y suis allé un dimanche, donc je ne peux évidemment pas vous parler du menu "gastro" proposé autour du vin que vous choisissez, ni du menu en semaine, ni de grand chose en fait. Mais le peu que j'en ai vu a suffi à me donner envie d'y revenir, ce sera chose faite dans quelque temps évidemment.

A la base, nous avions prévu mon beau-frère et moi de n'y faire qu'un saut avant d'aller taper du pintxos à San Sebastian au milieu de supporters avinés et joviaux...résultat: que nenni, on est resté à Hendaye jusqu'à 16h, le temps de choper le train pour Anoeta (stade de San Sé), de se prendre 1 ou 2 bières et de s'asseoir à nos places. Bon, au vu des voitures garées devant, on aurait pu s'attendre à un truc guindé; je ne vais pas vous dire que vous allez pouvoir jeter vos serviettes par terre entre 2 cure-dent mais l'ambiance était franchement détendue, très sympa. eguiazabal-truite.JPGUne carte, devrais-je dire une bible des vins vraiment complète qui va du petit vin de producteur à "pas beaucoup" d'euros jusqu'à la Romanée Conti à plus de 5000€. Pleins de vins au verre tout à fait accessibles, le menu du jour (plus pour nous, on est arrivé trop tard), des tapas et 2-3 plats.

C'est pas tout ça, mais on a faim... ce sera la truite, les chipirons (calamars) et, en fonction de ce qu'il a pu nous faire, la poitrine de porc. Rien à dire, tout était très bon, même le pain visiblement "maison" était à croquer...Quantités parfaites, assaisonnements tout autant, gratin de macaronis en support à la poitrine juste crémé et légèrement gratiné: trop bon, j'adore le gratin de macaronis.poitrine-eguiazabal.JPGPlus de dessert, notre charmante serveuse nous à ramené un gros financier accompagné d'un espuma turon? praliné? je ne sais pas vraiment, c'était simple et très bien; Un bon chef qui fait du simple, c'est simplement bon!

Côté ambiance, un "troubadour" Basque avait sorti la guitare, un groupe de supporters biarrots se prenait en photo, quelques notables déjeunaient à côté, on fumait dehors, on chantait dedans, un sympathique moment d'avant match. Je pense que j'ai tout dit, alors si ça ne suffit pas à vous donner envie d'y faire un saut...flûte! J'attends de voir les autres restaurants à Hendaye...mais quoi qu'il en soit...flûte quoi!

 

Maison Eguiazabal, Lieu dit vin. 3 rue de Béhobie, 64700 Hendaye. 05 59 48 20 10

                                                                             www.eguiazabal.com

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14 avril 2011 4 14 /04 /avril /2011 17:52

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                                                                                        V S

 

 

 

photo.JPG                                                                                           0,5€

 

La photo c'est Ikea...article à suivre...dans pas longtemps

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12 avril 2011 2 12 /04 /avril /2011 05:42

Depuis la publication de cet article, le chef Mickaël Degueurce est parti et tient désormais les cuisines de l'Avant Scéne à Anglet.

Brasserie bar/tabac...pas vraiment le genre d'intitulé qui vous fait fantasmer quand vous cherchez une bonne table un samedi midi. Je ne suis jamais contre un petit blanc au comptoir, mais il fait beau, on est à 500m de la plage et je me retrouve sur une place déserte: Pas franchement folichon...(hormis "Supervie", qui propose de très bons gâteaux basques). Je fais confiance à mon beau-frère dont c'est la cantine, il m'a promis un déjeuner des plus agréables...alors même si pour l'instant je cherche un "restaurant" dans le coin et ne vois rien d'autre qu'un bar-tabac...j'ai confiance et le suis...jusqu'à entrer dans l'antre de l'apéro en question: La Royale.

Un patron intelligent, qui au lieu de succomber à la facilité du pot-au-feu sous vide acheté 2€, revendu 13€ (cf Capital avril 2011) a fait confiance à un jeune chef: Mickaël Degueurce. 29 ans, ancien de la galaxie Ducasse: Spoon, Ostape; puis un petit coup de "Palais" à Biarritz, Grand Hôtel de Saint-Jean-De-Luz; à se demander ce qu'il fait là...du bien, du bon, de l'accessible...du Plus qu'accessible même: voyez ce risotto aux Saint-Jacques, servi dans le menu à 13€ en semaine...(Photo issue de facebook)la-royale-anglet.jpgOn s'en lèche les babines non? Oui vous avez bien compris: 13€ en semaine le midi...voilà ce que peut faire un chef motivé qui trouve des bons plans, des bons fournisseurs, des bon primeurs...un chef qui se bouge, se fait plaisir et nous fait plaisir. Le samedi midi, c'est 25€, il n'y a pas trop de monde, la clientèle "business" de la semaine est en week-end, tout comme moi, je suis là.

Tarte fine à l'ossau-Iraty, thon rouge juste saisi. C'est vif, il y a de la fraîcheur, le petit fond de tarte est parfait, le fromage ne se la joue pas, il est là en comparse et laisse le beau rôle au thon. De beaux morceaux juste snackés, crus à coeur et surmontés d'un beau pardessus d'herbes fraîches, dont la très "modeuse" herbe huître qui fait toujours son effet. J'aime, c'est gourmand, instinctif, vraiment le genre de plat que j'adore.thon rouge mi-cuitComme vous avez pu le comprendre, l'entrée était une tuerie. Maintenant, va falloir assurer le plat mon gars, car mes papilles n'ont pas envie de se mettre en berne; juste de se baigner dans un bon jus, de se napper d'un peu de sauce et de palpiter comme des petites folles.

Pigeon cuit de 2 façons, compressé de pomme de terre à l'olive noire. Visuellement, c'est un peu sombre et entassé mais on comprend tout de suite que l'on va se faire plaisir. L'envie de pousser un peu le volatile pour tâter du jus à coup de quignon de pain doit être réfrénée. Mais pas celle de choper les cuissots entre 2 doigts et de s'en mettre plein les babines...plaisir. Les suprêmes, juste saisis et finis au four sont parfaitement cuits, saignants à coeur; le reste, cuit dans le jus de carcasse, goûtu à souhait. Les pommes de terre fondantes, bien assaisonnées. Vraiment le plat qu'on aimerait partager avec tous les potes tellement c'est plaisir, tu colles un petit vin tannique là-dessus, c'est le paradis. C'est le plat de la converse; le plat des gourmands prêts à en découdre avec la rhétorique, la petite goutte de sauce au coin des lèvres.pigeon en 2 cuissonsDessert facile, léger, de saison: fraises et crème montée à la vanille. J'en demande pas plus, je ne suis jamais un grand fan des desserts "dithyrambiques", et préfère toujours la fraîcheur, la légèreté, ou carrément le régressif (et il y avait un nounours en guimauve au dessus des fraises...ah ah).

Bref une adresse hors-norme, difficilement qualifiable...mais si on mangeait aussi bien dans tous les pmu, bar/tabac, brasseries et restaurants un peu "standing", certains arrêteraient sans doute de casser du sucre sur le dos de notre cuisine. J'avais la chance d'être dans le petit jardin derrière et ils y gagneraient sans doute à l'aménager en véritable terrasse "côté jardin" quand même plus sympa que la terrasse ouverte sur la place. J'y retournerai? avec un beau-frère qui à chaque fois m'envoit les plats du menu à 13€ par mms et maintenant que j'y ai goûté? pour sûr mon ami. Petite précision pour les locaux du BAB (Biarritz-Anglet-Bayonne), le menu change tout le temps, en fonction des pêches, du marché, vous pourrez aussi bien tâter du boeuf bourguignon, des lasagnes ou de la blanquette, qu'un beau risotto, une crème de céleri au roquefort ou un thon rouge mi-cuit, crème d'avocat et vinaigrette au cidre. J'aime.

Brasserie fermée le soir. Menu à 13€ en semaine, 25€ le samedi midi.

 

Brasserie Bar tabac La Royale. 3 place Lamothe. 64600 Anglet. 05 59 52 13 66

Sur Facebook le chef mettait son menu du jour...et devrait continuer...so long...bye!

 

 

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Qui ???

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  • : 150g de recettes, 225g de restaurants, 75g de pensées culinaires, que dis-je,d'envolées lyriques: C'est la gastronomade'n'roll. Shake it & Check this blog Contact: rlafarge@hotmail.fr
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