750 grammes
Tous nos blogs cuisine Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 10:55

Un Toulousain déjà propriétaire de son resto qui participe à l'édition de Top Chef 2013? Difficile pour moi de ne pas aller faire ma fouine là-bas avant la première diffusion lundi prochain. Valentin Néraudeau a déjà fait parler de lui, jeune chef propriétaire d'une affaire, de deux, de trois puis re-de deux, on redescend à une (je crois)... Rarement entendu parler en grand bien du Carré Rouge, j'y aurais déjà tenu salon sinon...toujours se méfier du "gros parleu t'cho feuseu". Remarquez que je n'ai absolument rien contre lui et j'adore Top Chef, mais il suffit de regarder sur le Net; Passé chez les Pourcel, Bernard Bach, Guérard, Daguin, Georges V, il ouvre son premier restaurant à 21 ans... "tout est fait maison" (je me permet d'émettre de sérieux doute sur le pain), "champion de pâtisserie" etccc... ça fait beaucoup pour un seul homme, mais que fait donc le Michelin? Omnivore où es tu? Fooding tu t'endors!st jacques sabayon carré rougeEn tout cas m'y voilà rendu, il est midi trente, pile à l'heure. Le cadre est plutôt sympa, rouge, noir, de la clarté, bien installé. L'accueil n'est pas en reste, on est bien reçu, grand sourire honnête de mise, cela fait plaisir de s'attabler et ce n'est pas rien! Menu du marché à 15 euros, honnête, il porte bien son nom car si l'on sort son museau du resto on aperçoit l'entrée des Carmes et de tous ses bons commerçants à 30 mètres de là.

Coquilles Saint-Jacques riquiqui (normal dans un menu à 15), fondue de poireaux et sabayon omelette. Vous aurez compris que je m'en serais passé, les noix n'étaient pas mauvaises heureusement pour mes toilettes mais petites et trop cuites. Néanmoins le plus gros problème du plat résidait plus dans "l'omelette" sur laquelle elles reposaient, figée, accrochée à la coquille, loupé le sabayon, et bien! C'est une grosse erreur car sur le papier cela fait bien mais rien qu'à l'oeil c'est foiré, il aurait fallu mieux écouté Jean-François Piège...

La pintade arrive plus vaillante, presque conquérante dans son bon jus mais malheureusement accompagnée d'une demi poire "bouillie" confite,  d'un gros morceaux de patate douce et d'une petite patate moins douce. Avec une petite poêlée d'hiver genre panais, pomme de terre, carotte, poireaux, d'un riz gras ou de je ne sais quoi encore on était au top.pintade carré rouge Dommage mais ce n'était quand même pas mauvais. Avec l'entrée nous n'étions pas dans les clous, le plat commençant à marcher droit mais passant au rouge on ne pouvait que trouver un dessert salué du passage au vert, ce fut le cas. Tarte Tatin sans histoire, bien confite, servie tiède avec sa petite crème montée, elle ne sonne pas l'hallali mais résonne pas mal.

J'aurais vraiment aimé m'y régaler vous vous en doutez bien. Quand on voit ce que donne Simon Carlier (ancien Masterchef) au "Solides" ou d'anciens Top chef un peu partout, il faudrait être con pour considérer sans appel que " la gastro TV c'est de la merde!". On peut me dire que ce n'est pas cher, mais à Toulouse aujourd'hui les menus entre 12 et 18 le midi sont courants, et qui irait s'en foutre pour 50 euros par tête le soir s'il a été déçu le midi? Eternel débat que je ne lancerai pas à nouveau aujourd'hui. Top Chef sonnera en tout cas pour le Carré Rouge comme un gros coup de pub, alors il faudra assurer, et mieux qu'aujourd'hui s'il vous plaît! Ah ce sabayon, il va rester celui-là! Je suis peut être tombé un mauvais jour comme dirait l'autre! bye bye et bon appétit.

 

Le Carré Rouge . 6 rue des prêtres . 31 Toulouse . 05 62 88 07 21

 

                                                       lecarrerouge-restaurant.fr

Partager cet article
Repost0
28 janvier 2013 1 28 /01 /janvier /2013 13:29

C'est ainsi que l'on pourrait l'aborder la bête. Une grosse crêpe soufflée, caramélisée, tantôt moelleuse tantôt croustillante, originaire du Rouergue que l'on se taperait sur le pouce, là, maintenant, tout de suite!
Si j'en parle ici ce n'est pas pour vous filer la recette, je n'en ai d'ailleurs aucune idée malgré mes passages réguliers dans le coin de Villefranche. Mais plutôt pour vous parler du resto "Pascade" ouvert récemment à Paris par Alexandre Bourdas, chef du Sa.Qa.Na doublement macaronné de Honfleur.
Départ 9h en gare Matabiau, un expresso dans le gosier, le cerveau embué. Midi, les triangles Sodebo, bagnats La Brioche Dorée et parisiens Paul viennent taquiner les lèvres de mes voisins du "capitol". Je résiste, la caféine est ma meilleure alliée, elle est dégueue, coûte 2€ mais me fait tenir.
Maudite Pascade ouverte toute la journée!
Même si je ne suis pas réglé comme mes pendules de voisins et que mon nez décèle quelques odeurs de fausse mayo, je sens ma langue tendre vers mes lèvres… Je ne dois rien laisser transparaître, regarder la neige en Charente, avoir "30 ans et des poussières" avec Jay M ou me lancer dans le dernier épisode de "How to make it in America", occuper mon esprit.
15h20. Parigot depuis presque une heure.
Providentielle Pascade ouverte toute la journée! pascade-menu.JPGMe voici seul attablé sur l'îlot central du 14 rue Daunou, les souvenirs de midi me font sourire, mon verre de blanc arrive, accueil charmant des salle et cuisine, j'ai faim.
Avec cette neige qui tombe dehors, je suis bien, perché sur mon tabouret dans ce décor moderne tendance boisée. Des petits pains saucisses arrivent, leur sort est vite réglé, cela se mange tout seul ces petites bêtises.
Voilà la belle qui sort des cuisines en souriant, elle est soufflée elle donne envie. Elle fume, de l'agneau confit, du chou pak choï, pomelos, cardamone, sauce et fromage blanc la parent avec beauté, viens là ma petite!
J'ai adoré! addictive la pascade; sur les côtés elle croustille, elle est moelleuse à coeur et répond directement à mes questionnements sur la lourdeur du truc. Je la pensais bourrative, elle est en fait assez équilibrée, un petit côté sucré, rien que d'y repenser je m'en lèche les babines.
Bien qu'Aveyronnaise de Honfleur, ma pascade servie ce jour-là m'a directement mise en tête mon séjour Stambouliote. L'esprit galette avec de l'agneau, des légumes, un bel assaisonnement et du fromage blanc, cela m'est apparu telle une évidence. Un repas complet en 1 Pascade comme un Kebap!
Remettons lui une petite couche et apprécions une liaison parfaite de l'ensemble, un petit côté caramélisé qui rajoute une couche de bonheur, l'agneau fond, le chou croque, je succombe.pascade-agneau.JPGS'en est suivie une petite Pascade originelle huile de truffe, ciboulette comme servie au SaQuaNa partagée au café avec Maître Nono arrivé sur le tard (elle peut remplir tout rôle dans un repas), parfait.
L'esprit mono-concept qui a beaucoup fait parler ne me traumatise pas. Certes c'est un peu cher pour avoir le réflexe jambon/beurre, kebab ou burger mais ce n'est pas la même chose non plus. Un bon plat actuel servi dans un contenant délicieusement comestible.
On monte en prix et on compare avec pizza et autres crêpes mais avez vous déjà vu une crêpe cabillaud, épinard, citron vert, coriandre livèche émulsion coco? ou une Pizza cuisse de poulet rôties aux citrons confits, semoule, carotte, poireaux, olives et pois chiches? pas moi.
Arrêtons là les comparaisons, ce n'est pas donné mais ce n'est pas volé non plus. Le loyer rue Daunou doit faire mal, c'est leur choix mais à part les vins que j'ai quand même trouvé rudes (prix d'un gastro au verre), le tarif des pascades ne m'a pas choqué. 21€ pour ma pascade à l'agneau et celle au cabillaud (premier prix à 16€), 7€ l'originelle et à partir de 9€ en mode dessert. Gros gros bon point pour l'ouverture constante, elle m'a ravi ce jour-là et me ravira encore je pense. Vraiment rien de négatif à l'horizon, et surtout pas l'équipe, au top de la sympathie! La preuve, je n'en suis sorti qu'après 17h, c'est que je m'y sentais bien! ou que je les emmerdais...bon appétit!

Pascade . 14 rue Daunou . Paris II . 01 42 60 11 00

                                                           pascade-alexandre-bourdas.com

Partager cet article
Repost0
19 janvier 2013 6 19 /01 /janvier /2013 11:40

L'un de mes objectifs en cuisine est de trouver la recette de sauce de l'Entrecôte (le restaurant). Je vais redescendre dans l'estime des puristes mais on ne se refait pas.
Je dois reconnaître que mon dernier diner à l'Entrecôte doit bien remonter à 2004, peut être mon souvenir est il faussé? peut être en fais-je tout un "plat"? Mais force est de reconnaître que je garde en bouche le goût de leur sauce et que cela me plaît bien.
Je m'étais déjà posé la question des ingrédients et en avais conclu à un mélange d'anchois, oignons, herbes genre persil estragon et je ne sais quoi encore. Je me suis bien dit qu'il fallait que j'aille refaire l'espion là bas pour affiner et recadrer mon souvenir, mais me taper 50m de queue no way!
Je n'invente rien ici, le condiment anchois est un classique et peut être adapté de plusieurs façons, pour alléger ou non la saveur du poisson et accompagner viandes et autres.boeuf-anchois-2-copie-1.JPGPour l'occasion, j'ai fait fondre quelques filets d'anchois (salés) avec un oignon finement émincé que j'ai mélangé à un bon tas de persil coupé très finement.
C'est d'ailleurs pour cela que je parle de condiment et non de sauce.
Pour le boeuf il faut un bon morceau bien affiné et persillé, assez épais pour mettre en exergue notre qualité de carnassier affamé. Voir avec le boucher, c'est son métier il saura vous conseiller.
Pour la cuisson, je dois dire que je ne m'emmerde pas, poêle à fond et je croûte le morceau 2-3 minutes de chaque côté.
C'est un plat qui appelle évidemment la frite et cette fois je l'ai faite en version allumette, bien sympa!

Partager cet article
Repost0
14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 12:00

Elle est de toutes les saisons la belle! Elle adore les asperges, fond pour des morilles et ne fait pas la bégueule face à une belle truffe. Elle aime aussi la girolle, les pâtes ou une bonne purée mais également tout un tas de légumes. Intéressons nous à ceux-ci dans leur version de saison. Cette idée m'est venu quand aux Carmes, halles où je ne vais que rarement, je me suis retrouvé face à une superbe côte de veau avec le filet à 18euros et quelques le kg. Autant vous dire que je n'ai pas hésité longtemps...un bon primeur là-dessus qui avait tout ce qu'il me fallait et même plus. Les jeux étaient faits. Tout réside dans la juste cuisson de chaque partie du plat, et de la confection d'un bon jus. Pour ce dernier, n'hésitez pas à demander des déchets de veau à votre boucher. Les faire cramer à la cocotte dans un peu d'huile avec un bouquet garni, carottes et oignon, déglacer au vin blanc, réduire à sec et remplir d'eau. Faire réduire encore et encore doucement. Une fois que le liquide a bien diminué, passer au chinois en écrasant bien le tout et refaire réduire jusqu'à l'obtention d'un jus. S'il manque de "consistance", vous pouvez le rendre plus sirupeux avec un peu de farine, de fécule ou de fond de veau. Pour la cuisson de la côte de veau, je la fais bien colorer de chaque côté dans un peu de matière grasse à la poêle avec thym, laurier et une gousse d'ail (10mn par face si elle est bien épaisse) et après elle part au four (préchauffé à 180C) pour un quart d'heure. Il ne reste plus qu'à la laisser se reposer 10 minutes "emballée" dans de l'alu et c'est bon (vous pouvez rajouter le jus de cuisson à votre sauce). veau-legumes-anciens.JPGPour les légumes, j'avais trouvé des racines de persil et du panais avec lesquels j'ai fais une crème (une dizaine de racine de persil pour un beau panais). 20 bonnes minutes au bouillon, on filtre et on réserve le liquide de cuisson. Quand on commence à mixer les légumes, monter la "mousseline" avec de la crème, du lait et un peu de bouillon, petit à petit pour obtenir la consistance voulue. Sel, poivre et on est bon. Oh, des petites carottes fanes, dans une noix de beurre à la sauteuse, bien enrober, un peu d'eau (1cm) et à couvert pendant le temps qu'il faudra pour obtenir la cuisson voulue (15mn c'est pas mal). J'avais acheté quelques ocas du Pérou mais franchement pas terrible l'oca, on peut s'en passer. Concernant les salsifis, leur faire prendre un petit bain après épluchage pour leur enlever le côté glu dégueux, et 20mn à l'eau bouillante coupés en tronçons, finition par un petit enrobage au jus de veau. Pour finir, j'ai tranché finement à la mandoline quelques rondelles de radis greenmeat, si vous avez du red ou de la betterave shioga vous pouvez faire de même. On est pas mal, mais cette recette est évolutive, quelques crosnes en plus pourquoi pas? une tombée de pousses d'épinard? Bref c'est ouvert! bon appétit.

Partager cet article
Repost0
13 janvier 2013 7 13 /01 /janvier /2013 12:46

On est des fous, on est des malades! ah ah pas dingues non plus...Tout commence studieusement, Mc bouc ouvert sur Istanbulfood.com ou Istanbuleat ne sait plus, petit carnet (toujours avoir son petit carnet ça fait appliqué) et guide "Goûtez Istanbul". Tous, je dis bien tous au taquet sur une petite adresse de Beyoglu nommée Antiochia. Femme chef mimi comme il faut, tendance je fais des livres de cuisine, des bocaux et je suis locavore en mode slowfood. Petite soirée à organiser avec Phil et Léa nos potes croisés au hasard des aérogares Stambouliotes, Antiochia tombe à point, m'y voici en avance. L'accueil est charmant mais c'est complet, pas de problème, ici "on peut exceptionnellement installer une table dehors", c'est illégal et si la police passe il faudra lever le camp kebab au bras! Un clope au bec, bière à la main, je surprends la conversation visiblement sympa entre l'accueillant et une table de "gay friendly" bô gosses. "Surprendre" est un bien grand mot car même si mon turc me permet aisément de dire bonjour et merci, il ne m'a pas aidé à piger un demi mot de leur discussion. Toujours est il que 5 minutes après nous étions attablés à côté de nos nouveaux amis Turcs bô gosses, qui en effet occupaient une bonne moitié du resto à 5 et pouvaient donc nous octroyer un petit bout d'angle. Pause dîner. Barbecue à l'intérieur et belles assiettes kebab durum composées mettant un peu le feu à la bouche (comprenez qui t'éclatent le palais) et qui appellent donc en urgence le raki! Heureusement Raki toujours présent, et quand il y a Raki...Et bien tout fout le camp! Antiochia 2Les yeux commencent à sentir la connerie, les voix s'élèvent, ce n'est vraiment pas le moment d'avoir du piment dans l'assiette, concours...Et puis on dit des choses en français aux bô gosses qui nous répondent en Turc, n'est ce pas mesdemoiselles? Rappelez vous les filles, que dans les couples, se sont les mecs les bilingues... Preuve en est que Phil et moi avons parfaitement compris leur proposition de dessert "cadeau"(il ne faut pas toujours accepter les cadeaux). Aubergines? pourquoi pas oui, on est des fous je vous l'ai déjà dit. Des malades! dans le sens propre du terme cette fois, ne vaut mieux pas forcer sur les aubergines "confites"...une horreur. Du vin, du Raki, et tout fout le camp; le monde se lève, s'embrasse, se prend en photo avec la patronne et avec l'un des bô gosses de la table. Et puis il y a d'autres gens, d'où viennent-ils ceux là? Tout Istanbul déboule, le pont de Galata doit se sentir bien seul. On a bien aperçu Daniel Craig en train de dézinguer à tout va du Turc autour d'une mosquée mais 007 n'est pas là ce soir je l'aurais reconnu. La patronne est peut-être la Gordon Ramsay Anatolienne? Et non, en véritable agent, les hommes (c'est à dire Phil et moi) sont sortis. Interrogatoire en règle. L'un de nos voisins de kebab était en fait Murat Boz, véritable Pop Star Turque, d'où les photographes, les photos souvenirs, les vagues de gens arrivant de toutes les rues environnantes. Moi qui ai d'abord cru que le Hummer garé pas loin était pour nous, j'ai bien sûr ensuite envisagé qu'il puisse appartenir à une milice secrète du FSB venu régler son compte à James. Mais point de Bond alentour je l'ai déjà dit. C'était en fait pour notre poto Murat, enfin je vis clair! Pour accompagner votre lecture, je vous propose un petit clip de Murat Boz, à vos écouteurs! (et si vous avez du Raki, n'hésitez pas à vous servir un petit godet)


 

 

 

 

                               
 

Partager cet article
Repost0
10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 10:23

Les fêtes, ah les fêtes. Un vaste programme gastronomique. L'estomac ne crie pas famine mais haro sur la bouffe! Bouchon dans l'oesophage, ça commence à klaxonner grave, donnons lui du bouillon que diable, faut que ça descende... Arrêtons avant les détails scabreux de rigueur et revenons à plus gourmand. Fêtant Noël dans mon fief du nord il était inconcevable que je n'en profite pas pour tirer jusqu'à Paris et ses innombrables auberges de qualité. Je m'étais fixé quelques tables "de fête" tels que celle du Raphaël d'Amandine Chaignot ou du Crillon de Christopher Hache mais me suis vite rendu compte que bon nombre d'adresses s'endormaient paisiblement pendant les agapes annuelles de leur clientèle. Je n'ai pas cherché 110 ans non plus car je sais qu'il y en a un fidèle au poste 364 jours par an, Jean-Louis Nomicos. Le Patron des Tablettes exerce en lieu et place de l'ancienne Table de Joël Robuchon dans le 16. Pratique; sortie Muette et j'te règle ça en 2 3 coups de volant, magnifique créneau avenue Bugeaud, je suis pas loin de chez Philippe Conticini, les pâtisseries "des rêves" pour le dîner du soir feront bel effet! Je voulais faire une petite blague du genre "chez Nomicos pour un grec frites" mais m'en passerai, c'est un peu niais. Bref m'y voilà,  je ne fais pas long feu devant, il pleut comme vache qui pisse et à Paris, c'est pas courant une vache qui pisse! gratin de macaronis truffeJean-Louis Nomicos est tombé dans la marmite assez tôt. Enfant du sud, il commence à Juan-les-Pins chez Ducasse, passe à Monac' un petit bout de temps puis devient chef à La Grande Cascade à Paris. 2 étoiles Michelin chez Lasserre plus tard, le voilà chez lui aux Tablettes, 1 étoiles Michelin en 2012, menu s'il vous plaît! Belle formule "all inclusive" à 58 euros, 3 possibilités à chaque plat et quelques suggestions du jour sacrément pertinentes! Je pensais monter au ciel avec son plat signature pris à la place de l'entrée (moyennant petit supplément, normal) mais il manquait quelque chose. Macaronis, truffe noire, foie gras, parmesan, jus de veau: un appel au léchage de babines, je l'ai fantasmé celui-là je peux vous le dire! Peut-être trop car évidemment ce fut bon, mais manquait l'osmose, peut être trop demandé et donc préparé à l'avance, macaronis trop durs or l'intitulé réclame la perfection tant il transpire la gourmandise. Pas au top ce jour là, dommage! Tout le reste fut d'une précision classique sans failles.raviolis de lièvre Raviolis de lièvre qui te mettent la tête dans l'humus d'hiver à la recherche du terrier de la bête. Le ravioli n'est pas aérien et je l'en remercie, j'aime la consistance, entre 2 feuilles de raviole chinoise c'eût été ridicule. Jus concentré, châtaignes et champis complètent un ensemble sans faille. L'assiette du jour: veau quasi et ris (on avait l'impression d'avoir une très fine pâte à tempura dessus...), artichaut à la truffe, gnocchis, encore une fois tout est dit! C'est parfait, bon gros jus qui a une sacrée tenue, le carignan de chez Boudou colle bien à la trame, je me régale! L'épaule d'agneau confite, citron confit i tutti quanti fut certainement l'une des meilleures qu'il m'ait été donné de manger, endives confites au beurre et orange à tomber mais sacrément roboratives. Desserts suivant la même histoire, en plus exotique et léger, la fin n'en fût que plus plaisante.veau ris de veau gnocchisVoilà une belle adresse gastro-classique, des prix indéniablement attirants à Paris (ils pourraient même l'être ailleur), un service attentif et un sommelier très sympa, passionné et concerné par notre plaisir. Une cuisine épanouie, le chef sait ce qu'il fait, quelques accents du sud, des plats vraiment implantés dans la saison, des bons jus qui balancent pas mal. On n'en parle peu, il ne fait pas d'histoires, pas de "buzz" mais Jean-Louis Nomicos est bien là et nous étions d'ailleurs nombreux ce midi là à table aux Tablettes! Pour plus de précisions, menu à 42, 58, 80, 120 et 145 euros, carte des vins légère mais avec quelques vignerons sympas, premiers prix accessibles.  La messe est dite, je pense que vous pouvez y faire un saut, ciao!

 

Les Tablettes de Jean-Louis Nomicos . 16 av Bugeaud . Paris 16 . 01 56 28 16 16 (service voiturier)

 

                                                 www.lestablettesjeanlouisnomicos.com

Partager cet article
Repost0
4 janvier 2013 5 04 /01 /janvier /2013 11:00

Je vous avez déjà donné la recette remixée de la tatin par ce même pâtissier, voici donc la plus classique, d'une efficacité rare!
Pour 8 personnes il vous faudra:
500g de beurre (on fait dans le sérieux pas dans le light), 500g de sucre semoule, 500g d'eau et 8 grosses pommes Golden (j'insiste sur le "grosse", je l'ai faite à 2 reprise et celle avec des énormes Golden était clairement meilleure). 200g de sucre pour le caramel et environ 200g de pâte feuilletée (évitez la merde et achetez-la chez un pâtissier, elle sera au top).
Commencer par éplucher et virer les pépins des pommes avant de les couper en quatre. Dans une grosse casserole, porter à ébullition l'eau, le beurre et le sucre. Y plonger les pommes pour une vingtaine de minutes. Quand la lame d'un couteau rentre dedans sans résistance, elles sont cuites, on peut alors les sortir à l'aide d'une écumoire.
Pour le caramel, faire cuire petit à petit le sucre semoule à sec dans une casserole jusqu'à ce qu'il prenne une couleur caramel. Verser le tout dans un moule à manquer anti adhésif de 22cm de diamètre et de 4cm de haut, laisser refroidir.tarte-tatin-de-Michalak.JPGPréchauffer le four à 180°c. Etaler la pâte de la forme du plat et la piquer avec une fourchette. La décoller du plan de travail pour qu'elle se rétracte naturellement et la laisser reposer au réfrigérateur.
Dresser les pommes en forme de rosace dans le moule à manquer. Poser le disque de pâte sur les pommes et pincer les bords pour pas qu'elle se rétracte. Enfourner pour 1 heure.
Démouler  sur une grille pour ne pas que le caramel ne foute le camp partout et c'est bon. Vous n'avez plus qu'à la déguster tiède avec un peu de bonne glace vanille ou de crème fraîche bien fraîche!
Christophe Michalak lustre sa tarte de gelée de pomme, je ne l'ai pas fait mais si cela vous taquine, libre à vous!
Vous tenez là une recette parfaite, d'autres font la tatin avec une pâte sucrée, une pâte brisée, moi je l'aime comme ça, na!

Recette issue du livre "Le gâteau de mes rêves" de Christophe Michalak.

Partager cet article
Repost0
2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 18:54

Avant d'attaquer en fanfare cette nouvelle année que je souhaite merveilleuse pour tous, voici une petite rétrospective des moments gourmands ayant marqué mon année 2012.

Fabrice Di Rienzo (La Table d'Auzeville), sa générosité, son cochon de lait et son fabuleux lièvre à la Royale:Fabrice-Di-rienzo.JPG

divers 6281

La régularité et l'efficacité de Jeremy Morin au Metropolitan, qui frôle les influences asiatiques, taquine le terroir, la nouvelle cuisine, et tout cela avec succès.divers 6999

Les magnifiques "veau aux asperges" de Franck Putelat (le Parc à Carcassonne) et de Fabrice Biasolo (Une Auberge en Gascogne à Astaffort)Cote de Veau Le Parc F Putelat

veau morilles 1

Cette superbe truite, pêchée à la "loyale" cet été dans mon fief Auvergnat.divers 4514

Et ces bocaux de Pickles, faits à base de nos propres produits issus du Potager Cantalou.divers 5097

Ce dessert tout en légéreté, minéralité et équilibre chez Keï (Paris).

dessert

Et je finirai sur ce pigeon de Simon Carlier (Solides, Toulouse) fait à l'occasion d'un petit dîner gastro bien sympa.divers 7142

 

Il fallait faire un petit choix, c'est toujours difficile mais c'est le mien aujourd'hui. Que de bons souvenirs, il y en a d'autres évidemment mais je ne peux pas tous les lister, sauf si vous voulez vous coller 5 pages de retro'!

A bientôt pour de nouvelles aventures RodNRollesques, la tatin de Michalak, les Tablettes de JL Nomicos et j'en passe. Merci à tous de me lire, faudra qu'on se fasse un petit gueleton  un de ces jours!!!

Bye bye les amis!

Partager cet article
Repost0
21 décembre 2012 5 21 /12 /décembre /2012 12:00

Nous en étions restés là. Une fin d'été vineuse et gourmande qui se situait entre l'Union et Saint-Cyprien. Entre le Temps des Vendanges et Vinéa. Pas d'oublis évidemment, pas cette fois! Juste une question d'organisation. Une chose prenant la place d'une autre comme par enchantement, j'en étais resté là c'est tout. Et puis je l'ai eu sous la main, elle me taquinait comme une truite sous son rocher, qui glisse entre les doigts, se débat puis fini par se tirer. Mais manque de bol, on finit toujours par se recroiser sous un rocher en aval, et là je peux vous dire qu'elle fait moins la fière!

Avec toutes ces conneries je ne sais même plus où j'en suis...qui s'est tiré? aie! ça voulait pas dire grand chose mais je le laisse quand même. J'aime bien les histoires de truite. Pour revenir au Tire-Bouchon, il se trouve que j'avais la matière à conclure sur les caves à manger depuis un petit bout de temps mais j'ai traîné. Et oui que voulez-vous, tout simplement respectueux de l'adage: il vaut mieux tard que jamais! Pour ne pas changer la ligne de conduite des caves à manger Toulousaines, le Tire-Bouchon est "the" bonne adresse. Gentillesse, conseils, belle cuisine et bonnes quilles, que dire de plus?foies de volaille Peut-être que les foies de volaille au balsamique, lard et jeunes légumes relevaient tout simplement de la tuerie? Que le sauté de veau mijoté des heures m'a renvoyé sans sourciller sur les vieux bancs branlants de la cuisine de ma mère et que la tarte au café sentait bon l'arrière cours gourmande. Un menu déj à prix d'amis parfaitement exécuté par Laurence Lagarde, la femme de Philippe, l'expert en vin. Pour Bruno Verjus, le célèbre auteur de food intelligence, son repas Tire-bouchonesque fut "l'un des meilleurs de l'année pour sa simplicité, la précision et l'incroyable harmonie des saveurs" ça vous va? François Simon et le fooding ne sont pas en reste et le consacre respectivement, que voulez vous que je fasse de plus, si ce n'est confirmer?

Voilà, on a fait le tour, la boucle est bouclée comme dirait l'autre! Conclusion: si l'on veut terriblement bien manger, boire juste sans se prendre des coefs énormes en pleine tronche, c'est dans les caves à manger qu'il faut aller. Ils ont les meilleurs rapports qualité/prix de la ville doublés d'un respect sans faille du produit. Chez Eric Cuestas du Temps des Vendanges vous pourrez acheter le beurre de chez Bordier, charcut de chez l'Ospital et fromage d'un MOF Lyonnais. Chez les Lagarde de bonnes pastas, pâtés, câpres et j'en passe. Le marché est fait tous les jours, les bons produits travaillés avec respect et amour. Vous cherchez l'extrême opposé de ce que vous voyez à la télé quand on vous explique que la plupart des restaurants vous servent de la merde en boîte, je vous le livre ici! sauté de veauConcernant les conseils en vin, profitons d'être au Tire-Bouchon à quelques jours de Noël pour demander quelques avis à Philippe Lagarde. A suivre les yeux fermés pour ne pas avoir mal à la tronche le lendemain! On va commencer par la boisson de fêtes par excellence, le champagne. Là, ce sont ceux que j'ai acheté hier matin: Cédric Bouchard (Roses de Jeanne) et Laherte frères. Des champs de vignerons en biodynamie qui ont du goût et de la tenue. Sur le foie gras, Philippe recommande le Ch Tour blanc, un vin des landes à l'incroyable bouquet de fruits de la passion. Sur des coquillages, un muscadet Landron Fief du Breuil 2010 fera plus que l'affaire. Vous faites du homard? Direction le Chablis de Thomas Pico et finalement, si vous avez décidé de choper une truffe, un Margaux 98 Ch Bel Air Marquis d'Aligre vous laissera dans les clous, "sur les maux de tête, du Bonal..."!

Sur ce, je vous laisse suivre ces précieux conseils et vous souhaite un très bon Noël! Qu'il soit gourmand, bien arrosé, et n'oubliez pas le petit Jésus à mettre dans la crèche!!!

 

Le Tire-Bouchon . Place Dupuy . 31000 TOULOUSE . 05 61 63 49 01

Partager cet article
Repost0
20 décembre 2012 4 20 /12 /décembre /2012 10:45

"Ce riz cuit au lait à la vanille est la recette de ma grand-mère. Je ne pouvais pas ne pas la partager. Ne devrait-elle pas être déclarée d'intérêt public?". Je suis bien d'accord avec vous Bruno Doucet, je vous aide donc dans ce sens!    Concernant les ingrédients, il vous faudra 135g de riz rond (à dessert ou à risotto genre carnaroli qui restera ferme), 65cl de lait, 35cl de crème liquide, 2 gousses de bonne vanille et 100g de sucre en poudre. Dans une casserole à feu moyen, verser le lait et la crème liquide.riz au lait Fendre les gousses de vanille et gratter les graines au dessus de la casserole, puis y jeter les gousses. Incorporer le sucre et le riz. Porter à ébullition, puis baisser à feu doux et laisser cuire de 35 à 40 minutes. Laisser refroidir 20 minutes à température ambiante, puis au moins une heure au réfrigérateur. Pour ceux qui n'auraient jamais tâter du riz au lait maison, attendez vous à un changement par rapport aux "la laitière" et autres "saveurs vanille" qui n'en contiennent pas un grain. La recette fonctionne très bien, le grain reste présent, la vanille est plus que présente en bouche, un régal, merci la Régalade!

Partager cet article
Repost0

Qui ???

  • : Rod n Roll
  • : 150g de recettes, 225g de restaurants, 75g de pensées culinaires, que dis-je,d'envolées lyriques: C'est la gastronomade'n'roll. Shake it & Check this blog Contact: rlafarge@hotmail.fr
  • Contact

Recherche

Pages