750 grammes
Tous nos blogs cuisine Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
18 juin 2013 2 18 /06 /juin /2013 12:21

Parce que nous avions le plaisir d'avoir la photographe culinaire Emilie Gentils à nos côtés le 5 juin dernier au Metropolitan pour le dîner 4 mains, Rod'N'Roll & Jérémy Morin. Cette semaine sera consacrée à de jolies séries illustrant la soirée, pour vous en faire profiter pleinement! Enjoy!

Met-by-Rod-N-Roll-B-Wc_3.jpg

 

Merci encore Emilie!

Pour vous en prendre plein la vue et vous lécher les babines, c'est là: The FoodEye , Facebook

Partager cet article

Repost0
17 juin 2013 1 17 /06 /juin /2013 13:38

Il fait beau et pas encore trop chaud, remarquez que je ne m'en plaindrais pas, on ne peut pas dire que le soleil ai déjà beaucoup joué cette année. Forfait pour 2013, quelques essais mais vite blessé le salopiaud!
ZAC de Périgueux, Marsac sur l'Isle si l'on veut être plus précis. Son Auchan, son Décathlon et ses Mc Do, Quick et Cie, une aire de rêve pour tout consommateur frénétique... Et bien justement, consommateur, c'est à toi que je m'adresse. T'es allé acheter ton PQ, les couches et l'eau chez M'sieur Auchan, comme moi d'ailleurs, mais tu n'as évidemment pas craqué pour les saucisses Herta avec les traits noirs pour le côté barbecue ou le risotto déjà prêt de l'oncle Bens ça j'en suis sûr…
Et bien je t'offre une alternative au menu all inclusive de "La Pataterie" ou de "La Boucherie" en la Brasserie du Château des Reynats (l'autre resto est étoilé Michelin depuis 2012), où tu pourras te régaler pour moins de 20 balles. Soit le Prix de 2 Mc Do si tu t'autorises les nuggets et le Sundae en plus de ton maxi best of!
Pas mal non?
Certes tu ne seras pas accueilli par Ronald ou Monsieur Patate, mais par un monsieur en chair et en os, sympa pour de vrai. Et puis derrière le mur ce ne sera pas des gens comme toi ou moi, qui auraient droit à un CDD de 15H/semaine en plus de leurs études mais un vrai chef, Cyril Haberland, ancien de chez Marx époque Cordeillan Bages, et son équipe.saumon.JPGLa Verrière, on peut même y aller le dimanche, c'est ouvert 7/7, midi et soir, il y a un menu enfant, et les prix sont fixes, 18 ou 22€.
Pour cette somme, on est installé tranquille à l'orée du bois (s'il fait beau évidemment, sinon c'est dans la verrière…), l'apéro se prend au chant des oiseaux, les yeux en l'air, déconnecté, c'est bien.
Le saumon confit sous vide à 39°C est terrible, déjà d'un esthétique fou, il se découpe à la louche avant d'être trempé dans sa crème à l'échalote, parfait.
Si l'on choisi l'exact opposé, le Pâté croûte "Richelieu" et sa vinaigrette au jus de viande, on ressent la même chose… Une belle gelée, une bonne croûte et un bon mix de canard, pas de problème.
On a le même genre de choix dans les plats, un thon rouge, vinaigrette "soja sésame" pour faire dans le léger asiatisant ou une joue de boeuf longuement cuisinée au vin rouge plus gouleyante et tâchante.
Rien de vous empêche pour vraiment taper dans le registre brasserie de vous taper l'Andouillette de la maison Mazière à la moutarde de Meaux, vraiment rien…thon.JPGLes desserts avaient de la cogne eux aussi, j'ai adoré mes gariguettes XXL en provenance directe du superbe marché de Périgueux avec leur sablé cacao et la petite crème, un régal printanier.
Y'a pas à dire, avec La Verrière, on y voit clair! Tout en transparence, pas de mépris, on ne vient pas alimenter une machine à cash tueuse de poulet en batterie ni un fond de pension dédaigneux des pauvres petits consommateurs lambda que nous sommes. Le chef est dans le coin, tout sourire, tu n'es pas là pour le menu dégust accord mets et vin (de toute façon le gastro est fermé le midi) mais il est heureux et ça fait du bien.
Un bel établissement que voilà, j'irai pour sûr tester la cuisine étoilé de Cyril Haberland un soir, elle doit valoir le coup de fourchette!
Et pour ceux qui voudraient y dormir, il y a aussi la possibilité de choisir entre  dormir au château ou à l'annexe (moins onéreuse), représentants de commerce friendly!

La Verrière, au Château des Reynats . 15 avenue des Reynats . 24650 Chancelade. 05 53 03 53 59

                                                                chateau-hotel-perigord.com

Partager cet article

Repost0
10 juin 2013 1 10 /06 /juin /2013 18:42

On ne change pas une équipe qui gagne, Rod et le taxi, troisième! Et cette fois-ci c'est dans un nouveau quartier plutôt orienté business qu'il nous emmène. Encore une fois le jour se tire, il pleut drue et le taco galère. Comme on peut s'en douter, le monde ne s'est pas donné rendez-vous ici, peut être devraient-ils délocaliser le red light district? cela mettrait un peu d'ambiance parce que là…limite glauque:
"Le taxi nous met dehors, rasé de tourner nous voilà abandonné, où sommes nous? il fait sombre. Entre 2 buildings complètement éteints en ce début de soirée, 4 ombres aux sourires carnassiers se dessinent derrière un rideau de pluie…" Wes Craven sort de ce corps!
"Welcome in Bolenius" 'tain il était temps, comme d'habitude il sera plus facile d'en partir que d'en ouvrir la porte!
Autant As et De Kas suivaient une ligne directrice un peu similaire, autant là, cela semble plus gastro tout de suite. Ambiance claire, nette et précise, un brin déco, cuisine ouverte sur meubles designs et cave vitrée, dans l'air du temps.
Là où les similitudes foutaient le camp, les voilà qui reviennent lorsque l'on aborde le sujet "produit", toujours cette volonté du "do it yourself, but organic", ici, les récoltes se font derrière le resto, où comment rentabiliser une friche indus en attente d'immeubles…les malins!DSCN5007.JPGAprès avoir sévi dans quelques établissements étoilés, et au De Kas (voir ici) Luc Kusters a ouvert son Bolenius en 2010 (courageux car le lieu ne devait pas ressembler à grand chose à cette époque…). Vu le nombre d'articles et de "récompenses" on comprend vite qu'il y a un vrai chef derrière le zinc, on va voir ça. En effet, on voit dés les mises en bouche qu'il y a de la technique et une certaine pureté, le style de cuisine en vogue quoi.
Moralité, les premières babioles amenées ne ressemblent pas à grand chose en bouche, certe il y a de la technique, mais on bouffe de l'éponge insipide et un truc croustillant auxquels j'ai largement préféré le "crispy bread" simplement trempé dans une bonne huile d'olive.
La reconstitution du sandwich saucisse de viande fumée/pickles fut par contre terrible, il se présenta comme un "cornetto", avec le pickles sous forme de sorbet, remarquable!DSCN5020.JPGLes langoustines dans leur bouillon avec des herbes, algues, un brin de gingembre et du levain sont sympathiques, d'une juste cuisson, mais il manque un truc qui balance un peu et cela se répétera tout au long du repas, un manque d'assaisonnement global qui empêchera la satisfaction d'être totale. Visiblement cela serait voulu…mais pourtant j'ai eu l'occasion de goûter un bouillon de haricots verts crus chez Martin Berasategui, et croyez moi, il était beaucoup plus abouti que celui dégusté en second plat avec de la lotte, des brocolis et de la bergamote. Comme quoi tu peux être "nature" et abouti gustativement. Encore une fois, dommage, car le plat en lui même avait de la gueule et c'est d'autant plus énervant de prendre une bouchée et de se dire "merdouille, il manque pas grand chose, mais…".DSCN5059.JPGLe meilleur restera encore le plat le plus simple, lorsque la serveuse amena une tablette avec un superbe jambon à l'os maison qu'elle découpa devant nous avant de le laquer/flamber et de le déposer sur de belles asperges recouvertes d'un oeuf frit. Encore une fois, l'ensemble manquait d'assaisonnement, mais rectifié par mes soins, le trio passa tout seul.
Dessert parfait, à base de pistache destructurée, de beurre noisette, vinaigre de cerise et glace au yahourt.
Voilà un restaurant qui se balade dans la mode gastronomique nature/bouillon/destructuration, et qui le ferait d'ailleurs très bien sans ces problèmes d'assaisonnement.
On ne peut qu'admirer, comme chez As et De Kas, ce véritable respect du produit, dans sa saison, auto-cultivé en parti et non malmené par divers produits. Ils ont tout compris, car lorsque l'on produit ce que l'on cuisine, la marge n'est que meilleure...
Peut-être n'était-ce pas son soir, et malgré le fait que la jeune serveuse férue de gastronomie sembla se ranger de mon avis (preuve d'une certaine récurrence?) j'ose espérer que ce n'étaient là qu'un soir "sans"…
Le prochain et dernier post sur Amsterdam sentira bon le hareng et la frite! l'odeur de la rue quoi!

 

Bolenius . George Gershwinlaan 30 . Amsterdam 1082 MT . +31 20 404 4411

 

                                                            www.bolenius-restaurant.nl

Partager cet article

Repost0
3 juin 2013 1 03 /06 /juin /2013 10:18

Un petit conseil qui ne doit pas décourager par ailleurs. Regarder sur un plan l'emplacement d'un restaurant avant de le réserver peut être intelligent… Evidemment je n'en fais rien mais ce n'est pas pour autant qu'il faut faire de même. Vraiment pas envie de me faire insulter pour mes conseils... d'un autre côté, si considération kilométrique il y avait eu, je n'aurais jamais mis les pieds chez As.
Après De Kas dans son parc excentré, là, cela taquine carrément le taxi driver. "Qu'est ce que vous allez faire par ici? il n'y a rien". Mais si, défaitiste le gars, et puis une rue…une autre, entre immeubles récents et friche indus je commence moi-même à douter alors que le ciel s'assombrit.
Le soleil tire sa révérence lorsque le taxi man commence à s'embarquer dans une voie sans issue, de quoi s'imaginer le pire... Mais nous sommes quatre contre un!entree-AS.JPG J'avais compris "resto" dans une ancienne chapelle mais il fallait plutôt y voir une chapelle en béton armé des 80's; nous y voilà, des grilles, une cour en terre battue avec de grandes tables en bois et une allée aux flambeaux qui donne sur l'enseigne pétarde, "Restaurant As", ouf!
Grande salle en forme d'étoile avec des petites alcôves un peu partout, cuisine à moitié sous tente, marrant.
Accueil nature et très sympa, une petite assiette de coppa maison, pickles et marinade, radis du potager est amenée. Du bon pain et une huile d'olive à tomber, la conversation va bon train et le serveur passe: "j'ai mis la bouteille de blanc commandée au frais, en attendant j'en avais ouverte une pour servir au verre, je vous l'offre…", ok le ton est donné, les pigeons resteront place du Dam, let's go!
Même concept qu'au restaurant De Kas, les entrées, mais en fait ici les plats aussi, seront à partager par la tablée.asperges.JPG Fritto misto sur quelques poivrons marinés à tomber, frais et croustillants, la plâtrée est enfilée en moins de temps qu'il ne faut pour l'écrire… Bruschettas de légumes printaniers et ricotta maison telles qu'on peut s'y attendre, généreuses, gourmandes et évidemment d'une parfaite fraîcheur.
Petites asperges néerlandaises au beurre noisette, noisettes et saucisses maison littéralement parfaites! Un bel accord dans sa vision "gentleman farmer", bien en osmose avec la ligne directrice des lieux.
Voici les plats... du bar avec des couteaux, lentilles et déclinaisons de betterave, un petit jus terrible et c'est délicieux, la mer devient terrienne, herbivore, et se fond à merveille en bouche, c'est vraiment très bon. Bar.JPGLe poulet rôti, premières truffes d'été avec ses échalotes, son chou et son bon jus n'est pas en reste; croyez moi, celui-là n'a pas connu la batterie et a été aimé, choyé, cela se ressent au palais, parfait, encore une fois remarquable!
Dessert toujours raccord avec l'histoire des lieux, saisonnalité et respect des goûts en première ligne, fraises, rhubarbe en crumble et glace à base de fleurs du jardin…ça roule encore une fois parfaitement!
Rien à redire sur cette soirée dans un lieu un peu hors du monde, les vins, natures évidemment furent au top comme tout le reste. Vraiment un bon moment que je conseille vivement à tout le monde de partager à l'occasion d'un prochain séjour à Amsterdam. Un exemple à suivre tant leur respect des produits, des saisons et de la qualité est abouti. poulet.JPGPendant un temps, ils élevaient même leurs propres cochons et une fois l'an, lors de l'abattage, avait lieu une grande "fête du cochon au resto, l'occasion pour 8 chefs Hollandais de pouvoir s'exprimer autour d'un goret! C'est pas beau ça? Bon, la mairie de Dam a fini par s'en mêler et la belle histoire a pris fin…
J'avoue que le trip un peu mystique "petite maison dans la prairie" m'a bien plu et que je regrette que ce genre de restaurant n'existe pas ici. La restauration reste beaucoup plus tradi chez nous, là où à l'étranger ils osent et sont moins ancrés dans leur tradition bistrot, resto, gastro.
Moins d'histoire culinaire et plus de spontanéité donne de belles choses, à voir si les Français accepteraient d'être bousculés et d'aller dîner dans une friche industrielle de banlieue…pas sûr…

 

As restaurant . Prinses Irenestraat 19 (Beatrix park). 1077 WT Amsterdam . +31 20 644 0100

 

                                                                www.restaurantas.nl

Partager cet article

Repost0
24 mai 2013 5 24 /05 /mai /2013 08:35

 

 

 

Invit-MET-blog

 

 

Venez Nombreux!!! Et encore merci à Mam'zelle Diane pour ce joli visuel

Partager cet article

Repost0
23 mai 2013 4 23 /05 /mai /2013 11:30

C'est ça, quand on se retrouve aux halles de Pau face à tous ces merveilleux petits légumes, les idées fusent (bonnes ou moins bonnes).
Une mémé qui vend ses oeufs frais, un producteur d'asperges blanches des landes et pleins de petits navets, carottes ou cébettes qui me font de l'oeil, ça y est, je deviens fou!
Bref j'ai fait ce petit plat et s'il vous tente, voilà ce qu'il vous faudra:
1 oeuf fermier par personne, des asperges blanches ni trop grosses ni trop petites (3 par personnes), du quinoa, des petits légumes nouveaux (navets, carottes, oignons, radis etc…), de la pancetta Bellota ou a défaut un bon lard paysan en très fines tranches, du mascarpone, un peu de parmesan, du jus de veau, un peu de persil, du beurre et nos potes sel et poivre.
Commencer par faire cuire les asperges épluchées à l'eau jusqu'à ce qu'elles soient cuites mais encore fermes. Couper à 2-3 cm de la tête et tailler les queues en tous petits dés. Les faire revenir dans une noix de beurre dans une casserole, mettre un peu de jus de veau, puis lier avec le mascarpone et le parmesan pour rendre les asperges crémeuses comme un risotto. Réserver sur feu très doux en remuant de temps en temps.quinoa--oeuf-poche.JPGCuire le quinoa à l'eau bouillante le temps indiqué puis le passer. Y mettre une noisette de beurre, un peu de persil ciselé finement, sel, poivre et réserver (réchauffer au dernier moment).Eplucher carottes et navet en gardant un peu de "vert" puis les cuire à l'eau mais bien surveiller qu'ils restent croquants.
Faire glacer ces mêmes légumes avec une noisette de beurre, du thym, romarin et laurier, rectifier l'assaisonnement.
Pour les oeufs pochés, il faut avoir des oeufs bien frais puis les casser dans des petits ramequins avant de les verser dans de l'eau frémissante vinaigrée en même temps que l'on fait un petit tourbillon avec une spatule. Laisser coaguler le blanc autour du jaune 3-4 minutes puis les plonger tout de suite dans l'eau froide pour garder le jaune coulant.
En parallèle, il faudra faire rôtir les têtes d'asperges enroulées dans les fines tranches de pancetta à la poêle. Je profite de la même poêle pour faire "brûler" les cébettes crues dans le gras de pancetta.
Une fois que tout est prêt, disposer un fin tapis de persillade de quinoa puis faire un petit dôme de "risotto" d'asperges sur lequel il faudra poser l'oeuf mollet. Disposer les légumes cuits, un peu de radis noir (ou du petit c'est bien aussi) mandoliné fin, les têtes d'asperges rôties et les cébettes, on est prêt.
Ce n'est pas très compliqué mais il faut bien s'organiser car il y a plusieurs choses à cuire séparément…à vous de jouer!

Partager cet article

Repost0
21 mai 2013 2 21 /05 /mai /2013 17:29

Red Light District, 6pm: "Oh mais dis donc, que fait cette jolie jeune fille à peine couverte dans une vitrine? Celle-là à un sacré paquet, un détail anatomique que je ne connaissais pas, bizarre… Et cette odeur de plantes qui sort du "magasin de café" voisin, sympathique dis donc!"
Une petite kriek ou deux plus tard, gelés, nous nous sentions de commencer à bouger vers Frankendael Park, non sans la petite question de rigueur, "où est ce que tu es allé le chercher, ce resto à petaouchnok?!", dans mes rêves évidemment!
Un resto qui a sa propre serre pour les produits méditerranéens et ses champs à 10 bornes d'Amsterdam, je dois dire que ça m'a pas mal taquiné. Et puis en tacos ce n'est pas si loin. Voyons les avantages, une petite course de rien du tout suffit à se rendre compte de la schizophrénie du climat de Dam. Tu montes, il fait grand beau. Tu roules, les arbres commencent à trembler, les boeufs perdent leurs cornes et les nuages arrivent à grands pas. Ils annoncent la pluie et elle arrive, je l'aperçois à peine que me voilà déjà trempé, je suis arrivé!DSCN4632.JPGUn énorme canard mutant s'occupe de l'accueil du parc (un vrai hein, genre colvert multicolor de 10kg) et une cigogne s'envole comme pour mieux signaler l'entrée du restaurant De Kas.
Il n'est que 19h30, largement le temps d'aller se balader dans un supermarché voisin et de contempler les merveilles qu'il renferme... puis de se faire une pinte d'Heineken extra cold. Une petite assiette de gouda, pickles et sorte de tartare de saucisson pour ouvrir l'appétit, on n'est pas mal mais il est temps de tomber la capuche, bonsoir!
Cadre très sympa, grande salle sous verrière, suspensions et tuyaux industriels, cuisine ouverte à 2 pas de la table, "attention les gars on vous surveille".
Menu unique à 49€, les entrées à se partager, un plat et un dessert.caille.JPG Évidemment, étant dans un temple de l'organic Hollandais, ça balance du légume à toutes les sauces. La caille, céréales, radis herbes et fleurs est plutôt sympa,  il y a du goût, une cuisson juste, pas mal du tout.
Ca se gâche un peu avec les asperges au safran, pas de problème de qualité mais la salade de patates aux câpres en accompagnement manque de piquant. Assaisonnement trop léger, quitte à jouer la câpre autant y aller à fond car là, elle se retrouve un peu noyée et n'envoie pas la "sauce" nécessaire à rendre le plat intéressant.
La troisième entrée manquait aussi de mordant et était sacrément chiante à partager.
Plat on ne peut plus simple, un morceau de saumon très bien cuit, des lentilles et du pourpier, c'est bon certes mais guère passionnant. ris-au-lait--glace-vanille--rhubarbe-et-smacks.JPGBeau rebondissement sur un dessert en contraste, glace vanille parfaite, un fond de riz au lait, de la rhubarbe et des petits trucs croquants rappelants les smacks de mon enfance, au top.
Un dîner assez inégal en fait, ou un élément en rattrape un autre. Le mousseux issus de raisins allemand vinifié en Hollande en apéro dont on aurait mieux fait de se passer fut vite oublié à la première bouteille de pinot noir nature Allemand ouverte.
Pareil en cuisine, un plat en rattrape un autre mais globalement cela manque d'assaisonnement, de peps, et malgré le concept de partage qui devrait aller de pair avec une certaine gourmandise, cette dernière manque cruellement.
Un moment sympa cela dit, l'équipe tient la route, le lieu est top, mais dans le style "nature", "on fait tout nous même" j'ai quand même préféré le restaurant As… Vous verrez bien!

 

De Kas . Kamerlingh Onneslaan 3 (Frankandael Park) . Amsterdam . +31 20 462 4562

 

                                                            www.restaurantdekas.nl

Partager cet article

Repost0
14 mai 2013 2 14 /05 /mai /2013 12:15

Généralement, on se plaît à critiquer les candidats des émissions de culino-réalité. Il suffit de voir ce que Naoëlle prend dans la tête depuis sa victoire sur M6 pour voir que c'est jeu aisé que de se défouler derrière son clavier…
Joris, c'était le grand blond doué et très organisé, d'où son surnom: Cuisinator. Encore second chez les Pourcel à Montpellier lors du début du tournage de Top Chef, il était déjà entendu qu'il passerait dés novembre Chef Executif du Bridges et des cuisines en général du Sofitel Legend The Grand d'Amsterdam. Beau poste n'est-il pas? En tout cas, cela nous porte bien loin du principe consistant à croire qu'une émission peut créer un chef de toute pièce.DSCN4717.JPGQuant à moi, mon dernier souvenir de top chef français fut le sandwich au gouda gracieusement offert par KLM. Et oui, Amsterdam me voilà! oh belle capitale des moulins, du gouda et de bien d'autres choses...
Premier réveil et déjà fatigué de la marche de la veille. Les queues interminables ayant eu raison assez vite de ma passion sans faille pour l'art Flamand, revenir à mon intérêt premier me semblait plus juste et je dois avouer qu'à 11h30, j'étais comme par hasard en train de siroter un petit kawa en bord d'eau à 100m du Bridges…Incorrigible.
Sacré navire que Joris doit gouverner là; En plein centre d'Amsterdam, The Grand en impose et dés la porte du Bridges franchie, on sait que l'on n'est pas dans un bar à croquettes.
Accueil charmant, salle agréable, claire et colorée. Jamiroquaï fume son clope dans la cour, je laisse mon pardessus à la demoiselle et m'étire.langoustine.JPGUn bon verre de Chardonnay d'Argentine vient rafraîchir mon gosier de touriste marcheur. Enfin bien installé, les pieds reposés, le bonheur de feuilleter la carte annonçant les mets à venir est total.
Les mises en bouches sont là, du bon pain, de l'huile d'olive, une lampée de Chardonnay et la serviette est sur la cuisse, prêt!
Ça commence au taquet par le genre de plat sans fautes qui te fait craindre la suite: "ça pourra jamais être aussi bien…". Langoustines sublimes! snackée et translucide à l'intérieur pour l'une, crue pour l'autre, tout est en osmose, le quinoa sauvage rôti au balsamique apporte le croustillant, l'oyster leave (feuille au goût d'huître) le côté marin, iodé.
Vraiment un magnifique plat où le cuit rencontre le cru, les oeufs de truite claquent, la crème de curry vert fait la liaison, le radis croque et je craque!homard-copie-1.JPGQue dire de la truffe, jaune d'oeuf dans du pain brun hollandais, mousse de topinambour et sprats fumés recouverts d'un dôme de champignons de Paris mandolinés? Que c'est une tuerie encore une fois, les saveurs explosent en bouche, l'osmose se fait, remarquable.
Certaines alliance peuvent de prime abord faire peur, mais pourtant la purée d'abricot et carottes alliée à la royale de foie gras, une petite sauce au vin jaune là-dessus, quelques légumes primeurs, des morilles et un magnifique homard de Noordzee cuit avec de l'huile de crustacés à la plancha fut redoutable. J'ai piqué une fourchette à ma femme et bam! j'en ai pris plein la bouche, le sucré est léger, le salé juste dosé et encore une fois c'est remarquable, un plat superbe.
On en est là, mon plat arrive mais je suis déjà en train de me demander si ce n'est pas le menu le plus abouti dégusté ces derniers mois. Les saveurs sont très intéressantes mais au delà d'un questionnement , c'est tout simplement bon et gourmand en plus d'être fin et joli, une addition parfaite.bar.JPGBelle cuisson de mon bar frit sur la peau, petite gourmandise de pommes de terre et leurs chapeaux de Remkerkaas (fromage hollandais), crispy moutarde au miel et thym, sauce aux huîtres de Waddenzee et orties, encore une fois tout roule comme sur la 66, sans obstacle, pas besoin de tourner la tête, tout est là c'est tout droit!
Les desserts suivent le chemin déjà tracé par notre Top Chef, le millefeuille avec pommes et aneth taquine d'abord le palais puis le fait fondre, comme la couronne passion et sorbet coco, au Top!passion.JPGEt oui, bravo Joris, ma dernière claque culinaire je me la serais prise à Amsterdam, je n'aurais pas parié dessus et pourtant…
D'abord pas prévu, j'ai craqué, trouvant ça con d'être à Amsterdam et de ne pas passer par le Bridges, j'ai tenté le coup à midi et bingo!
Concernant les tarifs, ce n'est pas compliqué, tout est à 19€ sur la carte, le compte est vite fait et croyez-moi ça vaut le coup (menu dégust à 89€).
Si vous n'avez qu'un gastro à faire à Amsterdam, il est là, vous ne prendrez pas la douille d'un &Samhoud place, ce sera moins gastro mondialisé qu'un Bord'Eau, bref ce sera parfait et avec un peu de chance vous pourrez féliciter le chef, il est très sympa!
Kompliment & Tot binnenkort Joris!!!

Et vous, chers lecteurs, à bientôt pour d'autres adresses gourmandes Néerlandaises!



Bridges Restaurant . Oudezijds Voorburgwal 197 . 1012 EX Amsterdam. +31 20 555 3560

                                                         www.bridgesrestaurant.nl


Partager cet article

Repost0
8 mai 2013 3 08 /05 /mai /2013 16:43

Aujourd'hui je ne tape pas dans le léger léger mais plutôt dans le confort, le rassurant.
Un déjeuner de jour férié où l'on peut traîner à table, le plat appelle une bonne boutanche de rouge, qui en appelle une autre et ainsi de suite… La discute prend de l'ampleur, ça braille et ça gesticule, plus envie de quitter la table? normal.
Revenons à nos moutons et à ce petit poulaga.
Pour les quantités c'est facile, il faut: Un suprême de poulet fermier (avec peau et pilon) et 4-5 petits champis de Paris par tête. Des long macaronis (Zita de De Cecco), un peu de fond de volaille, de la bonne crème fraîche, un peu de muscade, parmesan ou emmenthal ou ce que vous voulez, sel, poivre.
On va commencer par le gratin de macaronis. Etaler les pâtes à plat pour gérer la quantité en fonction du nombre de convives, puis les faire cuire "al dente" à l'eau bouillante salée. Une fois égouttées, les aligner les unes contre les autres sur un tapis de cuisson (ou sur du papier alimentaire) et les réserver. Grâce à l'amidon, elles vont se coller entre elles en refroidissant.
Nettoyer brièvement les champis puis les faire revenir dans une noix de beurre, couverts, à la sauteuse sur feu moyen en remuant (une vingtaine de minutes). Ils vont rendre leurs eaux et colorer tranquillement. Les réserver.supreme-de-volaille-gratin-de-mac.JPGPour les suprêmes, saler et poivrer, puis les faire colorer côté peau dans une belle noix de beurre sur feu moyen/fort. Une fois que l'on a une belle coloration, les retourner 5 minutes en arrosant de jus de cuisson, puis poursuivre au four 5mn à 180°c (vous pouvez aussi tout faire à la poêle mais ce sera un peu plus sec).
Saler et poivrer le tapis de macaronis, crémer, râper un peu de muscade et recouvrir de fromage râpé, passer sous le grill du four jusqu'à ce qu'il donne bien envie. Si vous commencez à baver, c'est que le gratin est prêt.
Pendant ce temps-là, enlever la graisse de la poêle du poulet, mettre un verre d'eau et gratter les sucs de cuisson sur feu vif, rajouter un peu de fond de volaille et lorsque le jus devient sirupeux, que les arômes sont bien concentrés, mettre de la crème, bien remuer, goûter et rectifier l'assaisonnement, ajouter les champis.
Il ne reste plus qu'à dresser.
Tailler le gratin de macaronis à l'emporte-pièce ou au couteau suivant la façon dont vous voulez le présenter, un petit suprême de poulet, de la crème et c'est bon, il n'y plus qu'à refaire le niveau vino…
Bonne appétit les gourmand(es)!!! Et à la semaine prochaine, je me tire à Amsterdam demain, bye bye!

Partager cet article

Repost0
6 mai 2013 1 06 /05 /mai /2013 11:57

Il était temps.
Si vous aussi vous en avez marre d'être pris pour un gogo, de payer quelques accras basiques presque 20 balles alors qu'au marché de l'Union on vous en file une barquette pleine pour 5€, et faits devant vous SVP; un tourteau 29€, no way!
Si vous aussi, raquer un repas dans un endroit qui vous cuit juste du poiscaille, aussi cher que dans un 2 mac Michelin vous paraît anormal?
Et bien maintenant à 20m, une alternative s'offre à vous en Le Comptoir du Vin.
Ici on boit juste et c'est déjà bien, une coupe de Drappier brut nature, un verre de Morgon de chez Lapierre ou un mâcon village de chez Valette n'attendent qu'à être dégustés.DSCN4559.JPGPour cela, on pose un cadre très sympa avec ce grand zinc en U au milieu et ces tables hautes un peu partout, tabourets de rigueur, et on s'assoit.

Ah, quelle bonne idée que 9 potes aient aidé un des leurs à ouvrir ce spot rue du pont Guilheméry! Avec Yves Camdeborde dans le lot, on se doute que si conseil il y a, il sera avisé mais déjà, Emmanuel Marinoni, le tenancier, a pour lui l'accueil dans le sang et un sourire non forcé aux lèvres au naturel.
En cuisine on retrouve Benoît Jurado, ancien second de l'Air de Famille place Victor Hugo, également passé par le Vivier (étoilé à l'Isle-sur-la-Sorgue).
Il dispense une cuisine pour l'instant encore proche de celle de Georges Camuzet, en tout cas dans ses cuissons et ses consistances, mais l'avenir lui appartient, le temps de prendre ses marques ainsi que ses aises, et ça roulera tout seul.DSCN4562.JPGPas d'embardées cela-dit, piquillos farcis de brandade parfaits, risotto aux chipirons et jambon croustillant efficace avec un bon jus de viande et une liaison plus nappante que coulante, on sait ce que je pense des risottos trop consistants mais il faut reconnaître que c'était bien gourmand tout de même. Panacotta aux fruits rouges tremblotante et vanillée, on ne lui en demandait pas plus, nickel.
Le Domaine Vieille Julienne (côtes du Rhône) accompagnera très bien tout ça, rien à dire, un bon moment. Menu à 19€ et boutanche à 25, pas volé, le soir on fonctionne en mode tapas et grand écran, pour les fans de soir de match, voilà une alternative sympa à l'alliance bière/chips.
Je crois que vous n'avez plus qu'à y faire un saut non?

Le Comptoir du Vin. 20 rue du pont Guilhemery . 31500 Toulouse . 05 61 27 94 34

Partager cet article

Repost0

Qui ???

  • : Rod n Roll
  • : 150g de recettes, 225g de restaurants, 75g de pensées culinaires, que dis-je,d'envolées lyriques: C'est la gastronomade'n'roll. Shake it & Check this blog Contact: rlafarge@hotmail.fr
  • Contact

Recherche

Pages