750 grammes
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12 décembre 2013 4 12 /12 /décembre /2013 19:28

Midi aux Carmes, déambulations "Hallesques" désabusées. Plus de 30€ le kilo de crosnes, 20€ le kilos de trompettes, à ce tarif, ça vaut limite le coup de faire une razzia au marché de Figeac à 6€ le kilos et de se poser là devant pour les revendre… quant à passer quelques heures dans les bois… marge à rendre jaloux Ronald.
Heureusement, je n'étais pas là pour me faire rincer mais pour manger un bout, et malheureusement, pour ce qui est de la ripaille, la rue des Filatiers n'a jamais était la panacée.
Evitons l'écueil du Classico repris il n'y a pas si longtemps par l'équipe de la Compagnie Française, le bistrot des Carmes et ses plats douteux (la parillade me fait toujours un peu peur) ou tout autre magret et consorts version persillade. Remarque c'est déjà bien, ils ont compris qu'il fallait maquiller la vulgarité.
Penser que je vais déjeuner au hasard serait mal me connaître, à l'étranger, c'est déjà rare mais dans ma ville? Carrément impensable!
Si je me trouvais là, c'est simplement qu'un couple de jeunes fort sympathique à ouvert son resto en face du Classico il y a une dizaine de jours, Monsieur Marius.DSCN5730.JPGLui est aux fourneaux, c'est Nicolas Brousse, passé entre autres chez Michel Sarran (2* Toulouse) et Franck Putelat (2* Carcassonne), puis il y a Elle, et c'est Margaux Ventresque, pâtissière (si le Paris-Toulouse de ce midi était son oeuvre, je peux vous dire qu'elle envoie) et patronne toute mignonne de la salle.
Un menu le midi à 20€ (entrée/plat/dessert sinon moins cher), un autre le soir à 31€, des suggestions telles que le croque-monsieur à la truffe ou le pigeon jus truffé, c'est le début de la saison du champignon magique et ici on l'honore (elle sera d'ailleurs présente dans tous les plats du beau menu de la nouvelle année à 60€).
Vous aurez compris que l'on est loin du foutage de jeule mais encore faut-il que ce soit bon.
Et…. bien oui, ça l'est!
Passé le gros plaisir furtif et frustrant que je me suis accordé en plus du menu (le croque-truffe en appellerait bien un autre et…un autre…et), je me suis vraiment régalé d'un oeuf basse température, émulsion maïs, pop corn.
Du bonheur qui s'évanouit en bouche et passe en douceur, un petit croc de pop corn et un délicieux goût légèrement fumé (poitrine) firent de cette entrée une belle histoire.
Je me léchais les babines à la lecture du plat, je plantais limite les crocs dans la table et imaginais Roger Rabbit, lapine en vue. J'imaginais un boeuf bien cuit, une belle liaison juteuse avec l'olive et une macaronade dont la crème s'accouple au jus, dont le croustillant pénétre le moelleux avant de me substenter, les yeux au ciel!
Petit problème du fantasme, tu peux être déçu.
Et là, jolis préliminaires, mais la macaronade aurait nécessité une poêlée minute juste gratinée vite fait à la salamandre plus qu'un gros gratin moins suave bien que pas mauvais en soit.DSCN5736.JPGPour le "happy end", je ne suis pas trop dessert et ce n'est pas sans une pensée pour ma femme dont c'est la douceur préférée que j'ai quand même tapé dans le Paris-Toulouse (Paris-Brest vous l'aurez compris).
Et bien m'en a pris, une véritable tuerie, pâte parfaite, crème légère comme tout, un grand classique magnifiquement réalisé!
La rue des Filatiers tient là Son adresse, et à 20€ ou 30€, cela reste quand même accessible au plus grand nombre. J'ai bien sûr lorgner le menu du soir mais je vous laisserai le découvrir par vous-même car je n'ai pas envie que vous regardiez avec tristesse ce qu'il y a pour la popote du diner.
Un effort reste selon moi à faire sur la carte des vins, une belle cuisine mérite de bons petits jus.
Mais ne leur mettons pas trop la pression, je pense qu'ils n'ont pas besoin de nous pour ça et leur "bébé" roule déjà bien, So long...

 

Monsieur Marius . 40 rue des Filatiers . 31000 Toulouse . 05 61 25 07 07

 

                                                              Monsieur Marius sur Facebook

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9 décembre 2013 1 09 /12 /décembre /2013 19:10

Il y a eu quelques sorties intéressantes récemment niveau livres de cuisine.
JF Piège, C.Aribert, J.Sulpice ou encore J.Marcon, puis celui des copains (comme cochons) Etchebest et Ospital.
Moins compliqué que les autres (que j'adore par ailleurs, je ferai un petit post) et entièrement consacré à notre animal chéri à nous gastronomes, je ne pouvais pas passer à côté.
Une préface d'Yves Camdeborde évidemment, des portraits d'Eric Ospital et Christian Etchebest, un historique très intéressant; Par exemple, saviez-vous, que le cochon entre le XIII et le XVII siècle pouvait être emprisonné, jugé, condamné puis exécuté en tenue d'homme quand il avait commis un crime? drôle non?
On y parle aussi d'élevage, d'anatomie et évidemment de recettes de la patte au groin!photo.JPGIl y a de la terrine, de queue ou de tête, du groin, du confit, de l'axoa (plat tradi basque), bref de quoi donner envie de s'attabler avec les potes autour d'une bonne joue de cochon avec les quilles qui vont bien!
J'aime cette ambiance bien rendue dans le bouquin, ces hommes de passion qui ont le goût des bonnes choses! Le produit pour le produit! Vous verriez le Jambon blanc d'Ospital, à pleurer… Je parle pas du reste et de tous ses Jambons crus disséminés dans les meilleurs cantines bistrotières de la capitale dont celle Du Troquet de Christian Etchebest.
A l'époque où j'y suis allé, il n'en avait qu'une dans le 15éme et ça sentait bon le repère des potos, on avait discuté un peu du pays (à l'époque j'habitais encore Pau et la veille je surfais aux Cavaliers à Anglet) puis étaient arrivés le sommelier de chez Dutournier et cie… la mafia gourmande du sud ouest!tout-est-bon-dans-le-goret.JPGDans " Tout est bon dans le cochon" c'est ce dernier qui s'occupe en toute logique d'une partie recette qui file les crocs dès la première page tournée.
Le week-end dernier j'avais envie de joue de porc, et voulait les faire tranquilou avec des lentilles blondes de Saint-Flour.
Je me suis lancé, pépère comme d'habitude sur la cuisson de mes joues, puis suis allé ouvrir mon bouquin rose et marron. Et là, je check la recette des joues et lentilles et me rends compte qu'il sert ces dernières en salade tiède, vinaigrette, avec laquelle viendra se mêler le bon jus de la joue…
Ni une ni deux, j'ai servi mes lentilles tièdes assaisonnées, hummm, une tuerie avec le jus de porc réduit et la joue bien confite par une cuisson prolongée!!!
Bref, faites comme moi, achetez-le maintenant ou pour faire un joli cadeau à Noyel, vous ne serez pas déçu!!!




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2 décembre 2013 1 02 /12 /décembre /2013 18:12

Je n'en avais pas spécialement reparlé depuis l'ouverture en 2011, à part sur les médias sociaux. Mais l'occasion fait le larron comme dirait l'autre!
Et grosse nouveauté maintenant, en voisin du restaurant on trouve une boulangerie et pas n'importe laquelle.
Farine bio, beau levain, four à bois qui dépote et transparence totale puisqu'en faisant la queue, on peut admirer le boulanger à l'ouvrage, les miches gonfler, la farine voler, le pain croustiller!
Je ne fais pas trop dans la boulange d'ordinaire, même si le pain est un composant essentiel de la besace d'un gastronome patenté.
En fait c'est M6 hier soir qui m'y a décidé avec son sujet sur la boulangerie dans l'émission Capital.
Du pain précuit, des viennoiseries surgelées, de la franchise à tout va destructrice d'artisans, bref, de la belle merde!
Je me suis toujours demandé ce qui poussait beaucoup de gens à franchir les portes d'un hyper à l'ouverture pour aller chercher le journal et la baguette sous blister.
Le prix? ça c'est la réponse à la con sauf si t'as planté ta tente sur le parking sans que les gros bras de la sécu t'aient viré dans la minute.DSCN5723.JPGOn va pas pousser plus loin la question de l'aberration, mais en tout cas moi, j'ai bien envie que mes enfants puissent aller chercher aux leurs du vrai pain plein, croustillant, qui se conserve, qui sent bon, des croissants faits avec passion par un gars levé bien avant l'aube!
Et c'est pour ça qu'il faut largement encourager ceux qui perpétuent le vrai, le bon et bien fait!
La brioche recouverte de bon miel de montagne a fait sensation ce week-end, et je finis tranquillement mon pain acheté vendredi dernier, oui oui, il n'est pas encore bon à donner aux canards (sauf si vous voulez leur faire un beau cadeau, mais ça, ça vous regarde).
Les palmiers ont eu du mal à franchir le cap de la porte d'entrée… mais n'ont jamais vu la couleur de la cuisine.
La passion que Sylvain Joffre retranscrit chaque jour dans ses assiettes se voit maintenant dans son pain.
La boulangerie est ouverte depuis peu, l'affichage est discret mais elle est collée au resto.
Elle évolue, elle est vivante, comme le pain qui change à chaque minute, les produits évoluent au grès des humeurs et pour le moment je n'ai pas été déçu.
N'hésitez pas à vous arrêter quand vous passez par là ou à faire un petit détour. Autre idée! réservez une table au resto, qui est pour moi le plus percutant de Toulouse et environs, et repartez avec votre pain!

Pour mon premier article sur le restaurant, c'est ICI!

En Pleine Nature resto et boulangerie. Place de la mairie à Quint-Fonsegrives . 05 61 45 42 12

 

                                                                     www.en-pleine-nature.com

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1 décembre 2013 7 01 /12 /décembre /2013 11:42

Le plat confort par excellence, celui qui te fais rougir quand il se pose devant toi, celui qui te fais vite ouvrir la boutanche de pinard qui traîne par là, celui qui te fait mettre le bavoir autour du cou, jeter les couverts, ouvrir la bouche et croquer!
Ici je parle d'efficacité, pas de chichis, même en étant adepte de haute gastro, on ne peux que vouloir croquer dans le croque-cantalou!
Cette fois-ci, aucune infidélité au cantal sourire niveau ingrédients!
2 tranches de pain de seigle de chez Lhéritier à Pleaux (15), 1 belle tranche de jambon blanc de la ferme du Bruel à Saint illide (15), du bon cantal entre-deux de chez M'sieur Bony (le Buron à Pleaux), un peu de lait et beurre de pays (marché de Mauriac), des oeufs du cul des poules de Madame Rivière (les Ruchers d'Enchanet) et des belles trompettes toutes fraîches cueillies dans la vallée de la Maronne!croque.JPGAprès, rien de plus facile; Beurrer une tranche de pain de seigle, y déposer une belle tranche de jambon blanc, quelques tranchettes de cantal, déposer une autre tranche de pain de seigle, mettre dessus un peu de cantal râpé dans du lait, sel, poivre. Une fois le pain rendu croustillant, le fromage coulant, au four (200°C 10 bonnes minutes), recouvrir de quelques trompettes de la mort poêlées et liées avec un brin de crème, un oeuf sur le plat là-dessus et basta!!!
Je peux vous dire qu'aprés avoir baroudé 2-3 heures dans les bois la truffe dans l'humus en quête du champi graalesque, châtaignes en poches, panier en main, il réconforte le croque-cantalou.
Un vrai moment de bonheur, à partager, comme le rouge qui va avec, tchin!!!

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27 novembre 2013 3 27 /11 /novembre /2013 12:49

Si l'on prend bêtement un dictionnaire, "terrible" peut à la fois signifier "extraordinaire et formidable" ou tout simplement "effroyable".
Alors comment classer nos sales gosses toulousains?
Pas besoin de classement me direz-vous, surtout qu'aucun des adjectifs ne conviendrait vraiment. Formidable? surement pas mais effroyable, il ne faut pas exagérer.
Ce que je peux dire c'est que de temps en temps il vaut mieux se taire… "casser les codes en créant un concept d'assiettes (…)", " Je suis persuadé qu'il y a encore de la place à Toulouse pour ce type de restauration bistronomique " (cf l'hôtellerie restauration) et là… patatra, des chenapans les petits patapons!
Il faudra m'expliquer le gros cassage de codes à coup de plats bistronomiques parce que l'assiette de jambon, les oeufs mimosas ou les sardines, ça sent pas le révolutionnaire tout ça, et le bistronomique? Encore moins!
Quant aux vins de stars… pourtant plan com' du lieu, ils se limitent à 3 américains, alors autant j'adore Drew Barrymore (son vin rend drôle visiblement), autant on a nos Français: Depardiou, Richard, Trintignant et cie, peut être pas assez connus? et Coppola alors?drew-barrymore-chelsea-handler-los-angeles.jpgBref, trêve de stars, qu'est ce qu'on mange? bah 2 oeufs mimosas, c'est la seule entrée où il y a un semblant d'action humaine, la mayo est maison mais 6€ quand même les cocos (j'en fait 50 pour ce prix là).
Suivront 1 tartare au couteau et une omelette aux cèpes, pas mauvais en soit mais un jeune chef me racontait il y a peu à propos de cette dernière: " Quand j'étais du matin au Byblos de Courchevel, je me tapais minimum 50 omelettes à envoyer et à la moindre surcoloration, je me la prenais dans la …", bref autant vous dire que W…, il doit la maîtriser l'omelette!
Ici point trop de risques n'en faut, elle est envoyée ouverte quand le dessus commence à cuire, pas de chausson, pas de liaison, 19€ et basta!
Même process pour le tartare, j'ai évidemment dû l'assaisonner comme un grand, 18€ quand même les dés de bidoche avec des frites.DSCN5699.JPGBref, ici la star c'est toi! Pour un menu complet avec une boutanche des Américains, c'est mini 120€ à deux…
Choc des générations? A 100m, y'a le Mc Do du pater et à 7€90, t'as le menu maxi best of big mac.
Et puis oublions la dénomination de bar à vin car la page des stars tournée, il ne reste que quelques malheureuses bouteilles de Tariquet, Corbières ou Fronton agresseur d'oesophage à 19€.
Niveau boustifaille, du gros classique pas vraiment cuisiné et du tout prêt (terrines, sardines etc…) d'une certaine qualité, d'ailleurs, je n'ai jamais dit que c'était mauvais.
Simplement des tarifs dignes de la Compagnie Française, je ne vais pas refaire la liste de ce que vous pouvez avoir pour le même tarif, relisez ici.
Sur ce, bonne appétit!

Les Enfants Terribles . 5 rue des prêtres (Carmes) à Toulouse. 05 62 26 47 73

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18 novembre 2013 1 18 /11 /novembre /2013 10:30

Et surprise! ça explose, ça fond, ça coule!
Quand on a de la trompette, quand on en a vraiment je veux dire, pas 2-3 pour l'assiette du dimanche, il faut se renouveler et ça force l'imagination.
La poêlée, avec oeuf cassé et lard paysan, déjà vu? Evidemment, alors on va y rajouter un liant, un truc cool tout en restant dans le thème "local cantal".
Cette recette fonctionne évidemment avec d'autres champignons, pour ça je vous fais confiance et vous laisse libre de l'interprétation.DSCN5624.JPGIci, j'ai juste poêlé mes trompettes au beurre, un petit fond de volaille et une cuillère de crème histoire de lier, j'ai déposé dessus un oeuf mollet et quelques copeaux de lard juste colorés.
Pour recouvrir tout ça, pour le cacher, il suffit de faire une purée au cantal au siphon et ce sera dément!
Pour ce faire, j'y vais simplement et sans code. Patates épluchées cuites à l'eau, ensuite ni tamis ni écrase-purée mais mixeur plongeant. J'éclate tout ça en ajoutant progressivement beurre, lait, crème et cantal râpé (sel poivre évidemment). DSCN5626.JPGLe secret de la réussite réside dans l'action de plonger régulièrement le doigt pour goûter.
Qui de mieux placé que nos papilles pour nous mettre dans le droit chemin?
Une fois que le mélange devient bien liquide, hop! au siphon, double gazage et on remue vigoureusement (attention aux ustensiles trainants sur le plan de travail) et c'est fini.
Soit vous recouvrez les murs de votre cuisine de purée, soit votre assiette creuse est maintenant pleine d'une crème aérienne cachant ce qu'elle recèle en son coeur… du bonheur!

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13 novembre 2013 3 13 /11 /novembre /2013 10:30

Ah l'automne, saison de tous les plaisirs de bouche. On remet enfin le couvert pour du rassasiant non coupable, du gourmand à s'en faire claquer les crocs et c'est ça qui est bon.
Le feu crépite, l'odeur des sous bois rôde encore dans les narines et à chaque reniflement, l'impression d'avoir de l'humus sur la moustache te rappelle que c'est aussi ça l'automne…le rhume.
Dans le cantal vers 18h, j'ai généralement les mains terreuses et le futal maronnasse mais m'en fous. Les pompes sèchent sur les chenets, les chaussettes sur les pieds, elles tendent vers l'effet "carton" pendant que les petons crament, c'est qu'il est temps de quitter le cantou pour le piano!
La récolte du jour a été bonne et ce n'est pas plus mal car la tablée ce soir semble généreuse. Du dernier sifflard il ne reste que des cendres et le jéroboam de Binner vient de poser son cul à table comme pour me faire comprendre qu'il faut que je m'active!
Le risotto est presque fini, une dernière louche de bouillon de poule et il faudra lier, pour la recette c'est ici. Dans une sauteuse j'ai fait sauter 2,3 généreuses poignées de Chanterelles, une petite louche de bouillon de poule, et de la bonne crème entière du pays, sel, poivre et hop! un coup de mixeur plongeant pour obtenir une belle crème onctueuse!creme-de-chanterelle.JPGLes girolles, cèpes et autres trompettes et pieds de mouton ont été nettoyés de leurs dernières traces d'épines de pin et gardent encore la légère odeur des feuilles de chataigners qui les recouvraient il n'y a pas si longtemps encore.
Avec mon petit canif bien aiguisé, j'ai "découvert" quelques belles châtaignes fraîches et les ai tranché en fines lamelles.
Leur petit goût sucré cette année est exquis.
L'huile crépite dans la poêle, il est temps de faire sauter brièvement les champis, un peu d'ail, d'échalote, ou de rien du tout, sel, poivre et on sera bon.
Pour finir, il suffit de déposer un peu de risotto tel un socle dans une assiette creuse. De le recouvrir de crème de chanterelles puis de poêlée de champignons sauvages.
Et ensuite de faire légèrement fondre quelques fines tranches de lard de Colonnata sur les champis et d'y déposer quelques copeaux de châtaignes fraîches… Elle est pas belle la vie???!

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7 novembre 2013 4 07 /11 /novembre /2013 13:34

Cette recette résonne bien rien qu'à la liste des ingrédients, elle est inspirée d'une recette du magazine Yam.
Niveau ingrédients, il faudra des fregolas (petites pâtes de blé dur Sardes), de la moelle (un gros os coupé en deux), 4 cébettes (pour 4 assiettes), un peu de parmesan, de la poutargue, 2-3 feuilles d'oseille, sel, poivre et une casserole de bouillon de volaille au chaud.
Commencer par faire pocher les os dans l'eau jusqu'à pouvoir extraire la substantifique moelle (10-15mn). Couper 2 cébettes en petits morceaux et les faire revenir dans une sauteuse avec la moelle.fregola-moelle-poutargue.JPGUne fois que la moelle a bien fondu, mettre les fregolas, remuer pendant 2-3 minutes pour qu'elles s'imprègnent bien puis mouiller petit à petit au bouillon de volaille, comme un risotto, jusqu'à ce qu'elles soient cuites al dente.
Rajouter alors le blanc des cébettes restantes, tailler le vert en fines rondelles.
Ajouter du parmesan râpé, lier puis dresser dans des assiettes creuses, râper dessus de la bonne poutargue, un peu de parmesan, et déposer quelques rondelles de vert de cebette et quelques lamelles d'oseille fraîche et ce sera top! Bon Ap!

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4 novembre 2013 1 04 /11 /novembre /2013 18:53

"Bon Journaux", Buon Giorno! come stai? l'aperture? bene? "heu non je parle pas Italien, je dois juste dire Bon journaux"…ok scuse.
C'est un peu méchant je le reconnais, d'autant plus que si l'on peut trouver une belle qualité à la Cie c'est bien l'amabilité générale... mais avouez que c'est drôle ce "bon journaux" permanent.
J'y allais de bonne humeur, la Dépêche avait parlé d'un jeune chef étant passé notamment chez Le Bec à Lyon et ayant effectué un stage en Italie, bel effort.
Un lieu emblématique avec gros potentiel et les 4 ténors de la night Toulousaine en patrons why not?
Mais là, on tape dans le restaurant, la cuisine, et question boustifaille, l'Envol c'est pas le septième ciel.
Aujourd'hui c'est sûr, il y avait du beau monde et ça claquait du bécot à tout va, ouverture oblige. Du Sarran et Samarran, veste et cardigan; photographe en goguette pour patron vedette!
Bon, je ne serai jamais Baudelaire et il est temps de commander, on est déjà venu nous voir 3 fois! Vitello.JPGCa fera 2 vitello tonato, 1 saltimbocca et 1 filetto de polo, un petit Barbera d'Alba là dessus et on sera pas mal. 90€ boules! oups, j'ai mal aux fesses!
Les Vitellos passent encore, figés mais pas désagréables, arrivés en 30 sec chronos, c'est plutôt bon, et à 12€, ça se tient (beignets d'oignon froids à oublier).
Par la suite ce n'est plus la même… Le poulet ne ressemble pas à grand chose, c'est quelconque, et les pâtes farcies non maîtrisées si faites maison, ressemblent plus à une figue séchées et sa queue immangeable qu'à une belle pâte farcie moelleuse et souple, 17€ quand même.
Quant à mes saltimboccas, je les imaginais cuits minute, juteux, coulants et tendres, reposants sur une belle polenta crémeuse (j'ai posé la question avant…) et patatra: De la mozza a remplacé la sauge, pitchounes, grisonnants, visiblement plus réchauffés que cuits minutes, polenta en stick… et quelques légumes sans grand intérêt, 22€, ça fait vraiment mal!Saltimbocca.JPGRappelons que pour 92€ (2 plats, 2 entrées, 1 boutanche quelconque et 2 cafés) nous avons un déj à 2 à l'Amphitryon (2*Michelin), au Metropolitan (1*Michelin), En Marge (1* Michelin) et j'en passe avec Mises en bouches, entrée, plat, dessert, mignardises, café et ça doit même passer avec la première bouteille de vin.
Nous avons aussi, (cuisine largement supérieure dans tous les cas) un déj avec E/P/D, vin, café et limite champagne aux P'tits Fayots (19€ le midi), à l'Air de Famille, au Bibent, En pleine Nature (Grande cuisine à 28€), au Py'r (imbattable sur le menu du midi), au Tire Bouchon etc etc etc…
Allez, passons au positif: Le lieu est joli, l'emplacement super, l'accueil agréable et nous ne sommes qu'au début, c'est toujours le piège et je le sais.
Peut-être qu'aprés un petit temps de rodage, tout ça marchera un peu plus droit, pourquoi pas un menu dej?
Je reconnais que la critique est facile mais elle peut être constructive, car passés les premiers jours euphoriques, il faudra tenir. Et ça, c'est une autre affaire qui se jouera plus sur la qualité et les tarifs que sur une réputation d'antan et une clientèle volage…

 

La Compagnie Française . 56/58 rue Alsace-Lorraine . Toulouse . 05 61 23 53 31






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29 octobre 2013 2 29 /10 /octobre /2013 18:49

Comme une envie de café dégueu sncf. Je me lève, je te bouscule et comme d'habitude je file au wagon bar.
Bien campé sur mes guiboles, je tape "Vivant restaurant" sur mon iphone histoire de passer le temps, de m'assurer une certaine contenance… Trip Advisor sort en premier et patatra, "foutage de gueule" "vin de caniveau" " mal aimable" etc etc… Me v'la bien.
Bon, je reconnais que cela ne m'a pas découragé, j'aime les vins natures, je partage la vision de Pierre Jancou du produit et je me doute bien que pour un quidam en mode Buffalo/bordeaux sup' donc, client de Trip advisor… ce ne sera pas l'Amérique.
20h en gare Montparnasse, 21H30 réservation, 20h30 rue des Petites Ecuries,Mais-foie-gras.JPGAccueil en forme et tout sourire de David Benichou, l'apéro ce fera à la cave, j'ai une heure à "bien" remplir avant d'avoir ma table, mon frère et sa douce!
Ventrèche de porc noir magnifique, elle ne trahit pas, et je peux jurer cracher que ce cochon la, il n'a jamais connu de pilules!
Voisins de comptoir charmants, chef à l'oeuvre et tenancier au taquet, c'est qu'il y a du monde et un bruit rassurant, me v'la dans une ambiance qui me sied à merveille!
Carte courte et sympathique comme tout à prix totalement justifiés, fuck Trip Ad!
Un verre, 2 verres et un 3ème qui annoncera mon transit en "Table" et l'arrivée de mes comparses.encornet:brocolis:anchoisTout le reste de la soirée fut une fête amorcée par Violette de Patrick Bouju et entretenue par David, et l'équipe table/cave.
Cuisine dénuée de tout bémol, parfait maquereau mariné cru brûlé, gentil bouillon de coques et tendre crème de maïs, foie gras.
La Bouche est en verve, presque prête à crier "allumer le feu", et le trio encornet, brocolis et anchois l'emporte! La lotte meunière est magnifique, j'aurais aimé penser à cette cuisson moi-même, tendre, noisette, un vrai bonheur que je me remémore encore. Porc noir dans la même lignée, goût et cuisson magnifiques, m'en serais bien tapé un ou 2 morceaux de rab. Desserts dans l'air du temps, pas techniques mais de bel accord. porc noir:sucrineUn petit bémol sur la quantité dans les assiettes qui mériteraient quelques grammes de plus… Le Brutal de la Sorga appelait un peu plus de goret que diable! Et je ne vous ai pas parlé du remarquable breuvage arrivé en début de dessert…un indice: il venait d'Auvergne, ce bon pays qui est le mien!

Bref fuck Trip Ad une autre fois! Perso, j'ai vraiment passé une super soirée chez Vivant à tous les niveaux, d'ailleurs je n'étais plus très frais au sortir mais me sentais bien vivant!!!
Menu à 60€

Ps: Si je n'ai pipé mot de Pierre Jancou, c'est simplement qu'il n'était pas là!


Vivant . 43 rue des Petites Ecuries . 75010 Paris . 01 42 46 43 55

 

                                                                     vivantparis.com

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  • : Rod n Roll
  • : 150g de recettes, 225g de restaurants, 75g de pensées culinaires, que dis-je,d'envolées lyriques: C'est la gastronomade'n'roll. Shake it & Check this blog Contact: rlafarge@hotmail.fr
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