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Par Monts et Par Vaux, Ailleurs quoi...

Mercredi 20 mars 2013 3 20 /03 /Mars /2013 19:08

Il n'y a pas si longtemps, j'ai trouvé un super raccourci pour rentrer de Haute-Savoie à Toulouse. Celui-là, même Bison futé n'y avait pas pensé, et pourtant c'est un malin le bovidé.
Pour ceux qui voudraient profiter de mon talent de routard, c'est tout bête, au lieu de tourner vers Grenoble/Valence en venant du Mont Blanc, il faut tirer tout droit direction Paris et éviter de passer devant la sortie Vonnas vers midi. Ou faire comme moi et regarder le paysage à gauche, ni vu ni connu, j'embrouille l'autoroute, je suis passé, tentation évitée…
Ensuite, sortie Mâcon, elle est dangereuse aussi celle-là, il est 15h30, arrêt petit-salé froid, pommes de terre persillées à la maison Mâconnaise des vins. Comme un retour en arrière, la pause de toute la famille lorsque j'étais petit, échappatoire aux bouchons et révélatrice d'une arrivée plus si lointaine.
Malheureusement maintenant, les pommes de terre ne sont plus persillées mais à la moutarde à l'ancienne, quant aux vins, ils sont aussi dégueulasses qu'avant, elle porte toujours bien son nom, "La Maison des Vins".
Éviter la tentation. Encore et encore, c'est qu'on est attendu, alors attention à ne pas se tromper en allant se perdre vers Chaintré, Verzé ou Fuissé, c'est qu'on pourrait tomber sur un Valette ou un Thévenet et finir attablé aviné à La Table de Sébastien Grospellier. Pate-Chaud-de-Canard-au-Sang-t---Michel-Carrette----Jus.JPGOn tire tout droit le long de l'autoroute sans regarder le moindre panneau, les mains crispées sur le volant. Sur le territoire de Ronald, ZAC en tous genres, Auchan et Monsieur Bricolage, la tentation semble plus lointaine.
Ca y est, la cité de Jean-Baptiste Greuze se dessine au loin, un panneau Meulien à droite, je passe devant Les Terrasses, suivent Les Rempart et Greuze, il n'est que 17H et je commence déjà à ressentir comme une petite faim…c'est bizarre.
Début d'un petit week-end sympa dont je vous passerai les détails jusqu'à la dégustation du Mâcon d'Alexis De Benoist chez lui…prémices d'une belle soirée qui se finira aux Terrasses.
Le moins que l'on puisse dire c'est que les Carette ont là une belle maison, pas moins de 100 couverts, pour un gastro c'est pas mal…un hôtel où il est possible de dormir pour moins de 100€ et un beau salon pour l'apéro.
Salle vivante et très sympa, bois, pierre apparente à laquelle est ajouté un petit côté végétal, il y a du monde, du service, ça respire la vie!
Pour l'histoire, Jean-Michel Carrette, 35 ans, a repris au pied levé les fourneaux de la maison familiale suite au décès subit de son père Michel en 2005. Il était alors en cuisine au côté de Michel Troisgros à Roanne.Demi-Homard-roti--Pack-Choy-Saute-a-Cru--Lamelle-de-Cedr.JPGCe qui est épatant aujourd'hui, c'est qu'il distille chez lui un savant mélange de valeurs classiques "patriarcales" et de cuisine plus jeune et moderne, la sienne.
On trouve d'un côté la gourmandise pure et gouleyante d'un Pâté chaud de canard au sang "Michel Carrette", jus de carcasse et truffe qui m'a profondément fait plaisir, je rêvais en cachette d'un pareil plat de mon sud-ouest gourmand.
Une maitrise parfaite du grand classicisme culinaire, que le ris de veau, foie gras et truffe en coque croustillante ne viendra pas démentir, magnifique! L'évoquer suffit à me faire saliver, la larme à l'oeil.
Là, on avait le Jean-Michel Carrette avec la toque, "grognant au passe plat" en mode "oui chef!".
Maintenant on l'imagine les mains en l'air pleine d'herbes et de fleurs, la toque a volé, il sautille d'assiettes en assiettes avec le smile, et passe du Michelin à l'Omnivore sur des cuisses de grenouilles tandoori, tempura d'escargot, persil en différentes textures et citron caviar. Plus jeune cuisine, on joue sur les contrastes, ça reste juste et ça pétille.
Le cédrat (de chez Bachès) confit m'a un peu gêné, l'oignon cru brûlé, piqué, il n'en demeure pas moins que le demi-homard, pack-choy, émulsion blanquette de veau et poudre de yaourt ne manquait pas d'air le coquin!Ris-de-Veau--Foie-gras-et-Truffe-en-Coque-Croustillante--Tr.JPGMêmes contrastes pour les desserts où l'on peut aussi bien se taper le bon vieux soufflé Grand-Marnier, parfait soit dit-en-passant, qu'un coco crumble fleuri très dans l'air du temps et parfait lui aussi.
Ca part dans tous les sens mais ça reste droit en toutes circonstances. Tout le monde peut y trouver son compte, j'y ai en tout cas trouvé le mien en tapant dans la version plus "classique".
Carte des vins à tomber, on est dans le coin mais quand même. Le chef est un passionné de maître raisin, épaulé par un super sommelier ça donne une carte géniale à des prix défiants toutes concurrences. Le Sélosse pour exemple, n'est pas très loin des prix pratiqués par les cavistes, quant aux vins locaux et ils sont nombreux, vous les boirez ici au juste prix! Bref pas de comparaisons, sinon vous ne boirez plus rien ailleurs…
Voilà une belle soirée chez Jean-Michel, Maman et Madame Carrette, une famille à croiser si vous passez par Tournus. Ah, j'oubliais; en parlant des vins, je peux aussi préciser que vous pouvez y déjeuner pour 25€ et y dîner pour 35€ d'un bon Pâté croûte de volaille de Bresse au foie gras, d'un Sandre de Seille suivi d'une petite douceur (sinon 48, 62 OU 80€), elle est pas belle la vie?
A Tournus, c'est sûr!

Les Terrasses . 18 av du 23 janvier. 71700 Tournus . 03 85 51 01 74

                                                               www.aux-terrasses.com


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Vendredi 8 mars 2013 5 08 /03 /Mars /2013 09:00

Le temps passe sans effets. Ici on a arrêté de compter les tendances et continué à labourer dans le même sens.
Cela fait des années que certains rabâchent qu'il faut enlever les 3 étoiles de Bocuse et d'autres piliers de la gastronomie française; "Noma, Rocca, Mugaritz! il n'y a que ça de vrai…" Peut-être, mais je vous laisse essayer de faire bouffer du Lichen à Daniel Rougie.
Étoilé pendant 17 ans aux Remparts, Tournus, il cuisine aujourd'hui bien tranquille chez lui au Villars. Bib depuis 2008, ce costaud, un temps finaliste au concours de MOF, tiens là son auberge hors du temps et des mouvements. Le lendemain je parlais "Omnivore tour", et 20 ans c'étaient déjà presqu'écoulés…
Quand certains parlent d'une stagnation de la cuisine Française, ici on est chez les endormis, ou chez les croyants, à choisir. Du beurre, de la crème, des sauces, des miroirs, je ne dis pas ça d'un ton péjoratif bien au contraire, car il est bon de s'y asseoir, un sourire gourmand déjà coupable aux lèvres.
Des chefs tels que Yoann Comte, Akrame, D Thoutain, A.Couillon pour ne citer qu'eux mais il y en a plein d'autres, sont là pour rabattre le caquet d'un Alleno un peu trop sûr de lui. Et d'autres, comme Bocuse, Blanc, Haeberlin et tout un tas de chefs "old school", étoilés ou non sont là pour lui dire "oui t'as peut être raison, on a rien à voir avec René Redzepi, Magnus Nilsson et cie mais on t'emmerde" (Dans le Point il y a quelques semaines, Yannick Alleno a qualifié la cuisine française de dépassée).
Bah moi j'ai bien envie de lui répondre ça aussi. sandre-oignon-andouille.JPGCertes, d'un point de vue résolument moderne, il y a des traits caractéristiques: l'ouverture aux cuisines du monde et son intégration au sein d'une cuisine "régionale", les sous-cuissons, le sous-vide, la vapeur, la déstructuration, les herbes, plantes, bouillons etc…
Et c'est vrai que quand on s'assoit à l'Auberge des Gourmets, on n'y voit pas l'avenir de la cuisine Française. Mais ce n'est pas comme ça que j'approche la bête.
A peine le seuil franchi et le sourire débonnaire du chef aperçu, un petit rictus aimable ne m'a plus quitté. Je connaissais d'avance ce qui allait suivre. Je savais qu'il n'y aurait pas de vins natures à la carte, un respect des saisons légèrement personnalisé, une carte en "classeur plastifié" et une physalis en déco du dessert. Pour être vulgaire, ce n'était pas "bandant" je l'admets, mais cela ne m'excite pas non plus, juste une parenthèse, un instant dans la restauration d'avant.
Il faut se laisser porter par une maîtresse de maison au sourire que l'on doit deviner ou provoquer jusqu'à ce que cela devienne un jeu. La serveuse n'est évidemment pas en reste, elle ressemble à l'endroit, un peu comme les apéros; pas sûr d'elle, la petite gougère est heureuse d'être avalée et c'est beau!
Revenons à la cuisine de Daniel Rougie; le sandre, compotée d'oignons et andouille tient bien la route mais il est mini, dommage. La volaille de Bresse aux morilles est ancrée dans son classicisme, elle aurait gagné à être mieux cuite, moins sèche et rude mais elle se laisse déguster, la sauce est bonne, quelques pâtes fraîches suffisaient, on se demande donc ce que faisaient là ses girolles et haricots verts? 100m dehors et c'est la verdure à perte de vue. Finish sur un sabayon de fruits de saison, glace mandarine maison sur lesquels je ne viendrai pas pleurer. Mon dernier sabayon datant de Valentin Neraudeau (Top chef see?), celui-ci ne pouvait qu'être meilleur, pas de problèmes à l'horizon.
Tout ça dégusté dans une ambiance d'un autre temps, ambiance. On pourrait d'ailleurs faire le même jeu des différences entre l'Auberge des Gourmets et Septime (Paris) qu'entre un intérieur Ikéa et celui de la grand-mère du Cantal…cela donnerait à peu prés le même résultat.poulet-aux-morilles.JPGMais selon moi, cette cuisine que l'on juge d'un autre temps aujourd'hui restera celle des racines, la base, le patrimoine.
A l'heure ou j'écris ces quelques lignes, il ne faut pas oublier que ce n'est pas un morceau de bidoche basse température, pickles de betterave, oignon cramé, radis presque crus, herbes, fleurs et crème de panais qui est difficile à trouver: celui-là, vous pourrez le dénicher partout dans Paris, mais aussi à New-York, Londres, Berlin, Bruxelle, etc etc… Par contre une poularde demi-deuil, un poulet de Bresse aux morilles, une fricassée de grenouille, un sandre au beurre blanc, un saumon à l'oseille, eux, vous pouvez toujours rêver…
En fait, Yannick Alleno et les autres ne prônent-ils pas simplement une mondialisation pure et simple, à en oublier les bases que justement beaucoup nous envient?
Je ne prône pas l'immobilisme mais juste un certain respect. Je ne dis pas non plus que je préférerai aller dîner demain soir chez Bocuse plutôt qu'au Noma, ni que je préfère la sur-cuisson, mais tout le monde ne peut tout simplement pas prendre la place de l'autre! Laissons les rancoeurs, la jalousie et le jugement hâtif à d'autres domaines qu'à celui de notre belle gastronomie. Il y a assez de cons sur terre.
Concluons sur Daniel Rougie: il m'a inspiré mais c'était moyen quand même…à bientôt!

L'Auberge Des Gourmets . Place de l'Eglise . 71700 Le Villars . 03 85 32 58 80

                       Le site internet est lui aussi d'une autre époque, vous pouvez vous en passer.



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Jeudi 21 février 2013 4 21 /02 /Fév /2013 11:00

Posons le décors. Une journée de fin de blizzard, pluvieuse jusqu'à ne plus voir le moindre kilomètre à avaler. Le café Lavazza à pièce m'en est témoin, la station Elf représentait le seul eldorado à 200 bornes à la ronde.
Même s'il est à gerber, le kawa de machine est un bon allié pour observer les routards le clope à la main dans un semblant d'abri.
L'I-Phone lui, pourra gérer le dîner. Poitiers est arrêtée comme ville étape, il sera trop tard pour le Futuroscope, c'est dommage, je garde de bons souvenirs du voyage en bus lorsque j'y avais fait un petit séjour alors en troisième…
Pour moi l'adresse était toute trouvée, un petit gueuleton chez les Toix me semblait des plus appropriés pour oublier les affres de la journée, mais la petite assemblée ne semblait pas vouloir bouger du centre de Poitiers (ça c'était avant de l'avoir vu…). Un petit tour sur l'appli Michelin et puis s'en va, pas une seule adresse, ne serait-ce qu'une fourchette, à Poitiers, incroyable non? Balade sur le web, que dalle. Restait plus que l'appel à l'aide sur Facebook, et la rapide réponse de Richard Toix fera changer d'avis les indécis, Saint-Benoit est à 2 bornes, ça ne valait vraiment pas le coup de s'en priver (je ne connaissais pas encore la passion de la ville pour les sens uniques et les fins de voie par parking obligatoire).

pains-delicieux.JPGSoirée pluvieuse, soirée heureuse, changement d'adage pour ce soir-là et nous voilà déjà garés et presqu'assis après un bonjour à madame.
Je commence direct, cash sur un produit dont on ne parle pas souvent, peut-être car trop habituellement oublié dès le repas terminé et c'est malheureux: Le pain.
Il m'a fait de l'oeil à peine installé, j'avais beau parler j'étais ailleurs, si je n'avais la faculté de lorgner sans sourciller, on m'aurait traité d'impoli mais je n'avais d'yeux que pour lui, à seulement quelques centimètres de moi dans toute sa splendeur.
S'il n'avait été que "mignon", je n'en ferais pas tout un roman, mais il était à la fois harmonieux, charmant, joufflu ou en hauteur, il était beau. Et quand vint le moment de choisir, je ne pu résister au "mais donnez-les moi tous" (j'ai une très nette tendance à l'exagération mais le bilan reviendra au même, je les ai tous goûtés).asperges--mousseline-mangue-pickles-betterave-et-oignons.JPG Une tuerie! Mention spéciale pour celui aux olives, préparé avec une sorte de pâte de croissant qui aurait pu à lui seul constituer un plat…étoilé s'il vous plaît, remarquable en tout cas. Mais évidemment que Richard Toix a d'autres talents que la boulange et ce n'est pas les premières asperges de provence servies avec une petite mousseline de mangue, betterave et king crabe (je crois que ce soir-là c'était du homard ou alors le king crabe que l'on m'a déjà vendu était vraiment merdique) qui viendront me contredire. Remarquable dans sa dimension sucré/salé, le plat sera parfaitement accompagné par un blanc de Jasnières, Les Rosiers d'Eric Nicolas.agneau-de-lait-des-Py--ragout-de-crosnes-huile-de-truffe.JPGJe me suis accommodé du rouget en suivant mais n'étant pas un grand fan de ce poisson sauf s'il est tout petit et de roche, je ne pourrais pas vous en faire l'apologie.

Si l'on était avec l'entrée dans le domaine de la passion, suave et sucrée… La gourmandise viendra à point en plat par l'agneau de lait des pyrénées, jus réduit, ragoût de crosnes à l'huile de truffe et polenta crémeuse au Mont d'or. Hummm ce bon jus, bien nappant, avec la polenta filante en bouche, m'a presque fait oublier que j'allais bientôt faire vivre une véritable épopée à leur pain le plateau de fromage venu… Cependant, cela valait vraiment le coup de s'attarder sur ce plat plein de gourmandises, parfaitement maîtrisé.1er-dessert-chocolat.JPGPlateau de fromage et pain béni des dieux, je peux vous dire que je leur ai fait honneur à ces deux là!
Desserts parfaits en tout point! Que dire de plus?
Que L'équipe tenait rudement bien la route, avec une mention particulière pour un sommelier au taquet, vif, souriant et passionné, un vrai régal.
Richard et Laure Toix tiennent leur maison de mains de maîtres, de vrais passionnés au fait de tout ce qui se passe dans le milieu, vraiment sympas, un beau couple de restaurateurs! Bref, vous aurez compris, une très belle soirée chez Passions et Gourmandises, à renouveler lors d'un prochain passage Poitevin!

Menus de 20€ (plat/dessert le midi) à 85€, 67€ pour mon dîner.

Passions et gourmandises. 6 rue du Square . 86280 Saint-Benoit . 05 49 61 03 99

                                                              www.passionsetgourmandises.com

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Lundi 20 août 2012 1 20 /08 /Août /2012 11:00

Au coeur du vieil Angoulême, Mickaël et Françoise Gallas nous reçoivent comme à la maison.
Une formule du midi à 18,60€ ou un menu à 29€, les prix tiennent diablement la route, la cuisine est élaborée, les produits au top, rien à redire.
Accueil sympathique par madame, petite table charmante dans la non moins petite salle toute en longueur, c'est parti.
Pressé de lapereau à l'estragon tout en fraîcheur, en accord avec un petit mesclun fleuri, c'est parfait. La soupe froide de moule, nuage d'avocat remplit son rôle de mise en route parfaitement, fraîcheur et douceur sont au rendez-vous, voyons le plat.presse-de-lapereau.JPGDans la simplicité, le suprême de pintade fermière est remarquablement cuit, la peau dorée à souhait, pâtes fraîches au basilic, olives et parmesan lui tiennent compagnie; Simple, bien cuit et bien assaisonné, ça coule de source.
Dessert très simple, glace vanille et coulis, mais il vaut mieux jouer le bon produit bien accompagné que le "recherché" moins gourmand.soupe-froide-de-moule.JPGBref, une belle adresse au coeur d'Angoulême, ça compte. Hormis la ruelle où j'avais fais un déjeuner pas mal il y quelques temps maintenant, et le Terminus, classique brasserie, ça manquait.
A vous de jouer Angoumoisins! Quant à ceux en "transit" au coeur de la cité de la bd, voilà une bonne table toute en générosité que je ne saurais que vous recommander!

L'Agapé . Place du Palet . 16000 Angoulême . 05 45 95 18 13

                                                              www.l-agape.com

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Lundi 30 janvier 2012 1 30 /01 /Jan /2012 14:00

...C'est toi l'andouille. Toi! qui n'a pas encore passé la porte de cette belle auberge gastronomique du vieux Tours.

Barju, comprenez Barbara et Julien, les tenanciers de ce beau bistrot/gastro; tomettes et poutres apparentes, grand bar et meuble à épices (made by O Roellinger). C'est Barbara qui s'occupe de nous en salle, charmante et attentionnée, Julien Perrodin en cuisine.

Ancien de chez Jean Bardet à Tours, de Pierre Gagnaire à Paris et enfin d'Olivier Roelinger à Cancale, dont on sent particulièrement l'influence, le gars connaît sa partition, ça risque de virevolter entre graves et aigües, à coup de dièses et d'accents mais sans bémol! J'aperçois le Chinon "les 5 pères" de Wilfrid Rousse qui approche, lancement de mon menu pique-nique (cf le titre) immédiat, la serviette est sur la cuisse, couteau et fourchette en main, c'est parti!BARJU-pic-nik1.JPG

Quelques petites friandises iodées pour affûter les crocs, voilà le premier panier. Multiples Déclinaisons toutes bien senties: petit crabe farci, tartare de bar, huître aux algues et j'en passe. Frais, bien assaisonnés, ça balance pas mal. Panier/plat du même acabit: un filet de bar cuit sur pierre parfait, délicieuse barbue goût grillé en bocal de haricots cocos et langoustine chips de pied de porc. Les desserts eux, jouent la carte basiques de la pâtisserie et ce n'est pas pour me déplaire, c'est toujours ce que je préfère d'autant que j'aperçois un millefeuille...et une belle profiterole: bien fait même si ce n'était pas le millefeuille le meilleur qu'il m'ait été donné de goûter et qu'à la fin, les petites portions, ça lasse un peu quand même.BARJU-desserts.JPG

Voilà une belle adresse du vieux Tours où les coups de cuisine sont bien sonnés: accords terre/mer, cuissons et assaisonnements bien maîtrisés. Un petit bémol cependant sur le menu en multiple déclinaisons: le concept du panier pique nique est sympa, mais la cuisine reste cependant assez classique et se prête du coup moins à ce petit jeu que d'autres, plus "évolutives" à bouchées multiples. Il y a évidemment d'autres possibilités et les échos sont tout aussi bons pour les plats à la carte. N'hésitez pas à passer la porte de cette belle auberge gastronomique, le personnel est adorable, on s'y sent bien et le diner n'en est que meilleur!

Prix logiques: 51€ le menu pique-nique, 22€ le menu déj avec vin et café, carte normale. Vins bien sentis aux bons prix, petite boutique à épices et vanilles d'Olivier Roellinger, andouille et huile d'olive. Allez, ne faites pas l'andouille (de Guémené) et courrez y faire un tour!

 

Le Barju . 15 rue change . 37000 TOURS . 02 47 64 91 12

 

                                                                               www.barju.fr

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