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RestAuranTs et Bons plAns Sud Ouest

Mardi 30 avril 2013 2 30 /04 /Avr /2013 09:00

Chez Chloée fut la charmante conclusion de ma dernière trilogie gastro. Un déj au Papilles insolites toujours au top, suivi d'un dîner chez Michel Guérard à Eugénie-les-bains et retour à Pau le samedi matin.
Le début du week-end est un sacerdoce pour tout gourmand Palois qui se respecte. Ayant gardé une part de Béarn en moi, c'est avec désespoir et résignation que je dois encore m'y contraindre…
Un petit tour dans ma boulange fétiche en bas de la rue Carnot, où le mari de Lucia fait toujours son magnifique pain nordique, ses couronnes de petits pains Brésiliens à la patate et sa tourte dense de sarrasin, un bonheur.
Un petit noir à l'angle d'en face en se faufilant entre les huîtres vite fait et c'est parti mon kiki!
C'est vrai, j'ai oublié de préciser que les halles se trouvent justement en bas de la rue Carnot, suis-je bête! Et le samedi, elles sont à rendre dingue n'importe quel humain censé, heureux, quant aux acariâtres, je ne peux rien pour eux.rond-de-serviette.JPGLes bouquets de lilas embaument le parcours, il faut jouer des coudes pour taper la dernière barquette de gariguettes, s'accaparer les derniers bouquets garnis frais fleuris, la ciboulette et le cerfeuil à 80 cts.
Les premiers vendeurs d'asperges des Landes sont là, 2kg siouplaît! Que vois-je à l'horizon? de beaux navets de la taille d'un calo, de l'escanouille et du brebiou, elles me rendent dingues ses halles, que voulez-vous.
Et puis mine de rien, après une lichette de jamon arrachée à La Maison du Patanegra, il est midi. L'heure d'aller taper une pâtisserie chez Philippe Pereira et sa femme Chloée la bien nommée, et ça, ça se passe du côté du foirail, à quelques 100 mètres de là.
A lui l'accueil et les gourmandises, ancien pâtissier de chez Ducasse et du Grand hôtel de Saint-Jean-de-Luz, il sait y faire. A madame les fourneaux, alors autant s'attabler, la pâtisserie ce sera pour le dessert, on est Chez Chloée, goûtons donc la cuisine de Chloée, non mais!canard.JPGMenu unique renouvelé en fonction du marché et des producteurs du coin ou planches (charcut, tout canard ou vegan), parfait.
Le gaspacho de carottes à la coriandre, granité orange et serrano et à prendre avec précaution, je me suis un peu éclaté les dents à la première gorgée mais ce fut bon, ai-je besoin de préciser "frais"? Pas de problème si ce n'est qu'on peu se passer d'une fleur fanée en déco,
Pareil pour le filet de canette et légumes de printemps: volatile bien cuit, légumes al dente et crème de petits-pois comme il faut, rien à dire, je me suis régalé.
La planche de duck n'était pas mal elle non plus, coeurs au balsamique, rillettes, bouillon, aiguillettes, un menu à lui tout seul le bout de bois.
Enfin les desserts, là c'est du haut niveau, une magnifique granny smith recomposée, fraîche, fondante, croquante, tout est caché derrière la coque, et c'est remarquable pour tout être aimant croquer la pomme. patisserie.JPGJ'aurais bien tout testé mais il faut savoir raison garder, ce sera pour plus tard.
Par contre, il ne faut pas être là pour picoler un coup, car là, c'est le vide total, 1 bouteille de chaque couleur et c'est tout… Dommage car il y a quand même une petite patte de cuisinière qui mériterait mieux.
Décor "girly" coloré, gai, très "chambre de fille" même si ce n'est pas forcément mon dada.
Voilà encore une petite adresse Paloise sympathique qui tient bien le pavé. Niveau pâtisseries, elles sont à n'en pas douter les meilleures du coin. Et niveau cuisine, on est sur un retour de marché fait proprement, de bons produits, justes assaisonnements et cuissons, no problem!
Allez, à une prochaine pour le gâteau "exotique", vous ne l'avez pas vu mais il me faisait de l'oeil le coquin! (C'est le jaune à gauche sur la photo).

PS: J'ai entendu grand bien de leur service traiteur

Chez Chloée . 1 place du Foirail . 64000 Pau . 05 59 02 11 60


Par rod - Publié dans : RestAuranTs et Bons plAns Sud Ouest - Communauté : restaurant
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Mercredi 17 avril 2013 3 17 /04 /Avr /2013 17:30

Pour tout gastronome qui se respecte, il est des chefs dont il faut avoir goûté la cuisine au moins une fois dans sa vie. Il n'y en a pas 50, et si on s'intéresse un peu à l'histoire de notre cuisine, sans forcément la mettre en opposition avec celle qui commence aujourd'hui et qui sera celle de nos enfants demain. Ces quelques "vieux" briscards de notre gastronomie constituent indiscutablement notre patrimoine gourmand.
Certains veulent les mettre à la retraite, remettent leurs étoiles en questions, mais qui sont-ils ces abrutis qui n'en serait pas là à écrire toutes sortes de conneries si ces chefs n'avaient pas existé?
Aujourd'hui on en pince pour tous les as de la cuisine naturelle, c'est le gros mouvement actuel, tous les chefs en vogue ont dans le sang des particules Iberiques, nordiques, Passardienne, j'en passe et j'en suis.
Mais je ne dénigre pas les mastodontes, ceux qui dans les folles années entre 60's et 80's faisaient et refaisaient notre patrimoine gourmand. Il est d'ailleurs rare que ce soient ces chefs actuels bondissants qui mettent au placard nos bons vieux Tontons flingueurs des fourneaux. Je ne m'étendrai pas sur Bocuse, Troigros, Senderens et cie mais pousserai simplement les portes des Prés d'Eugènie pour m'installer dans les magnifiques salons; un verre à la main, bercé par le feu qui crépite, accueil charmant de rigueur.oreiller-moelleux.JPGOn est ailleurs et pourtant si proche de nous même. Ici le bois a du vécu, il ne sort pas d'un catalogue d'archi Suédois, les tomettes non plus. Des commodes trônent en dessous des tableaux, il y a des tapis, les cheminées dansent alors que la pluie fouette dehors; c'est un luxe d'autrefois dans lequel il fait bon naviguer. Confortablement installé, fermons les yeux et laissons nous bercer.
Tiens, Michel Guérard qui passe, "bonjour chef", madame, puis mesdemoiselles, une famille entière soucieuse de notre bien être, n'est-ce pas là une belle occupation?
Il est temps de passer à table dans une salle qui ne manque pas de tenue, on nous présente le pain, "enchanté", on le rompt et on verse le vin, amen.
Premier plat "signature", l'oeuf poule au caviar à la coque comme à la cour de Russie a la tête que l'on attend. Point de vodka à l'horizon, nous sommes dans les Landes, ce sera donc une fine d'Armagnac "maison". Rien à dire, de Tsar je passe à Pacha, c'est simple et très bon, de quoi aiguiser l'appétit avant de fondre sur l'Oreiller moelleux de mousserons et morilles aux Asperges de Pays. Encore une fois, c'est tel que l'imagination l'avait façonné dans mon cerveau gourmand, une douce crème de champignons cachant une grosse raviole, c'est généreux, délicieux sans être fantasque, un grand classique sans surprise mais exquis.homard.JPGLe demi-homard légèrement fumé à la cheminée est lui traité magnifiquement, une cuisson d'une rare précision que je n'avais jamais rencontré jusqu'alors. En fait, la coque est fumée seule dans la cheminée et elle vient apporter ce léger fumet à la chair encore translucide mais cuite, rare.
Quitte à jouer la partition Guérard à fond, me voilà ensuite parti sur le "Filet de Boeuf sur le bois et sous les feuilles, jus de viande et de raisin, pommes crémeuses à la truffe et pommes soufflées", plat plus récent puisque datant de 2011.
Le cérémonial du boeuf arrivant fumant sous la feuille avant découpe me tire de mes doux songes, relance la machine et m'éclate les papilles avant même d'avoir croqué le filet. C'est parfait, la viande "croûtée" est remarquable, les jus terribles et les pommes soufflées, ah les pommes soufflées, c'est si rare d'en trouver encore sur une carte que je ne peux qu'acquiescer la bouche pleine!
Pour les desserts, j'aurais mieux fait de taper dans la délicieuse crêpe soyeuse à la neige selon Antonin Carême, car même si j'ai aimé me vautrer dans le classicisme ce soir, le millefeuille aux framboises était vraiment trop vulgaire pour moi.boeuf.JPGPas de grands frissons mais la quiétude du bienheureux. C'est le genre de repas qui vous fait rêver après un enchaînement de 2-3 tables "modes", mais qui vous donne envie d'y retourner le repas fini. C'est un peu bizarre ce que je dis, je le sais bien mais c'est ce que je ressens. Ça me rappelle un dîner chez Bocuse, même si j'ai mieux dîné aux Prés d'Eugènie.
Je sortais de chez Berasategui (Pays basque espagnol), pourtant déjà assez classique par rapport à d'autres et étais content d'aller taper de la soupe VGE et autre poularde en vessie à Collonges. Pourtant, malgré le bonheur d'avoir serré la main à ce grand monsieur qu'est Paul Bocuse, au moment de la poularde, servi avec quelques légumes, un riz pilaf et une sauce blanche, je ne rêvais que d'une chose, me retrouver attablé à nouveau chez Martin Berasategui.
J'ai évolué depuis, goûté beaucoup d'autres cuisines; et quand je me retrouve les couverts à la main chez Mr Guérard, j'ai en tête la bande de gais lurons des 70's, ceux-là même qui venaient taquiner les vieux préceptes d'Escoffier et je suis heureux, fiers d'être en sa maison.pommes-soufflees.JPGNotons que ce jeune quarantenaire, MOF pâtissier alors qu'il était au Crillon, 2 étoiles Michelin en banlieue Parisienne, puis Landais par madame, venait déjà remettre en cause les grosses sauces, les surcuissons, privilégiant le local, les marchés, mettant déjà en avant le principe de régionalité… En fin de compte, n'est-ce-pas exactement les mêmes préceptes "logiques" mis en avant aujourd'hui? Peut-être plus radicalisés c'est vrai, mais on reste néanmoins sur des notions de terroir et de terre, de paysan, de local quoi.
Je ne saurais que conseiller d'économiser à ceux qui voudraient connaître le frisson d'une grande maison comme il ne s'en fait plus. Dés la première goutte de doux breuvage avalée dans les moelleux fauteuils des salons, il vous semblerait presque normal de voir passer à la fenêtre l'impératrice Eugénie et sa cours, suivi de Napoléon III qui vous ferez un petit coucou de la main.
La maison propose un premier menu "des Français" à 120€ entrée, plat et dessert, vin des vignes de Mr Guérard à discrétion, ce n'est pas volé.

Je ne me vois pas finir sans avoir dit un mot sur une équipe formidable, un maître d'hôtel à la fois maître en son domaine, rieur et sautillant, de jeunes serveurs et serveuses adorables, bref, un vrai bonheur de A à Z.


Les Prés d'Eugénie . 40320 Eugénie-les-Bains . 05 58 05 06 07

                                                          www.michelguerard.com

Je finirai sur une anecdote gourmande trouvée sur Wikipédia, preuve que l'avenir gastronomique d'Eugènie-les-bains était tracé depuis bien longtemps, depuis sa création…

"En 1862, l'impératrice accompagne son mari Napoléon III venu inaugurer la nouvelle ligne de chemin de fer Tarbes-Morcenx. Surprise par le mauvais temps, l'impératrice trouve refuge sans se présenter chez Marthe-Alice Pouypoudat, fermière des environs de Saint-Loubouer. La réputation des roulades à la farce de caille et de jambon de Chalosse, spécialité de Marthe-Alice Pouypoudat dont elle garde jalousement le secret, est déjà parvenue aux oreilles de l'impératrice. Le mauvais temps perdurant, cette dernière demande à se restaurer. La fermière n'a pas reconnu l'impératrice, mais ne doute pas avoir affaire à une grande dame. Sans doute impressionnée, et poussée par l'envie de faire encore mieux, elle a l'idée d'ouvrir une de ses miches en train de finir de cuire dans le four à pain, et d'y glisser la fameuse roulade encore chaude. Elle découpe ensuite ce pâté en tranches et l'offre à son invitée en l'arrosant d'une sauce salmis préparée avec du vin de Tursan rouge de sa vigne. L'impératrice est conquise et une amitié se noue entre les deux femmes, qui entretiennent par la suite une correspondance régulière. En remerciement de sa généreuse hospitalité, Eugénie invite Marthe-Alice à l'Exposition Universelle de Paris de 1867. On lui présente à cette occasion le maître-queux du palais des Tuileries à qui elle révèle gracieusement le secret de sa recette par amitié pour l'impératrice. La cour en est ravie et donne à la recette le nom de « Pain Farci en Croûte Belle Crinoline ». Marthe-Alice Pouypoudat est aujourd'hui considérée comme l'une des premières grandes cuisinières landaises dont la renommée est « montée » jusqu'à Paris".



Par rod - Publié dans : RestAuranTs et Bons plAns Sud Ouest - Communauté : restaurant
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Mercredi 10 avril 2013 3 10 /04 /Avr /2013 11:00

Forcément, après mon expérience au Café des Canailles à Toulouse et le nombre de restos portant ce nom, je ne savais plus trop à quoi m'attendre. Allait-on me servir un plat de résistance en direct de chez coup de patte? Une île flottante de chez Brake? Le fameux fagot de haricots verts fraîchement ramassés au rayon "grand" frais de chez Métro?
Rassurons-nous, heureusement qu'il n'y a pas que des imposteurs, sinon il faudrait que je me mute en Zorro, fier défenseur de la gastronomie. DSCN4259.JPGCette fois, on connaît le chef et c'est déjà un sacré plus. S'il est certes passé dans une cuisine Toulousaine, ce n'est pas par celle de l'Entrecôte mais plutôt par celle de Michel Sarran. Hippopotamus à Paris? Non plutôt Crillon et Grand Véfour.
Ça sent tout de suite moins l'arnaque et on s'attend à ne pas repartir la queue entre les pattes faute d'être arrivé à reculons!
Nappes à carreaux, ardoises, plaques émaillées et dessins des murs jusqu'aux toilettes, ça fait déjà plus Canaille.grenouilles.JPG Là-dessus tu poses un os à moelle et une assiette d'Andouille avec lesquels viendra jouer un petit beaujo et on a les 2 pieds dedans!
Cuisine qui restera dans le ton avec une belle assiette de cuisses de grenouilles bien grasses, ail et persil évidemment! Si on veut faire plus soft, le cochon noir de Bigorre (très bien cuit) façon jap aux petits légumes servi en panier vapeur roulait tout seul et droit!
Belle pièce de boeuf, béarnaise et gros morceaux de patates frits, rien à dire si ce n'est "mettez donc de vraies frites que diable!".porc.JPG Sinon quelques plats en cocottes, genre marmite de poissons tout à fait "canailles" et sympathiques.
Mon pain perdu se perdait malheureusement allègrement dans son entourage, un peu vulgaire, oppressant et surabondant.
Service alerte et charmant, quelques vins sympas mais pourraient faire mieux, bref on tient là une belle petite adresse Paloise tout à fait acceptable(comptez entre 15 et 40€).
Adishat

Chez Canaille. 3 rue du Hédas . 64000 Pau . 05 59 27 68 65

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Jeudi 4 avril 2013 4 04 /04 /Avr /2013 17:53

Je n'ai pas coutume de parler d'hôtels sur Rod'N'Roll même si j'avais déjà fait une exception pour l'hôtel 202 à Hossegor, au top.
Mais là, lors de la semaine des restaurants à Biarritz, sorti de nulle part, surtout dans cette ville où d'autres brillent de mille feux tels que le Grand Hôtel, le Miramar, ou encore le Radisson et son super Roof Top, l'hôtel 7B est venu pointer son museau.
Chambre bookée à mon intention, je suis donc allé faire mon "James" sur le net pour voir de quoi il retournait, et les quelques photos fouinées par-ci par-là m'ont semblé bien prometteuses. Pas de mensonges.
Accueil plein d'entrain par une jeune tenancière venant du Château des Reynats (Périgueux), déjà c'est pas mal. L'impression d'exister en tant que personne humaine douée de sentiments est devenu un luxe dans l'hôtellerie. C'est pourquoi les "indépendants" sans "Accord" peuvent souvent réserver de très bonnes surprises, ce fut d'ailleurs aussi le cas aux "Bois Flottais" à l'île de Ré, j'aurais du faire un post tiens!patio.jpgPour revenir au 7B, il est charmant le bougre, mobilier design, grande table "comptoir" pour le petit déj, terrasse intérieure en mode havre de paix où ils devraient se passer des petites choses sympa à l'avenir (le mari de madame est sommelier…).
J'ai bien aimé aussi le petit côté CIA des cartes magnétiques qui ouvrent tout, du sas d'entrée à l'ascenseur sans oublier les chambres, évidemment.

Ces dernières sont de bonnes tailles et dotées d'un joli mobilier contemporain, salle de bain design qui en jette mais douche Italienne mal pensée sauf si vous voulez transformer l'ensemble en pataugeoire...
Et enfin le top…surtout quand c'est la première nuit que l'on passe seul et que d'habitude il y a 2 petits démons de 5 mois et 2 ans qui aiment bien faire la fête la nuit: Le lit; Enorme, dur et moelleux à la fois avec des coussins partout, il m'a presque fait regretter les canons encaissés jusque tard dans la nuit.divers-3796.JPGC'est déjà l'heure de partir? Salut divins coussins, à une prochaine, je vais prendre le petit déj. Un peu limite en ce moment, il est sur le point d'être modifié et on y trouvera tout, charcut d'un artisan du coin, pains spéciaux conçus pour le 7B en intermittence par un boulanger (le pain était déjà très bon), oeufs et tout le tintouin.
Bref, cet hôtel, je l'ai déjà trouvé génial, mais vu la motivation de madame 7B, il y a des chances qu'il prenne encore quelques galons.
Pour finir en beauté, et si par exemple, l'idée d'aller à Biarritz le week-end prochain vous taquine, je viens de checker et les premières chambres sont à 80€… Pour un 4 étoiles design en plein centre ville on n'est pas mal non? En tout cas moi, j'ai trouvé mon futur point de chute basque! bye bye.

 

Hôtel 7B . 7 rue de Gascogne . 64200 Biarritz . 05 59 50 07 77

 

                                                                www.hotel7b.com

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Mardi 2 avril 2013 2 02 /04 /Avr /2013 19:17

Il fallait bien choisir, savoir où il ferait bon déjeuner après un dîner soigné à l'Impertinent.
J'ai surtout hésité entre le Sen's et la Table d'Aranda pour finalement pencher vers cette dernière.
Accueil tout sourire et salle classique un peu figée dans un autre temps, certains y trouveront leur compte, moi un peu moins.
Un petit air d'auberge familiale du dimanche midi où finalement une fois le menu en mains, je ne me suis pas senti si mal.
Le tartare de saumon était bien détendu, relax et appétissant. Le petit côté aigre-doux apporté par la mangue ne manquait pas de tact et s'il avait été accompagné d'un cappuccino aux oeufs de hareng fumés un peu plus aérien, c'eût été parfait. C'était quand même pas mal du tout, frais, coloré et bien présenté, l'assiette est repartie propre en cuisine.table-d-Aranda.JPGPorc Basque Kintoa bien doré au poêlon; on se demande ce qu'il trafique dans cette sauce rose vanillée mais il est bon. Franchement, servi dans son jus bien réduit avec ses lentilles du Puy à la tomme de brebis, cela aurait été vraiment top! Je ne vois pas bien l'intérêt de cette sauce, vraiment tendance "je veux faire original" alors qu'au naturel c'était plus joli.
Dessert sans histoire avec un petit sorbet poire maison et gâteau à la noisette du sud-ouest bien amenés. Très bon café.
A 19€ pour la semaine des restos, on n'en a pour son argent, c'est pas volé.
Un global assez droit et une cuisine maison traditionnelle qui quand elle ne s'accompagne pas de chichis inutiles me sied finalement pas mal.table-d-Aranda-menu.JPGOn peut se poser toutes les questions que l'on veut sur la mise en place de cette semaine des restaurants. Il y a celles qui reviennent; "19€ et 29€ c'est bien mais c'est supérieur au prix normal de certains restaurants", "peut-être faudrait-il plutôt mettre en place un système de réduction" etc… et surement d'autres. Pour ma part je trouve le modus operandi vraiment lisible et clair, il y a toujours d'autres façons de faire mais celui-ci a le mérite d'exister localement.
D'autres formules ont été mises en place nationalement comme le printemps du Guide Michelin ou encore la semaine du goût mais l'impact d'une opération locale semble bien meilleur.
Elle permet déjà à l'organisation de connaître personnellement les restaurateurs et de les convaincre plutôt qu'un gros patatra dont tout le monde se fout: un cocktail offert par ci, 10% par là, et toi le client? et bien tu t'en fous.DSCN4437.JPGIci, certains ont pu découvrir la gastronomie dans un étoilé Michelin, d'autres se faire un super dîner ensoleillé à la villa Ilbaritz, goûter de bons petits plats au Sen's, Chez Philippe ou ailleurs. Le retour des restos semblent positifs, y compris celui de restaurants participants mais un peu moins concernés par les tarifs donc moins complets. Espérons que l'opération prennent de l'ampleur, qu'elle gagne pourquoi pas les 'frontières Bayonnaises, Luziennes" etc… et que des tables comme l'Atelier, les Rosiers ou autres finissent par jouer le jeu.
Pour les réfractaires, comparez vos taux de remplissage cette semaine-là avec ceux de l'Impertinent…ça risque de faire mal car un mardi soir à Biarritz en plein mois de mars…je demande à voir le nombre de réservations.
Ce n'est pas se rabaisser, c'est simplement s'ouvrir aux "autres"…à tous les autres.
So long…et merci à Biarritz  pour cette belle initiative, à bientôt sur les vagues et à table!

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