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RestaurAnts et bOns plAns à Paris

Vendredi 15 février 2013 5 15 /02 /Fév /2013 10:00

D'autant plus que les 500m parcourus en sprint sur un terrain mi-neigeux mi-verglacé boulevard Saint-Germain pour choper le bus m'avaient bien mis en appétit. D'autant plus qu'à la lecture du menu dehors sous la neige, nous nous sommes regardés simultanément avec Gonz en soupirant…"pffft encore des légumes crus, des consommés et des trucs bizarres qui vont nous laisser sur notre faim, demain c'est entrecôte frites!". Malgré les accords et les sempiternels topinambours, oignons brûlés et autres courges en dessert, je restais, à l'opposé de mon frère, confiant et motivé par tout ce que j'avais pu lire sur la cuisine de Giovanni Passerini. Cet ancien chef Romain, passé chez Inaki au Chateaubriant, Passard à l'Arpège pour finir chez Petter Nilsson à la Gazzetta, distillerait ici chez lui une véritable petite perle de cuisine?
Rentrons alors! Ce n'est pas qu'il caille, mais la buée aux vitres me laisse penser que l'intérieur sera plus réconfortant que la façade enneigée… tortellini-de-celeri--pignon-de-pain--consomme--oeuf-de-sa.JPGLa première jeune femme légèrement acariâtre ayant cédé vite fait sa place à une autre plus affable ne me laissera pas le sentiment désagréable d'un accueil imposé, me voici bien installé.
Un petit coup de Mâcon Chaintré de chez Valette (à 35€ vous ne le trouverez pas partout croyez moi) amènera paisiblement les tortellinis de céleri rave aux pignons de pin et romarin, consommé et oeufs de saumon sauvage. Recadré direct le Rod, l'entrecôte frites peut attendre. Vu la précision de cette recette d'apparence simple, c'est la langue pendante que maintenant j'attends la suite.ris-de-veau-topinambours-au-foin--lait-fermente-cresson.JPGAnguille superbe dans son habit d'épinard, elle se découvre progressivement, l'oignon brûlé et l'orange amère en complices ne tarissent pas d'éloges et la mettent en valeur, je fonds.
Beaux ris de veau dont les topinambours en gros morceaux au foin firent peur à mes intestins. Mais point de grand mal heureusement… Lait fermenté et cresson sans histoires quant à eux. Agneau de lait "légumier" délicieux, une petite pointe de tapenade, jus terrible, on en a sous la dent, ça nappe ça croque ça fond et c'est généreux, que demander de plus? Pas grand chose en fait.agneau-carotte-poireaux-tapenade-olives.JPGSurtout pas la courge en dessert! Elle me fout une humeur de citrouille, gonflée mais pas souriante. Même si elle est bonne elle me met en boule. Heureusement qu'il y avait aussi du pain perdu et du sorbet mandarine, cela m'a un peu calmé jusqu'au dessert suivant. Une glace au sarrasin ( cf David Toutain pour ceux qui y ont goûté) qui m'amuse toujours autant. Bien accompagnée, c'est gaiement qu'elle fond dans ma bouche avec fruits confits, chocolat et brebis. Une bouriole sucrée glacée, surprenant, distrayant.
Compte tenu du tarif de la mangeaille (58€) ou des vins, on n'est dans le domaine du difficilement comparable… Du bon à tous les niveaux, les tables tournent mais jamais je n'ai ressenti la pression du "dehors…". Des lacunes en vin italien? il y a des bouteilles ouvertes, "goûtez celui-là", trop tannique? qu'à cela ne tienne prenez plutôt celui-ci alors.
On sort heureux de chez Rino avec l'idée sûre que l'on y retournera, à vos télèphones…prét…bonne chance!

 

Rino . 46 rue Trousseau . 75011 Paris . 01 48 06 95 85

 

                                                                         rino-restaurant.com

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Vendredi 8 février 2013 5 08 /02 /Fév /2013 11:30

Il fait toujours aussi froid dans Paris, il neigeotte et Adeline Grattard fume son clope, son écrin ne doit plus être très loin. Un peu de fumée, de la buée aux vitres et un cuistot qui joue du wok, c'est là, bonjour! Me voilà dans une salle ancienne, pierre apparente, décor zen/épuré, la banquette est confortable, réconfortante si l'on regarde dehors.

Pour les novices, sachez qu'Adeline Grattard fait partie des femmes chefs dont on parle. Prix Fooding de la meilleure cuisinière en 2010 et une étoile Michelin peu après l'ouverture. Passée chez Pascal Barbot (l'Astrance) et Yannick Alleno après l'école Ferrandi et Flora Mikula, elle finit par partir en Asie pour bosser chez Alvin Lueng au Bo Innovation, Hong Kong. De son épopée chinoise, elle reviendra empreinte des saveurs de là-bas avec son mari Chi Wa pour ouvrir leur petit boudoir dans le quartier des Halles. Il prendra le nom de ces restos où l'on vous sert des vapeurs au chariot: Yam'Tcha.brioches-au-porc-noir.JPGLa première tasse de thé avalée et voilà une petite brioche vapeur au porc noir succulente en guise de préambule (je m'en serais bien tapé une autre pour tout vous dire), suivra un velouté de cresson, oursin et citron caviar. Je ne suis pas fan d'oursin mais le cresson vient adoucir l'iode persistante de la bête, rendue ludique par les "plop" du citron caviar. Foie gras vapeur, vermicelles, shiitake, champignons noirs émulsion shiitake: plat superbe, j'ai vraiment adoré, toutes les sensations sont là, une saveur de sous-bois chinois, le foie est à tomber, remarquable.foie-gras-snacke-vapeur-emulsion-shiitake.JPG Des langoustines sans histoires on passe à une barbue, bâtonnets de pommes de terre, moules sauce xo très bien réalisée c'est très bon. Le pigeon tenait bien la corde lui aussi, simplement accompagné d'oignons sautés avec les sauces chinoises habituelles (soja, huître...). En guise de dessert un cheese-cake tout ce qu'il y a de cheese-cake...pâtasse et un très bon sorbet/tuile.Pigeon-de-sologne-oignons-des-cevennes.JPGTout ça fut dégusté en accord mets et thés, une découverte assez intéressante quand on ne connaît les thés qu'à travers les Lapsang Souchon, darjeeling et autres thés verts génériques. Distrayant de retrouver à tour de rôle un côté floral, minéral, forestier etc... Et même si je ne le referai pas forcément, je dois dire que ce fut curieux et amusant. tea.JPGGlobalement un bon moment chez Yam'Tcha que je ne réitérerai pas forcément. Pourquoi? car ces petites choses, aussi bonnes puissent-elles être reviennent à 125 euros par personne (100 le menu, 125 avec le thé), ce n'est pas rien et le samedi midi, pas le choix (il y a un menu à 60€ en semaine, cela demeure cher). Rajoutez à cela que si vous voulez de l'eau, elle n'existe pas à la source mais elle est filtrée gazeuse ou non à 2 euros par tête, et vas-y que je t'en refous une couche... Pour exemple, 3 jours plus tard je dînais à Poitiers chez les Toix dans leur beau "Passions et Gourmandises" et ce soir-là, le menu tout truffe magnifique avec Turbot, Saint-Jacques, Veau etccc... était à 104 euros...vous voyez le truc? Même si tout était bien, accueil sympa i tutti quanti, cela reste trop cher, 100€ c'est un prix. On dit souvent qu'il ne faut pas faire de comparaison, c'est le grand truc et c'est sûr que là il vaut mieux éviter...

 

Yam'Tcha . 4 rue Sauval . Paris 1 . 01 40 26 08 07

 

                                                                         www.yamtcha.com

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Vendredi 1 février 2013 5 01 /02 /Fév /2013 10:30

Paris s'est arrêtée de tourner. Les taxis déjà rudes à stopper en temps normal sont maintenant introuvables. Le piéton se fait rare dans les rues, il baisse la tête, contrit et fait de petits pas. Les scooters et autres 2 roues d'habitude virevoltants gaiements sont cadenassés à tous poteaux libres. C'est jour d'apocalypse, il neige sur Paris. Aubaine! la pinte est à 5 euros au café du coin, il y a de la place en terrasse et j'ai pu garer mon traîneau, "Tavernier! t'as un bol d'eau pour mes huskys?" Il tombe à pic ce bistrot, bien m'en a pris de décider de prendre l'apéro rue du Cherche-midi plutôt que rive droite, le Petit-Verdot est à 100 mètres, toute la tablée ne sera pas à l'heure...maquereau mâriné grillé20h40 la porte s'ouvre sur un Hide Ishizuka tout sourire de voir un Toulousain enneigé. Le sourire quand tu arrives à 4 dans un restaurant en plein service prés à tapisser le sol de tout ce qui recouvre ta doudoune, ta capuche et le dessous de tes pompes, ça vaut tout l'or du monde. Direction l'étage et sa salle au charme désuet de vieille auberge, poutres apparentes sur neige aux fenêtres. Je peux vous dire que ce dîner je l'ai mérité, des tas d'essais de réservation restés vains, la réputation des lieux n'est pas usurpée et j'avais d'ailleurs jeté l'éponge lorsque j'ai vu une photo de truffe en croûte à la façon de Claude Peyrot (le regretté Vivarois à Paris) par Yoshi Morie (chef du Petit Verdot). Ni une ni deux j'ai repris mon téléphone le lendemain matin et là, Hidé a répondu dés la première sonnerie, c'était bon j'avais ma réservation. Un petit Pernand-Vergelesse "les Combottes" domaine Rapet sera parfait pour fêter ça et regretter que les retardataires aient croisé le yeti à la sortie du métro.

Ça y est les derniers "nez rouge" sont arrivés! il est temps d'attaquer les maquereaux marinés puis brûlés au chalumeau. Au top pour moi, sensation exquise en bouche, me voilà excité prêt à en découdre avec le tartare de veau, bulot. Délicieux! frais, léger, iodé avec un petit côté végétal, un très bel accord! Le plat suivant est mon gros coup de coeur: calamars (cru?), chicon et bouillon de grouse, je crois que j'aurais pu m'en taper 2-3 assiettes, vraiment à tomber. Le bouillon corse le plat, l'endive apporte la fraîcheur et les calamars la mâche et le côté mer, une tuerie.calamars Et voilà qu'arrive déjà l'une des spécialités de Yoshi Morie : l'échine de porc basse température, rosée dans sa totalité, délicieuse avec son petit jus, sa chloro et ses légumes croquants tendance radis (presque crus, certains ont été un peu gênés, perso j'adore)

Quelques délicieuses bouteilles de Côte de nuit village de JJ Confuron pour arroser tout ça jusqu'au clope sous la neige devenu presque chaude tout à coup, va savoir...hip! Premier dessert facile pour les papilles, tout en couleur, exotisme et fondant, second dessert en contraste, tu l'aimes ou tu le détestes et je ne sais pas encore où je me positionne. Flan de potimarron et caramel corsé. Yoshi Morie donne là une belle partition de derrière son piano, les plats sont exécutés avec justesse et élégance, ils peuvent à tour de rôle jouer sur le contraste (maquereau ou potimarron) ou sur l'osmose (veau ou calamar), beau. porc basse températureUne belle soirée au Petit-Verdot orchestrée par un Hidé Ishizuka rieur et adorable. Tu sors fumer un clope et discute avec un gars, pilote de jet privé qui te présente à son pote et sa soeur, patrons de Cordeillan-Bages, Lynch Bages et cie, improbable? pas tant que ça quand on sait qu'Hidé a été pendant de nombreuses années sommelier chez Thierry Marx (ancien chef de Cordeillan). Voilà, quand on mélange une belle équipe à table, des bonnes quilles, un enthousiasme général généré par le maître des lieux, le climat et la cuisine et bien ça donne une belle mayonnaise.

Pour plus d'infos, je ne sais plus vraiment combien cela coûte (oui il y a eu quelques bouteilles), mais je pense qu'au niveau cuisine vous pouvez en avoir pour 45 euros, un truc comme ça. La carte des vins est superbe et accessible, bref, I'll be back!

 

Le Petit Verdot . 75 rue du Cherche-Midi . 75006 Paris . 01 42 22 38 27

 

                                                       www.le-petit-verdot.com

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Lundi 28 janvier 2013 1 28 /01 /Jan /2013 13:29

C'est ainsi que l'on pourrait l'aborder la bête. Une grosse crêpe soufflée, caramélisée, tantôt moelleuse tantôt croustillante, originaire du Rouergue que l'on se taperait sur le pouce, là, maintenant, tout de suite!
Si j'en parle ici ce n'est pas pour vous filer la recette, je n'en ai d'ailleurs aucune idée malgré mes passages réguliers dans le coin de Villefranche. Mais plutôt pour vous parler du resto "Pascade" ouvert récemment à Paris par Alexandre Bourdas, chef du Sa.Qa.Na doublement macaronné de Honfleur.
Départ 9h en gare Matabiau, un expresso dans le gosier, le cerveau embué. Midi, les triangles Sodebo, bagnats La Brioche Dorée et parisiens Paul viennent taquiner les lèvres de mes voisins du "capitol". Je résiste, la caféine est ma meilleure alliée, elle est dégueue, coûte 2€ mais me fait tenir.
Maudite Pascade ouverte toute la journée!
Même si je ne suis pas réglé comme mes pendules de voisins et que mon nez décèle quelques odeurs de fausse mayo, je sens ma langue tendre vers mes lèvres… Je ne dois rien laisser transparaître, regarder la neige en Charente, avoir "30 ans et des poussières" avec Jay M ou me lancer dans le dernier épisode de "How to make it in America", occuper mon esprit.
15h20. Parigot depuis presque une heure.
Providentielle Pascade ouverte toute la journée! pascade-menu.JPGMe voici seul attablé sur l'îlot central du 14 rue Daunou, les souvenirs de midi me font sourire, mon verre de blanc arrive, accueil charmant des salle et cuisine, j'ai faim.
Avec cette neige qui tombe dehors, je suis bien, perché sur mon tabouret dans ce décor moderne tendance boisée. Des petits pains saucisses arrivent, leur sort est vite réglé, cela se mange tout seul ces petites bêtises.
Voilà la belle qui sort des cuisines en souriant, elle est soufflée elle donne envie. Elle fume, de l'agneau confit, du chou pak choï, pomelos, cardamone, sauce et fromage blanc la parent avec beauté, viens là ma petite!
J'ai adoré! addictive la pascade; sur les côtés elle croustille, elle est moelleuse à coeur et répond directement à mes questionnements sur la lourdeur du truc. Je la pensais bourrative, elle est en fait assez équilibrée, un petit côté sucré, rien que d'y repenser je m'en lèche les babines.
Bien qu'Aveyronnaise de Honfleur, ma pascade servie ce jour-là m'a directement mise en tête mon séjour Stambouliote. L'esprit galette avec de l'agneau, des légumes, un bel assaisonnement et du fromage blanc, cela m'est apparu telle une évidence. Un repas complet en 1 Pascade comme un Kebap!
Remettons lui une petite couche et apprécions une liaison parfaite de l'ensemble, un petit côté caramélisé qui rajoute une couche de bonheur, l'agneau fond, le chou croque, je succombe.pascade-agneau.JPGS'en est suivie une petite Pascade originelle huile de truffe, ciboulette comme servie au SaQuaNa partagée au café avec Maître Nono arrivé sur le tard (elle peut remplir tout rôle dans un repas), parfait.
L'esprit mono-concept qui a beaucoup fait parler ne me traumatise pas. Certes c'est un peu cher pour avoir le réflexe jambon/beurre, kebab ou burger mais ce n'est pas la même chose non plus. Un bon plat actuel servi dans un contenant délicieusement comestible.
On monte en prix et on compare avec pizza et autres crêpes mais avez vous déjà vu une crêpe cabillaud, épinard, citron vert, coriandre livèche émulsion coco? ou une Pizza cuisse de poulet rôties aux citrons confits, semoule, carotte, poireaux, olives et pois chiches? pas moi.
Arrêtons là les comparaisons, ce n'est pas donné mais ce n'est pas volé non plus. Le loyer rue Daunou doit faire mal, c'est leur choix mais à part les vins que j'ai quand même trouvé rudes (prix d'un gastro au verre), le tarif des pascades ne m'a pas choqué. 21€ pour ma pascade à l'agneau et celle au cabillaud (premier prix à 16€), 7€ l'originelle et à partir de 9€ en mode dessert. Gros gros bon point pour l'ouverture constante, elle m'a ravi ce jour-là et me ravira encore je pense. Vraiment rien de négatif à l'horizon, et surtout pas l'équipe, au top de la sympathie! La preuve, je n'en suis sorti qu'après 17h, c'est que je m'y sentais bien! ou que je les emmerdais...bon appétit!

Pascade . 14 rue Daunou . Paris II . 01 42 60 11 00

                                                           pascade-alexandre-bourdas.com

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Mercredi 13 juin 2012 3 13 /06 /Juin /2012 19:15

Toujours pas de désillusion alentour, loin de me délaire, cela me rassure et me fait plaisir: notre gastronomie ne se porte pas trop mal.
Je vous avoue que ce dîner à la table de Kei Kobayashi, je l'attendais comme mon premier Noël. Jeune chef japonais d'abord formé chez lui, il est passé chez Gilles Goujon (à Fontjoncouse), Michel Husser (à Marlenheim) puis chez Ducasse et Jean-François Piège au Plaza Athénée.
Il a repris depuis un peu plus d'un an maintenant le restaurant de Gérard Besson et a obtenu aussitôt sa première étoile Michelin (édition 2012) et ne cache pas en viser d'autres…
François Simon le célèbre critique du Figaro l'avait d'ailleurs suivi de son départ du Plaza jusqu'à son installation rue du coq-Héron, prés des Halles.saumon-legumes.JPGDiscuter avec Kei Kobayashi est un véritable plaisir, d'un mélange de malice, de simplicité et de timidité, il a façonné sa personnalité de chef, présent au restaurant et assoiffé de savoir. On aperçoit d'ailleurs derrière le rideau l'ouvrage "modernist cuisine", des "pamphlet" de cuisine moléculaire, son dada actuel, et bien d'autres ouvrages culinaires.
En cuisine, cela donne un ton juste, dénué de la moindre fausse note, presque poétique. On pourra mettre sa perfection du geste sur le compte de ses origines, mais sa cuisine n'a pas grand chose de Japonaise, elle est juste parfaitement équilibrée, et ce, à tous les niveaux; Couleurs, goûts, textures ou sensations.bar.JPGLa tomate mozza que l'on connaît tous arrive ici relevée d'une pointe de caviar, elle est surtout rendue renversante par le basilic en "granulés" ou la mozza version ice cream. Le saumon cru est perdu dans une forêt de légumes mandolinés sévère, d'herbes et de fleurs, nappés d'une sauce au yaourt légère comme tout et d'un petit crumble, le célèbre Gargouillou de M.Bras version Kei Kobayashi!dessert.JPGL'asperge en tempura et caviar est crousti-croquante, la peau du bar travaillée comme du pop-corn est craquante dans tous les sens du terme, le homard est égal à lui même dans sa superbe, le boeuf fond et nous nous extasions devant un dessert splendide!
Des fraises, des herbes, des fleurs, une émulsion qui vient tels un nuage s'échapper dans votre bouche avant de croquer dans une meringue d'une précision à faire damner les saints! Un très grand dessert.
Nous avons juste émis quelques réserves quant à la carte des vins mais cela ne viendra pas entailler l'enthousiasme général autour de la cuisine du chef.
A 110€, il offre un concerto long en bouche et dénué de la moindre fausse note. 8 Plats d'un accord parfait!

(menus à 38€ ou 68€ le midi, 90€ ou 110€ le soir)

 

Kei . 5 rue du coq héron . 75001 PARIS . 01 42 33 14 74

 

                                                                      www.restaurant-kei.fr

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