750 grammes
Tous nos blogs cuisine Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
11 mai 2021 2 11 /05 /mai /2021 14:04

Dommage, ça m’amusait bien cette histoire. Entre les petits dîners de Pierre Jean Challençon en son palais Vivienne orchestré par le « maestro » Christophe Leroy qui ont fait couler beaucoup d’encre, de sueur et d’envie.

« Leroy’s business club, known as to be the French Riviera One & only chef with the stars » peut on lire sur l’instagram du chef. Dans l’histoire ce qu’il y a d’onirique ce sont les plats de ce dernier, allez jeter un oeil et vous serez ravi de votre jambon beurre en take away. Monter de la « riviera » à la capitale pour ça et se faire gauler c’est con. Je retiendrai particulièrement parmi toutes les oeuvres culinaires du « chef des stars » sa jolie tartine caviar, oeufs de saumon, crème ou son tartare de saumon et sa roquette, tomate cerise coupée en 2. Ses gnocchis cramés et ses pâtes aux crevettes et moules, j’en redemande carrément. J’ironise, j’ironise, parce que je trouve ça d’un comique. Alain Duhamel qui essaye de s’extirper comme il peut d’une accusation de dîner clandé: « oui mais non en fait je savais pas… » avec son pote Hortefeux qui brasse face houle.

Une sénatrice qui sort d’un déjeuner frugal au Meurice, « mais c’était un dej de travail c’est interdit??? » . Schiappa qui veut des sanctions pour les ministres qui brisent le confinement en même temps qu’elle plaide pour qu’Hanouna anime les futurs débats présidentiels, « mais sérieux Manu, sur ce coup là t’as quand même posé tes couilles… » , maintenant que j’y pense, pourquoi pas en fait…

Ici bas dans le vrai monde c’est plus terre à terre, y a bien Jacqueline qui s’est fait serrer en banlieue de Toulouse pour avoir servi 15 steak frites à des travailleurs. Pas vraiment besoin d’intimité pour causer intellect, juste de se remplir le gosier avant de repartir sur le chantier. La connerie leur a couté aussi cher qu’un menu de Christophe Lee Roy (vous verrez ça sonne bien écrit ainsi).

Dernièrement, Christian Authier a titré dans l’Opinion Indépendante : « Mon repas clandestin à Toulouse ».

« Affligeant (…) pourrais t’on avoir les noms des courageux participants … », « Est ce la nouvelle expression du courage journalistique? » , « honteux, scandaleux, affligeant… » ou encore un brillant « Pendant ke des milliers de morts sont tués… », peut on lire entre autres en commentaire de l’article. Je viens d’entendre sur France Inter les arguments de personnes refusants la vaccination, il faut les mettre dans des camps ceux là aussi?

« Demain du sang noir sèchera au grand soleil sur les routes. Ami si tu tombes, un ami sort de l’ombre, à ta place. Chantez compagnons, dans la nuit la liberté nous écoute ».

Ma voisine m’a chopé l’autre soir : «  vous voudriez pas appeler la police? » . Il arrive aux petites voisines d’en face de faire des dîners sur leur terrasse . J’ai failli ordonner à mon « daschund » de lui croquer le jambonneau!

Loin de moi l’idée de dédramatiser la période, de faire des rapprochements douteux mais force est de constater que les périodes « troubles » révèlent les êtres.

Et à chaque époque il faut ses résistants. Que le Covid inquiète, qu’il faille en sortir par tous les moyens je le comprends, mais que d’autres ne s’en inquiète pas plus que ça je le comprends aussi. 93% des morts du covid ont plus de 65 ans et 93% présentaient au moins une comorbidité (chiffres officiels).

Restaurants clandestins, bientôt la fin!

Que certains adeptes du « c’était mieux avant » bravent les interdictions pour se faire un petit clandé clope à la main en sirotant leur ballon de roro en refaisant le monde au comptoir, que des travailleurs de la nuit trouvent un resto complice leur faisant griller un morceau de barbaque à 6 du mat, qu’un repas d’affaire soit pris dans l’arrière cours d’un resto ou je ne sais quoi d’autres, c’est interdit. Lorsqu’en Pension d’été chez les Oratoriens à Juilly on escaladait les murs pour aller fumer le clope entre 2 petits bâtons (pour ne pas que les doigts sentent) dans les champs entourant le lycée, c’était interdit et si l’on se faisait gauler, on se faisait sucrer le peu de temps libre que l’on avait. « Oui mais là vous pouvez mourir et faire mourir les autres, c’est inconscient », je l’entends déjà.

Un resto n’est pas plus contaminant qu’un autre lieu, surtout clandestin. Combien de personnes collées les unes aux autres au moindre rayon de soleil dans les parcs, combien de déjeuners, de dîners, d’anniversaire chez les uns les autres? Combien de personnes « enlacées » dans les transports le matin? C’est permis me direz vous.

La Semaine dernière, le cul posé sur une des grosses bites en libre accès de la place du Capitole, je croquais ma pizza de chez Forno Gusto avec 2 potes après un rdv, comme des dizaines et des dizaines d’autres péquins. Les terrasses auraient été ouvertes nous aurions été moins nombreux à nous battre pour un morceau de bite.

« Au fond, moi, ça ne me fait pas râler les restaurants clandestins. Moi ce qui me fait râler, c’est ceux qui ne sont pas ouverts » . Je serais plus de l’avis de Laurent Ruquier que de celui de nos chefs cathodiques.

Philippe Etchebest, fidèle à lui-même attaque cash: « il faut qu’ils soient punis! » . Et notre super Sarran, c’est pas mieux: « Lamentable et scandaleux » .

Ils ont dû oublier d’où ils venaient… Il m’avait semblé lire une interview de P Etchebest où il disait comprendre même s’il ne cautionnait pas, ce qui lui redonnait un poil d’humanité.

Michel Sarran, rien, et quand il se fait épingler, ce n’est pas pareil, c’est un restaurant d’entreprise, une cantine, donc il a le droit non?

Etonnant qu’aucun journaliste ne se soit penché sur la vertu de notre grand chef lorsqu’il s’agit des déboires judiciaires d’associés à lui…

Je n’ai rien contre Michel Sarran, mais je trouverais judicieux de ne pas conspuer toute une profession quand on la représente fatalement par sa présence médiatique, en partie sponsorisée par Uber Eat…

Dans la vraie vie, un restaurant clandestin ça peut tout être mais surtout un bistrotier qui reçoit ses copains, parce que son resto c’est sa vie, et tu mets un petit billet au pot à la fin pour payer les produits et le vin. Ca peut être un chef qui fait un dej pro que des clients habituels lui ont demandé, un service rendu, une dégustation, une réunion ou que sais je encore… Bref rien de bien différents que ce qu’a fait beaucoup de monde au moins une fois pendant cette pandémie.

Partager cet article
Repost0

commentaires

Elvire 13/05/2021 15:35

Bravo

Qui ???

  • : Rod n Roll
  • : 150g de recettes, 225g de restaurants, 75g de pensées culinaires, que dis-je,d'envolées lyriques: C'est la gastronomade'n'roll. Shake it & Check this blog Contact: rlafarge@hotmail.fr
  • Contact

Recherche

Pages